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La cité inca

Pour visiter la célèbre cité inca du Machu Picchu, il vous faut disposer soit d’une petite fortune, soit de beaucoup de temps (voire, de préférence, d’une belle somme des deux). Une petite fortune vous permet de voyager confortablement à bord du train de Cuzco à Aguas Calientes, d’embarquer ensuite dans un bus à destination de la forteresse. Les voyageurs désargentés, ou plus aventureux, choisissent la marche à pied pour gagner la ville d’Aguas Calientes, aussi surnommée « Machu Picchu Pueblo », puis grimper à l’assaut de la citadelle.

Depuis Cuzco, donc, il faut d’abord compter une belle journée de route, une route splendide qui serpente à l’infini à travers les montagnes jusqu’au village de Santa Maria. S’ensuit une vingtaine de kilomètres de piste vertigineuse à flanc de montagne, pour arriver à la tombée de la nuit au village de Santa Teresa. Nous faisons une halte d’une journée à Santa Teresa, journée consacrée à paresser dans un hamac et à profiter des sources d’eau chaude des thermes voisins.

Le lendemain, nous laissons notre véhicule au camping et nous entassons dans un taxi à destination de la station ferroviaire de Hidroelectrica, 10 kilomètres plus loin. Impossible de continuer, la piste prend fin ici.

C’est un secret partagé entre routards du monde entier qu’une marche de 10 kilomètres le long de la voie ferrée permet d’atteindre Aguas Calientes sans débourser les quelques dizaines, voire centaines de dollars américains nécessaires pour le court voyage en train. De ce fait, lors la tranquille randonnée le long des rails, nous croisons bien plus de marcheurs que de convois ferroviaires. Une agréable balade, facile, au terme de laquelle nous pénétrons dans une bourgade sans charme, entièrement dédiée au tourisme, au fond d’une vallée encaissée.

Après une courte nuit, lever à 3h30 du matin afin d’être parmi les premiers à se lancer à l’assaut de la montagne aux flancs de laquelle s’accroche la cité inca. Les plus petits bourlingueurs (accompagnés d’un grand bourlingueur) grimpent en bus tandis que trois happy hoppers et une bourlingueuse gravissent à la lueur d’une lampe torche les marches irrégulières. Grimper, grimper, sans s’arrêter, sans faiblir, alors que le jour se lève et révèle peu à peu un paysage époustouflant; à 6h05, quelques minutes à peine après l’ouverture du site, nous y sommes, nous pénétrons enfin dans le Machu Picchu. On s’octroie quelques minutes de pause et un petit-déjeuner avant de repartir pour l’ascension de la montagne qui surplombe le site. Nous nous étions imaginé cette randonnée, accessible seulement sur réservation, comme une petite balade menant à un beau point de vue. Il s’agit en réalité d’une rude grimpée d’une heure trente, encore plus de 600 mètres de dénivelé à gravir sur de hautes marches en pierre. C’est éreintant mais au sommet, la vue panoramique à 360° est fabuleuse. Il est 10h du matin, nous sommes à 3100 mètres, 1100 mètres plus haut que notre point de départ.

Redescendus au Machu Picchu, on s’octroie une longue pause à l’ombre des vieilles pierres alors que le site est envahit par les touristes. Nous reprenons notre visite en début d’après-midi, lorsque les groupes se font moins nombreux. Le site est suffisamment vaste pour que l’on puisse l’apprécier à sa juste valeur, sans être bousculés. La fin de journée est moins belle, les nuages s’amoncellent, tant pis pour les photos dans la lueur du soleil couchant, nous entamons notre descente. Arrivés au pied de la montagne, nous ne sommes pas fâchés d’avoir pris la peine de réserver une nuit supplémentaire au village et de ne continuer la balade le long de la voie ferrée que le lendemain.

Nous retournons vers Santa Teresa, ravis d’avoir pu profiter pleinement de la majesté du site et de son cadre extraordinaire!


Le Machu Picchu en vaut-il la peine? 

Voici une question que nous nous posions depuis nos premiers pas en Amérique du Sud: est-il vraiment nécessaire consacrer beaucoup de temps et d’argent à la visite du Machu Picchu? Le site en vaut-il réellement la peine?  Tous les voyageurs rencontrés nous avaient répondu par l’affirmative. Plus riches de l’expérience de 2 jours de trajets sur des routes sinueuses ou vertigineuses, et de plusieurs heures de marche, nous sommes également ravis de notre excursion. Paradoxalement, cette expédition nous a aidé à pleinement apprécier le site. Arrivés au terme d’un confortable trajet en train et en bus, nous n’aurions peut-être rien vu de plus que des vieilles pierres. Suer pour gravir les hautes marches, apercevoir l’esquisse d’une tour ou d’un mur, si haut, si loin, lors de la marche le long de la voie; le site nous a semblé inaccessible, majestueux et sa réalisation une prouesse technique!

A savoir:

  • les billets d’accès au site peuvent s’acheter en ligne – sauf les billets enfants ou étudiants à prix réduits. Les familles sont donc contraintes, comme nous, d’acheter leurs billets en personne à Cuzco et, en pleine saison, de patienter quelques jours pour obtenir une place. Heureusement, les enfants de moins de 8 ans ne paient pas.
  • cela vaut quand même la peine de débourser quelques dollars (8 par enfant, 12 par adulte) pour grimper au site en bus le matin, depuis le village. A 5 h du matin, l’ascension aurait été trop rude pour des petites jambes. Attention, il faut arriver très tôt, les files pour prendre le bus sont interminables! Pour cette raison (files interminables), il est plus avantageux de descendre à pied en fin de journée.
  • l’ascension de la « montana » (visite payante, à réserver lors de l’achat du billet pour le site) est accessible aux enfants mais assez difficile physiquement. Mieux vaut le savoir.
  • l’étape au village de Santa Teresa s’est révélée plus agréable que prévue. En tente ou camping-car, préférez le camping « La Hacienda » en contrebas du village, près de la rivière, plus calme, plus propre, plus accueillant que l’autre camping du village. Sinon, l’hostal « Yacumama » est excellent! A ne pas manquer non plus, les thermes de Cocalmayo, à 2 kilomètres du village, très fréquentés mais vraiment agréables (accès 10 sol par adultes, tarif variable – trois fois rien – pour les enfants).
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Le temple du soleil

A courte distance de La Paz se trouve le temple de Tiwanaku. Le site est fort déterioré par des siècles d’érosion, de pillages, de fouilles archéologiques peu scrupuleuses et reste malgré tout empreint de mystères et de magie.

Les vestiges du site ont inspiré Hergé pour la création des aventures de Tintin (Le temple du soleil). Dès lors, leur visite est une étape indispensable pour les petits bourlingueurs. Pyramides devenues collines, temple aux cents visages, étranges monolithes de pierre aux faciès hypnotisants, malgré la dégradation du site, nous sommes vite captivés par cet endroit dont on ne connait réellement ni la fonction, ni les origines.

Une visite en image de ce site étrange, dans l’Altiplano battu par les vents:

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Pour en savoir plus sur Tiwanaku (article un peu bref, qui mériterait de plus amples informations).

Quelles magnifiques chuuuuuutes!!!

Le titre de cet article est extrait du livre favori de Loïc (Géronimo Stilton, Bons baisers du Brésil). Les enfants sont impatients de découvrir l’endroit où Géronimo Stilton, le héros de littérature enfantine a fait le grand saut. Les adultes aussi sont impatients, et les attentes ne sont pas déçues. Les chutes sont telles que l’on se l’imagine, majestueuses et magnifiques.

Sur les conseils d’autres voyageurs, nous avons visité, en deux jours, les parcs nationaux qui abritent les chutes, d’abord du côté brésilien puis du côté argentin. Les fabuleuses vues dégagées sur les cataractes côté brésilien et les longues balades dans la jungle agrémentées de nombreux points de vue côté argentin permettent d’apprécier pleinement cette merveille de la nature.

Toujours sur les conseils de voyageurs, nous effectuons la visite du magnifique parc des oiseaux, à proximité de l’entrée du parc national, côté brésilien. Deux très belles journées!

Les cataractes en quelques photos:

 

Au parc des oiseaux:

 

La faune du parc des chutes:


 

Découverte du Brésil: à Curitiba

Curitiba est une ville-étape, sur le trajet qui va nous mener aux chutes d’Iguaçu. Nous mettons à profit cette halte pour visiter le musée Oscar Niemeyer, un musée d’art, d’architecture et de design dans un bâtiment étonnant.

La surprenante architecture met en valeur les oeuvres exposées, des longues pièces à la lumière crue aux puits de lumières. L’étrange oeil de métal perché sur un pilier de béton abrite une exposition d’art moderne. Les enfants se passionnent pour les maquettes reproduisant les bâtiments conçus par le célèbre architecte, à Curitiba, à Brasilia ou ailleurs, et découvrent avec intérêt des oeuvres d’art moderne japonais. Ce musée est vraiment une très belle découverte.

L’après-midi est consacrée à la recherche de chaussures de randonnée pour Loïc. Deux Décathlon et un immense centre commercial plus tard, nous avons enfin trouvé ! Nous sommes prêts pour continuer la route le lendemain en direction des chutes.

 


En pratique pour les voyageurs:

  • Pour l’hébergement, nous avons choisi l’hôtel Ibis Budget. La chambre triple est bon marché (nous y avons dormi à 5), le petit-déjeuner est gratuit pour les jeunes enfants,  le parking de l’hôtel est bon marché et sécurisé.
  • Le musée Oscar Niemeyer est gratuit pour les enfants (24 réals pour les adultes). 

 

Un peu de luxe à Colonia

Le voyage en Uruguay se poursuit sous le soleil mais les températures restent fraîches. Nous avions prévu de camper, mais par 12-13 degrés, nous hésitons un peu…

Pour la deuxième fois de notre voyage, c’est donc dans un hôtel de catégorie supérieure que nous décidons de passer notre séjour dans le petite ville de Colonia. Pour un tarif négocié, nous profiterons de la chaleur d’une chambre confortable, d’une piscine intérieure, d’un jacuzzi, d’un petit déjeuner copieux avec vue sur le fleuve. Dès 8h30 du matin, plongée dans la piscine extérieure glaciale, jeux dans la piscine intérieure chauffée et détente dans le jacuzzi, le tout suivi d’un petit déjeuner complet dans la lumineuse salle à manger de l’hôtel.

L’après-midi, nous visitons la petite ville historique, classée au patrimoine mondiale de l’Unesco. Parcourue en quelques foulées, mais agréable, surtout en cette saison où il y peu de touristes: de vieilles bâtisses datant de l’époque où la ville était une colonie portugaise, des ruines, des remparts, plusieurs musées minuscules exposant les objets découverts lors de fouilles… Nous flânons avec les enfants, profitant d’un séjour très plaisant et ensoleillé!


En pratique:

  • Une fois n’est pas coutume, nous avions négocié un tarif de 100 USD par nuit pour la famille (accès aux piscines, super petit-déjeuné et parking compris). L’hébergement est cher à Colonia et un hôtel de moyenne catégorie nous aurait coûté environ 80 USD la nuit. Un peu de luxe vaut bien la différence.
  • Tous les musées de la ville se visitent avec un ticket unique. Ils sont minuscules mais valent la peine, d’autant que les enfants ne risquent pas de s’ennuyer car chaque musée est parcouru en 10 minutes.
  • Dommage que les enfants de moins de huit ans ne peuvent pas grimper au phare (raison de sécurité)! La vue promettait d’être belle.

Le patrimoine industriel de Fray Bentos

Nous voici de retour sur les routes! Première étape du voyage: la ville de Gualeguaychu, où nous avions déjà séjourné avec Marie-Noëlle. Le lendemain, nous traversons le pont international et passons la frontière de l’Uruguay. Nous nous arrêtons à quelques kilomètres de là, dans la petite ville de Fray Bentos.

Le beau temps est de retour, nous dénichons un hôtel bon marché dans la petite station balnéaire de Las Canas, désertée pour l’arrière-saison, et apprécions les promenades au bord du fleuve sous le soleil. Petite déception: le site que nous voulions visiter, l’immense usine de conditionnement de viande, patrimoine industriel protégé par l’UNESCO, est exceptionnellement fermé.

Deux jours de beau temps, et de nouveau la pluie, à verse! Le fleuve Uruguay se gonfle et se déverse sur les routes côtières, inonde les parcs et les terrains de sports. Ce jour est un lundi froid, gris et triste. Les (rares) restaurants de la ville sont fermés, les musées aussi. La déprime semble même atteindre notre véhicule qui soudainement vibre et crachote. Petit détour chez un garagiste et c’est en auto-stop que nous regagnons notre hôtel à 8 kilomètres de la  ville.

Le mardi, il fait froid mais le soleil brille. Court trajet en auto-stop pour rallier la ville puis, pour combler l’attente de la réparation, leçons, promenade le long du fleuve jusqu’au site industriel, délicieux déjeuner dans la fabrique de pâtes attenante à l’usine et, enfin et surtout, la visite guidée du site, tant attendue et vraiment intéressante!

Petit résumé d’histoire: l’usine est crée en 1865 par l’ingénieur chimiste allemand Julius Liebig pour y produire son invention, le bouillon-cube Liebig. L’usine prospère pendant la première guerre mondiale, alors que petits cubes de bouillon et boîtes de corned-beef produites en Uruguay alimentent les soldats du front. Après la guerre, l’économie allemande s’effondre et l’entreprise connait des difficultés. En 1920, un groupe anglais rachète l’usine et la dote d’une technologie de pointe. La salle des machines que nous visitons est impressionnante, tout comme l’immense frigo, un bâtiment de 7 étages avec 70 chambres froides! Au plus fort de son activité, l’usine abat 1500 boeufs par jour, et cela jusqu’à la cessation des activités dans les années 1970.

Après cette formidable visite, nous récupérons notre véhicule réparé et quittons la ville le lendemain matin.


Coté pratique pour les familles en voyage:

  • le site historique industriel se visite du mardi au dimanche à 10h et à 15h. La visite coûte 90 pesos uruguayens, sauf le mardi où elle est gratuite. On recommande vraiment la visite guidée, d’autant plus que le guide se débrouille bien en anglais.
  • le restaurant Wolves, à côté de l’usine désaffectée, propose de délicieuses pâtes « maison » à un prix raisonnable.
  • les hébergements à las Canas sont nombreux et bon marchés en basse saison.

 

Il pleut, il pleut…

La suite de notre épopée en Argentine se complique, du fait des mauvaises conditions climatiques. En remontant le long du fleuve Uruguay, nous faisons une première étape au bord de la rivière, à proximité de la ville de Gualeguaychu. Le temps est toujours magnifique. Nous continuons notre route et arrivons en début d’après-midi au parc national El Palmar, une superbe palmeraie à proximité du fleuve. Il chaud, lourd, et des orages sont attendus. Nous ne savions pas alors qu’ils allaient durer presque toute la semaine… La pluie nous a contraints à improviser le reste du séjour, recherchant des endroits abrités à visiter.

Une nuit au parc national El Palmar

Sans doute la pire que nous avons passée en camping! Les orages ont débutés vers 23h et n’ont pas cessé jusqu’au matin. Tonnerre fracassant, éclairs éblouissants et vacarme de la pluie torrentielle, les adultes n’ont quasiment pas fermé l’oeil de la nuit (les petits ont très bien dormi, merci). Les activités prévues pour le lendemain sont littéralement tombées à l’eau. Dommage, car des mignons capybaras aux timides vizcachas, des magnifiques palmiers aux rives tranquilles du fleuve, nous aurions bien apprécié profiter de la faune, de la flore et du cadre enchanteur du parc.

Le barrage de Salto Grande et la ville de Salto, en Uruguay

Nous remontons plus au nord en direction de la ville de Concordia. Première éclaircie le lendemain, un temps gris mais sec. Nous en profitons pour visiter l’immense barrage de Salto Grande, co-géré par l’Argentine et l’Uruguay, à cheval sur la frontière. Le projet a été réalisé à la fin des années 1970 et le barrage produit aujourd’hui encore les trois quarts de l’énergie électrique nécessaire à l’Uruguay. Visite guidée, gratuite et très intéressante, nous irons jusque dans la salle des turbines.

Nous décidons ensuite de passer l’après-midi en Uruguay, dans la petite ville de Salto, afin d’avoir un aperçu de ce pays. En ce dimanche après-midi, la ville est très calme, presque déserte. Nous prenons un bon déjeuner dans un restaurant de cuisine locale et retournons en fin d’après-midi en Argentine.

Dernière escale à Colon

Il pleut, il pleut, toujours et encore. Nous abandonnons l’espoir de retourner dans le parc El Palmar et nous dirigeons à nouveau vers le sud, toujours le long du fleuve Uruguay. Notre dernière étape sera la ville de Colon, jolie bourgade au bord du fleuve, touristique en été mais désertée en cette arrière saison grincheuse. La pluie menace même nos excursions au musée. Alors que nous voulons visiter un moulin historique, bâti par les premiers colons suisses, le gardien nous informe que le site est fermé pour cause de mauvais temps. Compatissant, il accepte de nous ouvre les portes du site, puis du moulin, puis une visite guidée inopinée et très enthousiaste. Encore une belle surprise! Quelques ballades encore dans les rues de Colon, un délicieuse dégustation d’alfajores et une autre de vin dans une bodega locale et il est déjà temps pour Marie-Noëlle et Cyril de nous quitter à nouveau…

Une petite ville argentine

La nature: voilà ce qui attire principalement les touristes en Argentine. Les grands espaces. Les montagnes, les glaciers. Les déserts, les steppes…

Les villes sont souvent d’un intérêt mineur, mis à part les monuments d’héritage colonial de quelques grandes cités. Notre guide de voyage décrit San Antonio de Areco, petite bourgade située à une centaine de kilomètres de Buenos Aires, comme « l’une des plus jolies villes d’Argentine ». Pas sûr que cela soit un gage de qualité, mais allons voir quand même…

Sur place, nous sommes agréablement surpris. La ville est réellement charmante, petite, à peine un gros village, et très accueillante. Autour d’une belle place carrée, des bâtiments d’inspiration coloniale, de maisons basses, blanches. Peu de traffic, pas d’immeubles. Un peu plus loin, le long de la rivière, un grand parc très soigné, une ombre rafraîchissante. Tout est propre, ordonné. Peu de tourisme tape-à-l’oeil, mais de multiples petites boutiques d’artisanat. Areco est réputée pour son artisanat; du cuir mais surtout de l’argenterie. C’est la « capitale des gauchos », la ville où les descendants des nomades argentins achètent leurs dagues, leurs éperons d’apparat, leur ceinture traditionnelle. Mélange de traditions et de romanesque, on peut y acheter toutes sortes d’objets ciselés en argent.

Certes, Areco est touristique, mais cela n’affecte en rien la bonne humeur des habitants! Du petit artisan qui prend le temps d’expliquer toutes les étapes du travail de l’argent aux enfants à l’orfèvre réputé qui répare – gratuitement, cela va sans dire – les petits pendants d’oreilles de Lise, nous avons toujours été admirablement accueillis.

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A voir à San Antonio de Areco: 

  • Les bâtiments de la vieille ville, l’église, les bords de rivière, le plus vieux pont à péage (désormais gratuit) d’Argentine
  • Le musée Gauchesco Ricardo Güiraldes, de l’autre coté du pont, dans un magnifique cadre verdoyant
  • Le musée-atelier Draghi, quoique nous ayons préféré la visite improvisée chez un petit artisan installé au coin de la rue Général Paz et de la rue Ruiz de Arellano
  • Et bien d’autres choses encore…

Bon à savoir: l’office du tourisme sur la place met des bicyclettes gratuitement à la disposition des touristes. Parfait pour explorer la ville!

Enfin, nos recommendations de gastronomes: le restaurant Ramos Générales pour une cuisine typique (merci Marie-Noëlle pour l’invitation!) et le glacier Calabrono de la rue Valentin Alsina. Miam!

 

L’héritage Jésuite de Cordoba

Avant de rallier Buenos Aires, nous choisissons de faire un détour par Cordoba, la deuxième agglomération du pays, afin de découvrir la ville et ses environs.

A peine arrivés dans la région, nous faisons l’expérience de la générosité belgo-argentine: Gérald, un Belge installé en Argentine depuis 46 ans nous offre l’hospitalité dans sa petite maison de campagne. Mieux encore, il nous invite pour un repas traditionnel en famille, le dimanche, notre premier asado argentin. Délicieux et très convivial!

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Les jours suivants, nous alternons cours et visites de sites historiques environnants. La région de Cordoba s’est fortement développée au XVIIème siècle grâce aux communautés Jésuites, qui ont créé de larges estancias, des fermes qui ont rapidement prospéré. Les Jésuites ont également contribué au développement culturel et artistique de la région.

Nous flânons dans le centre historique de Cordoba, visitons quelques musées et monuments historiques, ou prenons la route pour découvrir des estancias plus lointaines.

Voici un aperçu en quelques images de nos visites. Merci encore à Gérald et à sa famille pour l’accueil!

Nos impressions des estancias et monuments Jésuites visités:

  • l’estancia Santa Catalina: éloignée de Cordoba, nous apprécions la visite guidée et le cadre bucolique qui nous donne le sentiment d’être revenus quelques siècles en arrière
  • l’estancia Jesus Maria: non loin de l’estancia précédente, un agréable détour pour une visite gratuite et non guidée lors de notre passage
  • la Manzana Jesuitica de Cordoba: dans le centre historique de la ville, incontournable lorsque l’on visite la ville
  • l’estancia de Alta Gracia: très jolie église et petit musée, la visite préférée des enfants car, dans chaque pièce du musée, on trouve une notice explicative en Français

Certaines visites sont guidées (en espagnol ou en anglais), d’autres pas, mais toutes sont gratuites pour les enfants. Pas d’excuses donc pour ne pas les découvrir en famille!

Entre deux visites, nous avons également escaladé le pain de sucre (à pied!), du sommet duquel nous avions une vue à 360° sur les environs, découvert une géocache dans un parc de la ville, et visité le musée de la mémoire où les argentins s’apprêtaient à commémorer l’anniversaire du coup d’état qui débuta la « guerre sale ».

 

Halte à Puerto Varas

Les dernières formalités administratives pour l’achat de notre voiture enfin accomplies, nous prenons la direction du sud du Chili. Il est déjà 17h, nous avons le projet de rouler jusqu’à la prochaine ville pour y passer la nuit, puis parcourir le millier de kilomètres qui nous sépare de la ville de Puerto Varas le jour suivant. Déception lors du premier arrêt, puis des suivants, nous ne trouvons aucune infrastructure hôtelière décente à un prix raisonnable. A 23h, on se rend à l’évidence; il nous faudra passer la nuit dans la voiture. On installe confortablement les enfants, puis on se relaie au volant, avec plusieurs arrêts-repos, pour atteindre Puerto Varas le lendemain matin.

La ville est jolie, une ancienne colonie allemande fondée à la fin du XIXème siècle, construite de maisons de bois dont certaines sont centenaires. Elle borde un lac, avec une vue splendide sur les volcans des Andes. C’est aujourd’hui une station balnéaire chic, bondée en ce début de week-end prolongé.

Affluence oblige, nous avons quelques difficultés à trouver un logement. Nous profiterons cependant de deux jours dans cette ville charmante, mais un peu trop huppée à notre goût.