Les vestiges de Ritigale

Après un séjour très relaxant, nous quittons notre coin de paradis à Anadhapura pour d’autres horizons. Quelle sera notre prochaine destination? Sans but précis, nous hésitons un peu – pour finalement jeter notre dévolu sur Habarana.

Un village sans intérêt touristique mais proche de notre escale suivante. Rien à voir et peu à faire à Habarana, c’est un simple village au carrefour des voies qui mènent aux villes. Les rues adjacentes aux artères principales  ne sont que des chemins de terre battue. Les enfants se précipitent pour saluer les rares touristes et lancent un « what’s your name ? » ou plus prosaïquement un « bonbons ? ».

Un village sans intérêt donc, mais avec le charme des lieux simples. Le soir de notre arrivée, notre hôtelier nous accompagne pour grimper sur une roche et aller admirer le coucher de soleil au delà du lac. Nous convenons rapidement d’un excursion pour le lendemain matin : nous irons explorer les vestiges d’un monastère antique, perdu dans la jungle.

Notre tuktuk est ponctuel, nous quittons l’hôtel à 8h45 et parvenons 45 minutes plus tard aux portes de la zone archéologique. Petite déception, nous ne sommes pas les seuls visiteurs. Les touristes sont cependant peu nombreux, nous n’en croiserons qu’une poignée. 

Le sentier dallé de pierre grimpe dans la colline. Il est encore tôt mais la végétation dense capture chaleur et humidité, l’air est étouffant. Les vestiges des bâtiments sont disséminés dans la forêt, une salle de méditation et de prière, des bains, une bibliothèque… Nous trouvons même d’antiques latrines.

Deux heures de promenade suffisent pour explorer le site. Parvenus au bout du sentier dallé, il faut rebrousser chemin. Par delà s’étend la réserve stricte de Ritigale, interdite à toute activité humaine.

Site archéologique de Ritigale : entrée 500 rs, gratuit pour les enfants. Transport en tuktuk depuis Habarana, environ 2000 rs aller-retour.

Logement : Green Garden Resort, sympathique petite pension de famille, bon marché, propre et agéable.

Anuradhapura à bicyclette

Le site archéologique  d’Anuradhapura est assez étendu, il se visite généralement en tricycle à moteur ou, plus sportivement, en bicyclette.

Pour une seconde visite plus extensive des ruines, nous choisissons donc ce second moyen de transport. Nous avons la chance de dénicher chez un loueur des vélos de toutes tailles. Il y a même un vélo pour Lucie, mais elle est trop hésitante sur deux roues et nous préférons l’installer à l’arrière du vélo de sa maman.

Après les derniers réglages, nous voici donc partis. Au nord se situe la zone archéologique principale. Les tarifs pour y accéder sont élevés et nous préférons nous orienter vers le sud de la vieille ville. Le premier incident se produit alors que nous n’avons parcouru que quelques kilomètres. Le frein à disque de la roue arrière du vélo de Joëlle se bloque. Un motocycliste s’arrête presque immédiatement et saisit sa trousse à outils nous secourir. Nous repartons quelques instants plus tard. Un bruit désagréable se fait entendre, le frein est à nouveau bloqué. Cette fois-ci, nous faisons appel à notre loueur pour nous dépanner. Entre-temps, des villageois viennent à notre aide et nous invitent à attendre le dépanneur chez eux. Ils nous  proposent un siège et nous offrent des noix de coco fraîchement cueillies dans leur jardin. Notre dépanneur arrive prestement avec un vélo de remplacement, mais nos hôtes nous retiennent encore. Encore une noix de coco fraîche? Non? Une autre photo alors?

Après avoir noté l’adresse à laquelle nous enverrons les photos, nous reprenons la route. Le premier arrêt nous permet d’explorer les ruines d’un monastère, le second nous mène aux abords d’un temple charmant datant du 3èmesiècle avant notre ère. Pour éviter de retourner sur nos pas, nous suivons ensuite un sentier dans les bois. Il traverse un parc agréable, ombragé, où sont disséminées les ruines des bâtiments du jardin royal. Nous longeons ensuite un autre réservoir par l’ouest et profitons de vues magnifiques sur les anciens dagobas. Partout où nous allons, nous pouvons admirer des ruines, parfois presque oubliées, perdues dans la forêt.

Loin du trafic du nouveau centre-ville, la promenade est vraiment plaisante mais les enfants se fatiguent. Nous longeons la zone archéologique nord pour revenir à notre point de départ. Le lendemain sera un jour de repos!

Location de vélo: Sun Cycle, à proximité de la gare de la vieille ville. Vélo pour enfants, sièges bébé et casques disponibles.

Les temples de Mihintale

Les temples de Mihintale sont isolés, sereins, magnifiques. Pour la première fois de notre séjour au Sri Lanka, nous éprouvons le plaisir de flâner sans but au milieu des vieilles pierres, comme si le temps était suspendu. Il fait chaud, l’air est immobile. L’endroit est calme. 

Depuis l’arrêt de bus sur l’axe principal, nous traversons le parc municipal et découvrons presque par hasard les vestiges d’un hôpital du 9èmesiècle. Même s’il n’en reste que quelques pierres, le lieu est évocateur : on y distingue les chambres, le bain où les patients étaient trempés dans une décoction d’herbes médicinales.

Nous continuons et parvenons au petit musée local : il est désert, ignoré des touristes. Le gardien désœuvré nous fait l’honneur d’une petite visite guidée. Bien que son anglais soit limité, il nous montre les coffres de pierre qui protègent les reliques du Bouddha au cœur des dagobas, les mortiers utilisés pour les préparations médicinales, les instruments chirurgicaux et nous explique l’ingénieux système de filtration d’eau installé au-dessous des antiques latrines.

Nous continuons ensuite notre route vers le sud, en direction du site archéologique et religieux. Un majestueux escalier de pierre mène au sommet de la colline, où se trouvent les différents temples et dagobas. En chemin, nous découvrons plusieurs vestiges de la vie monastique : le réfectoire, le hall de méditation…

Alors que nous approchons de la plateforme, un singe bondit sur le sac à dos que porte Loïc et y dérobe une lingette emballée dans un plastique jaune. Il n’y a pas de mal mais Loïc a été désagréablement surpris.

Depuis la plateforme trois sentiers s’offrent à nous : l’un grimpe vers le nord le long du la roche jusqu’à un immense Bouddha, le second est une passerelle de métal qui escalade le flanc d’un roc sacré vers l’est, le troisième mène à un vaste dagoba. L’accès au rocher sacré est assez périlleux, heureusement nous sommes peu nombreux à tenter l’aventure cet après-midi. Quelques heures plus tard, alors que le soleil baisse à l’horizon, ce sont des centaines de pèlerins que nous verrons partir à l’assaut du rocher.

Quant à nous, nous redescendons, pour mieux remonter ensuite. Après quelques hésitations, nous grimpons sur une seconde colline, le long d’escaliers de pierre dégradés par le temps. Le site de Et Vihara est abandonné. Parvenus au bout du sentier, nous découvrons un dagoba envahi par les herbes et surtout une magnifique vue à 360°. Nous ne regrettons pas notre effort.

Nous revenons à notre point départ et explorons encore les environs, un étang d’irrigation, un dagoba à la base magnifiquement sculpté, avant de quitter le site à la tombée de la nuit.

Cette exploration d’un lieu magnifique et préservé, loin des hordes de touristes, nous a vraiment séduits.

Mihintale : musée et ruine de l’hôpital gratuits, accès aux sites religieux archéologiques 500rs par adulte, 250 pour les enfants.

Un jour de Poya à Anuradhapura

Colombo-Anuradhapura: la distance n’est que de 200 kilomètres mais il nous faudra plus de 4 heures pour la parcourir en train. Nous avons acheté des places assises en seconde classe, nous sommes donc relativement confortablement installés. Cependant, le trajet nous semble particulièrement long. Arrivés en gare d’Anuradhapura, un tuk-tuk nous attend pour nous conduire à notre hotel. Celui-ci est excentré, situé à mi-chemin entre les villes d’Anuradhapura et de Mihintale. L’endroit est idyllique: un ravissant bungalow dans un jardin ombragé. Séduits, nous décidons immédiatement de prolonger notre séjour afin de profiter de moments de détentes à l’écart du chaos de la ville.

Nous prévoyons de visiter quelques temples de la cité millénaire d’Anuradhapura le mardi, jour de Poya, date de la pleine lune. Le Poya, fête bouddhiste, est célébré dans tous le pays : les écoles, les administrations et de nombreux commerces sont fermés. Beaucoup de Sri-Lankais se vêtissent de blanc et se rendent au temple les bras chargés d’offrandes. Nombre de sites de l’antique capitale du Sri-Lanka sont chargés d’histoire et de symbolisme religieux, les pèlerins y viennent en masse pour prier.

Nous débutons notre exploration des lieux sacrés en nous rendant au pied du bodhi tree, l’arbre vénéré, au cœur du temple Sri Maha Bodhi. Ce bodhi tree serait le premier importé d’Inde, peu après l’introduction du bouddhisme au Sri-Lanka. Malgré la foule, l’atmosphère reste sereine, propice au recueillement et à la prière. Les offrandes de fleurs fraîches s’amoncellent, rapidement remplacées. 

Nous suivons ensuite les pèlerins vers le nord à travers un large parc, jusqu’au dagoba de Ruwanwelisaya : un majestueux monument blanc orné de sculptures d’éléphants à sa base. Une fois encore, l’endroit est bondé mais les touristes sont quasiment absents. Seuls les pèlerins se pressent pour déposer leur offrandes et se recueillir.

Nous continuons désormais vers l’est et nous nous perdons dans les sentiers boisés à proximité du dagoba Mirisavatiya. A Anuradhapura, chaque parc, chaque parcelle de forêt recèle quelques vestiges de la civilisation antique qui dominait ici. Ce ne sont souvent que des rectangles de briques au sol, parfois des piliers de pierre qui ont survécu aux dommages du temps. Malgré tout, le nombre de ces ruines impressionne.

Il faut se déchausser avant de pénétrer dans l’enceinte d’un temple. A mesure que le jour avance, le dallage devient brûlant sous le soleil intense. Nous abandonnons désormais nos visites et choisissons de faire une pause sous les galeries ombragées d’une ancienne résidence coloniale aménagée en hôtel. Il est ensuite temps de reprendre le bus pour retourner dans notre hôtel isolé.

Les autres jours passés à Anuradhapura sont consacrés aux leçons et à des parties de jeux dans le jardin de l’hôtel, ainsi qu’à une visite des temples de Mihintale et une balade à vélo à travers Anuradhapura (ces deux dernières visites seront relatées dans d’autres articles).

Notre hôtel : Green Cottage, à 10 kilomètres de la ville d’Anuradhapura mais facilement accessible en bus, superbe endroit.

Les visites mentionnées dans l’article sont gratuites, sauf l’accès à Sri Maha Bodhi qui est parfois payant (200 rs, gratuit le jour de Poya).

Le café de l’hôtel colonial « The sanctuary » est très bon, mais relativement coûteux (400 rs).

Riz et curry

La cuisine sri-lankaise ne nous a pas immédiatement éblouis. Rien d’inconnu, d’étrange ou de déroutant dans les plats qui nous été servis : du riz, des légumes, des lentilles, du poulet ou du poisson en sauce. Au fur et à mesure des dégustations, notre palais s’affine, nos papilles s’accoutument aux saveurs épicées et nous découvrons les nuances subtiles des multiples variations de curries. La gastronomie sri-lankaise est réellement délicieuse.

Le plat national est le « Rice and curry », littéralement riz et curry. Il est souvent servi à midi, dans des buffets généreux où un choix de 5-6 curries différents accompagne une montagne de riz. Il n’est cependant pas difficile de trouver des rice and curry à toute heure de la journée.

Rice and curry : une explosion de saveurs et de couleurs!

Avant de goûter à la cuisine sri-lankaise, nous avions rarement dégusté une telle palette de curries différents, pour la plupart végétariens. Quelques-uns de nos préférés :

  • Le curry de mangue : une saveur fortement acidulée pour ce curry aux tons bruns orangés, cuisiné à base de petites mangues vertes
  • Le curry de jackfruit : ce gros fruit vert à la chair jaune et à l’odeur entêtante devient à la cuisson un met ferme, aux teintes brunes foncées  et à la saveur très douce
  • Le curry de citrouille : orangé et très léger, plus accessible aux enfants
  • Le curry d’aubergine : sucré-salé aux tons pourpres
  • Le curry de courge amère : comme son nom l’indique, l’amertume prononcée de ce plat contraste avec les autres saveurs et surprend les papilles
  • Le curry de lentille, ou dhal : brun clair, un incontournable à tous les repas. Le dhal est souvent plus neutre, moins épicé que les autres curries, ce qui en fait un accompagnement idéal. Il se déguste avec le rice and curry mais aussi le matin, au petit-déjeuner, sur des galettes de nouilles de riz ou de large crêpes nommées « roties »
  • Et tant d’autres…

Le rice and curry s’accompagne aussi de salades de tomates, d’oignons frais coupés, de dés de betteraves cuites, et surtout du délicieux coconut sambol.

Le coconut sambol est une salade de chair de noix de coco fraîchement râpée, pilée avec des oignons et du piment puis arrosé de jus de citron vert. C’est délicieusement rafraîchissant, dangereusement épicé et simplement exquis.

Où manger au Sri Lanka ?

Il n’y a pas vraiment d’échoppes de rue mais un certain nombre de restaurants dits « familiaux », voire de fast-foods, qui offrent des rice and curries à midi et le soir. La plupart des hôteliers proposent de cuisiner pour leurs résidents, ce qui est pratique, souvent délicieux mais généralement 2 à 3 fois plus cher que dans les restaurants familiaux et parfois un peu trop occidentalisé.

La cuisine sri-lankaise est délicieuse, elle est aussi remarquablement bon marché. Dans un restaurant familial, une portion de « rice and curry » coûte entre 200 et 400 Rs (soit environ 1 à 2 euros) et nourrit aisément 2 personnes.

Comment manger ?

Le rice and curry se mange… avec les doigts ! Il faut isoler une petite portion de riz au coin de l’assiette, le malaxer avec le ou les salades et curries sélectionnés, saisir la petite boulette ainsi formée avec les doigts de la main droite et la pousser dans la bouche avec le pouce. Plus facile à dire qu’à faire, nous préférons souvent quémander une cuillère.

Bon appétit !

Nos favoris :

  • Restaurant B-leaf dans la banlieue sud de Colombo
  • Restaurant Matey Hut à Ella

Colombo, métropole moderne en devenir

Nous n’avons pas beaucoup d’attentes en arrivant à Colombo. Les commentaires de voyageurs ne sont pas particulièrement élogieux. Trois jours dans la capitale nous semblent être suffisants pour en explorer les sites remarquables.

Le train longe la côte ouest de l’île. Au travers des fenêtres; des villages, des forêts, la mer, les plages… Un trajet rapide et confortable jusqu’à Mount Lavinia, la banlieue sud de Colombo, un quartier aisé.

Comme souvent au Sri Lanka, l’hôtel n’en est pas véritablement un: il s’agit d’une grande maison particulière dont le dernier étage a été aménagé pour accueillir des hôtes. Belle chambre et surtout magnifique terrasse sous le toit, l’endroit est très agréable. Nous goûtons de nouveau au plaisir de nous mêler à la population locale. Nous sommes les seuls touristes dans le restaurant du quartier, un buffet de riz et curries délicieux pour un prix dérisoire. C’est tellement bon que nous y retournerons chaque jour de notre séjour.

Après quelques péripéties, l’après-midi est déjà bien entamée lorsque nous prenons un transport jusqu’à la capitale (taxi réservé via l’application Pickme, indispensable au Sri Lanka). N’ayant que quelques heures devant nous, notre choix se porte sur une visite du musée national. Le prix d’entrée est assez élevé pour une famille, mais le bâtiment et les pièces exposées sont superbes. L’ensemble est bien mis en valeur, dommage que les explications soient succinctes. Ces dernières sont sans doute jugées superflues: devant nous, une centaine d’écoliers en uniformes blancs traversent à un rythme soutenu chaque pièce, en file indienne, disciplinés, silencieux. Une excursion scolaire bien différente de celles que nos enfants connaissent !

Le lendemain, nous partons plus tôt en direction du temple Gangarayama.  Ce temple bouddhiste est surprenant : un bric-à-brac d’objets religieux précieux, dont un grand bouddha de jade blanc, un autre taillé dans un bloc de rubis brut, un coffret en or censé contenir un cheveu de Bouddha, une minuscule représentation du sage, la plus petite jamais sculptée… A cela s’ajoutent des objets laïques divers tels une collection de voitures anciennes.

Plus loin, nous visitons encore un temple plus petit, sur un îlot du lac Beira Ouest. Il est déjà temps de nous rendre au restaurant de l’hôtel Hilton. Nous y avons réservé une table pour le repas de midi, afin de fêter dignement l’anniversaire de Lise.

On se régale et on découvre par la même occasion que l’espresso servi dans le lobby de l’hôtel offre un des meilleurs rapports qualité-prix de la capitale. Pratique pour une pause au calme loin de la cohue du centre-ville. Après un bon repas, on flâne dans les rues du vieux Colombo, un mélange de bâtiments coloniaux défraichis et de constructions hideuses.

Le troisième jour, nouveau contretemps. Nous voulons voir de plus près la Lotus Tower, la nouvelle construction iconique de la ville, une longue tour verte ornée d’un bulbe rose pâle. Nous nous engageons sur la promenade qui longe le lac Beira Est, une longue avenue piétonne parfaitement aménagée mais déserte. Les tables de piquenique et les arbrisseaux qui la bordent semblent indiquer que cette promenade est destinée à offrir un espace de loisirs aux citadins. Pour l’heure, elle est délaissée. Au pied de la tour, en lieu et place du futur parc, des barricades. Impossible de s’écarter de la promenade, il faut la suivre jusqu’à l’autre rive. Ce sont donc plus de 2 kilomètres que nous avons parcourus le long du lac. 

Nous choisissons de héler un tuktuk (Pickme!) pour regagner le centre-ville. Autour de nous, une succession d’immeubles en construction rivalisent d’audace, commandes pour la plupart d’investisseurs chinois. Le visage de Colombo change, son front de mer se redessine. Après un bon café, nous nous perdons dans les rues de l’immuable quartier populaire de Pettah.

Agréable séjour à Colombo, nous prévoyons déjà d’y faire une autre étape.

Notre logement: Leisure Villa, dans la banlieue sud, réservé sur Booking.com. Grande chambre familiale avec air conditioné et salle de bain privée à 25 USD. Très agréable, petit-déjeuner non compris, coin cuisine et boulangerie locale au coin de la rue.

Notre cantine: Restaurant B-leaf, à une centaine de mètre de Leisure Villa

Achats: Keels, un supermarché à l’assortiment plus « occidental »: produits frais, rayon de produits biologiques et même du chocolat Lindt.

Découverte de Galle

Galle est une petite ville historique située sur la partie sud-ouest de l’île. 

Nous ne sommes guère attirés par les plages et préférons le charme de la vieille cité aux palmiers, étendues de sables et hôtels luxueux de la côte ouest.

L’accès à Galle est particulièrement aisé depuis Matara: il nous suffit de monter dans le train qui longe la côte, lequel n’est pas bondé. Après 3 heures d’un trajet relativement confortable, nous parvenons à Galle et rejoignons l’hôtel que nous avons réservé, situé à l’écart de la vieille ville, dans une banlieue calme.

De nouveau, nous alternons leçons de Français et de mathématiques avec visites et excursions. La ville de Galle offre plus d’attraits que celle de Matara, et nous apprécions notre séjour, que nous prolongeons pour une semaine.

Le premier après-midi est consacré à la découverte de l’enceinte du fort en compagnie de nos amis Sandra et Aron. Nous flânons le long des remparts, pénétrons dans les églises et les bâtiments coloniaux restaurés, arpentons les ruelles bordées d’hôtels, de restaurants et de boutiques chics. Il y a peu de circulation dans l’enceinte, ce qui contribue à rendre la balade plaisante. Nous visiterons les lieux à plusieurs reprises lors des prochains jours, notamment dans le but d’acquérir des petits cadeaux éthiques et écologiques pour l’anniversaire de Lise.

En revanche, pour les consommations courantes, nous préférons nous éloigner du fort et de ses prix corsés, pour manger ou boire des jus de fruits frais au restaurant familial à proximité de notre logement, voire nous concocter nous-mêmes nos petits plats. 

Un second après-midi, nous retrouvons nos amis sur le sable de la plage d’Unawatuna, une plage tropicale comme il y en a tant d’autre, bordée de cocotiers, de chaises longues et de parasols. Baignade et jeux sur la plage ; les derniers moments en compagnie de Sandra et d’Aron qui quittent le Sri Lanka le lendemain.

Une autre excursion nous mène plus loin de Galle, aux abords de la plage d’Hikkaduwa. Cette fois-ci, nous sommes à la recherche des deux petits musées du tsunami, des lieux qui commémorent les conséquences de la catastrophe naturelle de décembre 2004. La petite gare de Telwatte fut le théâtre de la pire catastrophe ferroviaire de tous les temps : 2000 personnes qui avaient trouvé refuge dans les wagons du train stationné en gare furent emportés par la vague.  Le premier musée expose des clichés de la catastrophe, le second dédie sa collection à l’explication scientifique des phénomènes de tsunami. De nombreuses morts auraient pu être évitées si les villageois avaient été conscients des dangers liés aux tsunamis: ignorants du phénomène,  ils n’ont pas tenté de se mettre en sécurité. Le musée veut remédier à ce manque de connaissance : malgré sa didactique d’un autre âge, les enfants se passionnent pour les explications de notre guide.

Dans une note plus optimiste, nous avons fêté les 12 ans de Lise à Galle, avec une après-midi shopping, un bon café et un part de gâteau au Kat’s Coffee d’Unawatuna.

Galle est décidément une de nos escales préférées!

La rue du Hollandais à Matara

Matara n’est pas une destination touristique. La petite ville sur la côte sud du Sri Lanka est une cité universitaire et un centre de commerce. Notre but en y faisant escale est avant tout de ralentir le rythme du voyage et de progresser dans nos leçons de l’enseignement à distance, que nous avons un peu négligées depuis notre départ.

Pour rejoindre Matara depuis Tissa, le moyen de transport le plus facile et économique est le bus. Il suffit de se poster au bord de la grande route et de faire signe au conducteur d’un des nombreux bus rouges ou bleus qui circulent. Le bus ralentit, on annonce au receveur sa destination et on grimpe prestement à bord avant que le bus ne redémarre en trombe. Emotions fortes garanties, le bus accélère, double, ralentit, fait une embardée à gauche, à droite, freine sec pour prendre de nouveaux passagers. Certains d’entre nous font le voyage debout, mieux vaut s’accrocher fermement !

Nous nous installons dans une petite villa à proximité du centre-ville et de la longue promenade qui borde la plage. La plage n’est pas à proprement parler paradisiaque: une étendue de sable crème, bordée d’un bande herbeuse puis de la route d’un côté et d’une mer houleuse de l’autre. L’endroit ne se prête pas à la baignade.

Nous avons occupé nos quatre jours à Matara en faisant des cours intensifs, entrecoupés de récréations sous forme de visites et d’excursions:

  • L’Alliance Française de Matara : les Alliances Françaises sont des organismes indépendants qui promeuvent la langue et la culture francophones dans de nombreux pays et villes du monde. En voyage, nous nous rendons dès que possible dans les Alliances Françaises, afin d’emprunter où de lire sur place un livre ou une bande dessinée en Français, de rencontrer des locaux passionné par la culture francophone, ou des expatriés francophones. Ici, nous sommes chaleureusement accueilli par le directeur, un Sri-Lankais qui a vécu en France et enseigne désormais la religion bouddhique à l’université.
  • Le fort en étoile : un musée minuscule mais intéressant à visiter, à l’intérieur d’un des fortifications en forme d’étoile érigées à l’époque où Matara était un comptoir hollandais.
Le fort hollandais
  • Le temple Weherahena : un temple étrange, dressé il y a une trentaine d’année seulement mais dont les structures en béton et les nombreuses fresques s’effritent ou s’effacent. La partie extérieure est un immense Bouddha en béton coloré, la partie souterraine, plus pittoresque encore, est un labyrinthe dont les murs et le plafond sont couverts de fresques relatant des épisodes de la vie de Bouddha. fascinant mais les donations des rares touristes et des plus nombreux pèlerins ne permettent pas de maintenir l’ensemble en bon état.
  • La fête nationale : nous sommes à Matara le 4 février, jour de la fête nationale. Depuis la promenade le long de la plage, nous observons le défilé des écoliers et écolières en uniformes de parade.
  • La plage de Polhena : à quelques kilomètres à l’ouest de Matara, une plage qui est habituellement calme mais qui, en ce jour de fête nationale, et bondée. C’est à la fois amusant et fatiguant de se mêler à la foule des vacanciers indigènes. En nageant un peu plus loin du rivage, nous parvenons à apercevoir quelques grandes tortues.
  • Enfin, la rue du Hollandais, the Dutchman’s Street, un café-restaurant très agréable situé à proximité de la plage, dans l’ancien quartier colonial. Le lieu dégage une atmosphère plaisante et offre de bons jus de fruits et une connexion internet ultra-rapide. L’endroit idéal pour étudier : nous y viendrons presque quotidiennement, en longeant la longue plage de Matara, les pieds dans l’eau.

Bundala, le paradis des oiseaux

Une fois encore, nous nous levons avant l’aurore pour explorer un parc national.  Le prix élevé des excursions dans les parc nationaux ne nous permettra pas de les visiter tous, nous avons sélectionné Bundala qui est moins réputé et donc moins fréquenté que les parcs nationaux voisins.

Bundala est un parc côtier qui accueille une grande diversité d’oiseaux et d’espèces aquatiques. Nous y parvenons peu après le lever du soleil. Hérons, ibis, paons sauvages,  pélicans, buffles, varans, tortues, crocodiles, singes et même un éléphant (lequel a malheureusement été blessé par des villageois), voici un petit aperçu de notre excursion.

Pour les voyageurs :

Le tarif pour accéder au parc est de 10$ par adulte et 5$ par enfant, auxquels il faut ajouter les frais et taxes, et environ 4000 Rs pour la location d’une jeep avec chauffeur.

Escale à Tissa

Nous quittons Ella et la région des  montagnes en nous offrant le luxe d’un transport privé jusqu’à ville de Tissamaha…, Thissamaraha…, bref Tissa.

Nous arrivons rapidement à destination. En plaine, la chaleur du midi est écrasante. Nous mettons à profit les heures chaudes pour nous plonger dans la piscine de l’hôtel.

Quelques heures de détente avant de partir explorer à pied cette ville peu touristique mais agréable. La balade nous mène le long du lac du réservoir, un refuge pour de nombreux oiseaux, hérons, perruches, cormorans, pélicans….

Un peu à l’écart, nous nous installons pour assister au réveil des myriades de chauve-souris frugivores qui sommeillent encore dans les arbres. Un guide local vient nous conseiller de nous éloigner de la rive : les crocodiles sont nombreux dans cette région du lac. Oups – on s’exécute rapidement.

A la nuit tombée, les chauve-souris s’éveillent une à une et partent en chasse de nourriture. Nous nous mettons également en quête d’un restaurant bon marché, ce qui s’avère plus compliqué que prévu. De retour à l’hôtel, il faut se coucher tôt car nous nous levons avant l’aurore pour explorer le parc national de Bundala.

Pour observer les chauves-souris, le mieux est de s’installer au bord de la petite route au coin sud-ouest du lac. Attention aux crocodiles!