Archives de Catégorie: Randonnée

Entre palmiers et caféiers

Avant de faire halte à Medellin, nous prenons le temps de séjourner dans la « zona cafetera ». Cette région est ainsi nommée car on y produit la majorité du célèbre café colombien. A la recherche de notre or noir, nous ne pouvions manquer de nous y arrêter. Nous choisissons de séjourner près du village de Filandia, réputé moins touristique que d’autres dans la région.

Perché sur une colline aux pentes verdoyantes, Filandia est un beau village aux maisons colorées, habituellement paisible. Seulement, nous y parvenons justement lors de la fête du village. Le temps d’un soir, on apprécie l’atmosphère festive, les stands de nourriture et de boisson, les maïs et les saucisses grillées, les attractions foraines et on se mêle avec plaisir à la foule des colombiens amusés.

Les jours suivants, nous aurions aimé déguster l’excellent ristretto du café Jahn, sur la place du village, avec plus de sérénité mais cela sera pour un autre voyage…

Des caféiers…

Revenons au café, les plantations sont nombreuses dans la région et nous aimerions bien sûr en visiter une. Fête du village oblige, l’activité touristique tourne au ralenti. Il y a bien une agence de voyage qui nous propose un tour organisé mais on trouve un peu ridicule de se faire promener en jeep à travers les caféiers, alors que nous possédons notre propre 4×4. De fil en aiguille, en discutant avec les habitants, nous finissons par prendre rendez-vous avec Don Javier qui nous accueillera dans sa finca, à une dizaine de kilomètres de Filandia.

La finca de Don Javier est un peu particulière: son propriétaire est passionné par les héliconiacées, plantes cousines des bananiers, et pratique une agriculture mixte, entre café, bananes et vaches laitières, écologique et respectueuse du bien-être animal. Entre fleurs d’héliconias, caféiers et forêt native au pied de la colline, nous faisons une  jolie promenade pédestre en compagnie du fermier. On finit par une agréable dégustation de café dans la cuisine de la ferme ou par un grand verre de lait très très frais pour les enfants. Evidemment, nous en profitons également pour acheter du café, histoire d’étrenner la petite cafetière italienne acquise quelques heures plus tôt dans le village.


Pour plus d’informations, la finca La Divisa possède un site internet. Nous avons payé 30.000 COP pour la visite.


Et des palmiers!

Le café est certes le but premier de notre visite dans la région de Filandia. Mais il serait  dommage de négliger d’autres sites proches, à la beauté naturelle indiscutée. Dimanche matin, nous mettons donc le cap vers la vallée de Cocora, à 30 kilomètres de Filandia, tôt car le site très réputé sera bientôt envahi de touristes. A 8h30, lors de notre départ, il n’y a encore personne sur place. C’est parti pour une nouvelle randonnée!

La vallée de Cocora est une réserve naturelle qui abrite de nombreux palmiers de cire, espèce rare de palmiers géants dont les troncs peuvent atteindre 60 mètres de haut. Aujourd’hui, tourmentés par le vent puissant, les arbres graciles semblent prêts à rompre!

Nous empruntons un sentier vers la droite qui pénètre rapidement dans une forêt dense et humide. A la grande joie des enfants, le sentier serpente le long de la rivière et nous contraint à emprunter de nombreux gués, ponts de cordes et ponts de singes, plus ou moins branlants. Après cinq kilomètres d’ascension en pente douce, nous préférons un petit détour pour grimper à travers la forêt jusqu’à la réserve d’Acaime, une réserve privée où l’on peut observer les colibris. La pente est plus raide mais l’ascension est courte. Nous faisons une pause à la réserve en admirant les oiseaux-mouches colorés et en dégustant une tasse d »agua de panela », un jus parfumé de sucre de canne, servi chaud.

Nous redescendons un kilomètre jusqu’à la précédente intersection puis empruntons le sentier qui grimpe la montagne. Cette fois-ci, l’ascension est plus rude, en lacets à travers la forêt puis la prairie jusqu’à atteindre une maisonnette d’altitude, la « finca montana » où nous faisons une seconde pause, consacrée celle-ci au pique-nique. La finca montana sert justement de l’agua de panela, à laquelle nous avons pris goût, avec de larges tranches de fromage.

Le repas avalé, il nous reste cinq kilomètres à parcourir pour redescendre dans la vallée. La balade continue par un large chemin, alors que la forêt fait place aux prairies et aux palmiers. A courte distance de l’arrivée, nous décidons d’emprunter un raccourci, non parce que nous sommes fatigués, mais parce que le sentier, solitaire, dégringole joliment les pentes d’un pré au beau milieu des palmiers de cire. Nous sommes parvenus au bout du chemin, les touristes sont maintenant nombreux qui explorent la vallée en son sentier principal, à pied ou à cheval. Un rapide coup d’oeil à notre GPS nous apprend que nous avons parcouru 11 km et surtout grimpé 670 mètres de dénivelé. Pas mal pour une balade que nous avons jugée facile…


Notre randonnée: la promenade est décrite ci-dessus mais voici un récapitulatif

  • Avant l’interruption de la route goudronnée, prendre le sentier à droite en direction de la réserve Acaime.
  • Suivre le sentier pendant 4-5 km jusqu’au panneau de bois indiquant « Acaime 1km ». De là, il y a possibilité de faire l’aller-retour jusqu’à la réserve ou de prendre directement à gauche le sentier qui grimpe vers la finca montana.
  • De la finca montana, c’est un large sentier qui descend vers la vallée. Quelques sentiers plus aventureux partent à droite ou à gauche pour allonger ou raccourcir le parcours.
  • L’entrée de la réserve Acaime est payante pour les adultes (5000 COP, boisson comprise), gratuite pour les enfants
  • L’entrée du bois de palmiers est payante (3000 COP par personne) mais par nos sentiers détournés, nous avons habilement, et pourtant sans intention aucune, esquivé la billetterie…
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Découverte du Brésil: Florianopolis et la plage

Afin de profiter du beau temps annoncé, nous voici repartis en direction de Florianopolis, ou plutôt l’ile de Santa Catarina, dans l’état du même nom.

L’ile, touristique sans être surdéveloppée, offre de nombreux attraits : à l’ouest, la ville de Florianopolis, au nord, est et sud, de belles plages, au centre, des lacs et des collines envahies par la forêt atlantique. Nous choisissons de séjourner au sud, moins touristique, dans le village d’Armaçao.

Le secteur offre plusieurs possibilités de randonnées. Nous en sélectionnons une qui, au départ d’Armaçao, passe par la plage de Matadeiro, grimpe la colline boisée, longe la côte pour atteindre la belle et longue plage de Lagoinha del Leste. Le sentier escalade ensuite de nouveau la colline puis descend abruptement vers le village de Pantano et la civilisation. C’est une belle promenade de 9 kilomètres, plus difficile que nous le pensions en raison des sentiers escarpés.

Nous profitons aussi du soleil sur les plages, plutôt désertes alors que l’hiver approche. Enfin, quelques séances de lectures à l’Alliance Française nous permettent de faire de belles rencontres avec Gilles, le directeur de l’Alliance et sa famille, avec Laura, la stagiaire et Enya, la professeur de Français.

Sous la pluie, nous quittons précipitamment l’ile pour continuer notre route vers le nord.


Au mois de mai, c’est déjà l’automne à Florianopolis. Au nord, où les hébergements sont nombreux, il y beaucoup d’offres d’hébergement à prix cassés. Au sud de l’île, de nombreuses auberges étaient fermées pour la saison d’hiver. Nous avons quand même trouvé un hébergement bon marché (appartement avec 3 chambres et une cuisine, utile, car les restaurants sont fermés à cette saison) dans le village d’Armaçao.

Pour les randonneurs, Armaçao est un bon point de départ pour plusieurs randonnées dans la région. La randonnée Lagoinha del Leste est (partiellement) indiquée au départ d’Armaçao (mieux vaut tout de même avoir un GPS avec soi – la randonnée est visible sur Maps.me), le retour se fait facilement en bus depuis l’arrêt de bus de Pantanao.

 

 

De Conguillio à Santiago

Après avoir déposé les grands-parents à l’aéroport de Temuco, nous nous attardons encore un peu dans cette ville, alors que nuages et pluie assombrissent le ciel. Petite halte gastronomique, entre les fruits de mer du marché central et un délicieux restaurant de viandes chiliennes…


Nos restos à Temuco: 

  • Don Pedro sur l’avenida San Martin pour la viande et la cave à vin
  •  El Criollito au marché municipal pour les fruits de mer

Dès le retour du beau temps, nous reprenons nos habitudes de bourlingueurs, pour quelques jours de camping dans le magnifique parc Conguillio. Un volcan, encore, de stupéfiants paysages lunaires façonnés par de longues coulées de lave, des lacs d’une eau turquoise, de superbes forêts d’auracarias; nous y effectuerons de très belles randonnées.


Nos randonnées dans le parc national Conguillio:

  • Salto Truful-Truful: cette petite balade très facile à l’entré sud du parc, à peine une demi-heure de marche, offre une jolie vue sur le canyon et la cascade, une oasis de verdure dans le paysage aride des scories volcaniques.
  • Los Carpinteros: c’est le long de cette balade très agréable, un sentier facile qui monte en pente douce à travers une magnifique forêt d’auracarias et de coihues, que nous avons croisé le plus grand nombre d’enfants randonneurs. Nous n’en avons parcouru qu’une petite portion (du poste de garde jusqu’à l’auracaria-mère, vieille de 1800 ans), mais celle-ci en valait la peine. N’oubliez pas vos jumelles, les « carpinteros » (pics-verts) étaient au rendez-vous sur le sentier. Temps de parcours: 2h pour 6 Kms et 250 mètres de dénivelé positif.
  • Las Araucarias: au départ du poste de garde, cette balade très facile de 2 kilomètres vaut surtout si vous pouvez déchiffrer avec les enfants les panneaux didactiques en espagnol.
  • Sierra Nevada: ce fut notre plus belle randonnée dans le parc, avec des vues imprenables sur le volcan Llaima et, au loin, notre cher volcan Villarrica. Temps de parcours: 5h30 pour 13 kms et 700 mètres de dénivelé positif.

 

Il nous reste quelques jours avant de rallier Santiago où notre véhicule partira en réparation. Nous hésitons quant à la prochaine destination. Un autre parc national? Ceux-ci sont fort éloignés de l’axe autoroutier de la panaméricaine, un grand détour pour seulement un jour ou deux de randonnée. Une remontée par la côte? Par les routes sinueuses, cela prendra plus de temps que nous n’en avons.

Nous nous décidons finalement pour une escale atypique, un détour de quelques kilomètres seulement le long de la panaméricaine: les chutes « Salto del Laja », haut-lieu du tourisme populaire chilien. En cette fin d’été aride, les chutes sont peu impressionnantes, l’endroit est relativement calme et le tourisme populaire offre l’avantage d’être bon marché. Nous profitons donc d’un camping avec piscine et mini-golf à petits prix. Les enfants ont adoré!