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Une journée à Da Nang

Da Nang est une grande ville moderne, à une vingtaine de kilomètres au nord de Hoi An. C’est dans cette ville que s’arrêtent les trains qui parcourent le Vietnam du Nord au Sud et du Sud au Nord. C’est à Da Nang que nous sommes arrivés, il y a plus d’une semaine, par le train de nuit et c’est de Da Nang que nous repartons aujourd’hui pour une destination un centaine de kilomètres plus au nord, la ville impériale de Hué.

Nous arrivons en fin de matinée à la gare, afin d’acheter nos billets pour un trajet le jour même. Le trajet en train en Da Nang et Hué et réputé être un des plus beaux du Vietnam. Nos billets achetés, nous avons résolu de visiter le plus beau musée de Da Nang, le musée de sculpture Cham.

La visite est vraiment intéressante, très attirante pour les enfants qui ont déjà acquis une connaissance de la culture Cham. Il y quelques jours, nous avons en effet visité le site archéologique de My Son, un des hauts lieux de l’antique civilisation Cham au Vietnam (Lise vous promet un reportage de notre visite à My Son  prochainement).

De nombreuses statues du musée proviennent du site de My Son, les enfants sont ravis de pouvoir remplacer les oeuvres dans leur contexte et les statues, très évocatrices, leur plaisent beaucoup.

Pour en apprendre plus sur la civilisation Cham, lisez  cet article de Wikipedia.

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Flâneries à Hoi An

Depuis quelques jours, nous arpentons les ruelles de la vieille ville de Hoi An. Port de commerce important au XVIème et XVIIème siècles, la ville est restée figée dans le passé, suite à l’ensablement partiel de ses voies d’eau.

Au bord de l'eau à Hoi An
Au bord de l’eau à Hoi An

Au coeur de la ville, plus de 800 bâtiments sont classés patrimoine historique par l’UNESCO. Bien sûr, la ville est très fréquentée des touristes, mais en cette basse saison, saison des typhons et des inondations, aux heures chaudes ou dans les ruelles isolées, nous pouvons flâner en toute tranquillité. La vieille ville est très compacte, et ses rues sont piétonnières, ce qui est très agréable pour les enfants. Ils peuvent enfin courir et jouer sans crainte de se faire heurter par une moto ou une voiture – cependant nous devons garder un oeil attentif car de nombreux cyclo-pousses parcourent la ville.

Le ravissant pont japonais
Le ravissant pont japonais

La ville compte vingt-deux sites historiques dont l’accès est payant, sous forme d’une carte à découper qui donne accès à cinq sites au choix. Nous achetons deux cartes. Les enfants ne paient pas et pour multiplier leurs occasions de découvrir temples, vieilles maisons et musées, nous choisissons de nous séparer pour les accompagner, afin qu’ils puissent visiter dix sites, soit avec Joëlle, soit avec François-Xavier. Bien nous en à pris: les contrôleurs sont peu regardants, et nous avons pu plus d’une fois visiter un temple ou une maison en famille, munis pourtant d’un seul coupon.

Influences chinoises dans les temples
Influences chinoises dans les temples

Cependant, nos flâneries sont si lentes, qu’après trois jours de promenade dans cette toute petite ville, nous n’avons pas encore épuisés nos dix coupons.  Peu importe, ces jours passés furent bien agréable.

La nuit, la ville s'illumine de lanternes, accrochées aux maisons ou posées sur l'eau
La nuit, la ville s’illumine de lanternes, accrochées aux maisons ou posées sur l’eau.

Balade en téléphérique

Pour notre troisième excursion à mobylette, nous choisissons une destination à proximité immédiate de la ville. Le téléphérique de Da Lat part d’une colline au sud de la ville et conduit au dessus de la vallée jusqu’au lieu d’un monastère qui surplombe un lac. Il fait un temps magnifique, la cabine de téléphérique glisse silencieusement dans les airs, la vue est superbe. Les enfants sont ravis. Une petite balade aux alentours du temple et du lac, puis nous reprenons le téléphérique en sens inverse.

Comme le temps reste beau, nous décidons de continuer notre promenade à mobylette. Un pique-nique au bord du lac, puis nous nous dirigeons vers la « vallée de l’amour » un petit parc d’attraction et de loisirs très kitsch au nord de la ville. Retour à l’hôtel en milieu d’après-midi.

Lucie a eu un petit peu peur sur le manège:

Aux environs de Da Lat à mobylettes

Nous avons loué des mobylettes et exploré Da Lat et ses environs durant trois jours. La première excursion nous mène à 30 kilomètres de la ville, au village de Nam Ban. Les paysages sont magnifiques mais la route en travaux est parfois difficilement praticable. Après une heure de route, le temps devient menaçant et nous atteignons notre première étape, la fabrique de soie, juste avant la pluie. Deux heures plus tard, la pluie cesse enfin et nous continuons notre route sur quelques kilomètres jusqu’aux chutes de l’éléphant. Les fortes pluies aidant, les chutes sont impressionnantes, gorgées d’eau.

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Les chutes d’eau sont très impressionnantes après la pluie!

Heureusement, nous ne sommes pas seuls pour cette excursion et Aron et Sandra, les amis allemands qui nous accompagnent, prêtent main-forte aux enfants pour descendre le sentier qui mène à un point de vue. Nous profitons également de cette escale pour visiter le temple du Bouddha Heureux qui domine la vallée.

Le bouddha heureux
Le bouddha heureux

Il est déjà temps de repartir pour parcourir les trente kilomètres qui nous séparent de la ville avant la tombée de la nuit. Pas de chance, une nouvelle averse tropicale nous force à nous réfugier dans un café pour une pause à l’abri. Quelques heures plus tard, il pleut toujours et la nuit est tombée…

Finalement, nous avons laissé nos mobylettes dans le local du café et organisé notre retour en minivan. La pluie a transformé notre petite balade en une grande aventure!

Le lendemain, les enfants restent à l’hôtel en compagnie de la famille gérante, tandis que les adultes prennent un bus local pour se rendre à Nam Ban et récupérer les mobylettes. Il fait beau, quel plaisir de rouler seuls et d’apprécier les magnifiques paysages! Une petite pause au milieu d’une plantation de café pour déguster un « weasel coffee » – on vous laisse deviner de quoi il s’agit. En route, le temps devient menaçant, les dix derniers kilomètres sont parcourus sous une pluie battante. Nous sommes heureux d’avoir laissé les enfants au sec à l’hôtel!

Avant la pluie...
Avant la pluie…

Pas découragés, nous profitons d’une éclaircie l’après-midi pour aller visiter le palais d’été de l’empereur Bao Dai. En fait de palais, il s’agit d’une belle résidence art déco, un peu défraichie mais très agréable. C’est amusant pour les enfants de voir les chambres des princes et des princesses.

La chambre des petits princes
La chambre des petits princes

Nous enchaînons sur une visite de la gare historique de Da Lat, juste à temps pour voir le train touristique entrer en gare. Nous terminons la journée par un délicieux repas dans un restaurant végétarien et il est déjà temps de dire au revoir à nos amis allemands, qui quittent Da Lat pour Saigon le lendemain.

Aron et Sandra ont apprécié voyager avec les enfants, pour qui chaque excursion est une aventure et chaque visite une découverte. Visitez leur blog.

La Maison Folle

La Maison Folle, the Crazy House, est l’oeuvre d’une architecte vietnamienne, fille du successor de Ho Chi Minh à la présidence du Vietnam. Mélange surprenant d’éléments étranges, évoquant les créations de Gaudi, avec une touche d’Hundertwasser pour les aménagements intérieur, la Maison Folle grandit et se dessine depuis plus de vingt ans. Dans un indescriptible labyrinthe de passerelles, de couloirs, d’échelles, quelques pièces au décor fantastique, un jardin, des terrasses… Les enfants ont adoré se perdre dans cet incroyable dédale aux passages parfois périlleux.

Découvrez la Maison Folle en photos et vidéos!

Au sommet de la maison, une impressionnante passerelle:

Un passage assez difficile pour accéder à une terrasse:

Et pour finir, une petite visite de la maison: 

Les musées d’Ho Chi Minh Ville

En raison de petits ennuis de santé, nous sommes restés quelques jours supplémentaires dans la ville d’Ho Chi Minh. Il y a une très bonne clinique française au centre-ville. Petits ennuis sans conséquences, nous avons profité de ces quelques jours supplémentaires pour découvrir quelques-uns des nombreux musées de la ville. Les petits bourlingueurs aiment se promener dans les villas agréables qui abritent les musées et découvrir l’histoire, la géographie et l’art au travers des objets de collection.

Le musée de la ville d’Ho Chi Minh a une collection hétéroclite d’objets préhistoriques, outils d’artisanats, vêtements anciens. Les souvenirs de guerre sont présents aussi, bien sûr, difficile de l’oublier au Vietnam. Le détail le plus amusant pour les enfants, ce sont les souterrains qui relient cette ancienne maison coloniale aux bunkers du palais de la réunification, distant de quelques centaines de mètres. Les souterrains ne sont pas ouverts au public, mis à part les quelques mètres que nous explorons.

Une photo de Lise: une vieille radio dans le musée de la ville.
Une photo de Lise: une vieille radio dans le musée de la ville.

Le musée Ton Duc Thang, dédié au successeur d’Ho Chi Minh à la présidence du Vietnam est assez surprenant: un stylo façonné en prison, des cadeaux présidentiels reçus de camarades étrangers, dignitaires chinois ou russes, et enfin une galerie de portraits loufoque, faits de bambous, de grains de riz et de boutons.

Un portrait en gris de riz
Un portrait en gris de riz
Un portrait fait de petits morceaux de journaux
Un portrait fait de petits morceaux de journaux
Un portrait en sable
Un portrait en sable

Le musée le plus spectaculaire est sans doute le musée d’histoire. Celui abrite de nombreux oeuvres d’art, créées à travers les âges, ainsi que des scènettes retraçante l’histoire guerrière du Vietnam, longtemps sous domination chinoise. L’objet qui a le plus fasciné les enfants est une momie datant des années 1880, retrouvée dans le vieux Saigon.

Déception enfin: le musée de la campagne Ho Chi Minh est fermé pour restauration. Tant pis, il nous reste plein d’autres choses à découvrir au Vietnam.

Embarquez pour une découverte de la réserve d’oiseaux de Tra Su

La réserve de Tra Su est située à une vingtaine de kilomètres de la ville de Chau Doc. C’est un endroit idyllique, une forêt dense engloutie par les eaux et peuplée de milliers d’oiseaux. Pour y accéder, nous devons louer deux mobylettes avec chauffeurs, la location individuelle de mobylettes n’est pas pratique courante à Chau Doc. Pour vous faire découvrir la réserve, rien de tel que des petites vidéos. Embarquez avec nous, tout d’abord à l’arrière d’une mobylette, puis dans un petit bateau à moteur pour rejoindre le cœur de la réserve, et enfin dans un bateau à rames, glissant silencieusement sur les eaux calmes.

Balade à mobylette: Vers la réserve: Au coeur de la réserve: Petit bonus: Lucie fait sa sieste sur la moto. Quelques photos pour finir:

Vue du haut de l'observatoire qui domine la réserve. Au loin, on aperçoit le mont Sam.
Vu du haut de l’observatoire qui domine la réserve. Au loin, on aperçoit le mont Sam.
Sur le chemin du retour, nous avons visité un temple.
Sur le chemin du retour, nous avons visité un temple.
Nous avons donné à manger aux poissons.
Nous avons donné à manger aux poissons.

Excursion à bicyclette

Lise vous a déjà narré notre expédition d’hier, mais je ne résiste pas à l’envie d’y ajouter quelques photos et détails.

C’est en rentrant un soir à notre hotel, le Murray Guesthouse à Chau Doc, que nous avons aperçu les trois vélos rangés dans le hall d’entrée: un vieux vélo pour François-Xavier avec un porte-bagage confortable pour accueillir Loïc, un mountain bike pour Joëlle, qui prendra Lucie dans le sac à dos, et surtout un petit vélo d’enfant, rose ,de marque « Hello Kitty », pour Lise qui se réjouit immédiatement. C’est décidé, nous réservons les trois vélos, mis à disposition gratuitement, pour notre expédition du lendemain.

Le mont Sam est facile d’accès: la route qui relie le centre-ville au mont est large et longiligne. Dès le premier kilomètre, un incident nous arrête: la roue du vieux vélo est crevée. Nous sommes à proximité immédiate d’un petit garage. Service efficace, agréable et bon marché, quelques minutes plus tard, nous sommes prêts à repartir avec un pneu flambant neuf.

Réparation du pneu crevé
Réparation du pneu crevé

Après 7 kilomètres d’une route chaotique, en travaux, en plein soleil, nous atteignons le mont Sam. Nous déposons nos vélos au pied de la colline et entamons l’ascension. 284 mètres de dénivelé à grimper, peu d’ombre, les trois enfants, courageux, ont tout parcouru en marchant. Arrivés au sommet, quelle vue magnifique! Nous sommes à la fin de la saison des pluies, la plaine est largement inondée et l’on aperçoit les collines du Cambodge proche.

Une vue exceptionnelle
Une vue exceptionnelle

Une pause bien méritée dans un hamac, puis nous voilà repartis. Nous prenons le temps maintenant de visiter quelques temples qui ornent la montagne. A mi-chemin, nous nous arrêtons pour déjeuner: la terrasse du luxueux Victoria Nui Sam Lodge, qui surplombe la vallée, est magnifique. Pour le plus grand plaisir de Lise, la bibliothèque de l’hôtel a quelques revues enfantines en français.

Le restaurant de l'hôtel Victoria
Le restaurant de l’hôtel Victoria

L’après-midi est déjà bien entamée lorsque nous continuons la descente. Au pied du mont Sam, plusieurs temples sont particulièrement intéressants: chargés d’histoire, de légendes, et somptueusement décorés.

Les temples sont gardés par des personnages histories ou légendaires.
Les temples sont gardés par des personnages historiques ou légendaires.

Il est temps de rentrer, la route est encore longue et l’orage menace. Nous serons de retour, fatigués mais contents, quelques minutes avant la pluie.

Les tunnels de Cu Chi

La visite des tunnels de Cu Chi se révèle réellement impressionnante. Nous avons entendu parlé de ce réseau de 250km d’étroits tunnels, creusés et utilisés par les maquisards de Cu Chi pour combattre l’armée américaine et survivre aux attaques et bombardements ennemis. La réalité est surprenante: l’étroitesse des galleries est presque terrifiante, les sombres conduits semblent ne mener nulle part. Premier tunnel: Lucie, effrayée, refuse de s’engager. Je reste à la surface avec elle tandis que Lise, Loïc et François-Xavier disparaissent sous terre. Quelques secondes passent puis Lise resurgit de terre une dizaine de mètres plus loin. Ouf! Quelques pas plus loin, voici l’entrée du second tunnel. Deuxième tentative: Lucie hésite, je lui tends un lampe de poche et l’encourage à continuer. Elle s’exécute. 15 mètres d’un passage si étroit que nous, adultes, sommes plus qu’accroupis, nous font déboucher dans une salle souterraine. Les tunnels creusés sur 3 niveaux relient des dizaines de salles souterraines: salles de réunion, salles de repos, salles de jeux, cuisines, dotées d’un système d’évacuation des fumées si ingénieux que celles-ci n’était jamais visibles à la surface, et même salles de cinéma.

Le guide nous propose de continuer d’explorer le tunnel sur une portion de 30 mètres, plus étroite encore. Nous nous engageons: le conduit est si petit que Loïc est également obligé de se courber. La voie s’incurve à droite, descends légèrement, s’incurve de nouveau à gauche. Maintenant, c’est un embranchement, nous progressons difficilement, ces 30 mètres paraissent interminables. Enfin, la délivrance, nous émergeons, épuisés et en sueur, dans une nouvelle salle. Quelques marches et nous sommes à l’air libre. Il est difficile d’imaginer de mener une vie souterraine dans ces conditions-là. Pourtant 16000 personnes ont vécus dans les tunnels pendant la guerre.

La suite de la visite est plus relaxante, mais les marques laissées par la guerre sont très présentes. A Cu Chi, autrefois terre fertile, la végétation a repoussée, loin d’être aussi florissante qu’elle ne l’était avant la guerre.

Certaines entrées du tunnel sont si étroites qu'un soldat occidental, de stature massive, ne pouvait s'y engager.
Certaines entrées du tunnel sont si étroites qu’un soldat occidental, de stature massive, ne pouvait s’y engager.
Les maquisards de Cu Chi
Les maquisards de Cu Chi
Lise devant une entrée de tunnel
Lise devant une entrée de tunnel