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Grande randonnée en Patagonie chilienne

Nous continuons notre chemin sur la carretera austral, dernière étape jusqu’à Cochrane. 114 km avalés en 3 heures, les trous dans la route sont nombreux, pour peu on se croirait en Wallonie. FX doit garder toute sa concentration pour éviter de faire trop souffrir la voiture.

Arrivés à Cochrane, nous nous rendons au bureau d’information de la CONAF, qui nous fournit des informations sur la réserve nationale de Tamango, toute proche. Le ranger nous met l’eau à la bouche en décrivant une randonné de 3 jours. Elle n’a pas l’air trop difficile, le premier jour, nous dit-il, “ça monte un peu”. Emballés, nous décidons de louer une maisonnette, une “cabana », pour la nuit, et faisons quelques courses pour préparer des vivres pour 3 jours.

Le lendemain, nous débutons la randonnée à 10h30 du matin. Nous commençons près du lac Cochrane, immense, qui s’étend de part et d’autre de la frontière du Chili et de l’Argentine. La montée est rude, contrairement à ce qui nous avait été annoncé! Les adultes portent tentes, sac de couchages, matelas, vivres et vêtements tandis que Lise pour 2 sacs de couchage certes volumineux mais assez légers. Finalement, nous arrivons au campement à presque 18h, après 11km et 900m de dénivelé grimpés. Les enfants s’en sont bien sortis, les parents sont fatigués! En fait de campement, c’est une sorte de prairie marécageuse au bord d’une lagune, un banc et une table. Nous sommes seuls, nous ne croiserons d’ailleurs personne durant 3 jours. Un repas copieux avalé et au lit, la nuit est froide à 1000m d’altitude.
Le lendemain, après avoir déjeuné et remballé nos affaires, nous continuons la randonnée. Elle nous emmène à travers marécages, forêts, et superbe vue suer le lac Cochrane. La marche de fin de journée est rude, avec une descente de 900m de dénivelé pour rejoindre le lac. Nous nous rendons compte que la descente n’est pas vraiment plus facile que la montée! Après une marche de 10km, nous arrivons au bord du lac. Campement toujours aussi rustique, mais cadre superbe et toujours pas âme qui vive à part nous. On décide de se laver dans le lac; l’eau doit être aux alentours de 10 degrés. Un bon repas avalé et hop, au lit! La randonnée du lendemain s’annonce plus facile, nous devons rejoindre l’entrée du parc en longeant le lac, nous imaginons un sentier large et plat.
Le lendemain matin, nous nous mettons en route plus tôt. Finalement, la randonnée s’avère difficile. Les rives du lac sont vallonnées, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend, parfois de façon très abrupte! Après quelques kilomètres et trois heures de marche, nous sommes déjà bien fatigués mais n’avons parcouru que la moitié du trajet.  Nous apercevons alors un petit bateau qui quitte un ponton et part en direction de l’entrée du parc. Loïc saisit son sifflet pour interpeller le pilote, lequel revient au ponton. Après quelques explications, le pilote, ainsi que les deux touristes qui ont loué l’embarcation, acceptent de nous prendre en bateau-stop et de nous déposer à l’entrée du parc! Le sentier était certes magnifique mais nous ne sommes pas fâchés de troquer quelques heures de marche contre une agréable balade en bateau d’une quinzaine de minutes. – tout le monde était content d’arriver, après cette randonnée de 25km et ses 1200m de dénivelé!
Nous sommes le 31 décembre, il est 15 heures, nous faisons quelques courses pour nous préparer un bon souper et retournons passer la nuit dans une cabana (maisonnette de location) pour un peu de confort. Bonne année!

Impressions de la carretera austral

Difficile de maintenir ce site à jour alors que nous avons très peu d’accès à internet. Voici cependant un premier récit nos aventures de ces dernières semaines.

Après avoir quitté nos amis à Puerto Aysen, nous continuons notre route vers le sud, le long de la carretera austral. Nous passons la ville de Coyhaique et traversons les beaux paysages la réserve nationale de Cerro Castillo. Nous faisons halte dans le village de Villa Cerro Castillo, au pied du mont Castillo, pour une nuit et une petite balade dans la réserve.
Il fait plutôt beau ce jour-là, mais les sommets acérés du mont Castillo restent nappés de brume. C’est assez joli, les filaments de nuages qui s’accrochent et s’étirent autour des pics affilés.
Le lendemain matin, le pic est toujours dans la brume lorsque nous partons pour une petite promenade tranquille, puis déjeunons à proximité d’un point de vue sur la vallée.
Sur le chemin du retour, nous sommes témoins d’un spectacle assez pittoresque. Les fermiers ont rassemblé le jeune bétail aux abords d’un enclos circulaire. Armés de lasso, il font entrer les bêtes une à une dans l’enclos. Ils saisissent l’animal à l’aide du lasso, opération à la fois délicate et spectaculaire. La bête immobilisée, en quelques secondes, les fermiers l’émasculent et la marque au fer rouge. C’est impressionnant à observer, et Loïc est très content d’avoir pu observer d’authentiques cow-boys à l’oeuvre!
Lors de l’arrêt suivant, dans le petit village de Puerto Rio Tranquillo, nous retrouvons brièvement nos amis américains. A notre grand regret, nous ne pourrons effectuer l’excursion prévue pour visiter les “chapelles de marbres”, des grottes naturelles creusées dans les îlots du lac. En quelques heures, la météo s’est fortement dégradée, et nous abandonnons l’idée d’une sortie en bateau sous une pluie battante.
Nous continuons donc notre route. Fort heureusement, le temps s’améliore à mesure que nous avançons et nous pouvons pleinement apprécier la beauté des paysages. Quelques photos la décriront mieux que des mots.

Feliz navidad!

Tous bourlingueurs que nous sommes, nous n’étions pas enchantés par la perpective de fêter Noël dans un camping isolé, sous une pluie battante, par des températures avoisinants les dix degrés celsius.

Voilà pourquoi nous nous sommes mis en quête d’une « cabana », une de ces maisonnettes toutes équipées que l’on aisément louer au Chili. Le plus amusant, c’est que nous ne sommes pas seuls: depuis une semaine déjà, nous voyageons en compagnie d’une famille américaine, Greg, Jeanne et leur fille Olya, rencontrée durant la traversée en bateau.

Décoration de noël faite maison, petits cadeaux échangés, excellent repas, un très bon moment passé en famille et entre amis! Joyeux noël à tous!

 

 

Volcans et glaciers

Après un voyage de 5 heures en ferry, malheureusement sous un temps plutôt gris qui ne nous permet pas de pleinement apprécier la beauté des fjords, nous débarquons à Caleta Gonzalo, dans les limites du parc Pumalin.
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La beauté des fords
Le parc Pumalin est un immense parc privé qui englobe un belle partie de cette région du Chili. L’accès en est gratuit, les campings et les sentiers sont extraordinairement bien entretenus et les paysages sont magnifiques.
Premier campement sous la pluie, nous logeons deux nuits aux pieds du sentier des “cascadas escondidas”, les cascades cachées. Le temps est toujours à la pluie, et nous effectuerons la très belle randonnée des cascades sous une pluie fine mais continue.
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Le troisième jour, nous déménageons pour camper au pied du volcan Chaiten. Au réveil, le soleil est éclatant, le paysage grandiose. L’ascension du volcan est assez raide, mais Lucie, qui était plutôt réticente à l’idée de marcher au début du voyage, se révèle une randonneuse hors-pair. Nous profitons pleinement de la balade et de ses paysages lunaires. L’éruption du volcan Chaiten en 2008 a été d’une telle violence qu’elle a soufflé le sommet des arbres et instantanément carbonisé la végétation sans déclencher d’incendie. Dans le cratère, une énorme boule de magma s’est solidifiée, d’où s’échappent des fumées sulfureuses. Les enfants s’amusent beaucoup à ramasser des éclats d’obsidienne sur le chemin.
Nouveau déménagement pour s’approvisionner dans la petite ville de Chaiten et profiter d’un bon repas de fruits de mer, avant d’installer notre campement dans un site reculé, absolument fabuleux, entouré de pics et de glaciers. Le lendemain, nous tentons de nous rapprocher du glacier en entamant une longue marche le long de la rivière qui s’en écoule. C’est cette même rivière qui nous force à faire demi-tour: le pont a été détruit pendant l’hiver. Un passage à gué dans l’eau glacée est certes possible mais la randonnée promet d’être encore longue et nous préférons profiter de la vue et d’une halte au bord de l’eau avant de rebrousser chemin.
Après une soirée passée à profiter de la vue et d’un bon repas entre amis, en fêtant l’anniversaire de François-Xavier, nous nous remettons en route le lendemain.
Cette fois-ci, nous nous sommes promis de profiter du mauvais temps annoncé pour parcourir un trajet plus conséquent. Nous quittons presque à regret le magnifique parc Pumalin pour nous rendre dans le parc national Queulat à presque 200 kilomètres plus au sud. L’escale vaut le détour: entre deux averses et à travers les nuages, le glacier Colgante est vraiment majestueux. La randonnée du lendemain qui devait nous permettre de jouir d’un point de vue extraordinaire sur le glacier, en grimpant à flanc de montagne à travers la forêt pluvieuse, se solde par un échec pour certains d’entre nous. Décrite comme une courte marche par les gardiens du parc, la randonnée se révèle être une rude ascension de plus de deux heures, effectuée sous une pluie battante, sur des chemins tortueux et inondés. Les plus petits bourlingueurs, épuisés, déclarent forfait à seulement dix minutes de marche du but. C’est dommage, mais Lise a pu profiter de la vue!
En attendant le retour du beau temps d’ici quelques jours pour d’autres randonnées!
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La carretera austral

Premiers tours de roues sur la carretera austral

Après avoir réglé encore quelques détails administratifs et fait des achats dans la ville de Puerto Montt, nous partons à l’assaut de la carretera austral, une des plus belles routes du Chili, qui longe les côtes du sud, serpente entre les volcans et les glaciers.
La carretera austral a été construite dans les années 1980 et 1990 pour “unir le Chili” et désenclaver certaines régions très isolées. Certaines portions de routes sont pavées mais la plupart sont de simples pistes, parfois en mauvais état.
Les premiers kilomètres sur la carretera austral nous mènent au parc national Alerce Andino où nous étrennons dans un camping au bord de la rivière la tente nouvellement acquise. Le lendemain, nous effectuons une belle randonnée de huit kilomètres sur des sentiers aisés et bien marqués, jusqu’à une jolie cascade et un alerce millénaire, un arbre vieux de 3500 ans!
Avant de continuer sur la carretera, nous voici contraints de revenir sur nos pas pour régler de menus problèmes et faire encore quelques achats.  Nous passons la nuit dans le village de Hornopiren, prêts à prendre le ferry qui nous mènera plus loin sur la route.

Sur l’île de Chiloé

Avant de continuer notre route vers le sud, nous décidons d’aller passer une semaine sur l’île de Chiloé.

L’île est réputée autant pour ses paysages verdoyants et sa nature sauvage que pour ses jolis petits villages aux églises de bois. A Chiloé, nous avons pu:

Observer des pingouins

Au nord-ouest de l’île, une réserve naturelle abrite plusieurs colonies de pingouins, qui peuplent quelques îlots à proximité de la terre. Sur la plage, des bateliers proposent de courtes excursions en mer afin d’observer les oiseaux. Arrivés tôt et par temps gris, nous n’avons aucun mal à négocier notre sortie en mer. Lorsque nous embarquons une heure plus tard, le temps est dégagé, magnifique, et les touristes commencent à affluer. Nous profitons à la fois du temps splendide et des derniers instants de tranquillité en mer.

Sur les îlots, des dizaines de pingouins, manchots de Magellans et manchots de Humboldt, race menacée d’extinction, mais aussi des oiseaux, cormorans, pélicans, canards à col rouge… Une superbe excursion pour les petits bourlingueurs!

Randonner dans les marais et forêts sauvages

Plus loin dans l’île, nous nous sommes rendus au parc national de Chiloé. Camping et randonnée pendant deux jours, à travers des paysages de lacs, d’océan, de dunes, de marais, de forêts humides. Une extraordinaire diversité que nous aurions aimée découvrir plus avant, si le soleil avait été de la partie!

Visiter des églises uniques au monde

Le mauvais temps aidant, nous décidons visiter quelques-unes des multiples églises de l’île, églises entièrement en bois, construites pour la plupart au début du XXème siècle. Plusieurs de ces édifices, à l’architecture et aux décors uniques, bâties sans utiliser le moindre clou, sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Parfois très isolées, les églises sont souvent magnifiques et valent bien le détour!

 

Camping en solitaire

Propriétaires de notre nouveau véhicule, partis avec la ferme résolution de camper et avec tout l’équipement nécessaire, nous parcourons une quinzaine de kilomètres de routes sinueuses pour atteindre un lieu de camping isolé au sud de Valparaiso. L’endroit est magnifique, mais les installations vétustes, le prix excessif et les voisins chiliens bruyants. Notre deuxième expérience est bien plus heureuse: le site d’écotourisme de Cerro Viejo, perdu dans les montagnes de la Cordillera de la Costa, à mi-chemin entre Valparaiso et Santiago. Nous sommes les seuls occupants du site, au bord de la rivière. Feux de camp, baignade, kayak et courtes balades, tout le monde est ravi du séjour!

Plus d’informations pour les futurs bourlingueurs sur le site web de Cerro Viejo

Les ascenseurs de Valparaiso

En possession de notre nouvelle voiture, mais dans l’attente des documents officiels nécessaires pour voyager à travers le continent, nous avons entrepris une petite excursion dans la ville de Valparaiso.

L’attraction principale de Valparaiso, ce sont ses rues tortueuses, ses maisons colorées, ses pentes escarpées et ses nombreux ascenseurs, qui permettent de gravir sans efforts certains des 144 collines de la ville. En balade, de haut en bas, de bas en haut, entre les ruelles sales et les maisons délabrées, le long des fresques murales, dans les quartiers chics aux façades pimpantes, nous avons profité de la ville en grimpant dès que possible dans un des vieux ascenseurs.

Pour clôturer le séjour, nous avons pris le métro côtier pour nous rendre dans la ville voisine de Vina del Mar, station balnéaire réputée. Longue plage, bordée d’immeubles disgracieux, quelques parcs, un casino: le dépaysement est total, nous voici revenus à la côte Belge!

Les ascenseurs de Valparaiso:

Classés monuments historique, datant du siècle passé, ils sont un chouette moyen de découvrir la ville avec des enfants. C’est un moyen de transport démocratique au tarif de 100 pesos par passage (montée ou descente, enfant ou adulte). Malheureusement, nombre d’ascenseurs sont actuellement fermés, voici la liste des ascenseurs actuellement en fonction (saison 2015-2016):

  • Ascenseur Artilleria: très touristique, c’est aussi le plus cher (300 pesos par passage)
  • Ascenseur Conception: également touristique et plus cher (300 pesos)
  • Ascenseur Reina Victoria: le préféré des enfants, pour son petit café sympa au pied de l’ascenseur et surtout son toboggan au sommet!
  • Ascenseur Espiritu Santo
  • Ascenseur Polanco: le seul qui soit réellement un ascenseur, l’ascension est verticale
  • Ascenseur Baron

Sur la route de Santiago – première partie

Nous voici au Chili! Nous avons traversé le sud de Pérou, d’Arequipa à Tacna en bus, franchi la frontière et nous nous sommes arrêtés à Arica, quelques dizaines de kilomètres plus loin.

Première constatation: les hôtels sont hors de prix au Chili. Nous devrons acheter un véhicule au plus vite afin de pouvoir être plus flexibles et loger sous tente. Nous dénichons quand même une auberge simple, agréable et bien située à un prix acceptable. Nous allons passer deux nuits à Arica, afin de mieux planifier la suite de notre trajet.

Nous mettons à profit notre séjour pour visiter la ville. Arica est située en bord de mer, dominée par une colline, El Morro. Nous nous arrêtons d’abord au pied de la colline, au consulat péruvien, pour visiter une petite exposition d’art organisée par des enfants, puis continuons par la visite du musée « en sitio » Colon 10. Les travaux de rénovation de la maison coloniale sise au numéro 10 de la rue Colon ont mis à jour une multitude de squelettes momifiés en sous-sol. Il a été décidé de transformer la maison en musée « sur site ». Ainsi, les fragiles sépultures appartenant aux indiens Chinchorro et datant de plus 6000 ans n’ont pas été déplacées. Certains corps ont été momifiés naturellement, d’autres ont été embaumés par ce peuple de chasseurs et pécheurs.

Fin de notre balade par l’ascension d’El Morro, afin de profiter du panorama sur la ville et visite, au sommet, du petit musée qui commémore la victoire de l’armée chilienne sur l’armée péruvienne en 1880. Suite à cet épisode, la ville d’Arica est passée (et restée) aux mains des chiliens.


Notre hotel à Arica: l’Arica Surfhouse s’adresse principalement à un public de jeunes surfeurs. Cependant, grâce son patio agréable, son petit café et son personnel prévenant envers les enfants, c’est aussi un chouette endroit pour les familles.

Pour un repas bon marché qui plait à toute la famille, essayez les hot-dogs, énormes, garnis d’avocats et de tomates, de Buen Sabor n°2. Les enfants en ont redemandé!