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Premiers pas en Inde

Après un bref séjour à Bangkok, nous voici repartis pour une nouvelle destination: l’Inde! Vol de nuit pour Chennai et première difficulté: la compagnie d’aviation nous refuse l’enregistrement tant que nous n’avons pas une preuve de sortie du territoire indien. Heureusement, la technologie moderne est là pour nous aider: alors qu’il est plus de minuit et que tous les guichets des compagnies sont fermés, nous réservons en ligne un billet pour une future destination. Enfin, nous pouvons embarquer!

Arrivée à Chennai à 6h du matin après une très courte nuit. Notre routine est mise à mal: nous avons l’habitude de prendre immédiatement des devises locales au distributeur automatique puis d’acheter une carte SIM afin de pouvoir utiliser l’internet mobile. Or, à l’arrivée à Chennai, il n’y a rien: pas de boutiques, pas de cafés, pas de banques. Sans argent et sans téléphone, nous négocions avec un taxi le transport jusqu’à notre hôtel moyennant un crochet par une banque.

Fatigués, nous passons la plus grande partie de la journée à nous reposer, à étudier et à lire dans notre chambre d’hôtel, avec toutefois une longue pause goûter dans la délicieuse pâtisserie au rez-de-chaussée du bâtiment.

Premier repas en Inde.

L’aventure recommence le lendemain. A vrai dire, nous n’avons pas choisi un mode de transport des plus audacieux : nous avons réservé une voiture privée pour nous conduire à Mahabalipuram, une cinquantaine de kilomètres plus au sud.  Cela nous permet d’éviter de longs trajets en bus à travers les embouteillages de Chennai et de visiter quelques sites sur notre route.

Notre premier arrêt est à la banque des crocodiles. Ce centre de conservation des reptiles abrite plusieurs espèces locales et internationales, dont certaines sont fortement menacées d’extinction. Après une pause déjeuner, nous faisons une seconde halte à la grotte du tigre et découvrons ainsi les premières merveilles archéologiques de la région, des roches sculptées datant de la dynastie des Pallava, au VIIème siècle de notre ère.

Mahabalipuram et une petite ville paisible au bord de l’océan. Les sites archéologiques sont tous situés à une distance raisonnable du petit centre, ce qui nous permet de parcourir la ville à pied. Nous commençons notre journée en visitant les deux sites payants du complexe archéologique : le temple du rivage, « shore temple », joliment dressé sur une petite pointe face à l’océan et le 5 rathas, ou 5 chariots, un peu plus éloignés, 5 magnifiques petits temples délicatement ciselés dans d’énormes blocs de roche.

A la mi-journée, le soleil brille et la chaleur est devenue intense. Nous faisons une longue pause lecture et détente dans un des nombreux cafés de la rue commerçante avant de reprendre notre exploration des sites en fin d’après-midi. Le parc de Mahabalipuram, d’accès libre, abrite de nombreux temples et bas-relief, tous joliment sculptés de divinités, d’éléphants, de singes, de paons. Le talent des artisans de l’époque est indéniable.

En un sens, la tradition se perpétue et les tailleurs de pierre sont nombreux aux alentours de la ville. Nous discutons longuement avec l’un d’eux. Il nous invite visiter son atelier et à boire le thé chaï. Certaines de ses œuvres sont imposantes, d’autres très fines et petites. Les enfants font l’acquisition d’un petit souvenir. Nous repartons le lendemain, direction Pondicherry.


A Mahabalipuram

Notre hébergement : Nashatraa guesthouse, central, correct, sans plus mais bon marché. 

Nos restaurants : Le Yogi, dans l’allée touristique. Idéal pour bouquiner «le routard» en buvant un thé.

Mamalla Bhavan, près de la gare routière, restaurant local bon et bon marché.

Bangkok en famille

Nous voici de retour à la « maison », à Bangkok, notre point de chute en Asie. Nous retrouvons l’appartement que nous louons habituellement, dans « notre » rue, la rue Nakhon Chaisi. Nous retrouvons les stands de nourriture de rue, les jus de fruit, les salades de papaye. Et surtout, nous sommes de nouveau réunis, après 2 mois. Après un court vol, nous nous retrouvons enfin, au hall des arrivées de l’aéroport de Don Muang!

Cette étape n’est qu’une escale, notre vol pour l’Inde est prévu 3 jours plus tard. Nous agrémentons nos journées studieuses de quelques visites encore inédites, alors que nous pensions avoir arpenté Bangkok de long en large.

  • Nous nous rendons à la ferme des serpents de la Croix Rouge. L’endroit abrite un petit serpentarium, une exposition passionnante sur lesdits reptiles et surtout une démonstration de manipulation des serpents. Vraiment impressionnant et intéressant. (Tarif : 200BHT par adulte, 50 pour les enfants)
  • Les enfants vont se faire des frayeurs sur un plancher de verre à 300 mètres de haut au sommet de la tour Mahanakhon. Très spectaculaire!

C’est presqu’à regrets que nous quittons notre ville et notre appartement pour prendre un vol de nuit pour Chennai. 

La famille s’est agrandie le temps d’une photo.

Quelques jours et semaines aux environs de Ninh Binh

Il nous reste un mois avant de quitter le Vietnam et celui-ci sera principalement consacré aux leçons… pour tout le monde, car j’ai également commence une formation en ligne qui me permettra d’enseigner l’anglais.

Après le départ des grands-parents, on reste quelques jours à Hanoï, pour quelques courses, une visite chez le coiffeur… puis on prend le train pour la région de Ninh Binh. La ville de Ninh Binh n’est qu’à 2 heures de train de Hanoï. On s’installe donc dans un petit homestay très isolé. Au bout de quelques jours, après quelques courtes balades en vélo, une excursion en bateau dans la réserve naturelle de Van Long, et plusieurs heures passées au bord de la piscine de l’immense hôtel 5 étoiles qui jouxte notre homestay, on commence à trouver le temps long. Nous sommes vraiment très, très isolés. Il y a peu de restaurants, pas de cafés, quasiment aucun touriste. 

Alors, une fois n’est pas coutume, je me mets en quête d’un endroit plus fréquenté. Je choisis un petit hôtel avec piscine au cœur du site touristique de Tam Coc. Notre ruelle est calme, mais au coin de la rue, il y un café qui sert un délicieux « egg coffee », plusieurs restaurants offrant une cuisine de nationalités variées, un petit snack pour des repas rapides mais sains le midi… Et surtout, il y a de nombreux touristes. Notre désir de rencontrer d’autres personnes est rapidement exaucé. Quelques heures après notre arrivée, une famille canadienne prend possession du bungalow voisin. Les enfants ont respectivement 6 et 9 ans et ils sont en voyage pour 6 mois. Nous passons une excellente semaine en bonne compagnie, entre balades, leçons et jeux dans la piscine ou le bungalow !

Quelques jours encore à Hanoï, le musée des beaux-arts, celui de l’histoire du Vietnam, et même un « escape game » (jeu de logique grandeur nature) avant de prendre l’avion pour Bangkok pour y retrouver François-Xavier.


Hôtels : 

  • Ninh Binh Nature Homestay, près de la réserve de Van Long. Très bien, mais fort isolé.
  • Tam Coc Sunrise Homestay – excellent rapport qualité-prix au cœur de Tam Coc

Visites : Il y a pas mal de choses à voir et à faire dans la région

  • La grotte Hang Mua : superbe point de vue sur la région. Entrée payante, 100.000 VND, gratuit pour les enfants de moins de 1,3m.
  • Les balades en bateau : l’attraction principale de la région. Les tarifs sont fixes, plus ou moins élevés suivant la côte de popularité de l’embarcadère. Nous avons fait une excursion dans la réserve naturelle de Van Long, moins spectaculaire mais bon marché et très agréable. 40.000 VND par personne, plus le pourboire.
  • La pagode de Bich Dong, adorable, à combiner avec une balade dans les rizières. Gratuit.
  • La réserve ornithologique de Thung Nham : cadre splendide et relativement peu fréquentée. Un coup de cœur ! Entrée : 100.000 VND par personne, gratuit pour les enfants de moins de 1,3m.

La beauté sauvage de l’extrême nord du Vietnam

La visite des grands-parents est l’occasion de découvrir des lieux inédits pour les petits bourlingueurs. Les guides de voyage vantent la région de l’extrême nord, encore peu développée touristiquement mais très belle, semble-t’il. Les seuls touristes y sont des jeunes baroudeurs qui effectuent une boucle dans ces régions reculées, juchés sur une moto de location. On les identifie facilement à leur barda, fixé sur la moto, et bien souvent aussi à leurs bandages aux genoux et aux coudes, souvenirs non désirés d’une chevauchée sauvage. 

Peu d’informations sont disponibles concernant un voyage à quatre roues pour une famille et trois générations. Mais rien n’est jamais vraiment compliqué au Vietnam : après une courte recherche sur internet, je contacte par Whatsapp la gérante d’une petite agence de voyage locale. En 10 minutes, tout est réglé : nous disposerons une voiture avec chauffeur pour visiter la région.

Nous quittons donc le village de Ta Van, un peu à regrets : nous étions bien installés dans cette région clémente en été, toute en verdure et en rizières. Il n’y a que 250 kilomètres de Sa Pa à Ha Giang, mais cela se traduit par 8 heures de bus sur des routes tortueuses. Enfin arrivés, notre hôtel offre des chambres d’une simplicité extrême, des matelas posés sur le sol. Pas idéal pour une bonne nuit de sommeil, mais c’est ici que viendra nous chercher notre chauffeur le lendemain matin. Notre maison pour les jours prochains sera un minibus de 12 places, à notre usage exclusif. 

De Ha Giang à Nam Dam

Notre chauffeur ne parle pas d’anglais, mais le parcours a été arrangé à l’hôtel le matin même. Sans que l’on ait besoin de le demander, le chauffeur fait une halte à chaque point de vue remarquable. Le temps est gris, le ciel couvert. Nous grimpons des routes en lacets pour découvrir les paysages du plateau karstique de Dong Van. Des monts de forme conique s’étendent à l’infini.

Après une pause déjeuner dans l’un des rares villages du plateau, nous nous éloignons de la route principale en direction de la grotte de Lung Khuy. Pour accéder à la grotte, il faut marcher sur environ deux kilomètres et grimper la montagne jusqu’à mi-hauteur. Une belle promenade, mais moins facile qu’il n’y paraît : le soleil nous accompagne désormais et il fait très chaud. Outre les vues superbes sur les montagnes environnantes depuis l’entrée de la grotte, la visite donne l’occasion d’admirer de magnifiques concrétions. Les enfants sont également ravis de découvrir un passage secret, un boyau très étroit et non éclairé qui débouche sur un étang souterrain.

De retour à notre véhicule, notre chauffeur nous conduit jusqu’au village touristique de Nam Dam et nous débarque dans un homestay. Il remonte dans le minibus et nous quitte sans plus d’explications. Un peu surpris, nous nous installons malgré tout pour la nuit dans ce homestay rustique mais authentique. Il est encore tôt et nous partons à pied découvrir le village. Nam Dam est un village de l’ethnie des Dao Rouges, qui a fait le pari de subsister grâce au tourisme. Tout en restant fidèles à leurs traditions, de nombreux habitants du village ont transformé leur maison en homestay, offrant aux touristes la possibilité de découvrir leur mode de vie séculaire. 

Dans le village, nous nous arrêtons au petit musée de la maison communale. Derrière, un bâtiment de bains publics permet aux visiteurs de bénéficier des bienfaits des traditionnels bains aux herbes. Renseignements prix, les bains sont ouverts à tous moyennement la modique somme de 3 euros pour une demi-heure. C’est donc l’occasion de tester cette tradition (et de contourner la douche dans les sanitaires très rudimentaires de notre homestay). A notre demande, la préposée remplit donc de larges bassines en bois d’une eau brune et brûlante, chargée de lourdes effluves citronnées. Dans nos cabines respectives, on se déshabille et on s’immerge dans le liquide. C’est si chaud que les enfants ont du mal à rester tranquilles. Assis dans nos bassines de bois, presque des chaudrons, on se fait l’impression d’être l’ingrédient principal d’une soupe parfumée. Plus tard, c’est autour d’un délicieux thé parfumé au gingembre que l’on se réhydrate après cette séance de bains-saunas très efficace.

Presque à point…

De retour dans notre homestay, nous partageons le repas familial avec nos hôtes, arrosé de nombreuses lampées d’alcool de riz. L’alcool de riz est-il servi abondamment dans le but d’alourdir un sommeil maintes fois troublé par les aboiements des chiens, les pleurs du bébé, les chants des coqs? Cette nuit ne fut pas des plus réparatrices, même si nous avons apprécié de partager pour quelques heures le quotidien des habitants.

De Nam Dam à Dong Van

La veille au soir, surprise, nous avons fait la connaissance de notre nouveau chauffeur. Il va nous accompagner jusqu’à la fin du périple, parle quelques mots d’anglais et est très dynamique. Nous n’avons pas perdu au change. Après le petit déjeuner, nous nous mettons en route à travers les montagnes. 

La première halte est dans le village de Sa Phin. Il abrite le palais du roi de l’ethnie Hmong, un puissant monarque et magnat du commerce de l’opium, à l’époque de la colonisation française. Dans ses régions peu accessibles, les colons préféraient visiblement composer avec les autorités locales plutôt que de s’enliser dans des conflits inutiles. Bien qu’un peu décrépi, le palais, plutôt une grosse maison bourgeoise, est un surprenant mélange d’influences chinoises et coloniales. La richesse et la puissante de son propriétaire ne fait aucun doute. La situation de cette maison cossue au milieu des montagnes, éloignée de tout, est singulière. 

A propos d’éloignement, nous nous enfonçons maintenant dans le territoire le plus septentrional du Vietnam. Au sommet d’un col, nous nous arrêtons pour un déjeuné avec une vue époustouflante sur les montagnes. Pour la première fois depuis de longs mois, les enfants réclament un pull pour se couvrir !

La route continue, longeant la frontière avec la Chine. Au détour d’un chemin, une simple barrière de bambou est gardée, à distance, par 2 militaires. Au delà de la barrière, c’est la province du Yunnan. On poursuit côté vietnamien jusqu’au village de Lung Cu. A Lung Cu, au sommet d’une colline, un mat et un drapeau, monumentaux, soulignent la fierté nationale des vietnamiens. Nous avons atteint le bout de la route, l’extrême nord du pays. 

Nous revenons sur nos pas, jusqu’à la petite ville de Dong Van. Soucieux de notre confort, le chauffeur nous conduit au Dong Van Bar Hotel,  un hôtel très agréable un peu à l’écart de la ville. 

De Dong Van à Yen Minh en passant par Meo Vac

Le lendemain matin, il pleut. Ce n’est pas une violente averse tropicale, mais un crachin léger, juste assez pour obstruer les panoramas. Nous visitons la vieille ville de Dong Van sous la pluie. Encore une surprise, cette ville reculée exhibe un centre historique minuscule mais très bien conservé, avec ses magnifiques demeures coloniales agencées autour de la place du marché. 

Nous profitons d’une éclaircie pour grimper au sommet du pic qui domine la ville et où les ruines du fort surveillent les environs. Le mauvais temps nous rattrape et c’est sous une pluie battante que nous atteignons le sommet. Nous nous abritons tant bien que mal dans le fortin en piteux état. Quelques minutes plus tard, le ciel se dégage et nous profitons de la vue dégagée sur la ville et les monts environnants.

Nous reprenons la route et le paysage devient plus sauvage encore. Au passage d’un col, un majestueux monument de marbre rappelle le sacrifice des artisans et jeunes volontaires qui moururent lors de la construction de la voie. Juste après un sentier part sur la droite. C’est le départ du « Sky Walk », le chemin du ciel, un sentier de 8 kilomètres à travers les montagnes. Nous n’en effectuons que les premiers kilomètres, 4000 mètres de marche relativement facile dans un décor splendide.

Nous retrouvons notre voiture à hauteur des gorges de Ma Pi Leng, un canyon vertigineux creusé dans la montagne. Encore une fois, notre chauffeur nous propose une halte bienvenue, pour prendre un déjeuné au bord de la falaise, quelques centaines de mètres au dessus de la rivière. Nous reprenons la route jusqu’à la ville de Meo Vac avant de revenir sur nos pas. Les pluies abondantes des dernières semaines ont endommagé la route, la dernière portion de la boucle est fermée à la circulation. Nous passerons la nuit dans le village de Yen Minh, à mi-chemin entre Dong Van et Ha Giang.

De Yen Minh à Ha Giang

Notre périple se termine bientôt, mais avant cela notre chauffeur nous emmène visiter un petit village où les femmes se spécialisent dans la culture et le tissage du lin. Nous y découvrons toutes les étapes de ce travail artisanal et fastidieux. Quelques arrêts plus tard, pour des points de vue et des photos, nous redescendons dans la plaine aux abords de Ha Giang. Notre chauffeur-guide effectue un détour pour nous permettre découvrir un très joli village de bois et de chaume appartenant à l’ethnie Thay. Enfin, nous voici au terme de notre découverte, dans un petit hôtel à l’écart de la ville.

Ces quatre jours nous ont révélé un autre visage du Vietnam, des paysages plus bruts, plus rudes. Les conditions de vie y sont plus difficiles qu’ailleurs. La région est fascinante.

Le lendemain, nous reprenons le bus en direction de la capitale. Il nous reste une journée pour profiter d’Hanoï et de son magnifique théâtre de marionnettes d’eau, avant de dire « au revoir » aux grands-parents.

Derniers regards sur les montagnes

En pratique :

Voiture (Ford Transit 12 places) avec chauffeur, réservé par l’agence Explore Ha Giang, service impeccable et prix très raisonnable (2500000 VND/jour).

Randonner à Sa Pa

Comment organiser ses randonnées dans la région de Sa Pa ? En préparant ce voyage, je suis rapidement confrontée à un problème récurrent en Asie : la difficulté de planifier et d’organiser ses propres parcours, indépendamment des agences de voyages et autres tour-operators. Si la randonnée est une activité très populaire dans la région, elle s’effectue presque toujours en bandes organisées, sous la direction d’un guide local. Pas de balisage des sentiers, pas d’offices du tourisme, pas de cartes détaillées, pas d’information sur les parcours possibles pour les voyageurs indépendants; il n’est pas aisé de planifier dans ces conditions.

Quant à la ville de Sa Pa, elle a mauvaise réputation: autoroute à randonneurs, piège à touristes, les commentaires des voyageurs qui s’y sont rendu sont parfois peu élogieux. Redoutant la foule, je sélectionne, un peu au hasard, une auberge dans le village de Ta Van, à une dizaine de kilomètres de Sa Pa. Ce choix s’avère excellent : situé au bord du torrent, entouré de rizières, le village est agréable, suffisamment touristique pour offrir cafés, restaurants et supérette pour le ravitaillement des randonneurs, suffisamment isolé pour redevenir calme et serein le soir tombé.

Après un trajet en bus sans encombres, suivi d’un transfert en minibus sur une route dans un état pitoyable, nous nous installons donc dans nos chambres. Un bâtiment de bois, cerclé de rizières en terrasse, avec des milliers de grenouilles pour nous tenir compagnie, l’endroit a beaucoup de charme. Nous y passerons quelques jours agréables, en alternant petites balades et grandes randonnées.

Voici, pour les futurs randonneurs, le détail de nos excursions:

Premier jour : Balade de la cascade de Cau May.

Distance : Boucle d’environ 6 kilomètres.

Difficulté : Facile (mais les sentiers sont parfois très boueux, ce qui ajoute de la difficulté)

C’est une des randonnées les plus populaires de la région. C’est aussi la seule où nous avons croisé de plusieurs groupes de randonneurs. Pas besoin de guide mais vous avez de fortes chances d’être accompagnés par un groupe de femmes locales qui vous indiqueront le chemin. Si vous ne désirez rien acheter à ces femmes, énoncez-le très clairement au début de la balade pour éviter les malentendus !

Au sud du village, presque à la sortie, nous prenons un sentier qui grimpe à droite. Nous quittons rapidement le village et marchons désormais parmi les rizières. Les femmes du village voisin nous ont emboîté le pas, encombrées de leur panier emplit de babioles à vendre, de leur ombrelle, d’un bébé en écharpe. Leur compagnie n’est pas désintéressée, mais elle reste agréable. Ces femmes parlent un anglais assez fluide et conversent avec nous le long du chemin. Elles nous aident dans les passages boueux, nous indiquent quelques plantes comestibles, tressent des couronnes végétales pour les enfants. Nous longeons le flanc de la montagne, grimpons dans un bosquet de bambous, redescendons dans la vallée. A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour prendre des photos, les vues sur la vallée sont splendides. Au bout du trajet, la cascade est assez jolie et bien en eaux après les pluies diluviennes de la veille.  Dans le village suivant, nos « guides » déballent leurs marchandises ; nous achetons quelques menus souvenirs pour les dédommager.

La suite de la balade s’effectue sur la rive Est du torrent, le long de la route principale. C’est la partie la moins agréable du trajet, mais aussi la plus facile, et maintenant nous sommes seuls. La route passe devant un surprenant petit musée : la région abrite une multitude de rochers gravés de la main de l’homme, à une époque lointaine, sans que l’on sache exactement quand et pourquoi ces roches furent striées. Nous sommes de retour dans le village de Ta Van en début d’après-midi.


Deuxième jour : De Ta Van à Cat Cat

Distance : Aller simple de 14 kilomètres.

Dénivelée: 760 mètres

Difficulté : Moyenne

Superbe randonnée avec une grande diversité de paysages.

Du village de Ta Van, nous partons à pied en direction du village de Lao Chai. Nous suivons une petite route tranquille, le long de laquelle on peut voir plusieurs ateliers d’artisans. Arrivés à Lao Chai, après l’école, au lieu de bifurquer vers la droite et la rivière, nous continuons sur une route plus étroite encore. Celle-ci monte doucement et révèle de jolies vues sur la vallée ; tantôt des rizières en rangs serrés, aux ondulations vives, tantôt de larges cercles doux, sur les pentes les moins fortes. On grimpe, on redescend, on traverse un pont, on grimpe à nouveau, sans discontinuer, jusqu’à atteindre un petit col, un croisement marqué par un petit restaurant local. Là, il faut quitter la route principale et prendre à gauche sur une route plus petite encore. 

On redescend d’abord sur plusieurs centaines de mètres, puis on remonte jusqu’à se perdre un peu dans un village : faut-il prendre la route qui monte abruptement à gauche ou celle, à droite, qui se perd derrière une bâtisse et devient un sentier de terre ? Le GPS révèle qu’il faut partir à droite mais on profite de l’occasion pour faire une halte pique-nique dans la bâtisse, un petit café dont la terrasse offre une vue magnifique sur la vallée.

Après cette pause bienvenue, on continue le long du sentier qui descend en pente douce et croise une petite rivière. Ici, le sentier se confond avec les canaux d’irrigations des rizières, lesquels, suite aux pluies récentes, sont devenus des petits torrents. On peine à garder les pieds au sec mais on retrouve heureusement un large sentier qui redescend vers la vallée. Cette fois, il faut traverser un pont puis prendre, sur l’autre rive, un sentier à peine visible qui longe la rivière. 

Le paysage change radicalement : plus de rizières mais les flancs boisés des gorges du torrent. Cette partie-ci est la plus difficile car le sentier disparaît dans la végétation, mais elle est magnifique. Après un peu plus d’un kilomètre, on rejoint le chemin caillouteux qui mène au village de Cat Cat.

Cat Cat est un village touristique à 3 kilomètres de Sa Pa. L’accès en est payant et le village n’est qu’une succession de boutiques de souvenirs. Il est cependant situé dans un endroit splendide, au creux des gorges et au pied d’une cascade. Malgré les hordes de touristes, nous n’avons aucune peine à trouver une place dans un café pour nous rafraîchir après cette longue randonnée. Nous reprenons ensuite notre chemin sur 2 kilomètres, le long des gorges, jusqu’au parking à la sortie du village. De là, nous hélons un taxi qui nous amène à Sa Pa, puis un autre pour regagner Ta Van.


Troisième jour : En direction de Seo My Ty

Distance : Variable, car il suffit de faire demi-tour au moment voulu. Nous avons parcouru 11 kilomètres ce jour-là.

Dénivelée : Variable, nous avons grimpé 400 mètres.

Difficulté : Facile à moyenne

Après une matinée de repos et de leçons, nous déjeunons en ville avant de partir en balade. Pour cette petite randonnée, nous choisissons de grimper la montagne sur notre gauche, le long de la route indiquant Seo My Ty. La piste, asphaltée par endroit, serpente à flanc  de montagne, offrant de nombreuses vues dégagées sur la vallée. La balade serait très facile, s’il ne faisait pas si chaud. Le soleil brille aujourd’hui et la piste n’est pas toujours ombragée. Arrivés à belle hauteur, nous faisons demi-tour et parvenons au village juste avant l’averse, soudaine et violente.


Quatrième jour : En ligne droite, à flanc de montagne, vers Hau Thao

Distance : 12 kilomètres.

Dénivelée : 600 mètres

Difficulté : Difficile

Pour ce quatrième jour, nous voulons nous attaquer au versant opposé de la montagne. D’après ma carte sommaire, il n’existe qu’une seule route pour y accéder et  le départ de cette route se trouve à plusieurs kilomètres de notre hôtel. Comme nous échouons à trouver un taxi dans le village, nous nous rendons sur la voie principale, dans l’espoir d’y arrêter un véhicule. En marchant sur cette voie, après le pont, nous repérons à gauche un sentier qui grimpe en direction du « Zizzi homestay ». Quelques villageoises nous assurent que ce sentier continue jusqu’au village de Hau Thao, notre objective. Nous nous y engageons donc et grimpons rapidement sur une pente accentuée. 

Le chemin longe des maisons, des étables. A la sortie du village, nous hésitons, les paysans nous indiquent un sentier boueux qui monte à pic. Nous arrivons peu après à une petite cascade où nous faisons une halte. Nous repartons à nouveau sur ce sentier très pentu et boueux, traversons des bois, des rizières, des fermes. A certains embranchements, il est difficile de repérer le bon chemin. Nous choisissons toujours celui qui grimpe le plus fort. L’ascension est rude et les sentiers parfois peu praticables. Après plusieurs heures de marche, nous atteignons un sentier plus large, à la pente plus douce. Il nous faudra cependant encore une grosse demi-heure pour atteindre le village. Fatigués, il faut cependant immédiatement songer à redescendre, en suivant cette fois-ci la route pavée. La descente n’est guère plus facile que l’ascension, car la pente est très forte. Enfin, nous regagnons la voie principale, il ne nous reste que 2 kilomètres pour atteindre Ta Van. Une très belle balade, hors des sentiers battus, mais plutôt ardue !


Notre hébergement à Ta Van : Tavan Ecologic Homestay, très bon rapport qualité-prix, petit-déjeuner buffet copieux, restauration de qualité à un prix raisonnable. 

Et le Fan-Si-Pan ? Nous avons hésité pendant notre séjour, à débourser la somme importante de 25 euros par personne pour prendre le téléphérique qui mène au sommet de la plus haute montagne du Vietnam. La météo a décidé pour nous : alors que nous avons bénéficié de belles journées ensoleillées, le Fan-Si-Pan, lui est resté invariablement couvert de nuages gris !

Escale à Cat Ba

Première étape du voyage avec les grands-parents: l’île de Cat Ba. L’île assez grande est située à proximité de la côte et surtout de la baie de Lan Ha, laquelle jouxte la célèbre baie d’Halong. L’île est encore relativement peu fréquentée par les voyageurs occidentaux. Par contre, elle abrite une station balnéaire très prisée des touristes vietnamiens. Peu d’espoir donc d’y passer un séjour solitaire.

Après un trajet agréable de 5 heures, nous débarquons dans la ville de Cat Ba, hideuse agglomération en front de mer, succession de hauts bâtiments hétéroclites, tous destinés à accueillir les nombreux touristes. Et, en cette période de vacances scolaires, les touristes vietnamiens sont légions. Nous nous installons dans notre petit hôtel, idéalement situé dans une ruelle tranquille à proximité de l’artère principale. C’est le calme après la cohue!

Nous ressortons pour dîner, puis allons nous balader un peu le long de la mer, sur une promenade désormais envahie par les familles qui embarquent vers les nombreux restaurants flottants de la baie, les badauds, les vendeurs de babioles et toutes sortes de fêtards. Néons clignotants, musique forte, écrans géants, l’ambiance est à la fête, une fête bruyante et criarde.

Le port, la nuit.

Mais ce n’est pas cela que nous sommes venus chercher à Cat Ba. En dehors de sa ville principale, bondée en cette saison, l’île est un paradis vert, où des centaines de monts arrondis, recouverts de forêt tropicale, se succèdent. Dans la mer, c’est la baie de Lan Ha, toute aussi magnifique, avec ses innombrables îlots émergés.

Balade et plage

Après une bonne nuit de repos, nous partons à pied à la découverte des environs. Malheureusement, les vestiges du fort Français sont temporairement inaccessibles pour cause de rénovation. C’est dommage car celui-ci est situé au sommet d’une colline, la vue sur la baie y est imprenable ! On se contente de grimper sur un autre sommet, plus bas, mais qui offre quand même une belle vue sur la ville. Plus tard dans l’après-midi, nous repartons en directions des petites plages de Cat Cove. Pour cela, on suit un joli chemin aménagé à flanc de falaise. De là, on découvre un autre paysage, encore plus de pics rocheux qui émergent de l’eau. Hélas, les plages que nous voulions rejoindre sont désormais inaccessibles, détruites, remplacées par un grand chantier, un immense projet immobilier où des milliers de chambres, des restaurants et une marina encadreront les petites baies autrefois sauvages. 

On rebrousse chemin vers la première petite baie, elle aussi occupée, mais dans une moindre mesure, par un hôtel et un restaurant. Sous l’assaut des vagues fortes, la plage a presque disparu, mais les vacanciers sont nombreux à s’amuser sur le rivage. Gênés par la foule, les enfants hésitent à se lancer à l’eau, mais après quelques instants, ils s’y jettent avec plaisir. La force des vagues est incroyable ; on est poussés, bousculés, tourneboulés, projetés dans les bras de grands-mères vietnamiennes qui rient aux éclats. Après une demi-heure de baignage, épuisés, nous rentrons à pied à l’hôtel.

Randonnée dans le parc national

Un des joyaux de Cat Ba est son parc national qui couvre une large partie de l’île. Comme souvent en Asie, il offre peu de possibilités de randonnées. Mais peu, c’est mieux que rien et suffisant pour occuper une journée. Aujourd’hui, nous montons donc dans un taxi en direction de l’entrée du parc, à une quinzaine de kilomètres de la ville. En chemin, notre chauffeur nous arrête à la grotte de l’hôpital, pour une très intéressante visite guidée de cet endroit qui abrita les soldats et dirigeants vietnamiens pendant la guerre du Vietnam. La grotte dissimulait habilement un hôpital de campagne que les américains ne découvrirent pas. 

Ensuite, arrivés au parc, nous pique-niquons avant d’entamer l’ascension du mont Ngu Lam, une randonnée de 2-3 heures. L’ascension n’est pas particulièrement difficile, mais la chaleur et la touffeur de la jungle rendent la balade plus ardue qu’il n’y paraît. Après 1h30 de montée, nous voici au sommet, dans une tourelle d’où l’on a une vue magnifique sur les environs : à l’infini des monts coniques, tels un océan de vaguelettes vertes. L’après-midi est déjà avancé lorsque nous retournons à notre voiture et rentrons à notre hôtel.

Croisière dans les baies de Lan Ha et d’Halong

Cat Ba est aussi le point de départ de croisières dans les célèbres baies du Vietnam. Nous optons pour une croisière journalière, départ à 9h du matin. Nous pensions passer une journée tranquille à flâner sur le pont d’un bateau en regardant les îlots défiler. Notre croisière, menée tambour battant par deux jeunes anglais, est d’un style différent. Durant cette journée, nous aurons l’occasion de ramper dans des cavernes pour accéder à une petite plage dissimulée, pagayer à contre-courant pour traverser une grotte en kayak, nager jusqu’à des criques isolées et escalader des roches acérés pour accéder à un point de vue sur la baie de Lan Ha. Une journée bien remplie donc, mais qui nous aura permis de découvrir les baies sous différents angles. Seule ombre au tableau : la pollution, ces déchets plastiques omniprésents, comme partout ailleurs, et tellement dérangeants. Il est dommage que les opérateurs de tourisme se soucient si peu de la protection de l’environnement.

Journée détente à la plage

Pour notre dernière journée à Cat Ba, pas de grande expédition : on se contente de passer quelques heures à la plage en fin de matinée. Cette fois-ci, nous allons à la grande plage qui se trouve à 1 kilomètre à l’ouest de la ville. La marée est basse, la mer calme et la plage déserte. Les enfants s’amusent dans une plaine de jeux aquatique à l’adresse des touristes.

La plage, déserte le matin, est envahie par les vacanciers l’après-midi.

Le lendemain matin, nous quittons Cat Ba en fin de matinée. Nous sommes un dimanche. Nous n’avons pas compté avec le fait que des centaines de vacanciers allaient quitter l’île ce même jour pour retourner à leur quotidien. Les embouteillages monstres au départ du ferry nous retardent un peu, mais le reste du trajet se passe sans encombre et nous sommes de retour à Hanoï avec seulement trois-quart d’heure de retard.


Pour les voyageurs : Le Cat Ba Tropicana Homestay offre des chambres quadruples tout confort à un prix très avantageux.

Retrouvailles à Hanoï

Hanoï est une ville que nous connaissons bien, pour y avoir passé deux semaines en 2014. C’est là que nous retrouvons les grands-parents. En 2014, nous avions dû quitter le pays sans pouvoir en visiter la totalité car notre visa expirait. En 2019, nous accueillons les grands-parents pour partir avec eux à la découverte des paysages du nord.

Après 6 mois de voyages, les enfants sont impatients de retrouver leurs grands-parents. Le premier jour est consacré à une balade dans Hanoï, des ruelles étroites de notre quartier populaire aux avenues des ambassades, jusqu’au célèbre lac de l’Epée, au centre-ville. Le deuxième jour, on se repose de la frénésie de la ville en visitant le serein temple de la littérature, un magnifique temple confucéen, ses cours et jardins au coeur de la ville.

L’étape suivante sera l’île de Cat Ba, proche de la fameuse baie d’Halong.

Arrivée au Vietnam

Arrivée au Vietnam un peu mouvementée. Tôt le matin, nous disons « au revoir » à Xavier et FX qui prennent l’avion pour Bangkok, puis la Belgique. C’est le début de 2 mois de voyage avec une famille restreinte. Un peu tristes, nous prenons le bateau express qui nous amène de Phnom Penh au Chau Doc, dans le delta du Mékong, au Vietnam. Le trajet est rapide et très confortable, nous sommes les seuls passagers du bateau. Le passage de frontière est expédié en 10 minutes et nous voici au Vietnam. Une demi-heure plus tard, nous débarquons à Chau Doc.

Au débarquadère, un vietnamien propose de nous aider. D’abord sympathique, il devient rapidement intrusif. Il nous accompagne à notre hôtel et tient à nous réserver nos billets de bus pour notre prochaine destination… à un prix bien supérieur au tarif officiel! Pour se débarrasser de lui, on finit pas s’enfermer dans la chambre pour n’en ressortir que bien plus tard, lors que l’on est sûr qu’il est bien parti. Je descend alors confirmer ma réservation avec le réceptioniste de l’hôtel et constate que je suis au mauvais endroit! Non seulement malhonnête, la personne qui nous a menés ici s’est trompée d’hôtel. Heureusement, la pension que j’ai réservée n’est qu’à quelques dizaines de mètres, l’erreur est vite réparée.

La suite du voyage s’effectue sans encombre. Nous prenons un bus pour la ville de Can Tho, restons quelques jours dans la région à étudier et à faire des balades, principalement en vélo, puis prenons l’avion pour Hanoi où nous retrouverons bientôt les grands-parents!

Chez nos amis de Green Village Mekong
Sur le bac pour traverser le fleuve

L’île Aux Lapins

Derniers jours dans le sud du Cambodge et excursion sur l’île aux Lapins. La petite île n’est qu’à une courte distance de la ville de Kep, et le tourisme y est encore relativement peu développé.

Nous nous étions déjà rendus sur l’île au Lapins quelques années auparavant. Nous avions apprécié la tranquillité des lieux, même si nous n’y étions resté que quelques heures, par un jour gris d’août.

Cette fois-ci, il fait une temps magnifique et nous nous réjouissons de profiter du calme et de la vue d’un petit bungalow au bord de l’eau. L’île offre la possibilité de loger dans un bungalow près de la plage pour une somme modique.

Tout n’est pas parfait bien sûr, et l’île n’échappe pas au grand fléau de notre époque moderne: la pollution omniprésente, les bouteilles plastiques, cannettes, sachets de chips, et autres déchets qui jonchent les abords des sentiers et les plages.

Notre hôtel est situé à une extrémité de la plage plus propre que le reste des lieux. Sans déchets, l’endroit est charmant: une petite bande de sable bordée de palmiers, une pelouse, des bungalows simples mais confortables. On s’y installe pour lire dans des hamacs, se baigner et ne rien faire, le temps de quelques heures.

Hébergement: On conseille les bungalows de Khim Vouch Lay. Situés en bout de plage, les lieux sont plus propres et calmes qu’ailleurs sur l’île.

Sur la côte de Kampot à Kep

L’anniversaire du roi a quelque peu bouleversé nos plans de voyage. Non, nous n’étions pas invités à une Garden Party, mais nous souhaitions passer quelques jours tranquilles sur la côte. Tout comme quelques milliers de Cambodgiens, en congé pour l’occasion!

Impossible de réserver un hôtel à un prix raisonnable, ni à Kampot, ni à Kep, pendant ces quelques jours. A force de recherches, on déniche tout de même des bungalows dans un hôtel rustique à l’écart de Kep. Nous débarquons donc au « Rusty Keyhole » et passons ainsi de l’hébergement le plus luxueux de notre voyage (le White Mansion de Phnom Penh) à l’hébergement le plus simple. Des cabanes rudimentaires dans un jardin, des sanitaires réduits à leur plus simple expression… Cependant, on s’y adapte rapidement.

A vrai dire, on s’y plait dans ce grand jardin ombragé de manguiers. On apprécie la simplicité des lieux, le goût des petites mangues juteuses que l’on ramasse sur le sol, la convivialité de l’espace commun, l’accueil à la fois bourru et sympathique de nos hôtes australiens, la fraîcheur des bières au fût du bar. On s’y plait tellement que l’on annule nos nuitées dans un hôtel plus central et plus confortable, au profit d’un séjour prolongé dans nos cabanes de Robinsons.

Que faire à Kep? Plein d’activités dans les environs et de lieux à découvrir dans les environs, nous n’en visiterons que quelques-uns.

  • La Plantation: La région de Kampot est célèbre pour ses plantations de poivre. La culture du poivre, florissante sous la domination française, a été largement abandonnée pendant les années sombres de la guerre. Elle connait aujourd’hui un renouveau. Parmi les nombreuses plantations, nous choisissons de visiter celle nommée tout simplement « La Plantation ». Cette exploitation, relativement récente, a été fondée par deux retraités belges. C’est une entreprise à caractère social, où la culture du poivre répond au cahier des charges très strict de l’agriculture biologique. La Plantation est située à une vingtaine de kilomètres de Kep, dans un lieu idyllique surplombant un petit lac. Retardés par une pluie tropicale, nous arrivons sur place aux environs de midi et nous commençons par déjeuner dans le restaurant du site. Les préparations sont d’inspirations khmères ou françaises mais toutes mettent à l’honneur la saveur de différents poivres de la plantation. Le repas est délicieux. Nous goûtons notamment à une création locale, le poivre au sel, des grains de poivre noir marinés dans le sel. C’est incroyablement bon! Après le repas, nous rejoignons un petit groupe pour une visite guidée en français de la plantation. Lucie fait beaucoup rire les dames qui égrainent les grappes de poivre vert, en faisant la grimace lorsqu’elle goûte un grain. Un bel endroit à découvrir!
  • Les grottes: la région abrite de nombreuses grottes qui se visitent aisément. Par manque de temps, nous n’en avons visité qu’une, sur la route du retour de la plantation, mais il y en a bien d’autres.
  • Le parc national de Kep: l’une des collines qui surplombe la mer abrite un petit parc national. Quelques sentiers le sillonnent; nous partons donc pour une boucle de 8 kilomètres dans le parc. La balade offre des points de vue superbes sur les environs, nous croisons également quelques représentants de la faune locale, un singe et un magnifique iguane!
  • La ferme aux papillons: Non loin du parc national se trouve une petite ferme d’élevage de papillons. Nous avons déjà visité une ferme semblable aux environs d’Angkor, mais celle-ci est tout aussi charmante et située dans un très bel environnement.
  • La plage: La plage de Kep est plutôt petite et, en cette période de congés, envahie par les vacanciers. Nous lui préfererons une excursion sur l’Ile aux Lapins. Ceci fera l’objet d’un prochain article…

Notre hébergement: Rusty Keyhole à Kep, bungalows très simples mais ambiance agréable.