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La rage

Il ne s’agit pas ici d’un accès de fureur, mais bien de la maladie redoutée. Lors d’une randonnée dans le sud de l’Equateur, à Vilcabamba, Loïc et François-Xavier se font attaquer par une meute de chiens. La morsure sur la jambe de Loïc est légère mais suffisante pour nous inquiéter. Nous voici donc aux urgences de l’hôpital de Vilcabamba, afin de faire désinfecter la blessure. Les soins sont entièrement gratuits en Equateur!

Les choses se compliquent le lendemain, alors que nous nous rendons au centre de vaccinations pour obtenir le vaccin contre la rage. Ayant déjà été vaccinés avant de partir en voyage, seule une double dose est nécessaire pour renforcer le système immunitaire. Seulement, l’Equateur a une politique sanitaire très stricte : toute vaccination antirabique doit être précédée d’une enquête qui détermine l’état de santé de l’animal responsable de la morsure. Nos explications et nos requêtes auprès de différents hôpitaux, puis de la branche locale du ministère de la santé n’y font rien, le vaccin n’est pas disponible à court terme.

Nous faisons donc appel à notre assurance : notre interlocuteur comprend immédiatement l’urgence de la situation et réserve aussitôt un vol pour Quito afin que Loïc et François-Xavier puissent se faire vacciner dans un hôpital privé de la capitale. Les filles resteront donc quelques jours à Vilcabamba pendant que les garçons passeront 4 jours à Quito afin d’être soignés! Entre deux injections à l’hôpital, les garçons profitent bien de la capitale: séance de lecture à l’Alliance Française, goûter dans une bonne pâtisserie et balades.


Pour info : pour nos soins de santé, nous sommes assurés en France par un contrat « Cap Aventure » du courtier Chapka Direct. Nous avons à plusieurs reprises fait appel à l’assurance et nous avons à chaque fois été entièrement satisfaits par la qualité du service !

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Délices tropicaux!

Premiers pas dans les marchés et supermarchés d’Equateur et découverte d’odeurs, de saveurs et de couleurs que nous n’attendions pas: les étals regorgent de fruits exotiques qui nous sont tout à fait inconnus.

Après 22 mois à bourlinguer, nous n’avons encore et toujours pas tout vu, pas tout essayé, pas tout savouré. Nous achetons donc des quantités astronomiques de fruits aux noms étranges que l’on explore à la maison. Faut-il peler, éplucher, presser ce fruit? Se mange t-il cru ou cuit? Le taxo à la saveur corsée, un peu fumée, le babaco doux et sucré, la naranjilla, fortement acidulée; on se régale!

 

Escale à Quito

Nouveau pays, nouveaux tampons dans les passeports, les formalités frontalières sont facilement exécutées, mais c’est long, très long. Nous sommes dimanche et la file des voyageurs qui attendent pour présenter leur passeport à la douane est interminable. Presque deux heures d’attente dans un hall surchauffé pour mettre nos papiers en règle, nous avons la surprise de croiser brièvement les happy hoppers à la frontière alors que nous avions quitté Zorritos au Pérou quelques heures avant eux.

Première escale à Machala, le temps d’une nuit, grosse ville moderne, capitale de la banane, nous sommes bien en Equateur! Autour de la ville, des plantations de bananiers à perte de vue le long de la route… Nous retrouvons la sensation que procure la chaleur moite et lourde des tropiques, pour quelques heures seulement, car notre route grimpe pour traverser les Andes. Par temps frais et à plus de deux milles mètres d’altitude, on se croirait cependant dans les pré-alpes tant les paysages sont paisibles et verdoyants. Nous traversons le pays assez rapidement, avec pour objectif de mieux prendre le temps de  découvrir ses richesses lors de notre retour de Colombie.

On s’octroie pourtant une belle escale à Quito, une capitale vraiment plaisante, qui semble avoir concentré le meilleur des villes sud-américaines: de beaux espaces verts comme à Santiago, de beaux musées comme à Buenos Aires ou Lima, de beaux bâtiments coloniaux comme à Arequipa ou Sucre… Une ville animée sans être chaotique, propre et moderne sans être aseptisée, pleine d’attractions culturelles sans être envahie de touristes, Quito a décidément beaucoup de charme.

On flâne dans le Quito colonial, on agrémente la balade de quelques visites de musées (le musée de la ville), de sites religieux (le couvent des carmélites), de monuments historiques (la maison du Maréchal Sucre), d’un délicieux café équatorien ou d’une glace aux parfums exotiques envoûtants. On essaie aussi de profiter de l’escale pour se procurer ce qui nous fait défaut, des bonbonnes de gaz pour le camping et des chaussures de marche pour Loïc. On fait donc un détour par l’ultra-moderne centre commercial Quicentro, avant d’enchaîner sur une balade dans le grand parc Metropolitano, presque une forêt sauvage, puis de rejoindre la magnifique maison-musée-chapelle du peintre équatorien Oswaldo Guayasamin. Que de contrastes, de découvertes, de plaisirs! Après de nombreux mois de voyage, on s’émerveille encore!

Nous aurions aimé prolonger ce séjour, mais il faut nous résigner à ne pas prolonger indéfiniment chaque étape. Demain, nous quitterons l’hémisphère sud…


En pratique pour les voyageurs:

  • nous partageons une chambre triple (36 USD) à la Casona De Mario (conseillée par le Guide du Routard, le Lonely Planet, iOverlander – on ne risquait pas de la rater), dans une vieille maison dont les planchers craquent. Idéal pour les familles, il y une cuisine, un salon, un jardin, un place de parking pour notre voiture…
  • il est très facile de se déplacer en bus à Quito, c’est rapide et cela ne coûte que 0,25 USD pour les adultes (gratuit pour les enfants)
  • il a pas mal de musées et sites à visiter mais beaucoup sont payants pour les enfants aussi. Non que cela soit très cher (3-4 USD par adulte, 1 USD par enfant), mais à 5, cela modifie le budget. Notre coup de coeur est le musée Guayasamin (8 USD par adulte, gratuit pour les enfants).