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Bandung mon amour

Bandung est notre dernière étape en Indonésie, retour sur l’île de Java. Après un vol d’1h30, avec  une belle vue sur le volcan Batur, nous arrivons le matin. Bandung est une grosse ville de 8 millions d’habitants, la troisième d’Indonésie. Nous avions choisi cette ville car les vols vers Singapour, notre prochaine étape, sont bon marché.
Nous nous mettons en quête de location de scooters, car nous ne voulons pas passer les 6 jours restants en ville, mais nous avons du mal en trouver. Nous n’insistons pas car nous remarquons rapidement que Bandung est une ville agréable ou il y a plein de choses à faire.
Après une nuit passée dans un hotel Ibis, nous déménageons dans un hotel plus confortable, agrémenté d’un jardinet, d’un petit plan d’eau et de jouets pour les enfants.

Il a fallu donc occuper ces 6 jours!

  • Nous avons tout d’abord visité le musée de la poste. Ce fut une très belle découverte; il possède une impressionnante collection de timbre du monde entier. La Belgique (et la France) y sont très bien représentées: les plus anciens timbres belges datent de 1863, mais il y a aussi beaucoup de timbre sur la brasserie d’Orval ou encore sur le Congo belge. Vraiment extraordinaire, les enfants ont beaucoup apprécié.
  • Nous en avons profité pour découvrir les 6 géo-caches présentes dans le centre de Bandung, toutes à proximité de bâtiments art-déco. Une belle découverte, ces bâtiments datant de l’époque coloniale néerlandaise sont nombreux.
  • Nous nous sommes rendus dans le grand mall Paris Van Java (Bandung était une ville très agréable à l’époque coloniale et les Hollandais l’avait surnommée Paris Van Java), qui regorge de boutiques et de restaurants. Joëlle et Loïc ont tenté l’attraction « bus hanté ». Des cris étaient émis par des hauts parleurs à l’entrée de l’attraction, ce qui a littéralement terrorisé Lucie!
  • Nous avons acheté quelques produits Eiger, une marque de vêtements de randonnée indonésienne produits à Bandung. Achetons local! Les enfants en ont profité pour s’essuyer au mur d’escalade.
  • Nous avons visité le musée géologique, très didactique et très intéressant pour toute la famille. Nous avons beaucoup appris sur la tectonique des plaques. L’Indonésie possède plus de 100 volcans. Elle est composée de 13466 îles, 300 tribus et plus de 742 langues différents! Les enfants ont aussi apprécié la plateforme simulant un (petit) tremblement de terre.
  • Ensuite, visite du musée Asia-Afrika, qui commémore la conférence internationale de Bandung en 1955. C’était la première réunion internationale de dirigeants de pays du tiers-monde. Ils ont affirmé leur neutralité dans le conflit entre le bloc de l’Est et l’Ouest, confirmé leur lutte contre le colonialisme, et conclut les accords de paix entre les différents pays.
  • Nous avons aussi beaucoup marché entre les différentes attractions, en moyenne entre 6 et 8 kms par jour. Lucie a bien suivi, sans se plaindre! Lise, ne regardant pas toujours où elle pose les pieds, est tombée dans un trou. Ils sont légions en Indonésie, particulièrement sur les trottoirs. Heureusement plus de peur que de mal. Malgré tout, un restaurateur très sympathique nous a fourni du désinfectant, et nous a invité dans son restaurant. Une belle rencontre avec, comme d’habitude en Asie, des gens souriants et toujours très accueillants. Nous sommes revenus dans ce restaurant quelques jours plus tard pour y fêter les 6 ans de Loïc.
  • Le dernier jour, nous nous sommes arrêtés dans une sorte de luna park où les enfants se sont amusés avec différents jeux et manèges.
  • Enfin le mardi, départ pour Singapour. Lever à 4h30 pour l’avion de 7h. En arrivant à l’aéroport, le vol est retardé à 10H, ce qui m’a permis d’écrire ce post!

Bandung fut finalement une très bonne expérience et une fin de séjour très agréable en Indonésie!

 

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10 jours sur l’île de Sumbawa

Après notre petit périple en moto sur l’île de Lombok, nous décidons de repartir pendant deux nuits, toujours en scooter. Nous prenons la route du port pour nous rendre sur l’île de Sumbawa. C’est une île assez grande, il faudrait plusieurs semaines pour l’explorer. Nous décidons de nous limiter à la côte ouest. Après 15km, nous entamons une traversée de deux heures en ferry.

L’ouest de Sumbawa est principalement fréquenté par des surfeurs, qui passent beaucoup de temps à attendre LA vague! Les hotels ne sont pas légions, les guides touristiques ne donnent presque aucune information sur cette île. C’est donc au petit bonheur la chance que nous faisons une cinquantaine de KM sur la côte ouest en essayant de dénicher la perle rare!
Nous avions repéré un petit coin à l’écart, Jelenga beach. Nous y arrivons quand la nuit commence à tomber, et nous tombons sur un hotel : le Jelenga Lodge. Tenu par une famille française, les chambres y sont décorées avec goût, et peu chères, une vingtaine d’euros la nuit. L’hotel borde la plage, longue de 4km, qui donne sur un lagon sublime. Sans doute la plus belle plage que nous ayons vue depuis le début du voyage. Nathalia et François sont très sympathiques, ainsi que leurs deux enfants.
Tout de suite nous réalisons que nous allons rester plus que deux nuits! Dès le lendemain, au lever, en découvrant réellement l’endroit, nous décidons d’y rester une dizaine de jours. La plage est magnifique, et il y a juste deux hotels en tout. Autant dire qu’il n’y a quasi personne!
Alors pour nous qui sommes assez actifs, que faire pendant 10 jours?
Et bien, pas grand chose! Papa et Loïc sont partis pêcher ; nous avons beaucoup nagés ; nous avons découvert une cascade à 10km ou nous sommes allés 3 fois ; nous sommes descendus deux fois dans le sud de l’île et nous nous sommes rendus notamment sur la plage de Tropical qui est magnifique ; nous en avons profité pour visiter un aéroport neuf mais quasi à l’abandon ; nous avons pas mal roulés en scooter ; Lise a trouvé des livres en français à l’hotel et en a lu 5 sur la semaine, dont les deux premiers Harry Potter ; Joëlle a aussi lu plusieurs livres ; Lise est montée à cheval plusieurs fois avec Véga, la fille de Nathalia ; FX a donné un petit coup de main en cuisine et n’a pas pu résister à faire une tarte au sucre ; Lucie a beaucoup joué avec les filles de la cuisine ; en famille nous avons fait une belle balade dans le lagon à marée basse ; Papa et Loïc sont montés, non sans mal et en pleine chaleur, sur la colline qui surplombe le lagon.
Bref tout le monde y a trouvé son compte et la semaine est passée très rapidement. C’est avec un peu de tristesse que nous avons quitté cet endroit réellement magnifique pour retourner sur l’île de Lombok, rendre les scooters et récupérer nos affaires et nous envoler pour… vous le saurez bientôt!

Road trip à Lombok

Après notre séjour à Lembongan, nous avons pris le bateau pour nous rendre sur l’île de Lombok. Nous nous attendions à retrouver en partie la même atmosphère que sur l’ultra-touristique Bali. Pas du tout. L’hôtel dans lequel nous résidons est le seul sur toute la côte nord-est de l’île. Il n’y a aucune infrastructure touristique à proximité, aucun bar ou restaurant. On profite quelques jours du calme absolu, dans un bel endroit, un jardin bordé d’une plage de sable noir.
Nous décidons ensuite de visiter l’île. Un volcan, le mont Rinjani, domine le centre de l’île de presque 4000 mètres d’altitude. Nous choisissons de suivre une route qui serpente de l’est au nord du volcan. Une centaine de kilomètre que nous parcourrons en trois jours en moto. Nous laissons nos bagages encombrants à l’hôtel et partons sur nos deux-roues. La route est vraiment agréable, les paysages sont splendides. Lors de notre première étape, nous faisons la connaissance de Sandra et Simon, un couple germano-écossais-catalan, et de leurs jumeaux de 3 ans, Leo et Sascha. Nous ferons dès lors un petit bout de route ensembles.  Deux petites randonnées dans la vallée de Sembalun, au pied du volcan Rinjani, suivies d’une balade aux alentours du village de Senaru pour aller admirer des cascades. Entre deux promenades on circule à moto, on serpente entre les rizières, on grimpe des cols et on redescend, on longe les plages de sable noir. L’excursion nous a tellement plu que nous avons décidé de la prolonger et d’aller explorer l’île voisine de Sumbawa à moto!

Nager avec les raies mantas

Deux jours plus tard, après avoir dit adieux à Aron et Sandra qui quittent eux aussi l’Indonésie, nous partons en excursion avec masques et tuba pour aller observer les raies mantas au large de l’île de Penida. Arrivés à Manta Point, nous avons de la chance, les raies sont là, immenses, majestueuses, à quelques mètres de nous à peine. L’eau est froide, mais nous restons tout de même un bon moment à les observer. Bien que frigorifiés, Lise et Loïc ont adoré l’aventure. Voici quelques photos souvenirs…

Les falaises de Lembongan

Quelques lignes pour vous mettre au courant de nos dernières péripéties, car voici trois semaines que nous n’avons qu’un accès très limité à Internet, insuffisant pour mettre à jour ce blog.
Il y a trois semaines donc, après avoir quitté Capucine, Clara et Emeline, nous nous sommes embarqués pour l’île de Lembongan afin de rejoindre nos amis Sandra et Aron.
Le lendemain de notre arrivée, nous louons des motos pour explorer l’île. Pas de casques disponibles, heureusement il y a très peu de circulation. Nous partons à la découverte de l’île et de sa petite sœur, l’île de Ceningan que l’on rejoint par un pont étroit. Les îles sont assez sauvages, entourées de falaises escarpées et de baies ornées de petites plages. À Mahana Point, un petit plongeoir a été aménagé à flanc de falaise. La marée est trop basse pour plonger. Nous continuons jusqu’à Secret Point, où un grand plongeoir domine la falaise. Ici, l’eau est suffisamment profonde pour plonger. Aron et FX se décide rapidement pour le grand plongeon. Au grand désespoir de Loïc qui veut sauter lui aussi…
Nous repartons à temps pour voir le soleil se coucher à Devil’s Tear, un point où les vagues se fracassent de manière spectaculaire sur les falaises.

Deux petites videos en prime:

Détente à Bali

Même si Java possède d’immenses richesses culturelles et naturelles, notre séjour dans l’île ne fut pas des plus reposants. La pollution, la densité de population, le traffic incessant font de l’île une étape fatigante. Ajoutez à cela l’ascension de quelques volcans, et vous comprendrez pourquoi nous avons choisi de passer quelques jours plus relaxants sur l’île de Bali.

Nous avons déniché sur internet une villa, simple mais spacieuse, avec jardin et piscine privée. Parfait pour notre tribu. Nous la louerons douze jours. Les journées à Bali seront donc ponctuées par des jeux d’enfants, des parties de cartes entre amis le soir, des orgies de spaghettis sauce tomate, des gros « splash » dans la piscine, des petits-déjeuner à la française, confitures « Bonne-Maman » et baguettes fraîchement préparées, des séances de massage balinais, et des aller-retour pour rendre visite à notre ami Johan et à sa famille qui séjournent eux aussi sur à Bali.

Entre-deux, nous avons également pris le temps de découvrir quelques aspects de Bali, de l’ultra-touristique au plus discret…

La forêt des singes

La forêt des singes se situe à proximité d’Ubud, une petite ville touristique à l’intérieur des terres. C’est une jungle parsemée de temples centenaires, peuplée de nombreux macaques. Ces macaques sont devenus l’attraction principale de ce lieu sacré. Chapardeurs, ils peuvent devenir menaçants envers les touristes, mais sont aussi parfois amusants ou très mignons. L’endroit est agréable même si très fréquenté par les touristes, indonésiens comme européens.

Le temple de Tanah Lot

Une autre excursion nous mène au temple de Tanah Lot, un lieu de culte très populaire. C’est la situation des bâtiments qui est particulièrement exceptionnelle, accrochés aux falaises, perches sur des rochers battus par les vagues. Il y a de nombreux visiteurs lors de notre passage, mais la majesté du lieu reste bien perceptible.

Le traffic de Denpasar

Pour nous rendre chez nos amis, nous avons à plusieurs reprises traversé la ville de Denpasar en scooter. Les embouteillages sont impressionants. Slalomer entre les voitures n’a plus de secret pour nous!

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Galungan et Kunnigan

Les importantes fêtes hindues de Galungan et Kunnigan ont eu lieu les 15 et 25 juillet, alors que nous étions présents sur l’île. De nombreux commerces sont fermés, les Balinais se retrouvent en famille pour faire la fête, les temples sont bondés, les rues décorées de mâts en bambous…

Les temples de Tirta Empul et Gunung Kawi

Nous avons parcouru une longue distance à moto pour nous rendre aux temples de Tirta Empul et de Gurung Kawi, à l’intérieur des terres. Cela en valait la peine; d’abord parce que le route, une fois la circulation côtière dépassée, serpente parfois joliment entre les rizières. Ensuite, parce que les deux temples sont réellement remarquables. Le premier, Tirta Empul, abrite des sources sacrées. De nombreux fidèles se pressent pour se baigner dans les fontaines et se purifier ainsi l’âme. Le second temple, Gurung Kawi, est plus serein. Dans une vallée engorgée, au milieu de magnifiques rizières, le temple est creusé à même la roche. Une belle excursion!

Ascension nocturne du volcan Kawah Ijen

Après avoir admiré le volcan Bromo, nous faisons en deux jours un trajet de 280km jusqu’à la ville de Banyuwangi, située à l’extrême est de l’île de Java. Les routes sont extrêmement encombrées sur l’île, la circulation y est très chaotique, les règles n’existent pas. Mais FX est rompu à tous les terrains et c’est sains et saufs que nous arrivons à bon port.

Nous choissisons un hotel très bon marché (5 euros/nuit) pour nous reposer quelques heures. A minuit trente, debout! Il est temps de partir à l’assaut du mont Kawah Ijen. Nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre, ni si les enfants vont tenir le coup…

Le volcan culmine à 2386 mètres. On nous promet une ascension d’environ une heure trente jusqu’au bord du cratère, pour ensuite y descendre et y observer un lac, le plus acide du monde (pH 0,2), ainsi que des flammes bleues. Ces flammes ne s’observent que la nuit. Elles résultent des gaz sulfuriques à haute température qui s’enflamment au contact de l’air, produisant des torchères d’un bleu électrique, atteignant parfois cinq mètres de hauteur.

Après une heure trente de voiture, nous arrivons au pied du volcan. Il est presque trois heures du matin, et nous devons absolument atteindre le sommet avant le lever du soleil, vers cinq heures. Nous commençons immédiatement l’ascension. Aron, Sandra, Lise, Loïc et Joëlle prennent les devants, tandis que FX, Capucine, Clara et Emeline montent plus doucement. Il faut dire que la montée est rude et que FX porte Lucie dans le sac à dos.

Après une heure trente d’ascension, les premiers arrivent au bord du cratère. Les fumées de souffre sont denses, les flammes bleues sont invisibles. Nous pensions rester à distance des fumées avec les enfants, mais il serait dommage de rater le spectacle. Malgré l’obscurité, pas d’hésitations, nous nous engageons rapidement sur le sentier rocailleux qui descend abruptement dans le cratère. Seules Capucine, Clara et Emeline préfèrent grimper encore quelques mètres pour mieux observer le volcan depuis le bord du cratère.

Au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, l’atmosphère devient réellement irrespirable. Nous enfilons tous les masques à gaz mis à notre disposition. Nous descendons lentement, sûrement, en nous arrêtant régulièrement pour céder la place aux mineurs qui remontent, chargés de dizaines de kilos de souffre. Lorsque le vent souffle les vapeurs toxiques dans notre direction, nous nous arrêtons, nous accroupissons et fermons les yeux. (FX se fait alors presque insulter par une touriste qui trouve que, non, ce n’est pas un endroit pour les enfants! Pas de soucis pourtant, nous sommes prudents et tous les enfants ont leur masque bien ajusté.)

Arrivés au fond du cratère, le spectacle est magique. De grandes flammes bleues illuminent la nuit. Nous restons plusieurs dizaines de minutes à les observer. Quand le jour se lève, nous découvrons, à quelques mètres seulement, le superbe lac, d’un vert intense. FX, Lucie et Loïc préfère ensuite quitter rapidement l’atmosphère hostile du cratère. Lise, Joëlle, Aron et Sandra s’attardent encore un peu au bord du lac, à proximité des mineurs…

Une dizaine de mineurs s’affairent pour récolter de large plaques de souffre. En effet, les vapeurs de souffre se cristallisent au contact de l’air, formant de grandes plaques jaunes. Les mineurs extraient ce souffre et le transportent, une soixantaine de kilos par trajet, sur leur dos, du fond du cratère au pied du volcan. Là, les acheteurs de souffre les rétribueront pour leur travail. Le prix d’achat de cette matière première est de 0,20 cent par kilos, soit 12 euros par charge, ceci pour effectuer un travail dangereux et exténuant. Le souffre servira à fabriquer des allumettes ou encore à blanchir le sucre.

Lors de notre descente, nous pouvons enfin apercevoir l’éruption du volcan Raung , éruption qui a causé la fermeture de plusieurs aéroports dans la région. Spectacle magique et rare!

L’excursion se termine par un plongeon dans un bassin au pied d’une cascade. Parfait pour se délasser après l’ascension et pour laver la pellicule de souffre qui s’est déposée sur notre peau.

Finalement, tout le monde a réussi l’ascension, malgré le peu d’heures de sommeil. Mention spéciale à Clara et Emeline, qui ne sont pas aussi rompues à la marche que nous, mais qui sont malgré tout arrivées au sommet et ont bien profité du spectacle!

Découverte du volcan Bromo

Après avoir retrouvé nos amis Aron et Sandra dans la ville de Malang, nous repartons, en voiture, pour découvrir le volcan Bromo. Nous avons loué une voiture pour une bonne semaine, ce qui nous permet de prendre quelques chemins de traverse pour explorer la région. On s’entasse tous les dix dans la voiture, après y avoir casé les bagages. Nous ne le savons pas encore mais nous allons rester ensemble jusqu’à Bali!
Bref, nous partons de bon matin vers le volcan Bromo. Il culmine à 2329 m, et son cratère fait 800m de large et 200m de profondeur. Avec ces chiffres prometteurs, nous étions assez excités de le découvrir! Après deux heures de trajet, nous empruntons des chemins de plus en plus escarpés. Tout le monde est parfois obligé de sortir de la voiture car la pente est tellement raide que la voiture ne peut la monter!
Au sommet le spectacle est grandiose : vue sur le volcan, sur la vallée qui l’entoure…
Nous sommes obligés de continuer la route en 4X4. Nous nous entassons de nouveau dans le véhicule, et empruntons un petit chemin encore plus escarpé. Nous passons ensuite dans une superbe vallée, surnommée la « savane » en raison de sa végétation, puis dans un fantastique paysage lunaire. Poussière noire de cendres volcaniques, vent violent, nous pouvons à peine sortir de la voiture et faire quelques photos. Nous continuons ensuite vers le volcan Bromo, que nous gravissons à pied. C’est une montée facile d’environ 20 minutes. Arrivés au sommet, nous avons une superbe vue sur le cratère, d’où s’échappent des vapeurs de souffre assez nauséabondes.

Mais quel spectacle!

 

Au milieu des plantations de thés

Ce que nous n’avions pas anticipé, en louant une voiture à Surabaya, c’est la densité du traffic sur l’ile de Java. Java est l’ile la plus peuplée au monde et la densité de population est réellement perceptible sur les routes. Motos, camions et voitures s’entremêlent sur la voie publique, créant de nombreux embouteillages. Même à l’extérieur des villes, le traffic demeure un flux continu de véhicules en tous genres.

Pour échapper un peu à la cohue, nous empruntons une petite route qui grimpe dans les collines. Notre destination: une plantation de thé dans les collines. Nous y arrivons à la tombée de la nuit. L’ambiance est surréaliste: Il fait frais, les bâtiments et arbustes sont nimbés de brume. Heureusement, nous y trouvons un hôtel, plutôt luxueux et malgré tout bon marché.

Réveil le lendemain matin dans un cadre magnifique, petit déjeuner sur une terrasse qui surplombe les plantations et la vallée. A 9 heures du matin, visite de l’usine où les feuilles de thé sont préparées et conditionnées. Votre thé Lipton, que vous dégustez en Europe, vient peut-être d’ici. La marque achète 70% de la production locale, qu’elle mélange ensuite avec des feuilles d’autre provenance.

Nous clôturons la matinée par une petite balade dans les plantations. Nous voici incollables sur la culture du thé!