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Retour à Lima

Le rythme de publication des articles ralentit… tout comme notre rythme de voyage! Bien involontairement, nous avons encore tellement de choses à voir mais contraintes techniques et administratives s’imposent à nous, même en voyage. Nous voici donc de retour à Lima, pour une troisième escale dans la capitale péruvienne, en un an seulement.

Le but de cette escale est de faire changer le pare-brise de notre véhicule, en vue de sa revente prochaine. Nous connaissons Lima, nous l’aimons bien, nous ne l’avons pas explorée de fond en comble, mais au fil des jours, nous avons du mal à trouver l’énergie pour en découvrir d’autres facettes. Installés confortablement dans un appartement du quartier aisé de Miraflores, à quelques pas de l’océan, nous n’avons guère envie de nous éloigner des larges allées, des restos et des cafés branchés, des espaces verts pour nous entasser dans les transports en commun et arpenter les quartiers populaires, typiques et animés, du centre-ville à la recherche de l’une ou l’autre attraction que nous n’avons pas visitée. Alors, on paresse, on délaisse l’appartement seulement pour se rendre dans notre café favori (Arabica, dans la rue Recaverren) ou pour aller bouquiner à l’Alliance Française.

Quelques souvenirs cependant de ce séjour de 5 jours:

  1. La gastronomie: évidemment, à Lima, la gastronomie tient une place de choix. Nous avons craqué pour un nouveau lunch chez Maido, ou comment manger dans le 13ème meilleur restaurant du monde pour le prix d’une brasserie!
  2. Les visites: quasi absentes de ce séjour, nous avons tout de même fait le détour par le musée d’art moderne. C’est toujours un plaisir de découvrir des oeuvres d’art, mais ce musée est vraiment tout, tout petit.
  3. Les rencontres: le point fort de ce séjour sera la rencontre avec Carlos et Rochi, avec lesquels nous avons des amis communs. Ils nous ont invité à passer une après-midi et une soirée avec eux, dans leur maison d’un quartier résidentiel de Lima, puis à les accompagner dans leur maison de vacances à une centaine de kilomètres au sud de la capitale. Au programme: deux superbes repas en bonne compagnie, une petite balade sur de magnifiques chevaux de race péruvienne, la dégustation d’un délicieux pisco artisanal… Nous avons passé de très bons moments. Merci beaucoup!!
  4. Halloween: la fête a prolongé notre séjour dans la capitale. Les enfants veulent absolument en profiter. Nous sommes donc restés deux jours de plus, afin qu’ils puissent se maquiller, se déguiser et arpenter les rues de notre quartier en quête de bonbons.

 

 

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Vues sur la cordillère blanche: Chavin de Huantar

Après 4 jours passés, seuls dans notre petit camping de Caraz, à explorer la région, nous nous remettons en route vers le sud, non sans prévoir quelques escales supplémentaires dans la cordillère.

Pour une autre vue sur les sommets, nous prenons la route qui part à l’est de Carhuaz et grimpons dans la montagne jusqu’à atteindre le tunnel de Punta Olimpica, le plus long tunnel sous la cordillère des Andes, à 4700 mètres d’altitude. Nous redescendons par le même chemin pour une nuit dans la grande ville de Huaraz, étape sur notre trajet.

Le lendemain, nous continuons en direction de Chavin de Huantar, un petit village à l’est de la cordillère blanche, célèbre pour ses très anciennes ruines de la civilisation dite de Chavin. Nous arrivons sur place un lundi midi, oublieux du fait que le site est fermé ce jour-là. Qu’importe, on profite de la sérénité de ce village, qui n’accueille guère que des touristes journaliers. On déjeune, on se repose, on se rend chez le coiffeur et le cordonnier, une après-midi bien agréable.

Le lendemain matin, nous sommes parmi les premiers visiteurs sur le site archéologique. Un site étrange, bien moins spectaculaire que ceux que nous avons visités jusque là, mais fascinant: il s’agit d’un temple construit entre 900 et 700 ans avant J.-C. Il s’y déroulait d’immenses fêtes en l’honneur des dieux. Le plus étonnant est la manière dont les prêtres, élites de la société, semblaient affirmer leur toute-puissance. Au cours de cérémonies, des novices étaient drogués puis invités à parcourir des labyrinthes sous-terrains, ornés de sculptures de créatures mythiques, dans lesquels des jeux de lumière et des sons étranges produits par des conques créaient une atmosphère terrifiante.

Si les sculptures de pierre ont été pour la plupart déplacées, les labyrinthes sont toujours présents mais bien moins effrayants aujourd’hui. Les explorer est un vrai plaisir pour les enfants. Après cette intéressante visite, il est temps de quitter cette magnifique cordillère blanche que nous avons tant appréciée.


Quelques bonnes adresses:

  • A Carhuaz, les cornets de glace de la heladeria Porvenir, sur la place principale, sont vraiment délicieux.
  • A Huaraz, la ville offre peu d’intérêts mais beaucoup de distractions. Nous avons eu du mal à trouver un hébergement avec parking et avons finalement dormi à l’hostal Bond, impersonnel mais confortable et bon marché (100 Soles pour une triple, avec parking sécurisé).
  • A Chavin, nous avons dormi à l’hostal Chavin Turistico, confortable, 120 soles pour une triple avec petit-déjeuner et parking sécurisé. Sur la place du village, le café Renato a de très bonnes patisseries et la pizzeria voisine est un endroit original et sympa.

Vues sur la cordillère blanche: la randonnée de la Laguna 69

Se fier ou ne pas se fier aux conseils et aux avis d’autres voyageurs? Le soir de notre arrivée au camping de Caraz, je me renseigne auprès d’un jeune couple d’allemands sur les excursions à effectuer dans la région. Les jeunes voyageurs sont peu enthousiastes. Ils ont parcouru la randonnée de la lagune 69 qu’ils nous décrivent comme banale.

Ravis de notre balade autour de la laguna Paron, nous décidons cependant de nous forger notre propre avis. Nous partons tôt le matin, une heure de route est nécessaire pour rallier le point de départ de la randonnée, à 3800 mètres d’altitude. La randonnée de la lagune 69 est l’une des plus populaires de la région, plusieurs marcheurs sont également au départ.

La balade commence à un rythme tranquille, nous montons en pente très douce dans une large prairie, le long d’une rivière. Autour de nous, des pics enneigés, des glaciers, des torrents, des cascades. La promenade est agréable, le paysage enchanteur.

Après deux kilomètres, la pente s’accentue, nous grimpons désormais en lacets à flanc de montagne entre les chutes d’eau, longues, laiteuses, d’une blancheur étincelante. La pente diminue à nouveau, le chemin s’incurve à gauche. Une nouvelle grimpée en lacets pour parvenir au sommet de la roche d’où s’échappe le torrent et un autre paysage s’offre à nous: une prairie de haute altitude, moins douce, moins verte que la précédente, des herbes courtes, serrées, drues, un lac aux eaux foncées et des marécages.

Les glaciers semblent désormais à portée de main, mais la marche sur le haut plateau n’est qu’un répit, une pause bienvenue avant d’entamer la dernière ascension, la seule difficulté du parcours, un petit mur qu’il faut gravir en lacets serrés pour passer de 4300 à 4500 mètres d’altitude. Nous y sommes presque et pourtant la fatigue se fait sentir. Nous devons encourager les enfants pour qu’ils fournissent le dernier effort. Enfin, nous voilà au sommet, quelques dizaines de mètres encore et la lagune apparait, bleu pur, cernée de glaciers. Nous reprenons notre souffle et déjeunons au bord de l’eau.

La descente est aisée et permet d’apprécier pleinement les paysages grandioses qui nous entourent.

Banale, la randonnée de la lagune 69? On s’étonne de ces voyageurs au long cours qui semblent avoir usé leur capacité à s’émerveiller. Nous, on ne se lasse pas de ces décors fabuleux…


Le départ de la randonnée Laguna 69 se trouve au delà des lagunes de Llanganuco, à l’est du village de Yungay, au bout d’une piste de qualité moyenne. L’accès est payant (parc national Huascaran) 10 soles par adulte, 3 soles par enfant de plus de 6 ans. Beaucoup de voyageurs font l’excursion au départ de Huaraz mais pour éviter les temps de trajets (déjà longs), il parait plus logique de partir de Yungay ou Caraz. On peut aussi camper dans le parc national.

La randonnée est de difficulté moyenne, plutôt facile au début puis un peu plus corsée, à condition bien sûr de supporter l’altitude. Compter 3h pour monter et un peu plus de 2h pour descendre, 700 mètres de dénivelé positif pour environ 7 kilomètres aller simple.

 

Vues sur la cordillère blanche: Campo Santo

Le 31 mai 1970, la terre a tremblé dans la cordillère. La secousse a provoqué une avalanche qui a dévalé les pentes du mont Huascaran, arrachant les roches et les glaces, écrasant, broyant, anéantissant tout sur son passage. En quelques minutes, le village de Yungay a été enseveli. Quelques 25000 âmes englouties par la montagne, un drame d’une ampleur inouïe.

Progressivement, un village s’est reconstruit quelques mètres plus loin, mais la zone de débris est restée intacte. Les maisons, les voitures, les objets demeurent ensevelis, tout comme les corps des victimes de la montagne. Campo Santo est aujourd’hui un sanctuaire, un monument à la mémoire des disparus, un large parc religieusement fleuri et orné de petites croix blanches.

Nous visitons ce lieu étrange qui rend si tangible les forces de la nature. Un clocher d’église renversé, un autobus broyé et quelques palmiers, dont l’un fleurit encore, unique rescapé de la catastrophe.

Comme pour amplifier le tragique des lieux, lors de notre visite, le vent se lève, le ciel s’assombrit. Sous les premières gouttes d’une pluie battante, nous quittons précipitamment le sanctuaire. Quelques instants plus tard, les caprices de la montagne sont apaisés, le soleil brille à nouveau.


Le site de Campo Santo est situé au sud du village actuel de Yungay, l’accès est payant (5 soles par adulte, 3 soles par enfant).

Vues sur la cordillère blanche: la Laguna Paron

Caraz est une petite ville lovée dans la longue vallée qui s’étend entre la cordillère blanche et la cordillère noire. Une ville peu touristique, un point de départ pour ceux qui veulent s’aventurer vers les sommets des cordillères.

Retardés par des travaux sur le trajet, nous y parvenons alors que le soir tombe. Il fait sombre et il pleut désormais. Dommage, nous avions prévu de camper. Après quelques hésitations, nous décidons de tenter notre chance et plantons notre tente sur un petit terrain à l’extérieur de la ville. Les prévisions météorologiques sont pourtant pessimistes pour les jours prochains.

Nous passons donc la nuit sous la tente et sous la pluie, pour nous réveiller le lendemain matin sous un ciel radieux. Le beau temps nous accompagnera pour le reste de notre séjour.

La cordillère blanche et ses sommets à plus de 6000 mètres d’altitude est aussi belle qu’inaccessible. Chaque tentative d’excursion débute par un long parcours en voiture pour pouvoir s’approcher au plus près des glaciers, lacs, prairies d’altitude. Ainsi en est-il pour admirer la Laguna Paron, située à seulement 30 kilomètres de Caraz, mais au bout d’un interminable chemin de terre et de cailloux et d’une ascension de quelques 2000 mètres.

Seulement, au bout de la piste, il y a la lagune, un miroir d’eau turquoise entouré de pics enneigés. Un sentier longe le rivage sur quatre kilomètres. On s’y engage, émerveillés à chaque instant par la beauté du paysage, les jeux de lumière dans le bleu des glaciers, les nuages cotonneux qui s’accrochent dans les pics, les nuances d’azur dans les eaux pures du lac. La randonnée est à la fois aisée et magnifique, à plus de 4200 mètres d’altitude.


En pratique: le camping Guadalupe se situe à 1,5 kilomètre au sud de Caraz. Agréable et bon marché (15 soles par personne, réduction pour les enfants).

La randonnée: La Laguna Paron est située dans le parc national Huascaran. L’entrée du parc national coûte 5 soles par personnes (moins pour les enfants). La lagune est accessible en voiture, on peut aussi y camper. La randonnée au bord du lac est relativement facile pour les personnes acclimatées à l’altitude et peut se prolonger (ou se raccourcir) en amont vers un autre lac d’altitude ou en aval vers l’entrée du parc.

Vues sur la cordillère blanche: Le cañon del Pato

Pour la suite du voyage, une série de courts articles pour découvrir la cordillère blanche.

De Trujillo, nous poursuivons la rectiligne panaméricaine puis bifurquons vers les Andes peu avant la ville de Chimbote. Nous avons choisi cette route car elle conduit aux portes de la cordillère blanche à travers le cañon del Pato, un défilé creusé dans la roche, des parois abruptes, percées de tunnels dans lesquels se faufile l’asphalte. Bien avant de pénétrer dans le cañon, le circuit est déjà spectaculaire, on progresse à flanc de roches , on profite de vues saisissantes.

Quelques impressions en images:


Découvrir Trujillo

Pressés par le temps, nous avons séjourné moins de 48 heures à Trujillo. Pourtant la ville et ses alentours nous ont séduits par bien des aspects, au-delà de la banalité de ses faubourgs.

Trujillo coloniale

La ville ne charme pas au premier coup d’œil. Il faut s’aventurer dans les rues encombrées, après les quartiers résidentiels et les grands boulevards jusqu’au centre historique, petit mais réellement exceptionnel. La place centrale, bordée de vieilles bâtisses coloniales bariolées est sans doute l’une des plus belles du Pérou. Trujillo coloniale est agréable pour flâner, admirer les étonnantes couleurs et, pourquoi pas, pénétrer plus avant dans les vieilles demeures, souvent transformées en musées.

Les cités pré-colombiennes

La ville moderne, de l’époque coloniale à aujourd’hui, est située dans une oasis fertile, à proximité de l’océan pacifique. Cette région favorisée, dans l’immense désert de la côte péruvienne, a toujours eu la préférence des peuples indigènes.

Les indiens Moche avaient créé une cité à une dizaine de kilomètres au sud de l’actuelle Trujillo. Florissante entre les IIIèmes et IXèmes siècles, la ville s’étendait entre deux immenses tertres, témoins du passé, autrefois temples du soleil et de la lune. Le plus important, le temple de la lune, est aujourd’hui consciencieusement étudié par les archéologues. Le culte de la lune était dominant dans la culture Moche; dans le temple avaient lieu tous les rites sacrés et sacrifices. Une histoire souvent cruelle pour un site exceptionnel.

En effet, en six siècles, les indigènes ont à plusieurs reprises “restauré” le temple en recouvrant simplement les murs d’une nouvelle couche de briques d’adobe. En “épluchant“ les parois, les archéologues mettent à jour les façades antérieures, parfaitement conservées, révélant de splendides fresques et frises moulées en adobe et peintes de pigments minéraux.

Quelques kilomètres et siècles plus loin, au nord de Trujillo, les indiens Chimù avaient établi leur capitale, Chan-Chan, au XIVème siècle. Chan-Chan demeure aujourd’hui la plus grande cité d’adobe jamais construite. Le site est immense ; dans l’étendue du désert sont visibles des centaines de murets fortement endommagés. Seule un infime partie de la cité est restaurée et pourtant, sans les petits panneaux de signalétique, on s’y perdrait. Un lieu réellement fascinant !

Trujillo gastronomique

Ah, la gastronomie péruvienne ! Parmi tous les pays d’Amérique du Sud visités, c’est celle qui nous laissera le meilleur souvenir. Ayant décidé de dîner dans un restaurant gastronomique de la ville, nous nous arrêtons le midi dans une simple « cevicheria » aux abords de Chan-Chan. Nous commandons quelques plats à partager. A notre grande surprise, les portions sont gargantuesques, la cuisine raffinée et délicieuse. Nous gardons cependant un peu d’appétit pour la cuisine fusion péruvienne, le soir même, dans un restaurant chic de la ville, une cuisine de haut niveau à des prix tout à fait raisonnables.

 


Les musées :

  • Huaca del Sol y de la Luna : les temples Moche et le musée associé valent vraiment le détour. Entrée : 10 Soles pour le site et 5 soles pour le musée (prix réduit pour les enfants de 6 à 12 ans).
  • Chan-Chan : le ticket combiné à 10 Soles (prix réduit pour les enfants de 6 à 12 ans) permet de profiter du site, du musée situé à un kilomètre de là et de deux sites Chimù que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de visiter.

Les restaurants :

  • Cevicheria Don Lucho dans le faubourg de Huanchaco à proximité du musée de Chan-Chan.
  • Restaurant Kaniwa à Trujillo

L’hébergement :

  • Hôtel El Centurion, chambre quadruple, petit-déjeuner, petit parking sécurisé, 33USD la nuit sur booking.com

 

Les seigneurs de Sipan

La civilisation Moche (prononcez « motché ») a dominé la région nord du Pérou du IIème au VIIIème siècle de notre ère. Les seigneurs de Sipan étaient alors riches et puissants. La civilisation était florissante, un peuple prospère de pêcheurs et d’agriculteurs. Les artisans Mochicas étaient de fabuleux céramistes.

Le déclin de la civilisation débuta notamment par une succession de pluies diluviennes, inhabituelles dans cette région aride, qui détruisirent les récoltes et affamèrent le peuple. Les Mochicas disparurent progressivement et les larges mausolées d’adobe des seigneurs s’érodèrent pour se camoufler imperceptiblement en immenses monticules de terre.

Les riches tombeaux des seigneurs de Sipan demeurèrent oubliés durant les siècles. En 1987, un archéologue vivant dans la région de Chiclayo, large cité au nord du Pérou s’étonna de l’apparition soudaine de magnifiques antiquités sur le marché noir. Son enquête le mena sur la piste des pilleurs de tombes qui avaient fortuitement mis à jour les trésors des indiens Moche dans les tertres de Sipan.

Avec l’aide des autorités, l’homme put endiguer le pillage; ses excavations révélèrent les plus riches et les plus belles sépultures. La plupart des objets découverts sont aujourd’hui exposés à une quarantaine de kilomètres du site, dans le magnifique musée des tombes royales de Sipan (museo de tumbes reales de Sipan), à Lambayeque.

Notre journée commence donc par la visite de ce magnifique musée. Afin d’en savoir plus, nous filons ensuite à 45 kilomètres de là, sur le site même de Sipan. Si les parois des tombes n’étaient pas mises à nu, il serait imposssible d’y deviner les immenses mausolées, que l’on voit reconstitués sur des maquettes. Sur le site, un petit musée très intéressant lui aussi expose les objets encore découverts lors de fouilles récentes. Tout est admirablement mis en scène, ces musées et ce site nous passionnent. Certainement un des temps forts de notre séjour dans le nord du Pérou!


Notre hébergement: à la faveur d’une belle promotion sur Internet, et bien que cela dépasse largement notre budget, nous avons profité de deux nuits dans l’un des hôtels les plus chics de la ville, l’hôtel Casa Andina. C’est cher, mais les chambres sont immenses et les jeunes enfants logent gratuitement dans la chambre des parents.

Les musées:

  • Le museo de Tumbes Reales de Sipan est à voir absolument, les enfants ont adoré. L’entrée coûte 10 soles par adultes, 4 soles pour les enfants de plus de 5 ans. Dommage que pour un musée de cette qualité, les commentaires soient seulement disponibles en espagnol.
  • Le museo de sitio de Sipan est plus petit mais très bien agencé. L’entrée combinée du site et du musée coûte 8 soles par adultes et 1,5 soles par enfants de plus de 6 ans.

Adieux péruviens

Ce n’est pas au Pérou que nous avons dit adieu ces derniers jours (nous retraverserons le pays du nord au sud d’ici deux mois) mais, temporairement, à nos amis les 5 happy hoppers. Ils finissent leur tour du monde au Galapagos puis rentrent en Belgique. Nous les reverrons là-bas en décembre.

C’est installés dans un camping à quelques mètres de la plage et de la mer que nous avons retrouvé notre progéniture et les happy hoppers. Jusqu’ici, nous ne nous sommes pas attardés sur la côte péruvienne, plutôt désertique, parsemée de déchets, dont la mer houleuse fait surtout le bonheur des surfeurs. En voyage, on voit de nombreux sites fabuleux et d’autres qui ont plus de mal à soutenir la comparaison.

Pourtant, nous ne boudons pas notre plaisir: le soleil est largement présent, il fait chaud, la plage, une longue bande de sable clair et épais, est plutôt calme et propre et les énormes rouleaux de la mer font hurler de rire les enfants. Pour nous, ce sont quelques jours assez relaxants, pour les happy hoppers qui doivent rapidement boucler formalités administratives et rangement du camping-car, cela l’est un peu moins.

Nous donnons un coup de main quand nous le pouvons, pendant que les enfants jouent sur la plage à l’ombre des huttes de paille. Tout se passe pour le mieux et, après une dernière séance photo sur la plage, les deux familles se séparent pour continuer leur routes respectives. Evidemment, la certitude de se retrouver en Belgique en décembre a grandement facilité les adieux!


Note aux voyageurs:

Nous avons campé sur la plage du 3 Grillos Eco-hostel. Le camping est un peu cher pour les prestations (15 soles p p/n, moitié-prix pour les enfants)  mais on peut y laisser un véhicule en stationnement pendant plusieurs mois si nécessaire, une fois les formalités douanières accomplies (la douane est à 60 kilomètres de là). C’est un peu compliqué mais les happy hoppers sont incollables sur le sujet!

Maido et Arabica

Après la visite du Machu Picchu, nos compagnons de route, les 5happyhoppers, doivent maintenant relever un nouveau défi: traverser le Pérou en un temps-record pour atteindre au plus vite le sud de l’Equateur et prendre leur vol pour les Galapagos, tout en ayant au préalable accompli les formalités administratives nécessaires au séjour prolongé de leur camping-car au Pérou.

Comme nous souhaitons également accélérer notre rythme de voyage, nous décidons de les accompagner, échange d’enfants en prime. Lise et Loïc sont ravis de continuer leur voyage avec leur compagnon de jeux Adrian, dans un camping-car rempli de jeux et de livres, tandis que Lucie profite de la présence de son nouveau grand-frère d’adoption, William, 16 ans, dans notre voiture. Notre véhicule, plus maniable, plus rapide, prend l’avantage et après 3 jours de route éreintants et une très courte pause près des lignes de Nazca, nous atteignons Lima, notre point de ralliement. Les 5happyhoppers nous rejoignent tard dans la soirée du lendemain.

Nous connaissons déjà Lima que nous avons largement arpentée lors de notre débarquement en Amérique du Sud, neuf mois plus tôt. Notre escale a donc essentiellement une raison pratique: effectuer l’entretien de notre véhicule au garage Nissan. Rendez-vous pris et véhicule déposé, nous passons une agréable journée dominicale avec les happy hoppers, à flâner dans les parcs, le long des falaises du quartier aisé de Lima. Ils nous quittent le soir même, toujours avec Loïc et Lise à bord, afin de gagner la frontière nord du Pérou. Nous attendons pour notre part que notre véhicule soit opérationnel et profitons des charmes de la capitale.

Charmes gustatifs cette fois car Lima est aussi une capitale gastronomique reconnue au niveau mondiale. 3 des « 50 meilleurs restaurants du monde » (the world’s 50 best restaurants) y sont situés, nous avons obtenu une table pour déjeuner dans le restaurant classé n°13, Maido. Cuisine Nikkei, fusion des traditions péruviennes et japonaises, par un chef qui possède les deux nationalités, le repas est excellent.

Seul bémol à cette délicieuse parenthèse gastronomique, le coup de fil du garagiste qui nous annonce qu’il y a pour 2500 euros de frais sur notre voiture! Renseignement pris sur place quelques heures plus tard, nous ne devons engager ces frais que si désirons remettre entièrement à neuf notre véhicule d’occasion. Nous nous contenterons des réparations indispensables et réduirons tout de même la facture de 2 milliers d’euros. Outre la facture, l’autre inconvénient est que nous prenons un jour de retard sur notre calendrier, car nous ne repartirons que le surlendemain, une fois les réparations effectuées. Un peu paresseux, nous ne mettrons pas la journée à profit pour effectuer des visites de Lima mais retrouvons nos lieux favoris de la capitale, le petit restaurant végétarien Sabor y Vida et surtout le délicieux café Arabica. Cette escale est décidément gastronomique.

Départ de Lima un mercredi à 5h30 du matin, et arrivée moins de 48 heures plus tard, à Zorritos, sur la cote nord du Pérou, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière équatorienne.