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L’île Aux Lapins

Derniers jours dans le sud du Cambodge et excursion sur l’île aux Lapins. La petite île n’est qu’à une courte distance de la ville de Kep, et le tourisme y est encore relativement peu développé.

Nous nous étions déjà rendus sur l’île au Lapins quelques années auparavant. Nous avions apprécié la tranquillité des lieux, même si nous n’y étions resté que quelques heures, par un jour gris d’août.

Cette fois-ci, il fait une temps magnifique et nous nous réjouissons de profiter du calme et de la vue d’un petit bungalow au bord de l’eau. L’île offre la possibilité de loger dans un bungalow près de la plage pour une somme modique.

Tout n’est pas parfait bien sûr, et l’île n’échappe pas au grand fléau de notre époque moderne: la pollution omniprésente, les bouteilles plastiques, cannettes, sachets de chips, et autres déchets qui jonchent les abords des sentiers et les plages.

Notre hôtel est situé à une extrémité de la plage plus propre que le reste des lieux. Sans déchets, l’endroit est charmant: une petite bande de sable bordée de palmiers, une pelouse, des bungalows simples mais confortables. On s’y installe pour lire dans des hamacs, se baigner et ne rien faire, le temps de quelques heures.

Hébergement: On conseille les bungalows de Khim Vouch Lay. Situés en bout de plage, les lieux sont plus propres et calmes qu’ailleurs sur l’île.

Sur la côte de Kampot à Kep

L’anniversaire du roi a quelque peu bouleversé nos plans de voyage. Non, nous n’étions pas invités à une Garden Party, mais nous souhaitions passer quelques jours tranquilles sur la côte. Tout comme quelques milliers de Cambodgiens, en congé pour l’occasion!

Impossible de réserver un hôtel à un prix raisonnable, ni à Kampot, ni à Kep, pendant ces quelques jours. A force de recherches, on déniche tout de même des bungalows dans un hôtel rustique à l’écart de Kep. Nous débarquons donc au « Rusty Keyhole » et passons ainsi de l’hébergement le plus luxueux de notre voyage (le White Mansion de Phnom Penh) à l’hébergement le plus simple. Des cabanes rudimentaires dans un jardin, des sanitaires réduits à leur plus simple expression… Cependant, on s’y adapte rapidement.

A vrai dire, on s’y plait dans ce grand jardin ombragé de manguiers. On apprécie la simplicité des lieux, le goût des petites mangues juteuses que l’on ramasse sur le sol, la convivialité de l’espace commun, l’accueil à la fois bourru et sympathique de nos hôtes australiens, la fraîcheur des bières au fût du bar. On s’y plait tellement que l’on annule nos nuitées dans un hôtel plus central et plus confortable, au profit d’un séjour prolongé dans nos cabanes de Robinsons.

Que faire à Kep? Plein d’activités dans les environs et de lieux à découvrir dans les environs, nous n’en visiterons que quelques-uns.

  • La Plantation: La région de Kampot est célèbre pour ses plantations de poivre. La culture du poivre, florissante sous la domination française, a été largement abandonnée pendant les années sombres de la guerre. Elle connait aujourd’hui un renouveau. Parmi les nombreuses plantations, nous choisissons de visiter celle nommée tout simplement « La Plantation ». Cette exploitation, relativement récente, a été fondée par deux retraités belges. C’est une entreprise à caractère social, où la culture du poivre répond au cahier des charges très strict de l’agriculture biologique. La Plantation est située à une vingtaine de kilomètres de Kep, dans un lieu idyllique surplombant un petit lac. Retardés par une pluie tropicale, nous arrivons sur place aux environs de midi et nous commençons par déjeuner dans le restaurant du site. Les préparations sont d’inspirations khmères ou françaises mais toutes mettent à l’honneur la saveur de différents poivres de la plantation. Le repas est délicieux. Nous goûtons notamment à une création locale, le poivre au sel, des grains de poivre noir marinés dans le sel. C’est incroyablement bon! Après le repas, nous rejoignons un petit groupe pour une visite guidée en français de la plantation. Lucie fait beaucoup rire les dames qui égrainent les grappes de poivre vert, en faisant la grimace lorsqu’elle goûte un grain. Un bel endroit à découvrir!
  • Les grottes: la région abrite de nombreuses grottes qui se visitent aisément. Par manque de temps, nous n’en avons visité qu’une, sur la route du retour de la plantation, mais il y en a bien d’autres.
  • Le parc national de Kep: l’une des collines qui surplombe la mer abrite un petit parc national. Quelques sentiers le sillonnent; nous partons donc pour une boucle de 8 kilomètres dans le parc. La balade offre des points de vue superbes sur les environs, nous croisons également quelques représentants de la faune locale, un singe et un magnifique iguane!
  • La ferme aux papillons: Non loin du parc national se trouve une petite ferme d’élevage de papillons. Nous avons déjà visité une ferme semblable aux environs d’Angkor, mais celle-ci est tout aussi charmante et située dans un très bel environnement.
  • La plage: La plage de Kep est plutôt petite et, en cette période de congés, envahie par les vacanciers. Nous lui préfererons une excursion sur l’Ile aux Lapins. Ceci fera l’objet d’un prochain article…

Notre hébergement: Rusty Keyhole à Kep, bungalows très simples mais ambiance agréable.

Phnom Penh entre bonheurs et horreur

Nous embarquons de nouveau dans un bus pour un trajet plutôt court et inconfortable vers la capitale du Cambodge.

Notre bonheur dans la capitale, c’est de loger dans l’un des plus beaux hôtels que l’on a visités en Asie. Le White Mansion se situe assez proche du Palais Royal. Le magnifique bâtiment est l’ancienne résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis à Phnom Penh. L’hôtel est plutôt luxueux mais étonnamment bon marché pour les familles, car les enfants séjournent gratuitement dans la chambre des parents. Nous profitons donc des grandes chambres lumineuses, de la belle piscine et du superbe petit-déjeuné de la boulangerie française attenante.

Un autre bonheur, c’est de faire la connaissance de Sann, une jeune cambodgienne vivant à Phnom Penh. Ma rencontre avec Sann est le fruit d’un incroyable hasard. Sann a grandi dans un village au Nord-Ouest de la capitale. Comme sa maman, traumatisée par les années de guerre, ne parvenait plus à s’occuper d’elle, Sann est entrée dans un orphelinat à l’âge de 12 ans. Elle a rapidement été parrainée par une dame française et elle a pu entreprendre des études, en secondaire puis à l’université pour obtenir son diplôme de Français. Aujourd’hui, Sann travaille comme assistante au lycée français de Phnom Penh. Mais comment nous sommes-nous rencontrées?

Chose surprenante, car mon patronyme est assez rare, la marraine de Sann et moi avons le même nom! C’est donc en cherchant à joindre sa marraine sur Facebook que Sans m’a accidentellement contactée. Une heureuse méprise; nous avons pris beaucoup de plaisir à discuter ensemble lors de mon passage à Phnom Penh.

Quelques jours agréables donc, entrecoupés des visites terrifiantes de lieux de mémoire: la prison S-21 et les Killing Fields, où furent exécutées des milliers de victimes du régime Khmer Rouge. Des visites bouleversantes, où l’effroi se mèle à l’incompréhension.

La prison Tuol Sleng – S21

Il y a bien d’autres lieux à visiter dans la capitale, mais nous souhaitons encore profiter de quelques jours à la côte, et nous quittons donc Phnom Penh pour la petite ville de Kep.


Pour les familles voyageuses: Hotel White Mansion à Phnom Penh. Réservez directement sur le site pour des tarifs très avantageux!

Une halte à Kratie

Sur la route du sud du Cambodge, nous faisons halte à Kratie. Nous avons gardé un très bon souvenir de cette ville paisible en bordure du Mékong. La cité n’a pas changé. L’hôtel Balcony, lui, a changé de bâtiment mais pas de nom ni de propriétaire. Il dispose toujours d’une agréable situation, face au Mékong. Nous y posons nos valises pour 2 nuits. 

Il nous reste une après-midi entière à occuper et, malgré le temps menaçant, nous louons des vélos pour aller explorer l’île toute proche de Koh Trong. Les vélos ne sont pas récents et les soucis techniques nous font perdre du temps. On parvient malgré tout à attraper le bateau qui effectue la traversée. Certains bourlingueurs (la majorité heureusement) parviennent même à parcourir dans son entièreté la piste cyclable qui longe les bords du Mékong. L’île n’est qu’à quelques dizaines de mètres de la ville, mais en l’explorant, on pénètre dans un autre monde. Un monde rural et paisible fait de villages, de maisons sur pilotis, de jardins riches de vergers fertiles ; comme si l’on avait traversé à la fois l’espace et le temps. Le ciel est moins paisible, se fait plus menaçant, la traversée en direction de la ville s’effectue sous la tempête. Encore quelques tours de roues pour atteindre l’hôtel avant la pluie tropicale, torrentielle.

Le lendemain, la matinée est radieuse. Nous louons des scooters pour découvrir les environs. Plus que la destination, c’est la promenade qui nous importe, le long du Mékong, sur des routes peu fréquentées, à travers les villages. On grimpe le mont sacré de Phnom Sambok, on continue jusqu’au temple aux milles colonnes. On visite la petit centre de conservation des tortues attenants, on s’arrête pour déguster la spécialité locale, du riz gluant à la noix de coco, cuit dans une tige de bambou. On découvre encore quelques temples avant de rentrer à l’hôtel et de préparer nos bagages. Prochaine étape : Phnom Penh.

Incursion au Ratanakiri

Nous quittons à nouveau Siem Reap pour aller explorer le Ratanakiri. Cette région au nord-est du Cambodge est plus sauvage et moins fréquentée par les touristes. Après un trajet en minibus confortable de la compagnie Virak Buntham, nous atteignons Banlung, la principale bourgade du Ratanakiri, dans l’après-midi.

L’activité touristique principale dans le Ratanakiri, ce sont les randonnées dans la jungle dense, plus au nord. Après quelques hésitations, on choisit de ne pas tenter l’aventure. On veut encore avoir le temps de profiter du sud du Cambodge, de plus, notre budget a été un peu mis à mal par nos découvertes des temples Angkoriens.

On s’installe donc dans une petite chambre d’hôte pour un court séjour plutôt relaxant. Notre hôte est instituteur dans l’école communale de Banlung ; il nous invite à visiter sa classe. Nous nous présentons à l’école en fin de matinée. L’instituteur invite les petits bourlingueurs à s’asseoir dans la classe. Lise va au tableau pour enseigner à des enfants de classe primaire comment compter en Français. Elle s’en sort très bien. A midi, le gong (ou plutôt la jante de voiture) sonne et les enfants se précipitent hors de l’école. A la sortie, nombreux sont ceux qui achètent pour quelques centimes un esquimau très artisanal, un gros glaçon râpé, moulé et aromatisé d’un sirop très coloré.

Nous continuons notre balade, juchés sur nos scooters de location : un chemin assez inégal nous mène jusqu’à une première cascade puis une deuxième. Les chutes d’eau sont jolies mais pas particulièrement remarquables. Cependant, la balade en scooter est agréable. Nous retournons en ville pour déjeuner avant de prendre la direction du lac du cratère, un lac profond, parfaitement circulaire, entouré d’une forêt dense. On clôture ainsi l’après-midi par une belle baignade. 

Nous avions un instant songé à organiser une excursion à la journée pour aller explorer la jungle alentour. On recule devant la logistique compliquée. Nous passerons finalement cette deuxième journée à Banlung à ne rien faire et à profiter de la piscine d’une auberge voisine. 


Notre hébergement : Ratanak Tep Rithea homestay, bungalow agréable et famille accueillante 

Road-trip insolite dans le Nord-Ouest du Cambodge

Après 6 jours passés aux environs de Siem Reap, nous embarquons pour un road-trip insolite au Cambodge. Pourquoi insolite? Parce qu’il n’est pas courant pour des étrangers de louer une voiture sans chauffeur au Cambodge et que notre séjour sera rocambolesque à bien des égards.

Cela commence le jour de la location. L’unique loueur de Siem Reap nous garantit que la voiture que nous avons réservée sera prête à 10h du matin. Effectivement, elle est prête. A l’agence de Phnom Penh. Il faut encore compter 5 à 6h de route pour l’acheminer à Siem Reap. On annule donc notre première journée de réservation et nous nous présentons à l’agence le lendemain matin. La voiture est là: en lieu et place des modèles japonais ou coréens que l’on obtient habituellement chez Europcar, celle-ci est de marque inconnue, d’origine chinoise. Une “Hawtai” que l’on surnomme bientôt “Atchoum” en référence à sa fiabilité douteuse. Le moteur est faible et poussif, le confort est déplorable. Les voyants d’alerte se déclenchent aléatoirement, ce qui favorise les plaisanteries (“Tiens, on a encooore perdu une roue?”). En bref, ce n’est pas le véhicule idéal pour explorer les contrées reculées du Cambodge.

A l’agence, le personnel parle peu d’anglais et n’est pas en mesure d’affirmer que nous pouvons légalement circuler au Cambodge. Le permis international de François-Xavier est-il valable? A Siem Reap, non, ailleurs dans la province, oui, nous disent-ils. Ah? Bon. Nous quittons donc rapidement Siem Reap en direction du Nord.

La première halte nous permet de visiter la petite ferme des papillons à proximité du temple Bantey Srei et de déguster un délicieux num banh chok (soupe de nouilles et de fleurs de bananes) dans le village voisin.

On continue ensuite en direction d’Anlong Veng, à la fontière avec la Thaïlande. Cette région fut le dernier refuge du régime des Khmers Rouges. Est-ce le fruit de notre imagination ou la région dégage-t-elle réellement encore aujourd’hui une atmosphère malsaine? On s’approche du lieu où fut incinéré Pol Pot. Soudain, une dame surgit et nous réclame les droits d’accès. Il n’y a pas de panneau, ni de tickets et nous refusons de payer, croyant à une arnaque. On donne malgré tout une petite somme, la dame nous réclame plus, devient agressive, presque violente. On s’enfuit! (Nous apprendrons plus tard que le site était réellement payant, un lieu à éviter à tout prix!). A proximité, il y a la frontière avec la Thaïlande et un immense casino au milieu de nulle part, où les Thaïlandais viennent se dépouiller de leur fortune dans une ambiance délétère. A Along Veng, l’hôtel dans lequel nous faisons halte à la tombée de la nuit est propre, mais désert et fantomatique, ce qui accentue la sensation de malaise. Nous sommes heureux de continuer notre route le lendemain matin.

Enfin, nous voici au pied du Preah Vihear, l’un des sites les plus remarquables de l’ère Angkorienne. Après nous être acquittés du droit d’accès, nous entamons la route vers le sommet. Ca grimpe, ça grimpe fort, très, très fort : notre Atchoum déclare forfait. C’est donc à pied que nous parcourons le dernier kilomètre, sous un soleil de plomb. Le jeu en vaut la chandelle, le site  est magnifique. Nous sommes quasiment les seuls visiteurs, le temple est immense et la vue aux alentours splendide. Le site vaut vraiment le détour.

Nous repartons en milieu d’après-midi et  décidons de profiter de la luminosité pour parcourir une centaine de kilomètres jusqu’à la ville de Preah Vihear (qui est considérablement distante du temple). A Preah Vihear, nous dénichons un hôtel tout confort, dont le restaurant et le café attenant sont tout à fait recommandables. On apprécie de retrouver la civilisation.

Ces retrouvailles sont de courte durée. Le lendemain, nous enfonçons dans la campagne sur des routes tantôt récemment asphaltées, tantôt défoncées. La route devient bientôt de la piste, en bon état heureusement. Après plus d’une heure de trajet, nous parvenons dans la jungle, au site de Preah Khan. Ce site était l’un des plus grands et des plus beaux d’Angkor jusqu’au milieu des années 90, quand des pillards n’ont pas hésité à dynamiter les constructions millénaires pour s’emparer de précieuses statues. En attente de restauration, le site est désormais partiellement laissé à l’abandon et envahi par la végétation. En flânant sur les lieux, on se sent l’âme d’un explorateur du XIXème siècle. Nous sommes absolument seuls sur le site.

Repartir de Preah Khan est plus compliqué. Nous sommes à une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau du lac Tonlé Sap où nous voulons faire notre prochaine étape. Cependant, nous ignorons l’état des pistes et nous n’avons aucune confiance en notre véhicule de location. Nous décidons donc de rebrousser chemin pour regagner la route principale, ce qui allonge notre trajet d’une bonne centaine de kilomètres. En chemin, nous nous enquerrons d’un endroit pour passer la nuit. Si les hôtels abondent à Siem Reap, il n’y en a presque pas dans les villages alentour. On contacte l’unique « homestay » du village de Kampong Khleang. Bonne nouvelle : en cette basse saison, la chambre d’hôte est disponible pour nous accueillir. Cap sur Kampong Khleang, donc.

Encore une expérience atypique: en fin d’après-midi, on s’avance sur l’unique route surélevée qui permet d’accéder au village, en saison sèche uniquement. La route est étroite et bordée de cahutes de part et d’autre. Si le dénuement de la population est perceptible dans les campagnes, aux abords du lac, c’est la misère qui nous assaille. De très jeunes enfants dénudés et malingres qui jouent sur la route étroite, des baraquements aux allures de bidonville : la pauvreté évidente des lieux déclenche à nouveau une sensation de malaise, suivi par un fou rire. Qu’allons-nous donc faire dans cette galère?

On continue malgré tout. De toute façon, il est impossible de faire demi-tour sur  cette piste interminable qui s’enfonce dans les marais jouxtant le lac. Quelques embranchements, puis un pont, et nous voici au pied de maisons sur pilotis, dans une rue inondée en saison des pluies. Un panneau «homestay»: on grimpe les hautes marches jusqu’au perron de l’unique pièce. L’accueil est chaleureux et le cadre est plaisant. Un véritable homestay puisque nous partageons l’unique espace de vie avec la famille, grands-parents, parents et bébé, qui y résident.  Cependant, l’espace est aménagé avec goût et confort pour accommoder les touristes : douches chaudes, toilettes à l’occidentale. Les repas sont délicieux, les lits surprenants car suspendus au plafond (ça balance!) mais confortables. Le propriétaire est un ancien cuisinier qui a à cœur de créer un lieu agréable pour les touristes. Malgré nos craintes, nous avons passé un excellent séjour à Kampong Khleang. Une adresse à redécouvrir en saison des pluies, quand les rues et ponts du village sont immergés!

De Kampong Khleang, il n’y a qu’une cinquantaine de kilomètres pour regagner Siem Reap où nous retournons la voiture.


En pratique :

Location de voiture : Europcar via Rentalcars – à l’aéroport de Siem Reap

Hébergements : 

  • A Anlong Veng, Monorom Villa, passable en cas de nécessité.
  • A Preah Vihear City, Ly Huot guesthouse, restaurant et café, très agréable
  • A Kampong Khleang, ST 63 Homestay, belle adresse qui sort de l’ordinaire.

Siem Reap et les temples d’Angkor

(Re-)découverte des temples d’Angkor en famille : au lendemain de notre road-trip dans le sud de la Thaïlande, nous embarquons dans un bus à destination du Cambodge. Nous avons choisi la formule la plus pratique: un bus tout confort qui nous transporte du centre de la ville de Bangkok à celui de Siem Reap au Cambodge. Pas de transferts ni de changement à la frontière.

On anticipe un passage de frontière sans histoire, puisque nous avons pris soin d’obtenir un visa pour le Cambodge au préalable (e-visa, formalités très simple en ligne pour les ressortissants belges ou français, 37 USD pour un mois).

Ce passage de frontière sera pourtant l’un des plus difficiles de notre vie de voyageurs. Le hall des contrôles de passeport pour la sortie du territoire thaïlandais subit une panne de courant, climatisation et ventilateurs sont à l’arrêt. A cause des problèmes techniques occurrents ou simplement par mauvaise humeur, les douaniers contrôlent les passeports au compte-goutte. Il fait une chaleur étouffante dans le hall et l’attente s’éternise. 15 minutes, 20 minutes, 30 minutes, 1 heure… On sue, on fond, on souffre. C’est enfin notre tour et on quitte le bâtiment avec soulagement. La suite du voyage se déroule sans encombre. On aborde Siem Reap en fin de journée.

Pour les petits bourlingueurs, c’est le deuxième voyage à Siem Reap, ville-étape pour la visite des temples d’Angkor. Mettant à profit sa proximité avec les ruines célèbres, la ville est une Mecque du tourisme, avec ses bars, ses restaurants, ses hôtels de luxe ou dortoirs. Les voyagistes et tours-operators rivalisent d’imagination pour proposer des activités variées aux visiteurs. Dans ce tourbillon d’offres, plus ou moins alléchantes, il est parfois difficile de se consacrer au choses simples : se régaler d’un repas dans un  restaurant de rue, visiter les ruines à son rythme et sans guide ni contraintes, se promener sans but… En bref, visiter Siem Reap ne vous donnera pas un aperçu du Cambodge, de la culture, de la vie quotidienne du pays. C’est toutefois une ville cosmopolite qui n’est pas forcément déplaisante.

Quelques points positifs ou améliorations notables :

  • En 2013, nous avions eu des difficultés à dénicher des vélos adaptés aux enfants, alors très jeunes. En 2019, nous n’avons aucun mal à trouver notre bonheur : VTC en bon état et bon marché, vélos enfants de toutes tailles, choix de sièges enfants ou de « take-along », unicycles à fixer à un vélo adulte. Nous avons aussi apprécié de pouvoir louer des e-bikes, petits scooters électriques, pour une balade dans les ruines en liberté et sans efforts.
  • Le service de taxi/tuk-tuk/remorque en ligne «Grab » est désormais disponible en ville. Plus besoin de négocier âprement les tarifs, ceux-ci sont fixés par l’application. Grâce à cela, nous avons pu louer un agréable logement chez l’habitant à l’écart de la foule tout en restant mobiles.
  • Même si les restaurants « pour touristes » abondent, des options plus rudimentaires subsistent, pour peu qu’on s’éloigne du centre-ville. Nous avons jeté notre dévolu sur le Chae Ngek, cuisine simple mais savoureuse et plutôt bon marché.
  • On trouve de tout ou presque dans les supermarchés : produits locaux mais aussi occidentaux si besoin est (pour le pique-nique près des ruines par exemple).
  • Même si les prix d’accès aux ruines sont excessifs et ont doublé en 5 ans, celui-ci reste gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Nous voici donc partis pour la visite d’Angkor. On achète le pass valable pour 3 jours, consécutifs ou non, sur une période de 10 jours. Cela nous permettra d’alterner journées de visites intensives des ruines et journées de détente ou de leçons.

Angkor à vélo

Pour notre première journée, nous avons choisi le vélo comme moyen de transport. Nous démarrons à 8 heures, l’agence de location a tout préparé, nous sommes rapidement en selle!

Pourquoi visiter Angkor à vélo ? Pour avoir le plaisir de se faufiler d’un temple à un autre à travers la jungle, par des sentiers moins fréquentés. On entreprend donc la balade dite « du petit circuit » à rebours, en empruntant parfois des chemins détournés. Le petit circuit, très fréquenté par les touristes motorisés, dessine une boucle conséquente, qui relie les temples les plus célèbres. A vélo, on découvre les sites à notre rythme en commençant par le célèbre Angkor Wat.

L’avantage de voyager en saison chaude est que le site est moins fréquenté qu’en haute saison. Nous ne sommes jamais vraiment dérangés par la foule. L’inconvénient, c’est évidemment la chaleur intense qui nous assaille ! Heureusement, l’immense site d’Angkor est plat et ombragé.

Nous découvrons donc les bas-reliefs du temple d’Angkor Wat, les ruines du Banteay Kdei, celles envahies par la jungle du Ta Prohm, le temple de forme pyramidale du Takeo, les ruines isolées et désertes du Ta Nei. Nous finissons la boucle par une traversée rapide des temples d’Angkor Thom : il est tard, nous sommes épuisés et nous devons écourter la fin de la visite pour regagner la ville avant la tombée de la nuit. Nous avons parcouru près de 50 kilomètres. On constate avec soulagement la présence d’une filiale de notre agence de location de vélo à côté de notre restaurant favori. Nous n’aurons donc pas à parcourir les 4 kilomètres supplémentaires qui nous séparent de l’hôtel!

Le plus de la visite en vélo: explorer les sentiers inaccessibles en voiture/tuk-tuk!

Angkor à vélo – en images:

Angkor à vélo – en vidéo:

Angkor en tuk-tuk remorque

Après une journée de repos qui nous a permis également d’avancer dans les leçons, nous voici repartis à la découverte d’Angkor. Cette fois-ci, nous avons choisi de louer un véhicule à la journée pour explorer les sites les plus éloignés. Nous profitons également d’être motorisés pour aller admirer le lever du soleil sur le temple d’Angkor Wat. C’est l’une des activités favorites des touristes et nous sommes nombreux sur le site à 6h du matin. On profite tout de même de la vue sans être trop dérangés.

On repart ensuite en direction du Kbal Spean où une petite randonnée dans la jungle mène à des sculptures gravées dans les rochers du lit d’une rivière. A cette saison, la rivière est à sec, le site perd un peu de sa beauté. 

Nous continuons notre tour pour atteindre le Bantey Srei, sans doute l’un des plus beaux temples d’Angkor, orné de sculptures délicates. Nous descendons enfin jusqu’à l’emplacement des temples de Roluos, les plus anciens, construits au tout début de l’ère Angkorienne. Journée bien remplie, partis à 6 heures du matin, nous sommes de retour à l’hôtel vers 17h.

Le plus de la visite en tuk-tuk: découvrir les sites les plus éloignés – certains sont peu fréquentés et le Bantey Srei est immanquable!

Angkor en tuk-tuk – en images:

Angkor en tuk-tuk – en vidéo:

Angkor en vélo électrique

Pour notre dernier jour de visite, nous choisissons la liberté sans effort grâce à des e-bikes, sorte de petits scooters électriques. Cette fois-ci, nous parcourons le grand circuit et prenons le temps de visiter les temples d’Angkor Thom, comme le célèbre Bayon, le temple aux multiples visages de pierre.

Nous faisons un aller-retour en ville pour aller manger et recharger les batteries de nos véhicules et évitons ainsi la toute première averse de la saison des pluies qui débute.

De retour sur le site, la terre encore chaude dégage une légère brume qui nimbe la jungle et les temples de mystère. L’orage a cassé des branches et la pluie a chassé la plupart des touristes, nous sommes presque seuls dans le temple Preah Khan. Nous continuons la visite mais l’heure tourne et les temples suivants sont assez éloignés. On visite encore le temple Pre Rup, l’un des rares à être accessible après 17h. Ici, de nombreux touristes se préparent à admirer le coucher du soleil du haut de la plateforme. Le temps est couvert et nous choisissons de ne pas attendre la tombée de la nuit.

Nous quittons donc pour la dernière fois Angkor.

Le plus de la visite en e-bike: les enfants ont adoré conduire les vélos!

Angkor en vélo électrique – en images:

Angkor en vélo électrique – en vidéo:

Et Siem Reap?

Comme mentionné précédemment, Siem Reap offre un foultitude d’activités pour les touristes, en particulier ceux disposés à mettre la main au portefeuille. Parmi les activités gratuites, nous avons aimé admirer le travail des Artisans d’Angkor, une école d’artisanat ouverte au public. L’organisme gère également une fabrique traditionnelle de soie, qu’il fait gracieusement visiter. Il suffit pour cela de réserver une place dans la navette gratuite qui dessert la fabrique deux fois par jour. Nous visitons les lieux un jour férié, il y a peu de travailleurs mais la visite demeure très intéressante pour les adultes et les enfants.

Les informations pratiques :

Notre hébergement : Sihariddh Angkor Villa, un logement chez l’habitant sympatique pour une dizaine d’euro la chambre double.

La visite d’Angkor : 62 USD le pass de 3 jours (valable sur une période de 10 jours), gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Nos restaurants :

  • Chae Ngek, simple, savoureux et bon marché
  • Marum, plus haut de gamme. Plats délicieux à un prix raisonnable, cadre agréable. Un restaurant de l’association caritative « Friends International ». Il y également une petite boutique d’artisanat, pleine d’objets fabriqués en matériaux recyclés.