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Aux alentours de Hoi An

Nous avons passé une bonne semaine à Hoi An, à arpenter les ruelles de la vieille ville, mais aussi à nous balader dans les environs. Il y a plein d’activités intéressantes à faire aux alentours de la cité.

Tout d’abord, il y a la plage, face à la mer de Chine, à quelques kilomètres seulement. Une immense plage de sable fin: on se baigne, on fait des châteaux de sable, on se prélasse sur des chaises longues en buvant du jus de noix de coco. Après une leçon de français, voici une manière originale d’aller en récréation!

Nous avons également visité un village de potier. Avec les enfants, même les attractions les plus banales deviennent intéressantes. Les potiers nous montrent comment tourner un petit vase.

A la sortie du village, une immense galerie d’art encore inachevée expose des œuvres en terre cuite provenant de nombreux villages vietnamiens. La galerie abrite également une amusante collection de répliques de monuments célèbres. On vous laisse deviner lesquels…

Enfin, nous avons fait une promenade à mobylette pour voir la tombe, vieille de 300 ans, d’un marchand japonais résidant à Hoi An. Peu touristique, le site est difficile à trouver. Nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour demander notre chemin à des villageois. Finalement, nous l’avons déniché, solitaire, perdue au milieu des rizières.

Exploration des montagnes de marbre

Les montagnes de marbre sont situées à une vingtaine de kilomètres au nord de Hoi An. A une courte distance de la mer, les cinq monts se dressent, verticaux au beau milieu de la plaine. Encore une fois, nous choisissons le moyen de transport privilégié des vietnamiens, la mobylette, pour nous y rendre. Le trajet nous prends peu de temps. La route large, rectiligne et peu fréquentée, est facile à parcourir. Elle longe le bord de mer et sa suite infinie d’hôtels de luxe dont la plupart n’en sont encore qu’au stade de projets. Nous ne pouvons nous tromper de route: les montagnes de marbre sont les seuls obstacles à l’horizon.

A l’approche des montagnes, les boutiques offrant de gigantesques statues de marbre se multiplient. Les sculptures en marbre de grandes tailles sont travaillées à l’aide de machines-outils, les objets plus petits sont toujours taillés à la main. Les artisans ont conservé leur savoir-faire, même s’ils travaillent désormais un marbre importé de Chine, le marbre des montagnes étant devenu trop rare.

Un bouddha heureux
Un bouddha heureux

Pour aborder la montagne, deux chemins s’offrent à nous: un escalier de marbre ou un grand ascenseur de verre.

Nous choisissons l’ascenseur, non pour nous épargner l’effort mais pour profiter de la vue. Les montagnes de marbres ont la particularité d’abriter de nombreuses grottes naturelles, ainsi que plusieurs temples bouddhiques et confucéens. L’ascenseur nous mène à une terrasse, à mi-hauteur de la montagne. A proximité immédiate se trouve une belle pagode, un peu plus loin un temple.

Derrière ce temple, nous découvrons un sentier qui nous conduit à une première petite grotte, ornée de bouddhas de marbre. Nous rebroussons ensuite chemin pour grimper un sentier qui nous mène à un premier point de vue.

Plus loin, nous suivons le chemin engorgé entre les deux pics de la montagne. A gauche, nous pénétrons dans une seconde grotte, toujours dédiée à Buddha. Derrière l’autel, dans la pénombre, nous apercevons quelques marches et décidons de continuer l’exploration de la grotte à la lueur d’une lampe de poche. Le conduit souterrain débouche sur un autre cavité dont l’immense cheminée laisse passer la lumière du jour. Les enfants adore le parfum d’aventure de cette exploration, même si les plus petits ont un peu peur.

Demi-tour, nous suivons maintenant le sentier qui nous mènera au sommet du pic septentrional de la montagne. Une montée ardue mais la vue magnifique sur la plage et la mer nous récompense. De retour sur un plateau à mi-hauteur, nous visitons encore une grotte avant de pénétrer dans la plus grande de toutes, une immense cavité ornée de temples et de statues de marbre.

Il est déjà temps de redescendre, par un escalier cette fois. Au pied de la montagne, nous prenons un déjeuné tardif. Nous hésitons quelques instants à visiter une dernière grotte, au pied de la montagne, dont l’accès est de nouveau payant. Nous décidons cependant d’y pénétrer. Bien nous en a pris: la grotte est immense et comporte de nombreux passages à explorer. A droite, un escalier sombre descend, nous nous enfonçons dans les entrailles de la terre. C’est une descente aux enfers; les cavités des parois sont ornées de statues de plâtre représentants des visions d’horreur. Le conduite débouche sur une petit grotte.

De retour dans la grotte principale, nous apercevons une volée de marches qui montent cette fois. Impossible de distinguer où elles mènent. Nous entamons la montée, à pic. Nous grimpons le long d’une cheminée, la lumière du jour est visible tout en haut. Les parois sont désormais ornées de jolis bas-reliefs et de statues de bouddha en marbre. Nous atteignons enfin un petit promontoire pour la plus grande joie des enfants!

Des grottes, des temples, des conduits à explorer avec une lampe de poche… les enfants ont adoré cette visite de la montagne!

 

 

Flâneries à Hoi An

Depuis quelques jours, nous arpentons les ruelles de la vieille ville de Hoi An. Port de commerce important au XVIème et XVIIème siècles, la ville est restée figée dans le passé, suite à l’ensablement partiel de ses voies d’eau.

Au bord de l'eau à Hoi An
Au bord de l’eau à Hoi An

Au coeur de la ville, plus de 800 bâtiments sont classés patrimoine historique par l’UNESCO. Bien sûr, la ville est très fréquentée des touristes, mais en cette basse saison, saison des typhons et des inondations, aux heures chaudes ou dans les ruelles isolées, nous pouvons flâner en toute tranquillité. La vieille ville est très compacte, et ses rues sont piétonnières, ce qui est très agréable pour les enfants. Ils peuvent enfin courir et jouer sans crainte de se faire heurter par une moto ou une voiture – cependant nous devons garder un oeil attentif car de nombreux cyclo-pousses parcourent la ville.

Le ravissant pont japonais
Le ravissant pont japonais

La ville compte vingt-deux sites historiques dont l’accès est payant, sous forme d’une carte à découper qui donne accès à cinq sites au choix. Nous achetons deux cartes. Les enfants ne paient pas et pour multiplier leurs occasions de découvrir temples, vieilles maisons et musées, nous choisissons de nous séparer pour les accompagner, afin qu’ils puissent visiter dix sites, soit avec Joëlle, soit avec François-Xavier. Bien nous en à pris: les contrôleurs sont peu regardants, et nous avons pu plus d’une fois visiter un temple ou une maison en famille, munis pourtant d’un seul coupon.

Influences chinoises dans les temples
Influences chinoises dans les temples

Cependant, nos flâneries sont si lentes, qu’après trois jours de promenade dans cette toute petite ville, nous n’avons pas encore épuisés nos dix coupons.  Peu importe, ces jours passés furent bien agréable.

La nuit, la ville s'illumine de lanternes, accrochées aux maisons ou posées sur l'eau
La nuit, la ville s’illumine de lanternes, accrochées aux maisons ou posées sur l’eau.

Voyager en train de nuit

Nous avons testé le train de nuit pour parcourir la distance qui sépare Da Lat de Hoi An, notre destination suivante au Vietnam. Plus exactement, nous avons pris un bus en fin d’après-midi, lequel a (presque littéralement) dévalé la montagne pour atteindre la ville côtière de Nha Trang. N’ayant pas souhaité séjourner à Nha Trang, nous nous rendons directement à la gare et attendons notre train qui a un peu de retard.

21h50, le train entre en gare, les voyageurs traversent les voies pour rejoindre le quai n°3. Nous montons dans notre wagon et pénétrons dans notre compartiment. Les lits sont étroits, les draps sont d’une propreté douteuse. Loïc et Lucie partage une couchette: nous voici installés pour la nuit. Nous avons réservé nos places en classe « lits durs »; nous constatons rapidement que l’appellation n’est pas mensongère. 9 heures plus tard, le train entre en gare de Danang à quelques dizaines de kilomètres de Hoi An. Un voyage un peu éprouvant, mais une chouette expérience avec les enfants.

Résumé de notre voyage en une minute: