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Les vents de la Patagonie argentine

Après le passage de frontière, nous quittons les verdoyants paysages de la patagonie chilienne et traversons la pampa aride de l’Argentine. Nous rejoignons la célèbre route 40, qui relie de nombreux sites touristiques du nord au sud de l’Argentine, sans guère d’autres attraits, une longue voie rectiligne à perte de vue, balayée par des vents violents, aucune ville ni aucun village sur plusieurs centaines de kilomètres.
Faute de mieux, nous passons une nuit dans le camping sommaire mais gratuit de l’ennuyeuse petite ville de Gobernador Gregores et arrivons le lendemain à El Chalten. Cette ville s’est développée uniquement autour du tourisme et regorge d’auberges confortables, de restaurants raffinés, de spas, de magasins de sport, de pubs branchés pour randonneurs fatigués. Après plus de 15 jours passés sur la carretera austral, très peu fréquentée, nous sommes peu accoutumés à cette ambiance touristico-commerciale, dans un lieu où un oeuf coûtait 50 pesos argentins (soit plus de 3 euros pièce) lors de notre passage.
Cependant, il faut bien l’avouer, le cadre et la météo sont exceptionnellement beaux ces jours-là. La première journée sera consacrée aux jeux et à l’école, la deuxième journée nous permettra quant à elle d’effectuer une magnifique randonnée de 9 kilomètres qui nous semble vraiment aisée après nos expéditions chiliennes.
El Chalten n’est certes pas un joyau caché (comme l’est la vallée Chacabuco), mais vaut le détour pour ses belles randonnées dans le parc national des glaciers.
De El Chalten, il faut encore parcourir plusieurs centaines de kilomètres sur l’ennuyeuse route 40 pour accéder à la partie sud du parc national, où se trouve le célèbre glacier Perito Moreno. De nouveau, il faut mettre la main au portefeuille pour pouvoir contempler le glacier, mais de nouveau, cela en vaut la peine. Le Perito Moreno est l’un des rares glaciers au monde à ne pas, ou peu, souffrir du réchauffement climatique. A quelques mètres seulement de la falaise de glace, nous l’entendons grogner et gronder, c’est magique!
Après cette courte incursion de quelques jours en Argentine, nous retournons au Chili pour visiter l’un de ses parc les plus célèbres, le fameux Torres del Paine.
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Merveilleuse vallée Chacabuco

A Cochrane, il est temps pour nous de quitter le Chili et la carretera austral pour nous rendre en Argentine. La célèbre route continue certes encore sur une centaine de kilomètres en direction du sud, jusqu’au village de Villa O’Higgins, mais s’achève là-bas, sans possibilité de franchir la frontière. Nous privilégions donc le dernier passage de frontière accessible aux véhicules, le poste isolé de Paso Roballos, accessible par une piste au départ de Cochrane.

C’est un passage qui demande un peu de préparation logistique, car il n’y a, de part et d’autre de la frontière, aucune possibilité de se ravitailler sur plusieurs centaines de kilomètres. Pas de stations-service, pas de magasins d’alimentation (ceci alors qu’il est interdit d’importer des produits frais d’un pays à l’autre – à vous de vous débrouiller avec des aliments secs), pas de banques pour échanger monnaie chilienne et argentine, pas de restaurants ni d’hôtels… Passés un 2 janvier à midi, nous étions les premiers à franchir le poste-frontière en 2016!
Les difficultés logistiques mises à part, nous ne regrettons absolument pas d’avoir choisi de franchir ce poste-frontière, car les paysages le long de la piste sont à couper le souffle. Coté chilien, avant la frontière, les steppes herbeuses sont aujourd’hui un territoire protégé, en passe d’être aménagé en parc national. De nombreux troupeaux de ganacos paissent dans les prairies vertes, on aperçoit des flamands roses et des condors… Nous ne passons qu’une seule nuit dans le magnifique camping du futur parc et, encore fatigués de notre grande expédition, nous n’effectuons qu’une courte randonnée, mais nous avons déjà envie d’y revenir!

Du vin et des avocats

Nous sommes à Santiago, la capitale du Chili, depuis presque deux semaines. Notre séjour n’a pas été riche en découvertes: venus à Santiago pour acquérir une voiture, en vue de continuer notre voyage sur quatre roues, nous avons passé la majeure partie du séjour dans les garages d’occasions, les administrations, les banques, les bureaux d’assurances… Voici quand même un petit aperçu de ce quinze jours:

Du vin et des avocats

Notre portefeuille a été bien mis à mal par ce séjour. La vie est assez chère à Santiago. Pour l’hébergement, nous avons réussi un petit appartement à un prix acceptable et surtout très bien situé. Pour la nourriture, on s’aperçoit rapidement qu’il n’est plus question d’aller manger au restaurant tous les jours. Même en faisant les courses au supermarché et en cuisinant des plats simples, nous dépassons encore notre budget alimentation. On profite quand même de quelques produits qui sont meilleur marché ici qu’en Europe. Les avocats, par exemple, qui sont omniprésents dans la cuisine chilienne, accompagnent les viandes,  garnissent les hot-dogs et hamburgers. On s’en régale, même au petit déjeuner! Le vin aussi est délicieux et moins onéreux qu’en France. Après un an d’abstinence en Asie, quel plaisir de déguster une bonne bouteille!

L’achat d’une voiture

L’achat de la voiture a été un véritable parcours du combattant. La première phase, l’acquisition d’un numéro de RUT (numéro de contribuable chilien) a été étonnamment aisée grâce à l’aide de Sabino, un ami chilien. Retrait des papiers au service des impôts, petit tour chez le notaire pour leur certification, retour aux impôts pour obtenir le précieux numéro, tout a été arrangé en moins de deux heures. S’en est suivi une longue période de recherche du véhicule adéquat, nous avons vu des dizaines de véhicules dans des dizaines de garages. Une fois le véhicule choisi, le paiement a été une épreuve: non seulement il a fallu presque une semaine pour que l’argent arrive au chili, mais en plus, la banque nous a facturé des frais aberrants. Discussions interminables avec la banque et le garage d’occasion qui nous a vendu la voiture, le tout dans un espagnol approximatif, pour savoir d’où proviennent ces frais. Nous avons finalement obtenu une réponse aujourd’hui: la banque s’est trompée dans ses calculs de frais. Nous sommes soulagés, mais que de temps perdu!

L’anniversaire de Lucie

Lucie a eu quatre ans ce vendredi 20 novembre. Nous avons fêté cela dignement avec un énorme gâteau (en fait le plus petit que nous avons pu trouver), des bougies, des ballons. Suite à son engouement récent pour les barbies et les légos, elle a reçu… une barbie et des légos. Feliz cumpleanos Lucie!

Les amis

Nous avons fait de belles rencontres à Santiago et profité d’agréables soirées entre amis. Grâce à nos amis belges Boris et Fanny, nous avons fait la connaissance d’Henriette, une cousine de Boris, de Sabino, son compagnon (qui nous a bien aidé dans nos démarches administratives), de Laure-Anne, une autre cousine de Boris, et d’Auriane, une amie d’Henriette. Merci à tous pour le bon moment passé ensemble! Nous avons également été invités à une soirée organisée par la chambre de commerce franco-chilienne. Ce fut l’occasion de déguster des bons fromages et des bons vins, mais aussi de rencontrer beaucoup de français expatriés au Chili.

Les parcs et les musées

Enfin, pour conclure sur une autre note positive, nous avons quand même pris un peu de temps pour découvrir les attractions de la métropole: les parcs tout d’abord, très nombreux dans le centre de Santiago, avec leurs plaines de jeux, leurs équipements de sport. Les enfants ont adoré le Cerro Santa Lucia, une petite colline ornée de jardins un peu kistch, surmontée d’un petit chateau. Le parc Quinta Normal, très animé le week-end, leur a également beaucoup plu pour la petite ballade en tricycle dans les allées. Le parc Quinta Normal est bordé de nombreux musées; nous avons visité le musée d’histoire naturelle, qui s’intéresse à la biodiversité régionale du Chili, le musée Artequin, qui explique l’art aux plus jeunes, le musée des sciences, qui a passionné les enfants avec ses multiples petites expériences et le musée de la mémoire et des droits de l’homme, plus sérieux et triste, qui commémore les crimes commis sous l’ère Pinochet. Nous avons également eu l’occasion de visiter le musée d’art contemporain et le magnifique musée chilien d’art pré-colombien. Cependant quelques autres attractions majeures attendrons notre retour prévu à Santiago pour la fin du mois de février.

10 jours sur l’île de Sumbawa

Après notre petit périple en moto sur l’île de Lombok, nous décidons de repartir pendant deux nuits, toujours en scooter. Nous prenons la route du port pour nous rendre sur l’île de Sumbawa. C’est une île assez grande, il faudrait plusieurs semaines pour l’explorer. Nous décidons de nous limiter à la côte ouest. Après 15km, nous entamons une traversée de deux heures en ferry.

L’ouest de Sumbawa est principalement fréquenté par des surfeurs, qui passent beaucoup de temps à attendre LA vague! Les hotels ne sont pas légions, les guides touristiques ne donnent presque aucune information sur cette île. C’est donc au petit bonheur la chance que nous faisons une cinquantaine de KM sur la côte ouest en essayant de dénicher la perle rare!
Nous avions repéré un petit coin à l’écart, Jelenga beach. Nous y arrivons quand la nuit commence à tomber, et nous tombons sur un hotel : le Jelenga Lodge. Tenu par une famille française, les chambres y sont décorées avec goût, et peu chères, une vingtaine d’euros la nuit. L’hotel borde la plage, longue de 4km, qui donne sur un lagon sublime. Sans doute la plus belle plage que nous ayons vue depuis le début du voyage. Nathalia et François sont très sympathiques, ainsi que leurs deux enfants.
Tout de suite nous réalisons que nous allons rester plus que deux nuits! Dès le lendemain, au lever, en découvrant réellement l’endroit, nous décidons d’y rester une dizaine de jours. La plage est magnifique, et il y a juste deux hotels en tout. Autant dire qu’il n’y a quasi personne!
Alors pour nous qui sommes assez actifs, que faire pendant 10 jours?
Et bien, pas grand chose! Papa et Loïc sont partis pêcher ; nous avons beaucoup nagés ; nous avons découvert une cascade à 10km ou nous sommes allés 3 fois ; nous sommes descendus deux fois dans le sud de l’île et nous nous sommes rendus notamment sur la plage de Tropical qui est magnifique ; nous en avons profité pour visiter un aéroport neuf mais quasi à l’abandon ; nous avons pas mal roulés en scooter ; Lise a trouvé des livres en français à l’hotel et en a lu 5 sur la semaine, dont les deux premiers Harry Potter ; Joëlle a aussi lu plusieurs livres ; Lise est montée à cheval plusieurs fois avec Véga, la fille de Nathalia ; FX a donné un petit coup de main en cuisine et n’a pas pu résister à faire une tarte au sucre ; Lucie a beaucoup joué avec les filles de la cuisine ; en famille nous avons fait une belle balade dans le lagon à marée basse ; Papa et Loïc sont montés, non sans mal et en pleine chaleur, sur la colline qui surplombe le lagon.
Bref tout le monde y a trouvé son compte et la semaine est passée très rapidement. C’est avec un peu de tristesse que nous avons quitté cet endroit réellement magnifique pour retourner sur l’île de Lombok, rendre les scooters et récupérer nos affaires et nous envoler pour… vous le saurez bientôt!

Patience!

Nous voici au Myanmar! Malheureusement nous sommes revenus une bonne quinzaine d’années en arrière concernant internet, il est très difficile pour nous de rédiger des posts régulièrement. Nous les gardons sous le coude et espérons pouvoir publier une salve dès que possible! 

En gros, tout se passe bien, tout le monde est sympa avec nous, les enfants reçoivent toujours plein de cadeaux, et il fait de plus en plus chaud!

Pin-Pon Pin-Pon (bis)

La journée avait pourtant bien commencé (mais elle ne s’est pas mal terminée quand même). Nous avions décidé d’aller au Vinpearl Water Park de Hanoi. C’est un parc aquatique intérieur. Après deux trajets en bus, nous y arrivons. Il y a deux parties dans le parc, une pour les petits et une autre pour les grands enfants.
Lise, Loïc et Lucie commencent par s’amuser dans la partie destinée aux plus petits.Quelques toboggans, un énorme seau d’eau qui se renverse dès qu’il est plein, et diverses autres petites attractions font le bonheur des enfants.
Passons ensuite aux choses sérieuses : papa et Lise décident d’aller dans la « Thrill zone ». Effectivement, les attractions sont plus impressionnantes. Il faut mesurer 1m40 au minimum pour les faire mais bon, au Vietnam parfois les règles sont plus souples.
Après avoir fait presque toutes les attractions en duo, papa décide de faire seul l’attraction « kamikaze ». C’est un boa qui commence a la verticale. On est enfermé dans une capsule, le sol se dérobe sous les pieds et on dévale le boa a une vitesse vertigineuse.
Lise attendait tranquillement papa à l’arrivée. Elle était tellement contente de le retrouver vivant qu’elle s’est élancée vers lui et … elle a glissé et est tombée sur son bras.
Lise n’est pas une douillette et nous avons compris après quelques minutes que c’était sans doute un peu plus sérieux qu’un bleu.
Allez, c’est parti, papa se rhabille et emmène Lise à l’hôpital de Hanoi. On y était déjà venu la veille, papa avait rdv chez le dentiste car il s’était cassé une dent.
Nous sommes pris en charge directement. Un orthopédiste, puis quelques radios et le verdict est simple : une cassure au niveau de l’épaule, heureusement pas trop sérieuse. Le plâtre n’est pas nécessaire. Lise doit porter le bras en écharpe pendant deux semaines. Elle sera retapée quand nous arriverons au Laos.
Nous sommes ensuite rentrés en bus tous les deux. Un bon dîner soupe-sandwiches, un jus de fruit de la passion et une petite sieste nous remettent d’aplomb.
Maman est rentrée avec Lucie et Loïc vers 18h, et nous sommes ressortis manger un hot-pot. Tout est bien qui finit bien.

Lise fait sa première radio
Lise fait sa première radio
La radio du bras de Lise
La radio du bras de Lise
La sortie de l'hôpital avec le sourire
La sortie de l’hôpital avec le sourire

Halloween au Vietnam

Bien sûr, Halloween n’est pas une fête traditionnelle du Vietnam. Cependant, les enfants ont été invités, par les enfants du couple propriétaire de l’hôtel, à une fête d’Halloween organisée par une école privée anglophone. J’avais prévu quelques accessoires de déguisement, que nous complétons avec du maquillage. Quelques heures plus tard, les enfants se sont bien amusés et ont reçu pleins de bonbons.

Massage à la vietnamienne

Attention, âmes sensibles s’abstenir!

François-Xavier, qui souffre d’un mal de dos depuis quelques jours, a fait l’expérience d’un massage traditionnel vietnamien. Première étape: notre masseur se munit d’un petit outil métallique, similaire à une roulette, saisit une petite bouteille d’huile odorante qu’il répand à petites touches sur le dos de François-Xavier tout en appuyant vigoureusement avec l’outil pour faire pénétrer l’huile. Après une grosse demi-heure de massage, le dos de François-Xavier porte de large marques, l’opération semble assez douloureuse, espérons qu’elle sera bénéfique.

Le lendemain soir, notre masseur procède à la deuxième étape: à l’aide d’un tampon imbibé d’alcool qu’il enflamme, il fait le vide d’air dans de petits pots en verre qu’il applique ensuite sur le dos de François-Xavier. Après quelques minutes, il détache les pots sous vide et répète l’opération plusieurs fois. Le résultat est saisissant, le dos est maculé de sombres traces circulaires, vraiment étranges. Est-ce douloureux? D’après François-Xavier, c’est désagréable, sans être insupportable.

24 heures plus tard, les douleurs dans le dos se sont largement atténuées!

les marques sont assez impressionnantes!
les marques sont assez impressionnantes!