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Le parc national de Kubah et la réserve d’animaux de Matang

Toute nos expéditions ne sont pas toujours un succès, comme en témoigne notre expérience au parc national de Kubah.

Cela commence par un trajet difficile: après voir confirmé par deux fois l’horaire du bus à la gare et organisé notre journée en fonction de cet horaire, nous apprenons, une fois sur le quai, que notre bus, le dernier de la journée a été tout simplement supprimé ce jour! C’est donc en minibus que nous devons nous rendre au parc. Sur place, nous prenons possession des clés de la chambre que nous avons réservée pour deux nuits. Arrivés au gîte, mauvaise surprise! Il est dans un état lamentable, plafond pourris, sols sals, literie miteuse. Un des conduits de la douche est percé et celle-ci coule en permanence.

On s’installe quand même tant bien que mal, au moins pour une nuit et pour pourvoir profiter d’une attraction majeure du parc, l’étang aux grenouilles où des centaines de batraciens se rassemblent la nuit tombée. A 19 heures, nous nous mettons en route pour l’étang, situé à une demi-heure de marche du gîte. Hélas, la malchance nous poursuit. Après vingt minutes de marche, un orage éclate. Nous sommes trempés en quelques instants et devons rebrousser chemin. Petite consolation: nous apercevons quelques « grenouilles-feuilles » sur le chemin du retour.

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La grenouille-feuille sous la pluie

Il a plu tout la nuit et le lendemain, le temps est maussade et les sentiers de randonnée tout à fait détrempés. Nous battons en retraite et retournons en ville.

Nous reviendrons quand même à Kubah deux jours plus tard, pour entreprendre la randonnée que nous voulions effectuer: une marche de 6 kilomètres à travers la jungle, pour atteindre la réserve d’animaux de Matang. La randonnée est relativement facile et exceptionnellement bien marquée: une balise tous les 50 mètres! Arrivés à Matang, nous piqueniquons puis partons visiter le site. Matang n’est pas un zoo, mais bien une réserve où les animaux blessés ou victimes du braconnage sont hébergés et soignés dans le but de retrouver la vie sauvage. Les enclos sont simples puisqu’il ne sont pas censés constituer un domicile permanent pour leur locataire. Il y vraiment une multitude d’animaux: des crocodiles, des tortues, des serpents, des porc-epics, des chats sauvages, des oiseaux, des orangs-outans et des ours. Voilà nos efforts pour visiter ce parc récompensés! Retour à la ville en taxi après cette belle balade.

Les orangs-outans de Bornéo

Notre séjour à Bornéo est l’occasion de voir les grands primates originaires de l’île, dans leur habitat naturel. Si l’on peut parfois avoir la chance d’apercevoir un de ces singes sauvage lors d’une randonnée dans les parcs nationaux, il est évidemment bien plus facile de visiter l’un des deux centres de conservation de la vie sauvage présents sur l’île.

Le centre de Semenggoh se situe à une vingtaine de kilomètres de Kuching. Il porte secours aux primates malades ou victimes du braconnage. Il abrite aujourd’hui 27 orangs-outans, tout revenus à l’état sauvage ou semi-sauvage. Si les orangs-outans sont capables de subvenir seuls à leurs besoins, la surface du parc est trop petite pour leur permettre survivre de manière autonome. Sans les rations de fruits apportées quotidiennement par le personnel du parc, certains seraient affamés. C’est lors de l’une des ces séances de nourrissage que le visiteur a le plus de chance d’apercevoir un singe. Bien sûr, en fonction de leur humeur et de leur appétit, seuls certains primates viennent jusqu’à la plateforme de nourrissage.

Nous sommes chanceux et apercevons immédiatement 3 orangs-outans. Un peu plus loin, sur une deuxième plateforme, nous verrons encore une maman et son petit, rejoint peu après par un jeune mâle. Pas facile de capturer ces animaux sur pellicule, mais voici quelques images et une courte vidéo:

Le saviez-vous?

Le mot « orang-outan » est un mot d’origine malaisienne. « Orang » signifie « peuple » et « outan » (orthographié « utan ») signifie « forêt »: les orangs-outans sont donc le peuple de la forêt.

Quelques jours à Kuching

Nous séjournons à Kuching, dans l’état du Sarawak, sur l’île de Bornéo, depuis le jeudi 21 mai.

Formalités de douanes encore à l’aéroport, car l’état du Sarawak requiert un visa différent de celui nécessaire pour pénétrer sur le reste du territoire malaisien. Heureusement, le passage de la douane est rapide.

Kuching est une ville de  taille moyenne, située dans la partie nord-ouest de l’île. C’est une localité agréable, dotée d’une belle promenade en bord de rivière, de quelque bâtiments remarquables et  de nombreux musées. En ces quelques jours, nous avons visité le musée de l’histoire chinoise, qui relate le passé des immigrants chinois au Sarawak et le musée ethnographique, qui abrite de beaux specimens empaillés de la faune tropicale, ainsi que la reproduction d’une maison traditionnelle iban, décorée de crânes humains. Les Ibans font partie des peuples « chasseurs de tête » qui croient que s’emparer du crâne d’autrui procure force et pouvoir. Voilà qui fascine et effraie les enfants. Nous sommes également montés au fort Margherita, un petit fort du XIXème siècle, situé de autre coté de la rivière.

Nous avons également profité de la présence de nos amis allemands, Sandra et Aron, continué les leçons, mangé de délicieux fruits de mer, dégusté de bons cafés…

Nous resterons encore quelques jours dans les environs de Kuching avant de continuer notre route en direction de l’ouest de l’île.