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Des lagunes et des salars – II

Suite et fin de nos pérégrinations à travers l’altiplano Bolivien.

Quatrième jour

Après quelques hésitations, nous sélectionnons un itinéraire alternatif pour nous rendre dans le salar d’Uyuni: nous prenons la direction de l’ouest pour ensuite bifurquer et traverser le salar du nord au sud. Nous espérons ainsi éviter les convois de 4X4 emplis de touristes. L’itinéraire se révèle un bon choix: la route, asphaltée, d’excellente qualité, longe un impressionant cratère de météorite et s’achève dans un village où nous pouvons aisément faire le plein d’essence avant d’aborder les zones désertiques du salar et du Lipez. Quelques kilomètres de piste contournent le volcan Tunupa et déjà l’immense étendue d’une blancheur aveuglante se révèle à nos yeux.

A son nord, le salar est d’une pureté parfaite, immaculée, nous sommes seuls au monde. Les enfants prennent le volant pour piloter sur la piste invariablement lisse et rectiligne. Mis à part une halte sur la très touristique ile des pêcheurs, au centre du salar, nous ne croisons aucun véhicule pendant les 90 kilomètres de traversée du désert blanc.

Il est encore tôt lorsque nous quittons le salar d’Uyuni, nous choisissons donc de continuer notre route en direction de la région du sud-Lipez. La piste se dégrade rapidement au point de devenir dangereuse pour notre petit 4X4. Après quelques sueurs froides, nous abandonnons l’idée de suivre la route des lagunes dans sa totalité, au vu de la mauvaise qualité de la piste.

Cinquième jour

Après une nuit passée dans un village solitaire de l’Altiplano, nous nous engageons sur la piste qui rejoint, plus au sud, la route des lagunes. Paysages exceptionnels se succèdent, lacs, volcans, geysers, parfois à plus de 5000 mètres d’altitude.

La frontière du Chili est proche, notre dernier périple andin s’achève en fin d’après-midi dans la petite oasis chilienne de San Pedro de Atacama.

Quelques photos en attendant la publication de la video des enfants pilotant notre 4X4:

 

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Copacabana et l’ile du soleil

Ayant obtenu de la douane chilienne la permission de continuer notre voyage hors du pays (sans autorisation spéciale, les véhicules chiliens ne peuvent pas demeurer plus de 6 mois hors du territoire national), nous mettons immédiatement le cap vers Copacabana, toute proche de la frontière péruvienne.

Copacabana, une petite ville sur les rives du lac Titicaca, est notre dernière étape en Bolivie. Nous y retrouvons nos amis les 5 happy hoppers. La petite station balnéaire est très prisée des touristes nationaux et internationaux, un peu trop à notre goût. C’est pourtant un endroit idéal pour fêter les 7 ans d’Adrian, le plus jeune des happy hoppers : jeux pour enfants sur la plage et sur l’eau, délicieuses pizzas et fabuleux gâteau. Les enfants ont adoré la journée.

Le lendemain, nous prenons le bateau en direction de l’île du soleil, sans doute une des plus belles destinations sur le lac. Au nord, une belle plage se dessine le long d’une crique, bordée de quelques auberges tranquilles. Nous y passons la soirée et la nuit avant d’entreprendre la randonnée qui traverse l’ile par le sentier des crêtes. La balade, qui offre une vue panoramique sur le lac, est magnifique. Nous avons tant apprécié cette excursion que nous regrettons un peu de ne pouvoir planifier un séjour prolongé sur l’ile afin de mieux découvrir ses sentiers et ses sites historiques.


En pratique:

  • A Copacabana, nous n’aurions peut-être pas sélectionné l’hôtel Suma Samawi, au confort très rudimentaire, si nous n’accompagnions pas les happy hoppers qui bivouaquaient sur la plage. Pourtant, c’était un bon choix pour nous: situation agréable en dehors de la ville, propriétaires sympathiques, parking sécurisé – également pendant notre escapade de 2 jours sur l’ile du soleil et prix imbattable: 60 bolivianos par nuit pour nous 5.
  • Les pizzas, les cookies et surtout les brownies à la crème de la pan-american bakery, sur la place, sont vraiment à tomber par terre…

 

 

5400 mètres

Situé à proximité de La Paz, le sommet de Chacaltaya culmine à 5400 mètres d’altitude. Une piste permet d’accéder en véhicule à un refuge situé à 5200 mètres. De là, un sentier permet de gravir les 200 mètres restants.

Voici enfin de l’andinisme accessible aux enfants! Le souffle court, nous grimpons la montagne jusqu’au sommet pour admirer le panorama magnifique sur la cordillère royale.

Notre premier sommet à 5400 mètres !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Yungas et la route de la mort

Petite excursion hors de la frénésie de la Paz, nous allons passer une journée dans les verdoyantes Yungas. A mi-chemin entre l’Altiplano et les plaines de l’Amazonie, les Yungas forment une région de moyenne montagne boisée et luxuriante.

Deux routes mènent à Coroico, petite ville des Yungas, perchée à 1500 mètres d’altitude. La première porte le surnom de « route de la mort ». Simple piste étroite qui serpente à flanc de montagne, elle doit ce surnom aux effrayantes statistiques d’accidents mortels, datant de l’époque où cette route était la seule qui descendait vers les Yungas.

Pour descendre la montagne, nous empruntons donc la seconde route, large et récente, afin de dégringoler quelques 3000 mètres d’altitude. Arrivés dans le bourg de Coroico, nous nous installons au camping. La vue est splendide, la température agréable. A nos bonnes résolutions de partir en courte randonnée, nous préférons une après-midi calme.

La région est belle et plaisante; cependant nos visas boliviens expirent prochainement et nous sommes contraints de regagner La Paz rapidement. Nous reprenons donc la route le lendemain par la célèbre route de la mort.

Maintenant que la majorité du trafic circule par la route asphaltée, la piste n’est guère plus dangereuse. On profite pleinement des vues superbes sur les vallées. Au fur et à mesure que l’on grimpe, la végétation évolue, d’une luxuriante forêt semi-tropicale aux arides flancs de haute montagne. Trois heures plus tard, nous voilà de retour à La Paz.

 


Note sur le parcours:

La route de la mort n’est plus aussi dangereuse (ni impressionnante) que son surnom ne le laisse deviner. C’est aujourd’hui plutôt un prétexte pour aller visiter la belle région des Yungas. Ce n’est pas par crainte des accidents que nous avons failli faire demi-tour, mais pour une raison bien plus pragmatique: le coût du parcours.

Certains voyageurs se font « extorquer » jusqu’à une centaine de bolivianos pour avoir le droit de d’emprunter cette route. A ce jour, le droit d’entrée serait de 25 bolivianos (parfois plus) par personne, perçus afin d’entretenir la piste (sic!) et reversés aux communautés locales. Nous avons poliment mais fermement refusé de payer une telle somme au premier point de contrôle, accepté de payer la somme globale de 25 bolivianos pour le parcours (et l’ensemble des passagers du véhicule) et profité de la balade à un prix jugé acceptable pour nous et les communautés locales.

Les téléphériques de La Paz

Nous arrivons dans les faubourgs de La Paz alors que le soir tombe. Il pleut, la circulation s’intensifie. Au milieu des embouteillages, il nous faudra deux heures pour gagner le centre-ville. Pour notre premier séjour dans la capitale bolivienne, voici une entrée en matière bien peu agréable.

Heureusement, nous dénichons rapidement un hotel confortable et bon marché pour nous reposer. De toute évidence, La Paz est une cité difficile à apprécier au premier abord. Les rues sont bondées, le trafic est dense, la plupart des bâtiments sont peu attrayants. A cela s’ajoutent l’altitude et la dénivelée des rues qui rendent la ville difficile à arpenter à pied.

Pour mieux découvrir la cité, nous empruntons les lignes de téléphérique. Moderne, rapide et silencieuses, les installations du téléphérique sont un ajout récent à l’infrastructure de la capitale. On s’embarque dans une cabine et on découvre aussitôt la ville sous un autre angle. On s’envole, on survole les immeubles, les maisons, on s’amuse à identifier les quartiers populaires, résidentiels, commerciaux. On prend de l’altitude, on s’élève de façon vertigineuse, au dessus des maisons ancrées aux parois de la montagne; la ville ressemble désormais à un jeu de dominos ocres.

C’est en téléphérique que nous nous rendons dans les faubourgs populaires de El Alto, inextricable mélange de piétons, de minibus et d’échoppes sur les hauts plateaux de la ville. C’est également en téléphérique que nous gagnons les quartiers aisés du sud de la ville. De là, un court trajet en taxi nous amène au portes de la vallée de la lune, un site géologique remarquable aux abords de la ville. Nous avons retrouvé la veille des amis voyageurs, les 5happyhoppers, et c’est avec eux que nous visitons le site; une agréable promenade hors du La Paz embouteillé.

Une balade dans le centre historique et la visite du musée de la musique complètent notre découverte de la capitale. Il y a encore beaucoup à découvrir à La Paz, quelques musées que nous aurions aimé visiter tel le musée des enfants ou la musée d’art moderne, mais nous choisissons de ne pas nous éterniser et de continuer notre route en direction du Pérou.


En pratique:

  • Il existe aujourd’hui trois lignes de téléphérique (rouge, jaune et verte) mais six lignes supplémentaires sont en construction. Le billet coûte 3 bolivianos par trajets (enfants de plus de 84cm inclus).
  • L’hôtel Flavia’s se trouve à courte distance du centre-ville et à côté du parc central urbain. Idéal pour les familles, nous avons payé 320 bolivianos pour une chambre triple avec petit-déjeuné, salle de bain privée, accès au sauna et garage sécurisé. Le petit-déjeuné est copieux, le personnel très sympathique, on vous conseille cet endroit.

Le temple du soleil

A courte distance de La Paz se trouve le temple de Tiwanaku. Le site est fort déterioré par des siècles d’érosion, de pillages, de fouilles archéologiques peu scrupuleuses et reste malgré tout empreint de mystères et de magie.

Les vestiges du site ont inspiré Hergé pour la création des aventures de Tintin (Le temple du soleil). Dès lors, leur visite est une étape indispensable pour les petits bourlingueurs. Pyramides devenues collines, temple aux cents visages, étranges monolithes de pierre aux faciès hypnotisants, malgré la dégradation du site, nous sommes vite captivés par cet endroit dont on ne connait réellement ni la fonction, ni les origines.

Une visite en image de ce site étrange, dans l’Altiplano battu par les vents:

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Pour en savoir plus sur Tiwanaku (article un peu bref, qui mériterait de plus amples informations).

A travers l’Altiplano

A Sucre, nous disons adieu à Maria et prenons à nouveau la route, à travers l’Altiplano, direction La Paz.

La route principale, en bon état, asphaltée, fait un crochet par le sud et la ville de Potosi, avant de remonter vers le nord, la ville d’Oruro et enfin La Paz.

Comme notre visa bolivien arrive bientôt à expiration, nous choisissons de ne pas faire étape dans la ville historique de Potosi (nous y reviendrons peut-être vers la fin de notre voyage) et de poursuivre notre route jusqu’à Oruro.

Cette journée promettait d’être l’une de ses ennuyeuses traversées, où l’on essaie d’optimiser le temps passé dans un pays en parcourant rapidement de longues distances. C’est sans compter les extraordinaires paysages de l’Altiplano qu’on ne se lasse pas de voir défiler par la fenêtre: une plaine immense, des montagnes à l’horizon, parfois un canyon ou un lac, le tout à 4000 mètres d’altitude.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Oruro, que notre livre de voyage décrit comme « sale, bondée, bruyante ». Un jugement peut-être un peu sévère, en fait, c’est une banale ville minière. Quitte à y faire étape, nous parcourons la ville le lendemain matin, dans le marché animé ou sur les hauteurs du sanctuaire Virgen del Socavon, le sanctuaire de la vierge protectrice des mineurs. Nous faisons un petit tour dans le musée d’art religieux, du folklore et de la mine, un sympathique petit musée un peu de brics et de brocs.

Départ en début d’après-midi pour notre prochaine destination, La Paz.

Sur les traces des dinosaures

Petit voyage dans le passé: aux alentours de Sucre, il existe de nombreuses traces de pas imprimées par les dinosaures dans la boue, il y quelques millions d’années. Les plus connues sont à proximité de la ville, dans le parc Cretacico, réputé très kitsch.

Nous choisissons une option moins populaire, plus éloignée de la ville, mais qui nous permettra également d’avoir un aperçu de la cordillère de Los Frailes et du cratère de Maragua.

Superbe cratère! Du col, on aperçoit la vaste cuvette dont les bords sont ourlés de multiples nuances de verts. Les strates géologiques apparentes dessinent sur la montagne des lignes blanches, grises, émeraudes, vert profond ou vert pâle, créant un décor d’une beauté presque irréelle.

Dans le village de Maragua, nous déjeunons, avant de continuer notre route pendant quelques minutes pour rejoindre le point de départ de notre randonnée. Deux kilomètres à pied à travers la montagne, pour atteindre une paroi dont la boue solidifiée a parfaitement conservé les empreintes, les enfants marchent dans les pas des dinosaures!

Une excursion inoubliable dans un cadre absolument magnifique, à recommander à tous les bourlingueurs!

 


Notes pour les voyageurs:

L’excursion peut se faire en une journée depuis Sucre, mais la piste qui mène à Maragua est en mauvais état et le trajet peut être long. Cela vaut la peine de rester sur place un jour ou deux. Prévoyez des vivres car il y a peu ou pas de magasins. Il y a des possibilités d’hébergement à Maragua, mais nous n’avons trouvé personne pour nous renseigner ou nous ouvrir la porte.

Pour l’accès au site de Nina Mayu, les villageois réclament un droit d’entrée. Rien d’officiel, l’argent collecté est censé aider les communautés locales. Pourquoi pas, si cela ne devient pas un piège à touristes! Pour info, j’ai donné 10 bolivianos pour toute la famille.

Que vous soyez seul ou avec un guide, avec votre propre véhicule ou à pied, l’excursion vaut le détour!

A Sucre

Depuis le hameau de La Higuera, nous entamons une longue descente pour rejoindre la route asphaltée qui mène à Sucre. Les paysages sont, une nouvelle fois, magnifiques, la piste, étroite et sinueuse. Nous faisons halte pour la nuit dans le bourg de Villa Serrano, presque au bout de la piste. Un village bolivien, sans attraits touristiques, et donc sans touristes, mais avec tout de même un bon café (Café San Miguel, sur la place du village).

La piste devient une route qui nous conduit à Sucre, la capitale constitutionnelle de la Bolivie, une ville blanche, entourée de montagne, à 2750 mètres d’altitude. Il y a beaucoup de belles églises, de belles maisons coloniales dans le centre historique que l’on parcourt aisément à pied malgré la circulation dense et chaotique. L’offre culturelle de la ville est vaste mais, un peu fatigués des églises et musées, nous nous contenterons d’une petite visite du très beau musée des arts folkloriques, et de sa magnifique collection de masques traditionnels de Carnaval, ainsi que d’une très intéressante visite guidée en français de la Casa de la Libertad, berceau de la nation bolivienne. C’est dans la Casa de la Libertad que fut ratifiée la déclaration d’indépendance de la Bolivie en 1825.

Le reste du temps, nous le passons dans l’agréable patio de l’Alliance Française, à étudier, à lire, en dégustant un bon café. Nous profitons également de l’offre gastronomique, des bons jus de fruits frais du marché, de délicieux chocolats à la chocolaterie “Para Ti”, de succulents plats au restaurant végétarien.

A Sucre, nous logeons chez l’habitant, chez Maria, une charmante hôtesse qui a également grandement contribué à rendre notre séjour agréable!


Hébergement: Marias lugar est un point iOverlander. Actuellement, Maria propose seulement quelques chambres chez elle (avec un parking). Sa maison est proche du centre, ultra-propre et les chambres sont très bon marché. Maria veut développer son activité hôtelière, une affaire à suivre car elle est vraiment une hôtesse parfaite!

Sur les traces du Che

Ernesto Che Guevara est né en 1928 à Rosario, en Argentine. Il est mort le 9 octobre 1967 dans le hameau de La Higuera, en Bolivie, exécuté par la milice bolivienne.

Nous nous engageons dans la montagne, sur les traces du Che. La route, asphaltée, est en excellent état jusqu’au bourg de Vallegrande. Vallegrande: c’est là que le corps du Che fut exposé aux yeux la population, quelques heures après son exécution. C’est aussi là qu’il fut enterré, dans le plus grand secret, avant qu’un officier de la milice ne révèle l’emplacement du tombeau, en 1997. Depuis, les restes ont été transférés et inhumés en grande pompe à Cuba.

Après Vallegrande, la roue se transforme en piste, de piètre qualité. Le chemin serpente vers les hauteurs. A gauche, on suspecte le ravin, dissimulé sous la toison grise des nuages. Après le passage du col, on dégringole sous la chape grise, les montagnes s’étirent à perte de vue. Nous atteignons le hameau de La Higuera avant la nuit.

Che Guevara est arrivé à la Higuera le matin du 27 septembre 1967 avec son armée de guérilleros. Coco, son acolyte, s’est alors rendu à la « casa del telegrafista », la maison du télégraphiste, pour y prendre les nouvelles. Apprenant que les milices boliviennes cernaient le secteur, les guérilleros repartent aussitôt dans la montagne. S’ensuivent douze jours d’une traque sans merci. Les guérilleros sont mal préparés, ils ont peu de nourriture, ne connaissent pas les points d’eau. Le 8 octobre 1967, Che Guevara est capturé sur le site de la Quebrada del Churo. Il est ramené à la Higuera et exécuté sommairement le lendemain.

Nous nous installons pour la nuit à la casa del telegrafista, aujourd’hui une auberge tenue par Aude, une Française. Au lever, la montagne est enveloppée dans une brume épaisse. Elle se dissipe rapidement et nous décidons de partir pour une petite randonnée guidée sur les traces du Che, à la Quebrada del Churo. L’après-midi sera, pour les enfants, consacré aux jeux avec Inti, le petit garçon de Aude.

Nous repartons le lendemain: il reste 180 kilomètres dont une majorité de pistes pour rejoindre la ville historique de Sucre.


Hébergement: la « casa del telegrafista » est un hébergement de charme, plus coûteux que les auberges où nous résidons habituellement (90 bolivianos p. p./n., moitié prix pour les enfants). Mais c’est un lieu agréable et surtout l’occasion de passer un peu de temps avec Aude et Inti. Pour les bourlingueurs désargentés, il est aussi possible de camper sur le terrain de la « casa ».