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Des briques, des briques…

Pas facile de trouver un cadeau d’anniversaire approprié pour les enfants nomades. Il faut que l’objet soit petit, léger, facilement transportable. Ni fragile ni encombrant. Et lorsque l’on a l’idée du cadeau idéal, encore faut-il pouvoir se le procurer à l’autre bout du monde…

Loïc est passionné par les briques Lego. Voici un jouet universel, très commun en Asie, incassable, passe-partout et dont les enfants ne se lassent jamais. Un cadeau très pratique en voyage. D’ailleurs, Loïc a reçu plusieurs petites boîtes de Lego, les petites briques voyagent avec nous au fond de son sac à dos.

Pour les 6 ans de Loïc, nous recherchons un cadeau Lego plus original. L’idée nous vient rapidement; une journée à Legoland Malaysia, l’unique parc à thème Lego d’Asie. Nous lui avons fait la surprise et Loïc a reçu les tickets d’entrée le jour de son anniversaire. Il était enthousiaste!

Le parc Legoland Malaysia est situé à Johor Bahru, à quelques kilomètres de Singapour. Nous y arrivons peu avant 10h du matin, à l’heure de l’ouverture. Nous comptons sur le beau temps pour les activités en extérieur; dans les régions tropicales, il peut pleuvoir abondamment. Nous sommes chanceux, le soleil ne nous quittera pas. Autre coup de chance: nous avons choisi un jour où il y a peu de visiteurs au parc. Il n’y a presque pas d’attente pour participer aux attractions et les enfants s’en donne à coeur joie. Le parc est agréable, il y a des attractions pour enfants de tout âge. Du haut de ses 100 cm, Lucie peut même se joindre à nous dans les montagnes russes!

L’attraction principale du parc, ce sont bien sûr les reproductions miniatures de sites remarquables entièrement en briques Lego! C’est particulièrement intéressant pour les enfants qui ont eu la chance de voir la plupart des sites reproduits « en vrai »: la ville historique de Hoi An au Vietnam, le temple Wat Arun de Bangkok, les tours jumelles de Kuala Lumpur, la grande mosquée de Brunei, etc.

Une super journée pour les petits bourlingueurs!

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Bowling, cinéma et jeux de logique…

Nous avons profité de notre séjour en Malaisie, pays très moderne, pour nous adonner aussi à des loisirs très occidentaux. L’avantage, c’est que les coûts de la vie sont quand même un peu moins élevés ici qu’en Europe et que l’on peut donc s’amuser à moindres frais.

Une partie de bowling coûte moins de deux euros par personne. Lise s’est essayée pour la première fois à ce jeu. Elle a bien aimé, même si cela n’est pas facile de soulever les lourdes boules et de les envoyer avec force sur la piste.

A Miri, notre hôtel était situé à 5 minutes d’un grand complexe de cinémas. La place coûte un 1,5 euro pour la séance du matin, et cela monte jusqu’à 4 euros pour une séance en 3D le soir. On ne s’en est pas privé: « San Andreas » et « Jurassic World » (pour les plus grands),  « Dino time » et les « Minions » (pour les plus petits), le tout entièrement en anglais!

Nous avons aussi découvert les jeux de logique, un concept assez populaire en Asie. Le principe: vous êtes enfermés dans une chambre à thème et vous disposez de quelques indices pour trouver un code secret lequel mène à d’autres indices et un autre code, etc. Le but ultime est de trouver la clé qui vous permettra de sortir de la pièce en moins de 45 minutes. Lise a tellement aimé ce jeu que nous en avons fait 3 parties, l’une dans la maison aux ballons du film « up », l’autre dans le tombeau d’une momie et la troisième dans la maison d’un « serial killer ». Les énigmes sont parfois assez compliquées, mais on s’en est sortis deux fois sur trois! Tout le monde a particulièrement apprécié le jeux de la momie.

 

Quelques jours à Kota Kinabalu

Avant de quitter la Malaisie pour l’Indonésie, nous avons fait une petite escale à Kota Kinabalu, dans la province de Sabah, sur l’île de Bornéo. Notre séjour prévu a été un peu écourté car le vol qui doit nous emmener à Jakarta a été avancé de deux jours. De plus, nous avons consacré deux jours entiers aux leçons afin que Lise puisse finir son année de 3ème primaire et nous avons également accompli les formalités administratives pour obtenir notre visa de 60 jours pour l’Indonésie.

Il nous est resté deux jours pour profiter de la ville et de ses environs. Le premier jour, nous avons fait une grande promenade de 14 kilomètres pour découvrir les sites touristiques de la ville. Lucie a tout marché! La balade nous a emmenés au sommet de la colline qui domine la ville, puis dans une réserve naturelle, une zone de marécages préservés, et enfin le long de la plage jusqu’à la grande mosquée.

Le lendemain, nous décidons d’aller explorer les îles au large de Kota Kinabalu. Pas de chance, c’est justement vendredi, jour de congé, et les bateaux sont bondés. On trouve quand même un bateau pour nous amener sur la petite île de Mamutik. Avant d’embarquer, FX remarque que les petits bateaux sont dotés de puissants moteurs. De fait, sitôt sorti du port, le bateau s’élance à tout allure vers le large.

La petite île de Mamutik est dotée dune belle plage. Mais le plus remarquable, dans ce parc naturel marin, ce sont les multiples coraux et les myriades de poissons, visibles à quelques mètres de la plage. Les enfants ont adoré!

Après cet agréable escale, nous quittons Bornéo pour l’île de Java, en Indonésie.

Au pays de l’or noir

Depuis Miri, nous avons planifié une escapade au Sultanat de Brunei. La capitale du Brunei, Bandar Seri Begawan, n’est qu’à 150 kilomètres de Miri. Pour nous y rendre, nous louons une petite voiture, une Perodua vert pomme.

Nous nous attendions à beaucoup de fastes dans ce petit pays très riche en pétrole. En réalité, mis à part une grande mosquée, un hôtel ultra-luxueux et le palais royal aperçu de loin, la capitale est une petite ville moderne, plutôt ordinaire. Pas de bolides de luxe dans les rues, pas de boutiques de grand designers dans le petit centre commercial…

Le site le plus étonnant est l’immense village flottant, situé de l’autre côté de la rivière, face à la ville moderne. Maisons, écoles, poste de police, mosquées, tout est construit sur pilotis. Un petit tour en bateau dans le village permet de se rendre compte de l’étendue de ce village.

Autre site étrange, le musée des cadeaux royaux abrite une collection hétéroclite d’objets offerts par les grands de ce monde au sultan du Brunei. Vases hideux et set d’écriture en or, la collection est plus amusante qu’intéressante. Le musée expose aussi des accessoires royaux, tels que des costumes de la garde, des armes, et deux immenses chars d’apparat.

Une particularité du Brunei est que les terres de ce petit état sont très peu exploitées. Le pays tirant toutes ses ressources des plateformes pétrolières « offshore », la majeure partie du territoire est vierge, ni cultivée, ni exploitée. Nous avons pu le constater par nous-même: au sortir de notre hôtel, pourtant situé en plein centre-ville, il suffit de grimper une colline sur notre droite pour rejoindre en quelques minutes la forêt et se balader sur des dizaines de kilomètres de sentiers balisés. Nous choisissons une randonnée d’environ 6 kilomètres, assez difficile cependant, car le terrain est très vallonné. Nous dégustons notre pique-nique au sommet de la colline, avec une très belle vue sur le palais de sultan, et en toute discrétion!

En effet, nous sommes au mois de ramadan et à Brunei la consommation de nourriture et de boisson est prohibée dans les lieux publics du lever au coucher du soleil. Nous avons donc toujours mangé dans des endroits déserts, à l’abri des regards. Par contre, le soir venu, on se régale, sur les marchés ou au buffet « spécial ramadan » de notre hôtel.

Avant de repartir, un petit arrêt à l’hôtel Empire, en bord de mer. Ce qui a été conçu comme une résidence privée du frère du sultan a été reconverti en hôtel pour tenter de valoriser l’investissement pharaonique. Mosaïques et colonnes de marbre, dorures et lustres de cristal, l’endroit est étonnant. Pas tout à fait dans notre budget, quand même!

 

Deux jours au parc national de Lambir Hills

Quelques jours après notre excursion aux grottes de Niah, nous nous rendons au parc national de Lambir Hills.

Ce parc, assez grand, n’est qu’a une trentaine de kilomètres de Miri. Il est situé sur une étendue de collines boisées. De nombreuses cascades en sont l’attrait principal. La plus connue, la cascade de Latak est facilement accessible par une courte promenade depuis l’entrée du parc. Elle est haute de 25 mètres et surplombe une petite piscine naturelle qui invite à la baignade. Tant pis s’il ne fait pas beau lors de notre passage, nous nous baignons quand même dans l’eau fraîche de la rivière.

Nous dormons sur place, dans un chalet dont les sanitaires sont très basiques mais les chambres plutôt confortables. Le lendemain, par un temps instable, c’est reparti pour une grande randonnée. Nous grimpons à 300 mètres d’altitude, au sommet de la colline Pantu, d’où nous avons une belle vue sur la jungle de Bornéo. Pique-nique au sommet, petit détour pour contempler une autre cascade, nous sommes de retour  en fin d’après-midi. Deuxième nuit au chalet, il pleut toute la nuit et le lendemain matin encore. Nous annulons donc la troisième randonnée et nous préparons à rentrer en ville.

Nous sommes venus en bus, lequel nous a déposé près de l’entrée du parc. De la même manière, pour le retour, il suffit de se poster au bord de la route et d’attendre le passage du bus. Pour passer le temps, les petits bourlingueurs tentent d’arrêter un des nombreux véhicules en faisant du stop. Après une dizaine de minutes, une voiture s’arrête et accepte de nous reconduire en ville.

Notre chauffeur est un homme assez étrange, silencieux, qui nous dépose cependant bien aimablement à quelques mètres de notre hôtel. Les enfants disent poliment merci et, surprise, l’homme tend un billet de banque bleu à Lucie. En le regardant de plus près, on constate qu’il ne s’agit pas d’un billet de 1 ringgit (soit 25 centimes d’euro) mais d’un billet de 50 (environ 12 euros). Le stop, non seulement cela ne coûte rien, mais avec les enfants, ça rapporte!

Les grottes de Niah

Notre séjour à Miri est l’occasion de visiter les parcs nationaux aux alentours de la ville, cela malgré le temps maussade qui s’est installé. Le parc des grottes de Niah est assez loin de la ville,  à environ 90 kilomètres dans les terres. Pour nous y rendre, nous avons déniché une voiture de location, de marque malaisienne (Perodua), toute neuve et bon marché.

Les grottes de Niah sont au nombre de trois: la petite « grotte des commerçants », l’immense « grotte profonde » et la petite « grotte peinte » qui abrite des fresques préhistoriques, malheureusement assez endommagées. La grotte des commerçants est ainsi nommée car elle servait d’abri aux récoltants et négociants de nids d’hirondelle au XXème siècle. C’est dans la grande grotte que nichent les milliers d’hirondelles (et autant de chauves-souris) qui produisent la précieuse substance.

La balade nous mène d’abord le long d’un ruisseau jusqu’à la grotte des commerçants, puis continue pendant plusieurs centaines de mètres dans les entrailles de la terre, à travers l’immense grotte sombre d’abord, ensuite dans une galerie creusée par une ancienne rivière souterraine, pour ressortir de l’autre coté de la montagne. En tout, presque 5 kilomètres pour atteindre la grotte peinte, et autant de chemin au retour. Nous ne nous attendions pas à une aussi longue balade, mais étions heureusement bien équipés de nos lampes de poche (il n’y a aucun éclairage dans les grottes) et de nos vestes de pluie (car il a plu au retour). Une belle excursion!

Une peinture rupestre
Une peinture rupestre
Les aventuriers
Les aventuriers
Attention aux crocodiles!
Attention aux crocodiles!
Une petite traversée en bateau
Une petite traversée en bateau
La grande grotte
La grande grotte
Un nid d'hirondelle
Un nid d’hirondelle

La grande vieille dame de Miri

Après presque 3 semaines passées à Kuching et ses environs, nous nous sommes quand même décidés à quitter cette ville. Direction Miri, environ 600 kilomètres plus à l’est: un court vol en avion plutôt qu’un trajet de 16 heures en bus, pour un budget quasiment équivalent.

Miri est une petite ville moderne,  enrichie par le pétrole et l’exploitation forestière, sans grand attrait touristique. La proximité de nombreux parcs nationaux en fait cependant un lieu de transit pour les touristes.

Le lendemain de notre arrivée, nous partons visiter le seul site touristique de la ville: le site de la « grande vieille dame », ainsi qu’est surnommé le premier puit de pétrole jamais creusé en Malaisie. La grande vieille dame a 105 ans et a été exploitée jusqu’en 1970, un record de longévité. L’intérêt du site, c’est aussi la belle vue du sommet de la colline sur la ville de Miri et la mer, ainsi qu’un petit musée du pétrole, bien conçu pour les enfants mais malheureusement peu entretenu.

Il fait un temps magnifique lors de notre visite, trop chaud pour grimper la colline à pied. Heureusement, avec les enfants, le stop est toujours efficace! Nous avons été bien inspiré de profiter du soleil pour cette visite, car dès le lendemain, la grisaille s’installe, et elle ne nous a pas quittés depuis 5 jours…

Le parc national de Kubah et la réserve d’animaux de Matang

Toute nos expéditions ne sont pas toujours un succès, comme en témoigne notre expérience au parc national de Kubah.

Cela commence par un trajet difficile: après voir confirmé par deux fois l’horaire du bus à la gare et organisé notre journée en fonction de cet horaire, nous apprenons, une fois sur le quai, que notre bus, le dernier de la journée a été tout simplement supprimé ce jour! C’est donc en minibus que nous devons nous rendre au parc. Sur place, nous prenons possession des clés de la chambre que nous avons réservée pour deux nuits. Arrivés au gîte, mauvaise surprise! Il est dans un état lamentable, plafond pourris, sols sals, literie miteuse. Un des conduits de la douche est percé et celle-ci coule en permanence.

On s’installe quand même tant bien que mal, au moins pour une nuit et pour pourvoir profiter d’une attraction majeure du parc, l’étang aux grenouilles où des centaines de batraciens se rassemblent la nuit tombée. A 19 heures, nous nous mettons en route pour l’étang, situé à une demi-heure de marche du gîte. Hélas, la malchance nous poursuit. Après vingt minutes de marche, un orage éclate. Nous sommes trempés en quelques instants et devons rebrousser chemin. Petite consolation: nous apercevons quelques « grenouilles-feuilles » sur le chemin du retour.

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La grenouille-feuille sous la pluie

Il a plu tout la nuit et le lendemain, le temps est maussade et les sentiers de randonnée tout à fait détrempés. Nous battons en retraite et retournons en ville.

Nous reviendrons quand même à Kubah deux jours plus tard, pour entreprendre la randonnée que nous voulions effectuer: une marche de 6 kilomètres à travers la jungle, pour atteindre la réserve d’animaux de Matang. La randonnée est relativement facile et exceptionnellement bien marquée: une balise tous les 50 mètres! Arrivés à Matang, nous piqueniquons puis partons visiter le site. Matang n’est pas un zoo, mais bien une réserve où les animaux blessés ou victimes du braconnage sont hébergés et soignés dans le but de retrouver la vie sauvage. Les enclos sont simples puisqu’il ne sont pas censés constituer un domicile permanent pour leur locataire. Il y vraiment une multitude d’animaux: des crocodiles, des tortues, des serpents, des porc-epics, des chats sauvages, des oiseaux, des orangs-outans et des ours. Voilà nos efforts pour visiter ce parc récompensés! Retour à la ville en taxi après cette belle balade.

L’ascension du mont Santubong

On le distingue lorsque l’on se promène au bord de la rivière à Kuching. On l’apercevait clairement depuis le rivage du parc national de Bako. Le mont Santubong domine la péninsule de Damai, à une vingtaine de kilomètres au nord de Kuching, de ses 810 mètres d’altitude.

La montagne, isolée, est imposante. Un sentier de randonnée mène au sommet. Le taxi nous dépose à l’entrée du parc national de Santubong. Nous sommes à une soixantaine de mètres d’altitude, il en reste donc 750 à grimper. Le trajet comporte deux parties: la première monte en pente douce, avec certaines portions plus accentuées, jusqu’à une cascade puis un point de vue à 300 mètres d’altitude. C’est là que nous piqueniquons. C’est aussi ici qu’une partie du groupe fait demi-tour: FX redescend avec Lucie et Loïc, tandis que Lise, Joëlle, Sandra et Aron continuent l’ascension.

La fin de la randonnée est en effet plus ardue. La courte ascension se fait quasiment en ligne droite, à flanc de montagne et à l’aide de multiples cordes et échelles. Les échelons sont parfois si espacés que Lise a des difficultés à les  escalader. Elle franchit cependant les obstacles avec agilité.

Après une heure vingt-cinq d’escalade – au lieu des deux heures et demie annoncées, nous voici au sommet. Nous avons une très belle vue dégagée sur l’estuaire et les marais et nous apercevons aussi les bâtiments marquants de la ville: grand hôtels, parlement…

Il nous faudra presque 3 heures pour redescendre, en comptant une pause baignade dans la cascade. Fatigués, on doit bien l’avouer!