Journée œcuménique autour de Jaffna

Pour une seconde journée d’exploration des alentours, nous profitons du fait que François-Xavier a fait transcrire son permis de conduire à l’administration responsable du trafic routier, à Colombo. Muni d’un permis valide, il peut louer et conduire une voiture. Nous embarquons tous à bord d’une petite Maruti Suzuki, direction les îles au large de la ville, accessibles en voiture par les digues. Le long des digues, l’eau peu profonde des lagunes abrite quantité d’oiseaux marins : aigrettes, cormorans, pélicans, hérons, et bien d’autres.

Nous nous arrêtons où bon nous semble, pour admirer un temple ou un site historique. Le premier arrêt notable est aux abords d’une mosquée soufie près de la plage de Charty. Le gardien des lieux nous accueille avec plaisir et prend le temps de nous expliquer la philosophie des musulmans soufis. Quelques kilomètres plus loin, c’est une église qui attire notre attention. Plusieurs femmes en sari s’y rendent justement pour prier. 

Nous continuons notre route, sur une digue, lorsque nous sommes arrêtés par une procession. Des hommes et des femmes défilent en chantant, selon un rituel hindou. Nous sortons du véhicule pour nous mêler à la procession, les enfants se retrouvent rapidement les bras chargés de bananes. La procession s’éloigne et nous reprenons notre exploration. Sur l’île suivante, aux abords d’un temple, nous sommes témoins d’une nouvelle procession, plus petite. Nous continuons à travers les villages et la campagne pour atteindre le terminal des bateaux à destinations de îles. Renseignement pris, il n’est pas possible de mettre la voiture sur un bateau (seul les deux-roues sont admis), nous reportons donc cette excursion à un autre jour.

De retour sur la première île que nous avions parcourue, nous apercevons au loin la procession que nous avions croisée sur la digue. Les enfants nous demande de s’arrêter encore une fois, nous garons donc la voiture à proximité du temple. Plusieurs hommes, torses nus, de longs hameçons fichés dans le dos, chantent et dansent de manière hypnotique. Autour d’eux, la foule rassemblée les encourage. Des statues multicolores du temple, aux saris chatoyants des femmes et costumes bariolés des danseurs, c’est un spectacle en technicolor que nous contemplons. 

Après quelques minutes, un homme attire notre attention et nous enjoint de le suivre. Il nous distribue tout d’abord quelques graines de pois chiche, puis quelques morceaux de sucre candi ainsi qu’un riz gluant à la noix de coco. Il nous guide ensuite vers une salle où de nombreuses personnes, hommes, femmes et enfants, sont assis par terre, en rangs ordonnés. Nous nous asseyons pour compléter un rang et rapidement un homme dépose devant nous une feuille de bananier. Le suivant remplit notre feuille de riz, un autre y dépose curries et légumes. Au final, c’est un repas complet que nous nous voyons offrir. Nous mangeons avec les doigts, au sol, et c’est plutôt bon. Fou rire lorsqu’un des serveurs écrase par mégarde l’assiette-feuille de bananier remplie d’Olivier avec son chariot. 

Après le repas, notre guide nous indique l’endroit où nous pouvons nous laver les mains et nous désaltérer.  La présence de quelques participants, originaires du village mais qui ont émigré en France ou au Royaume-Uni nous permet d’en apprendre plus sur ces festivités annuelles. Nous avons passé un excellent moment.

Repus, nous reprenons la route et nous dirigeons vers le village de Kayts. Ce village est un ancien port de transit de biens (et notamment des éléphants) vers l’inde, il garde quelques vestiges de bâtiments coloniaux remarquables. Nous espérons boucler notre route en prenant le ferry vers l’île suivante. Malheureusement, celui-ci est endommagé et ne peut pas embarquer de gros véhicules. Il nous faut donc retourner sur nos pas en direction de Jaffna. Nous faisons escale en ville pour déguster une rafraîchissante bière au fût, au bar d’un hôtel de luxe.

Pour clôturer cette journée œcuménique, nous nous rendons sur le site archéologique de Kandurodai. Le site abrite 57 petites dagobas arrondies, les sépultures d’autant de moines bouddhistes. Dans la lumière du soleil couchant, les petites demi sphères alignées sont magnifiques. Quatre des religions majeures de la planète abordées en une seule journée, voici une excursion bien remplie !

Escapades à Jaffna

Outre les performances douteuses de certains (la plupart d’ailleurs) conducteurs, l’un des inconvénients des voyages en bus à travers le Sri-Lanka est le niveau sonore à l’intérieur des véhicules. Un trajet ne se conçoit pas sans la musique locale, poussée à fond dans des haut-parleurs souffreteux. Le volume varie peu, de simplement dérangeant à carrément assourdissant.

Dans le bus qui nous mène de Mullaitivu à Jaffna, l’ambiance sonore culmine à la limite du supportable, de la douleur auditive. Les boules Quies atténuent à peine le vacarme. Le trajet dure moins de 3 heures, mais nous en sortons épuisés.

Nous sommes heureux de constater que l’hôtel que nous avons sélectionné, en bordure du vieux parc, est situé dans un lieu plutôt calme. Après quelques délibérations, nous décidons que Jaffna sera notre ultime étape à Sri Lanka. Tant pis pour les lieux que nous n’avons pas visités, nous posons nos bagages ici pour une semaine.

Ce n’est pas qu’il y a tant à voir à Jaffna, mais nous décidons de favoriser le repos, les leçons et l’exploration locale plutôt qu’un nouveau long et fastidieux voyage en bus.

Bien nous en à pris : nous avons adoré notre séjour à Jaffna. Voici quelques moments forts de ces journées.

Découverte de la ville

Notre première étape est l’Alliance Française de Jaffna, située à quelques centaines de mètres de notre hôtel. L’accueil est particulièrement chaleureux et nous restons un long moment à discuter avec le directeur de l’Alliance pendant que les enfants dévorent des bandes dessinées.

Nous prenons ensuite la direction du temple Nallur, le temple hindou le plus réputé de la ville. Entièrement peint de couleur dorée, il est magnifique au soleil. Pour y pénétrer, les hommes doivent ôter leur T-shirt ou leur chemise (plus exactement, toutes les personnes de sexe masculin, car Loïc n’y coupe pas). Nous y parvenons juste à temps pour le puja, la prière, de 16 heures et suivons la cérémonie quelque peu en retrait.

Au sortir du temple, nous prenons un tuk-tuk pour aller encore explorer le vieux fort hollandais. L’état de conservation des forts coloniaux varie d’une ville côtière à l’autre, celui de Jaffna est partiellement restauré et fort agréable à parcourir.

La suite de nos escapades à Jaffna dans un prochain article…


Notre hébergement: SkyParkView hotel, bon marché, simple mais sympathique et bien situé, en face du vieux parc et de sa plaine de jeux.

Une pause gourmande? Glacier Rio, à proximité du temple Nallur. Pas tant pour les glaces qui ne sont pas les meilleures qu’on a mangées (celle au café n’est pas mauvaise), mais pour l’ambiance, toutes les familles s’y retrouvent! Pour les jus de fuits: Juiceland, presque en face de l’entrée de temple, très bon jus pas trop sucrés.

Une pause gourmande? Glacier Rio, à proximité du temple Nallur. Pas tant pour les glaces qui ne sont pas les meilleures qu’on a mangées (celle au café n’est pas mauvaise), mais pour l’ambiance, toutes les familles s’y retrouvent! Pour les jus de fuits: Juiceland, presque en face de l’entrée de temple, très bon jus pas trop sucrés.

Guerre civile

Nous quittons Trincomalee presque à regrets. Notre objectif est d’atteindre le nord de l’île, la péninsule de Jaffna. Au vu des distances, qui sont longues à parcourir au Sri Lanka, nous choisissons de faire une étape dans la petite ville de Mullaitivu, sur la côte nord-est.

Nous sommes désormais 6 voyageurs, car nous avons retrouvé François-Xavier, qui avait quitté le Sri Lanka pendant 3 semaines pour raisons médicales, et son ami Olivier qui nous accompagne dans notre périple.

La zone de Mullaitivu est tristement connue pour avoir été le théâtre des derniers affrontements de la guerre civile qui a déchiré le nord-est du pays pendant des décennies. Le conflit ethnique, politique, et religieux entre Singhalais bouddhistes et Tamouls Hindous a fait de nombreuses victimes depuis les années 80. Il a pris fin en 2009.

Les régions touchées par la guerre se reconstruisent peu à peu. Pour rejoindre Mullaitivu, nous embarquons dans un bus qui roule tantôt sur une petite route qui serpente le long de la côte, tantôt sur une piste, et traverse parfois les rivières sur des ponts de fortune.

Peu de choses à faire à Mullaitivu, la petite ville n’a guère d’autres attraits touristiques que sa longue plage, belle et étonnamment libre de déchets, mais peu ombragée. Nous apprécions de déambuler dans les rues désertes.

Afin de découvrir la région, nous louons les services d’un chauffeur de tuk-tuk qui nous emmènent voir les sites marqués par la guerre : l’épave du navire de commerce Farah, pris en otage par l’armée de Tigres Tamouls en 2006 et coulé par ces derniers, le paysage de Mullivaikkal, où eurent lieu les derniers combats et qui est encore criblé d’impacts de bombes. Nous échouons à pénétrer dans ce qui fut la base de sous-marins expérimentaux de l’armée Tamoule. Le site, brièvement ouvert aux touristes après la guerre, est désormais gardé par l’armée Sri-Lankaise. Nous terminons la ballade par la visite du monument de la victoire, pompeux édifice à la gloire des forces armées. Aux abords des sites, des panneaux d’information diffusent une propagande pro-Singhalaise. Pire, alors que partout ailleurs les panneaux d’informations sont rédigés dans les 3 langues officielles du pays (Singhalais, Tamoul et Anglais), à proximité du monument de la victoire, le petit musée n’affiche que des informations en Singhalais : notre chauffeur de tuk-tuk, Vijy, est incapable de les déchiffrer. Vijy est tamoul, il a 29 ans et faisait parti de l’armée des Tigres jusqu’à l’armistice.

Malgré des souvenirs douloureux, les aménagements publics récents dans la petite ville témoignent d’une volonté d’investir dans un futur prospère. Quant à nous, après un court séjour, nous reprenons le bus en direction de Jaffna, dans l’extrême nord du pays.


Restaurants :

Pour le petit-déjeuner ou le midi : Ammachchi, un petit « food center » très bon marché et délicieux. On commande les spécialités locales directement au comptoir où elles sont confectionnées et on les déguste sur les tables dans la cour.

Pour le soir : Beach Café, un cadre assez agréable à proximité de la plage et un succulent Kottu à un prix très abordable.

Notre hébergement : Sun&Sand, confortable et bon marché. L’offre d’hébergement est encore très limitée à Mullaitivu.

Trinco, coté océan

Aux abords de Trinco, nous saisissons également l’opportunité d’observer la faune aquatique : des coquillages qui sont si nombreux sur la plage qu’il suffit de plonger la main dans le sable pour en récolter une poignée, aux coraux et poissons multicolores à proximité de l’Ile aux Pigeons, en passant par les requins, tortues de mer, baleines et dauphins.

Notre première excursion nous mène à l’Ile aux Pigeons. L’île est une réserve naturelle, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée pour y accoster. De la plage, on enfile palmes, masques et tubas pour aller contempler la faune sous-marine : quelques petits requins, des tortues de mer, quelques coraux (bien que ceux-ci ont souffert tant du tsunami de 2004 que du développement trop rapide du tourisme) et surtout une multitude de poissons tropicaux variés. 

La deuxième excursion que l’on entreprend le lendemain à l’aube est encore plus spectaculaire. Le bateau nous entraine loin des côtes pour observer baleines et dauphins. Après quelques minutes d’attente, nous apercevons un premier jet, puis un autre. Chaque baleine fait surface, souffle, disparaît, resurgit un peu plus loin puis s’enfonce dans un plongeon majestueux. 

Plus tard, alors que les baleines se font rares, ce sont les dauphins qui nous accompagnent, plongeant parfois à courte distance du bateau. Une superbe excursion que quelques images décrivent bien mieux que les mots !

Trinco, sur la côte

Située à l’est de l’île, la petite ville de Trincomalee est paisible, peu étendue. Les ravages de la guerre semblent oubliés, l’époque où les guides touristiques décrivaient la ville par ces mots: “Bagdad-sur-mer”.

Comme de nombreux touristes, nous nous sommes réfugiés le long de la plage d’Uppuveli, au nord de Trinco. Belle étendue de sable bordée de cocotiers et d’une eau aigue-marine. Notre hôtel est niché parmi les huttes de pêcheurs, à quelques pas de la mer par les ruelles sablonneuses. Le quartier est tranquille, peu fréquenté. Plus loin, vers le nord, la plage se dote d’établissements touristiques, hôtels, restaurants, bars, en nombre suffisant pour offrir tout le confort désiré par les vacanciers occidentaux, mais heureusement trop peu pour que l’atmosphère paisible en soit troublée.

Vers le sud, la plage s’étire jusqu’à la ville, jonchée d’une multitude de bateaux de pêche multicolores, et, hélas, des inévitables déchets plastiques.

Quelques jours au calme, entre leçons et baignade. Nous profitons d’une après-midi pour découvrir la petite cité, une longue marche dans les rues de Trinco qui nous mène de la gare des bus au très coloré Kali Kovil, puis plus au sud, au bâtiment colonial du musée naval. Après une courte visite du musée, nous remontons vers le nord-est, les pieds dans l’eau le long de la ravissante (et propre) plage de Dutch Bay. Nous voici aux portes de la citadelle, construite par les hollandais et maintes fois assaillie. Nous pénétrons dans l’enceinte, parcourons les allées solitaires à l’ombre des arbres banians. Rares sont les visiteurs. Les cerfs, eux, circulent librement dans la cité. Nous grimpons l’allée jusqu’au temple hindou qui couronne le rocher surplombant l’océan. Aux abords du temple, la chaleur de l’après-midi est intense, les dalles de pierre brûlent nos pieds nus. Nous redescendons au cœur de la ville et cédons au plaisir de nous rafraîchir en pataugeant dans les vagues le long de la côte. 4 kilomètres de marche sur la plage, nous avons fait une belle balade de 12 kilomètres au total!


Notre hôtel : Blue Wave à Uppuveli

Notre restaurant favori : Eastern Lanka, sur la route principale, le meilleur rapport qualité-prix à notre goût.

Pour les boissons : le bar de la plage, Fernando’s Bar, prix modérés et une vue imprenable sur l’océan.

Flâneries à Batticaloa


En quittant Polonnaruwa, nous nous écartons des sentiers battus par les touristes. La petite ville de Batticaloa, sur la côte est du Sri Lanka, n’est pas une destination touristique populaire, tout au plus est-elle une escale pour les voyageurs qui se dirigent vers les célèbres spots de surf de la partie sud-ouest de l’île.

Voyage en train

Batticaloa est facilement accessible en train, et le train est notre moyen de transport favori au Sri Lanka. Celui de 10h20 n’offre que des troisièmes classes. La rame est petite et bondée. Aujourd’hui 4 mars est un jour férié pour les familles tamoules et musulmanes: nombreuses sont celles qui ont choisi de profiter de ce jour chômé pour se rendre à la plage. Le prix du billet est dérisoire, à peine plus d’un Euro pour nous tous. Le wagon remue et cahote, les gares se succèdent, les familles discutent et grignotent sans cesse, les enfants jouent. On nous propose toutes sortes de snacks. Après 1h30 de trajet, le train s’arrête en gare de Valachenai : ici descendent les familles qui passeront la journée sur la plage de Passikudah. Nous voici presque seuls dans le wagon.

La gare de Batticaloa est particulièrement calme. Nous sommes en milieu de journée, le soleil est brûlant. Nous trouvons rapidement un tuk-tuk pour nous emmener vers notre destination finale, la presqu’île de Navalady.

Le train en troisième classe.

Quelques considérations environnementales

Navalady : une longue bande de terre sableuse, qui sépare le lagon d’eau douce et l’océan indien. L’endroit serait idyllique sans la pollution, omniprésente au Sri Lanka. Les déchets jonchent le sol, les abords des routes, la plage. Des bouteilles d’eau vides, des emballages de paquets de chips, de biscuits, des pots de yaourt et des sachets plastiques par centaines. Du plastique, du plastique, encore du plastique… Si nous avions encore besoin d’arguments pour nous convaincre d’utiliser notre gourde filtrante, de refuser systématiquement les sacs à usage unique lorsque nous faisons nos courses ou d’avoir recours à des pailles métalliques, les voici. La gestion des déchets est catastrophique au Sri Lanka.

La péninsule et ses alentours

Si l’on fait abstraction des considérations environnementales (qui soulignent  seulement un problème récurrent dans le pays), l’endroit est fascinant. Un lieu hors du temps, avec ses routes de terre battue, ses maisons basses de pêcheurs, faites de feuilles de palmes et de tôle ondulée. Ici, la vie s’est interrompue, quelques heures, 15 ans auparavant. Le 29 décembre 2004, une première vague, puis une autre, ont tout emporté sur leurs passages. Des ruines éparses, des maisons, des échoppes, des hôtels en témoignent. La tour du temple hindou de Tiruchentur s’est affaissée, elle demeure penchée face à l’océan. Il y a eu les ravages de la guerre, aussi, et depuis 2009, la paix. La vie reprend lentement, avec nonchalance, comme si rien ne s’était produit.

Les jours passés près de Batticaloa seront des flâneries entrecoupées d’heures de jeux et d’études.

Le premier jour, nous visitons la vieille ville, peu étendue mais animée. Batticaloa est une ancienne cité coloniale, elle conserve un fort  et quelques églises de cette époque. Nous mettons à profit la visite pour effectuer quelques courses.

Le lendemain, nous partons explorer la région à bicyclette. Dès que l’on s’éloigne des grands axes, le trafic s’atténue et nous apprécions la balade, le long du lagon jusqu’au phare, puis, presque seuls au monde, jusqu’à la pointe de la péninsule.

Peu de touristes mais une petite infrastructure existante, une ambiance paisible, quelques hôtels et restaurants sans prétentions, la région de Batticaloa est l’endroit idéal pour ne rien faire.


Notre hébergement : Batti Relax Point, une petite maison individuelle, dans une partie isolée de la péninsule.

Le restaurant : Purple Crab, à Navalady. Les temps d’attentes sont incroyablement longs mais le curry de crabe est un délice.

Location de vélos, adultes et enfants : East and West On Board à Kallady, 500 rs par personne.

Possibilité de louer de kayaks à l’hôtel Riviera Resort, mais la présence potentielle de crocodiles dans le lagon nous a dissuadé de tenter l’aventure. Possibilité également de balades en bateau sur le lagon.

Tandem

Polonnaruwa : comme Anuradhapura, la cité est une ancienne capitale du Sri Lanka. Les vestiges de la citadelle et des bâtiments administratifs et religieux parsèment la plaine ombragée aux abords du lac Parakrama Samudraya. Le royaume de Polonnaruwa succède à celui d’Anuradhapura, la plupart des ruines datent du XIIème siècle.

Nous profitons tout d’abord d’une journée calme dans la petite ville et nous contentons d’une petite promenade en fin d’après-midi, après une matinée studieuse. Nous nous dirigeons vers le petit parc archéologique qui borde le lac. Suivez Lucie pour découvrir les vestiges du palais du roi Nissankamalla !

Le lendemain, nous partons pour une grande expédition : nous souhaitons explorer l’ensemble du parc archéologique. Pour cette longue balade, nous dénichons des tandems : un moyen de transport original !

Nous commençons l’excursion pr une visite du musée, visite très informative car on peut y voir des reconstitutions des bâtiments en ruines. Ensuite, c’est parti pour une quinzaine de kilomètres en tandem!

Quelques impressions de cette journée :

Petite question subsidiaire: quel est le nom du roi qui fit construire la plupart des bâtiments de Polonnaruwa?

Réponse dans notre prochaine vidéo.


Notre hôtel: Thisal Guest House, basique mais bien situé à quelques centaines de mètres du complexe archéologique. 3222 rs pour une petite chambre quadruple. Restaurant: Dineth, au coin de la rue, un endroit où les Sri Lankais vont se restaurer, très simple et bon marché.

Location de tandems: au coin de la rue principale et de celle qui mène au musée. 700 rs par tandem. Parc archéologique Island Park: accès gratuitParc archéologique de Polonnaruwa: accès 25 USD par adulte, 12.5 USD par enfants. Attention, il y peu d’options pour se restaurer dans le parc (quelques vendeurs de snacks), il vaut mieux prévoir le picnic. On peut remplir sa gourde près du temple Gal Vihara.

Safaris!

Un des grands atouts du Sri-Lanka, c’est l’abondance de sa faune. Insectes, oiseaux, papillons, petits mammifères, il suffit d’’une simple promenade dans la campagne pour apercevoir une grande variété d’espèces. Ignorant les subtilités de la zoologie, nous ne pouvons malheureusement pas tous les nommer.

Cependant, en un mois, nous avons déjà pu observer de très nombreux macaques à toque, des langurs gris tuftés, des écureuils communs, des écureuils géants, des chevrotins sri-lankais, des geckos, des serpents, des lézards, des crocodiles, des chauve-souris, ainsi qu’une foultitude d’oiseaux, paons, cormorans, pélicans, ibis, cigognes, martins-pêcheurs…

Le macaque à toque est un espèce endémique du Sri Lanka. Il est ainsi nommé pour son élégante coiffure.

Nous avons même déjà aperçu un des éléphants d’Asie qui font la fierté du pays. Nous cédons cependant à la tentation d’en voir des troupeaux entiers. Les éléphants sauvages sont très nombreux dans la partie centrale de l’île. Ils représentent même un danger pour la population locale, les avertissements enjoignant à la prudence se multiplient au bord des routes. Au milieu des champs de riz, les cultivateurs dressent des cabanes dans les arbres. La nuit, ils montent la garde et effraient à force de bruit et de pétards les pachydermes qui s’approchent des cultures.

Au loin, une cabane dans les arbres. Au premier plan, les dommages causés par les pachydermes.

L’accès aux parcs nationaux est très réglementé au Sri-Lanka. Celà peut être un bien pour la protection de la nature, mais de prime abord, sans politique environmentale visant à mieux encadrer et contrôler le flux des touristes, cela résulte surtout en un goulot d’étranglement à l’entrée des parcs nationaux les plus populaires, générant des embouteillages de jeep sur les pistes. 

Pour éviter la foule, nous partons de bonne heure en direction du Hurulu Eco Park, situé à proximité de la petite ville de Habarana. L’attente n’est pas longue pour apercevoir un pachyderme: dans l’obscurité, celui-ci se promène sur la route devant nous, alors que nous n’avons pas encore franchi les portes du parc.

Dans le parc, le jour se lève et nous apercevons d’abord un couple de renards, puis quelques paons. Enfin, nous croisons une première famille d’éléphant. A cette heure, le parc est peu fréquenté par les touristes, nous ne verrons qu’une poignée de jeep et serons seuls la plupart du temps. L’occasion d’observer les mammifères de très près, si près parfois que notre guide préfère s’éloigner.

Le lendemain, nous quittons Habarana et parvenons de bonne heure à Polonnaruwa. A peine arrivé à l’hôtel, notre hôte nous propose une excursion: il a des clients pour un safari dans le parc isolé de Maduru Oya et nous offre de bénéficier des places libres dans sa jeep. Encore fatigués de notre excursion de veille et de notre court voyage, nous déclinons l’offre. Cependant… un safari dans une zone inhabitée, ignorée des touristes, au coeur de la jungle sri-lankaise… Nous embarquons en dernière minute! Ce deuxième safari est extraordinaire: une nature intacte, des animaux nombreux, cerfs, buffles, paons, coqs, et, bien sûr, éléphants. Ces derniers peu habitués à la présence humaine ont un comportement différent de leur cousins du parc d’Hurulu : ils s’éloignent s’ils perçoivent la présence de la jeep. 

Même si le trajet du deuxième a été un peu long, les petits bourlingueurs ont adoré ces safaris.

Petite note: Tant pis pour les photos époustouflantes, nous ne sommes pas équippés pour la photographie animalière. Le résultat des prises de vue est souvent décevant comparé à notre ressenti sur place. Il ne vous restera plus qu’à embarquer pour le Sri Lanka.

Safari Hurulu Eco Park: compter entre 10000 et 15000 rs pour une jeep avec chauffeur, incluant le trajet et le droit d’entrée pour tous les passagers.

Safari Maduru Oya: 6500 rs par personne. 

Pour les impatients: nos safaris en vidéo et en quelques minutes!

Les rochers de Sigiriya

Le rocher de Sigiriya , ou rocher du lion, est l’un des lieux emblématiques du Sri Lanka. Un incontournable pour de nombreux visiteurs, ce rocher solitaire se dresse de plus de 300 mètres, dominant la plaine alentour. C’est un site archéologique majeur, celui de la probable forteresse du roi Kassapa, érigé au Vème siècle.

Les droits d’accès très élevés, ainsi que la foule qui gravit les étroits escaliers, dénaturent un peu le charme des lieux. Ainsi, beaucoup de voyageurs peu fortunés se contentent de contempler le rocher à distance. C’est ce que nous ferons également, malgré la tentation de nous lancer à l’assaut de la forteresse.

Ascension du mont Pidurangala

Installés dans une chambre d’hôte charmante, nous jouissons de la compagnie d’oiseaux, de singes, de varans et d’écureuils géant dans notre jardin. Pour profiter malgré tout des trésors archéologiques, nous partons à pied pour gravir le mont Pidurangala,  situé à 2 kilomètres au nord du rocher de Sigiriya. Cet autre rocher est moins escarpé, plus large et légèrement plus haut que son voisin. 

La balade devient très agréable dès que nous quittons la route principale. Nous contournons le rocher du lion, le long des douves qui entoure la forteresse, puis continuons sur une route en terre battue, jusqu’au temple qui se trouve au pied du mont. Après nous être acquittés du droit d’entrée, très raisonnable, nous ôtons nos chaussures pour traverser l’enceinte du temple, puis nous nous rechaussons pour entamer la montée des marches. L’ascension du Pidurangala est réputée plus difficile que celle de Sigiriya: cependant nous atteignons rapidement le sommet sans même être essoufflés. Loïc est ravi: non seulement nous avons aperçu deux serpents d’eau sur le chemin, mais de plus l’ascension se termine par une petite séance d’escalade! La vue alentour à 360° est vraiment superbe. Sur le chemin du retour, nous croisons beaucoup de promeneurs qui grimpent pour admirer le crépuscule depuis le sommet. Nous n’aurons pas la patience d’attendre.

De retour au pied de la montagne, nous visitons rapidement quelques ruines, puis repartons en direction notre hôtel. Les enfants souhaitent rentrer en tuktuk, il y en a de nombreux qui attendent les touristes, le prix proposé est raisonnable. Nous embarquons donc. Alors que nous contournons le rocher du lion, notre chauffeur s’arrête et nous indique… un long serpent qui dresse son corps juste au bord du chemin! Et un peu loin, sur un îlot au milieu des douves, un immense crocodile ouvre sa gueule. La balade du jour aura été riche en surprises !

Visite des grottes de Dambulla

Le lendemain, nous optons pour le confort d’un tuktuk pour aller visiter le site archéologique de Dambulla, à une vingtaine de kilomètres de Sigiriya. Notre hôte est notre chauffeur. Dambulla est une ville assez animée, qui abrite un autre site archéologique majeur: des temples nichés dans des grottes sous la roche, ornés de statues et de fresques magnifiques. La visite commence uns nouvelle fois par une ascension du rocher sur les flancs duquel sont situées les grottes. Celle-ci sont au nombre de 5, certaines très étroites et petites, d’autres plus vastes, voire immenses. Les ornements sont vraiment remarquables.

Après cette visite, nous allons observer le temple d’or, un temple moderne et très kitsch. Sur le chemine du retour, notre hôte fait un détour pour nous montrer un autre temple récent ainsi qu’un point de vue magnifique sur les rochers de Sigiriya et Pidurangala. Sur cette route à l’écart du trafic, il propose à chaque enfant d’essayer de conduire le tuk-tuk ! Les petits bourlingueurs sont enthousiastes. 

Nous nous plaisons tant que nous aurions aimé prolonger le séjour, mais la chambre n’est plus disponible le lendemain et il faut nous résoudre à quitter Sigiriya.

Notre hébergement : Sigiri Anu Homestay, à 2 kilomètres du rocher du lion, chambre d’hôte fantastique !

Visite du rocher du lion : 30 USD par adulte, 15 USD par enfants, tarif très élevé comme pour de nombreux sites au Sri-Lanka

Visite du mont Pidurangala : 500 rs par adulte, gratuit pour les enfants

Visite des grottes de Dambulla : 1500 rs par adulte, gratuit pour les enfants

Pour les impatients: le résumé de notre séjour à Sigiriya en moins de 2 minutes!