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Une halte à Kratie

Sur la route du sud du Cambodge, nous faisons halte à Kratie. Nous avons gardé un très bon souvenir de cette ville paisible en bordure du Mékong. La cité n’a pas changé. L’hôtel Balcony, lui, a changé de bâtiment mais pas de nom ni de propriétaire. Il dispose toujours d’une agréable situation, face au Mékong. Nous y posons nos valises pour 2 nuits. 

Il nous reste une après-midi entière à occuper et, malgré le temps menaçant, nous louons des vélos pour aller explorer l’île toute proche de Koh Trong. Les vélos ne sont pas récents et les soucis techniques nous font perdre du temps. On parvient malgré tout à attraper le bateau qui effectue la traversée. Certains bourlingueurs (la majorité heureusement) parviennent même à parcourir dans son entièreté la piste cyclable qui longe les bords du Mékong. L’île n’est qu’à quelques dizaines de mètres de la ville, mais en l’explorant, on pénètre dans un autre monde. Un monde rural et paisible fait de villages, de maisons sur pilotis, de jardins riches de vergers fertiles ; comme si l’on avait traversé à la fois l’espace et le temps. Le ciel est moins paisible, se fait plus menaçant, la traversée en direction de la ville s’effectue sous la tempête. Encore quelques tours de roues pour atteindre l’hôtel avant la pluie tropicale, torrentielle.

Le lendemain, la matinée est radieuse. Nous louons des scooters pour découvrir les environs. Plus que la destination, c’est la promenade qui nous importe, le long du Mékong, sur des routes peu fréquentées, à travers les villages. On grimpe le mont sacré de Phnom Sambok, on continue jusqu’au temple aux milles colonnes. On visite la petit centre de conservation des tortues attenants, on s’arrête pour déguster la spécialité locale, du riz gluant à la noix de coco, cuit dans une tige de bambou. On découvre encore quelques temples avant de rentrer à l’hôtel et de préparer nos bagages. Prochaine étape : Phnom Penh.

Incursion au Ratanakiri

Nous quittons à nouveau Siem Reap pour aller explorer le Ratanakiri. Cette région au nord-est du Cambodge est plus sauvage et moins fréquentée par les touristes. Après un trajet en minibus confortable de la compagnie Virak Buntham, nous atteignons Banlung, la principale bourgade du Ratanakiri, dans l’après-midi.

L’activité touristique principale dans le Ratanakiri, ce sont les randonnées dans la jungle dense, plus au nord. Après quelques hésitations, on choisit de ne pas tenter l’aventure. On veut encore avoir le temps de profiter du sud du Cambodge, de plus, notre budget a été un peu mis à mal par nos découvertes des temples Angkoriens.

On s’installe donc dans une petite chambre d’hôte pour un court séjour plutôt relaxant. Notre hôte est instituteur dans l’école communale de Banlung ; il nous invite à visiter sa classe. Nous nous présentons à l’école en fin de matinée. L’instituteur invite les petits bourlingueurs à s’asseoir dans la classe. Lise va au tableau pour enseigner à des enfants de classe primaire comment compter en Français. Elle s’en sort très bien. A midi, le gong (ou plutôt la jante de voiture) sonne et les enfants se précipitent hors de l’école. A la sortie, nombreux sont ceux qui achètent pour quelques centimes un esquimau très artisanal, un gros glaçon râpé, moulé et aromatisé d’un sirop très coloré.

Nous continuons notre balade, juchés sur nos scooters de location : un chemin assez inégal nous mène jusqu’à une première cascade puis une deuxième. Les chutes d’eau sont jolies mais pas particulièrement remarquables. Cependant, la balade en scooter est agréable. Nous retournons en ville pour déjeuner avant de prendre la direction du lac du cratère, un lac profond, parfaitement circulaire, entouré d’une forêt dense. On clôture ainsi l’après-midi par une belle baignade. 

Nous avions un instant songé à organiser une excursion à la journée pour aller explorer la jungle alentour. On recule devant la logistique compliquée. Nous passerons finalement cette deuxième journée à Banlung à ne rien faire et à profiter de la piscine d’une auberge voisine. 


Notre hébergement : Ratanak Tep Rithea homestay, bungalow agréable et famille accueillante 

Road-trip insolite dans le Nord-Ouest du Cambodge

Après 6 jours passés aux environs de Siem Reap, nous embarquons pour un road-trip insolite au Cambodge. Pourquoi insolite? Parce qu’il n’est pas courant pour des étrangers de louer une voiture sans chauffeur au Cambodge et que notre séjour sera rocambolesque à bien des égards.

Cela commence le jour de la location. L’unique loueur de Siem Reap nous garantit que la voiture que nous avons réservée sera prête à 10h du matin. Effectivement, elle est prête. A l’agence de Phnom Penh. Il faut encore compter 5 à 6h de route pour l’acheminer à Siem Reap. On annule donc notre première journée de réservation et nous nous présentons à l’agence le lendemain matin. La voiture est là: en lieu et place des modèles japonais ou coréens que l’on obtient habituellement chez Europcar, celle-ci est de marque inconnue, d’origine chinoise. Une “Hawtai” que l’on surnomme bientôt “Atchoum” en référence à sa fiabilité douteuse. Le moteur est faible et poussif, le confort est déplorable. Les voyants d’alerte se déclenchent aléatoirement, ce qui favorise les plaisanteries (“Tiens, on a encooore perdu une roue?”). En bref, ce n’est pas le véhicule idéal pour explorer les contrées reculées du Cambodge.

A l’agence, le personnel parle peu d’anglais et n’est pas en mesure d’affirmer que nous pouvons légalement circuler au Cambodge. Le permis international de François-Xavier est-il valable? A Siem Reap, non, ailleurs dans la province, oui, nous disent-ils. Ah? Bon. Nous quittons donc rapidement Siem Reap en direction du Nord.

La première halte nous permet de visiter la petite ferme des papillons à proximité du temple Bantey Srei et de déguster un délicieux num banh chok (soupe de nouilles et de fleurs de bananes) dans le village voisin.

On continue ensuite en direction d’Anlong Veng, à la fontière avec la Thaïlande. Cette région fut le dernier refuge du régime des Khmers Rouges. Est-ce le fruit de notre imagination ou la région dégage-t-elle réellement encore aujourd’hui une atmosphère malsaine? On s’approche du lieu où fut incinéré Pol Pot. Soudain, une dame surgit et nous réclame les droits d’accès. Il n’y a pas de panneau, ni de tickets et nous refusons de payer, croyant à une arnaque. On donne malgré tout une petite somme, la dame nous réclame plus, devient agressive, presque violente. On s’enfuit! (Nous apprendrons plus tard que le site était réellement payant, un lieu à éviter à tout prix!). A proximité, il y a la frontière avec la Thaïlande et un immense casino au milieu de nulle part, où les Thaïlandais viennent se dépouiller de leur fortune dans une ambiance délétère. A Along Veng, l’hôtel dans lequel nous faisons halte à la tombée de la nuit est propre, mais désert et fantomatique, ce qui accentue la sensation de malaise. Nous sommes heureux de continuer notre route le lendemain matin.

Enfin, nous voici au pied du Preah Vihear, l’un des sites les plus remarquables de l’ère Angkorienne. Après nous être acquittés du droit d’accès, nous entamons la route vers le sommet. Ca grimpe, ça grimpe fort, très, très fort : notre Atchoum déclare forfait. C’est donc à pied que nous parcourons le dernier kilomètre, sous un soleil de plomb. Le jeu en vaut la chandelle, le site  est magnifique. Nous sommes quasiment les seuls visiteurs, le temple est immense et la vue aux alentours splendide. Le site vaut vraiment le détour.

Nous repartons en milieu d’après-midi et  décidons de profiter de la luminosité pour parcourir une centaine de kilomètres jusqu’à la ville de Preah Vihear (qui est considérablement distante du temple). A Preah Vihear, nous dénichons un hôtel tout confort, dont le restaurant et le café attenant sont tout à fait recommandables. On apprécie de retrouver la civilisation.

Ces retrouvailles sont de courte durée. Le lendemain, nous enfonçons dans la campagne sur des routes tantôt récemment asphaltées, tantôt défoncées. La route devient bientôt de la piste, en bon état heureusement. Après plus d’une heure de trajet, nous parvenons dans la jungle, au site de Preah Khan. Ce site était l’un des plus grands et des plus beaux d’Angkor jusqu’au milieu des années 90, quand des pillards n’ont pas hésité à dynamiter les constructions millénaires pour s’emparer de précieuses statues. En attente de restauration, le site est désormais partiellement laissé à l’abandon et envahi par la végétation. En flânant sur les lieux, on se sent l’âme d’un explorateur du XIXème siècle. Nous sommes absolument seuls sur le site.

Repartir de Preah Khan est plus compliqué. Nous sommes à une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau du lac Tonlé Sap où nous voulons faire notre prochaine étape. Cependant, nous ignorons l’état des pistes et nous n’avons aucune confiance en notre véhicule de location. Nous décidons donc de rebrousser chemin pour regagner la route principale, ce qui allonge notre trajet d’une bonne centaine de kilomètres. En chemin, nous nous enquerrons d’un endroit pour passer la nuit. Si les hôtels abondent à Siem Reap, il n’y en a presque pas dans les villages alentour. On contacte l’unique « homestay » du village de Kampong Khleang. Bonne nouvelle : en cette basse saison, la chambre d’hôte est disponible pour nous accueillir. Cap sur Kampong Khleang, donc.

Encore une expérience atypique: en fin d’après-midi, on s’avance sur l’unique route surélevée qui permet d’accéder au village, en saison sèche uniquement. La route est étroite et bordée de cahutes de part et d’autre. Si le dénuement de la population est perceptible dans les campagnes, aux abords du lac, c’est la misère qui nous assaille. De très jeunes enfants dénudés et malingres qui jouent sur la route étroite, des baraquements aux allures de bidonville : la pauvreté évidente des lieux déclenche à nouveau une sensation de malaise, suivi par un fou rire. Qu’allons-nous donc faire dans cette galère?

On continue malgré tout. De toute façon, il est impossible de faire demi-tour sur  cette piste interminable qui s’enfonce dans les marais jouxtant le lac. Quelques embranchements, puis un pont, et nous voici au pied de maisons sur pilotis, dans une rue inondée en saison des pluies. Un panneau «homestay»: on grimpe les hautes marches jusqu’au perron de l’unique pièce. L’accueil est chaleureux et le cadre est plaisant. Un véritable homestay puisque nous partageons l’unique espace de vie avec la famille, grands-parents, parents et bébé, qui y résident.  Cependant, l’espace est aménagé avec goût et confort pour accommoder les touristes : douches chaudes, toilettes à l’occidentale. Les repas sont délicieux, les lits surprenants car suspendus au plafond (ça balance!) mais confortables. Le propriétaire est un ancien cuisinier qui a à cœur de créer un lieu agréable pour les touristes. Malgré nos craintes, nous avons passé un excellent séjour à Kampong Khleang. Une adresse à redécouvrir en saison des pluies, quand les rues et ponts du village sont immergés!

De Kampong Khleang, il n’y a qu’une cinquantaine de kilomètres pour regagner Siem Reap où nous retournons la voiture.


En pratique :

Location de voiture : Europcar via Rentalcars – à l’aéroport de Siem Reap

Hébergements : 

  • A Anlong Veng, Monorom Villa, passable en cas de nécessité.
  • A Preah Vihear City, Ly Huot guesthouse, restaurant et café, très agréable
  • A Kampong Khleang, ST 63 Homestay, belle adresse qui sort de l’ordinaire.

Siem Reap et les temples d’Angkor

(Re-)découverte des temples d’Angkor en famille : au lendemain de notre road-trip dans le sud de la Thaïlande, nous embarquons dans un bus à destination du Cambodge. Nous avons choisi la formule la plus pratique: un bus tout confort qui nous transporte du centre de la ville de Bangkok à celui de Siem Reap au Cambodge. Pas de transferts ni de changement à la frontière.

On anticipe un passage de frontière sans histoire, puisque nous avons pris soin d’obtenir un visa pour le Cambodge au préalable (e-visa, formalités très simple en ligne pour les ressortissants belges ou français, 37 USD pour un mois).

Ce passage de frontière sera pourtant l’un des plus difficiles de notre vie de voyageurs. Le hall des contrôles de passeport pour la sortie du territoire thaïlandais subit une panne de courant, climatisation et ventilateurs sont à l’arrêt. A cause des problèmes techniques occurrents ou simplement par mauvaise humeur, les douaniers contrôlent les passeports au compte-goutte. Il fait une chaleur étouffante dans le hall et l’attente s’éternise. 15 minutes, 20 minutes, 30 minutes, 1 heure… On sue, on fond, on souffre. C’est enfin notre tour et on quitte le bâtiment avec soulagement. La suite du voyage se déroule sans encombre. On aborde Siem Reap en fin de journée.

Pour les petits bourlingueurs, c’est le deuxième voyage à Siem Reap, ville-étape pour la visite des temples d’Angkor. Mettant à profit sa proximité avec les ruines célèbres, la ville est une Mecque du tourisme, avec ses bars, ses restaurants, ses hôtels de luxe ou dortoirs. Les voyagistes et tours-operators rivalisent d’imagination pour proposer des activités variées aux visiteurs. Dans ce tourbillon d’offres, plus ou moins alléchantes, il est parfois difficile de se consacrer au choses simples : se régaler d’un repas dans un  restaurant de rue, visiter les ruines à son rythme et sans guide ni contraintes, se promener sans but… En bref, visiter Siem Reap ne vous donnera pas un aperçu du Cambodge, de la culture, de la vie quotidienne du pays. C’est toutefois une ville cosmopolite qui n’est pas forcément déplaisante.

Quelques points positifs ou améliorations notables :

  • En 2013, nous avions eu des difficultés à dénicher des vélos adaptés aux enfants, alors très jeunes. En 2019, nous n’avons aucun mal à trouver notre bonheur : VTC en bon état et bon marché, vélos enfants de toutes tailles, choix de sièges enfants ou de « take-along », unicycles à fixer à un vélo adulte. Nous avons aussi apprécié de pouvoir louer des e-bikes, petits scooters électriques, pour une balade dans les ruines en liberté et sans efforts.
  • Le service de taxi/tuk-tuk/remorque en ligne «Grab » est désormais disponible en ville. Plus besoin de négocier âprement les tarifs, ceux-ci sont fixés par l’application. Grâce à cela, nous avons pu louer un agréable logement chez l’habitant à l’écart de la foule tout en restant mobiles.
  • Même si les restaurants « pour touristes » abondent, des options plus rudimentaires subsistent, pour peu qu’on s’éloigne du centre-ville. Nous avons jeté notre dévolu sur le Chae Ngek, cuisine simple mais savoureuse et plutôt bon marché.
  • On trouve de tout ou presque dans les supermarchés : produits locaux mais aussi occidentaux si besoin est (pour le pique-nique près des ruines par exemple).
  • Même si les prix d’accès aux ruines sont excessifs et ont doublé en 5 ans, celui-ci reste gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Nous voici donc partis pour la visite d’Angkor. On achète le pass valable pour 3 jours, consécutifs ou non, sur une période de 10 jours. Cela nous permettra d’alterner journées de visites intensives des ruines et journées de détente ou de leçons.

Angkor à vélo

Pour notre première journée, nous avons choisi le vélo comme moyen de transport. Nous démarrons à 8 heures, l’agence de location a tout préparé, nous sommes rapidement en selle!

Pourquoi visiter Angkor à vélo ? Pour avoir le plaisir de se faufiler d’un temple à un autre à travers la jungle, par des sentiers moins fréquentés. On entreprend donc la balade dite « du petit circuit » à rebours, en empruntant parfois des chemins détournés. Le petit circuit, très fréquenté par les touristes motorisés, dessine une boucle conséquente, qui relie les temples les plus célèbres. A vélo, on découvre les sites à notre rythme en commençant par le célèbre Angkor Wat.

L’avantage de voyager en saison chaude est que le site est moins fréquenté qu’en haute saison. Nous ne sommes jamais vraiment dérangés par la foule. L’inconvénient, c’est évidemment la chaleur intense qui nous assaille ! Heureusement, l’immense site d’Angkor est plat et ombragé.

Nous découvrons donc les bas-reliefs du temple d’Angkor Wat, les ruines du Banteay Kdei, celles envahies par la jungle du Ta Prohm, le temple de forme pyramidale du Takeo, les ruines isolées et désertes du Ta Nei. Nous finissons la boucle par une traversée rapide des temples d’Angkor Thom : il est tard, nous sommes épuisés et nous devons écourter la fin de la visite pour regagner la ville avant la tombée de la nuit. Nous avons parcouru près de 50 kilomètres. On constate avec soulagement la présence d’une filiale de notre agence de location de vélo à côté de notre restaurant favori. Nous n’aurons donc pas à parcourir les 4 kilomètres supplémentaires qui nous séparent de l’hôtel!

Le plus de la visite en vélo: explorer les sentiers inaccessibles en voiture/tuk-tuk!

Angkor à vélo – en images:

Angkor à vélo – en vidéo:

Angkor en tuk-tuk remorque

Après une journée de repos qui nous a permis également d’avancer dans les leçons, nous voici repartis à la découverte d’Angkor. Cette fois-ci, nous avons choisi de louer un véhicule à la journée pour explorer les sites les plus éloignés. Nous profitons également d’être motorisés pour aller admirer le lever du soleil sur le temple d’Angkor Wat. C’est l’une des activités favorites des touristes et nous sommes nombreux sur le site à 6h du matin. On profite tout de même de la vue sans être trop dérangés.

On repart ensuite en direction du Kbal Spean où une petite randonnée dans la jungle mène à des sculptures gravées dans les rochers du lit d’une rivière. A cette saison, la rivière est à sec, le site perd un peu de sa beauté. 

Nous continuons notre tour pour atteindre le Bantey Srei, sans doute l’un des plus beaux temples d’Angkor, orné de sculptures délicates. Nous descendons enfin jusqu’à l’emplacement des temples de Roluos, les plus anciens, construits au tout début de l’ère Angkorienne. Journée bien remplie, partis à 6 heures du matin, nous sommes de retour à l’hôtel vers 17h.

Le plus de la visite en tuk-tuk: découvrir les sites les plus éloignés – certains sont peu fréquentés et le Bantey Srei est immanquable!

Angkor en tuk-tuk – en images:

Angkor en tuk-tuk – en vidéo:

Angkor en vélo électrique

Pour notre dernier jour de visite, nous choisissons la liberté sans effort grâce à des e-bikes, sorte de petits scooters électriques. Cette fois-ci, nous parcourons le grand circuit et prenons le temps de visiter les temples d’Angkor Thom, comme le célèbre Bayon, le temple aux multiples visages de pierre.

Nous faisons un aller-retour en ville pour aller manger et recharger les batteries de nos véhicules et évitons ainsi la toute première averse de la saison des pluies qui débute.

De retour sur le site, la terre encore chaude dégage une légère brume qui nimbe la jungle et les temples de mystère. L’orage a cassé des branches et la pluie a chassé la plupart des touristes, nous sommes presque seuls dans le temple Preah Khan. Nous continuons la visite mais l’heure tourne et les temples suivants sont assez éloignés. On visite encore le temple Pre Rup, l’un des rares à être accessible après 17h. Ici, de nombreux touristes se préparent à admirer le coucher du soleil du haut de la plateforme. Le temps est couvert et nous choisissons de ne pas attendre la tombée de la nuit.

Nous quittons donc pour la dernière fois Angkor.

Le plus de la visite en e-bike: les enfants ont adoré conduire les vélos!

Angkor en vélo électrique – en images:

Angkor en vélo électrique – en vidéo:

Et Siem Reap?

Comme mentionné précédemment, Siem Reap offre un foultitude d’activités pour les touristes, en particulier ceux disposés à mettre la main au portefeuille. Parmi les activités gratuites, nous avons aimé admirer le travail des Artisans d’Angkor, une école d’artisanat ouverte au public. L’organisme gère également une fabrique traditionnelle de soie, qu’il fait gracieusement visiter. Il suffit pour cela de réserver une place dans la navette gratuite qui dessert la fabrique deux fois par jour. Nous visitons les lieux un jour férié, il y a peu de travailleurs mais la visite demeure très intéressante pour les adultes et les enfants.

Les informations pratiques :

Notre hébergement : Sihariddh Angkor Villa, un logement chez l’habitant sympatique pour une dizaine d’euro la chambre double.

La visite d’Angkor : 62 USD le pass de 3 jours (valable sur une période de 10 jours), gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Nos restaurants :

  • Chae Ngek, simple, savoureux et bon marché
  • Marum, plus haut de gamme. Plats délicieux à un prix raisonnable, cadre agréable. Un restaurant de l’association caritative « Friends International ». Il y également une petite boutique d’artisanat, pleine d’objets fabriqués en matériaux recyclés.

Happy Songkran

Enfilez votre chemise à fleurs, chargez votre fusil à eau, protégez vos effets personnels dans une pochette étanche et préparez-vous à affronter le déluge. 

Mi-Avril, pour le nouvel an bouddhiste, toute la Thaïlande vit au rythme de Songkran, la fête de l’eau pendant 4 jours. 

Au départ une simple façon de laver symboliquement les fautes du passé, la tradition d’arroser famille, amis et voisins de quelques gouttes d’eau s’est muée par endroit en une bataille sauvage et désorganisée, à coup de bassines, seaux et jets d’eau, et surtout d’armes en plastique coloré.

Bangkok, la capitale, est bien sûr le théâtre de batailles débridées, dans le quartier de Silom, par exemple. Ailleurs, la fête est plutôt bon enfant, les résidents installent des piscines gonflables sur les trottoirs de la ville et les enfants arrosent gaiment les passants. 

Alors, lancez-vous à l’eau et jetez-vous dans la mêlée ! « Sawadee Pee Mai », bonne année !

La fête en vidéo!

Quelques conseils pour fêter Songkran avec des enfants :

– Inutile de tenter d’éviter le déluge, il vaut mieux s’équiper en conséquence et profiter de la fête.

– A ne pas oublier: la crème solaire, et la gourde d’eau potable. Ce n’est pas parce que l’on est trempé et que l’on a même parfois froid que l’on n’est pas sensible au soleil et à la chaleur.

– Pratique : un sac étanche avec des vêtements de rechange, pour le trajet de retour. Les batailles d’eau sont interdites sur tout le réseau de métro.

– Les parcs urbains sont parfaits pour faire la fête avec de très jeunes enfants. Les batailles d’eau y sont moins violentes, mais tout aussi amusantes pour les enfants, Thaïs ou non.

Koh Kood, une île paradisiaque du golfe de Thaïlande

La Thaïlande est particulièrement réputée pour la beauté de ses îles, même si nombreuses sont celles malmenées par le tourisme de masse.

Koh Kood est un joyau aux confins du golfe de Thaïlande, une terre éloignée à la frontière du Cambodge. Isolée et sereine. Certes, l’île n’échappe entièrement au développement touristique. Lorsque nous l’avions visitée 4 ans auparavant, l’île n’offrait que peu de boutiques et de restaurants et le choix d’hébergement était limité à quelques établissements, souvent de catégorie supérieure. Nous avions alors particulièrement apprécié de dénicher un logement à un prix imbattable, un petit bungalow rustique isolé dans une cocoteraie, et jouissant de la proximité de plages idylliques.

4 ans plus tard, les bungalows tout confort se sont multipliés dans la cocoteraie. Le petit restaurant familial que nous aimions tant a disparu, mais l’offre de restauration s’est généreusement étoffée. Quelques boutiques se sont ouvertes, les distributeurs de billets ont fait leur apparition, tout comme quelques bars, pharmacies et autres salons de massage.

Heureusement, l’île conserve son charme et sa sérénité. Une eau turquoise lèche des plages de sable blanc bordées de cocotiers, la jungle envahit l’intérieur des terres. A Koh Kood, l’envers du décor est aussi magnifique que la façade.

Notre séjour en vidéo:

Notre hébergement : Far East Resort Koh Kood, bungalow basic pour 4 personnes à 700 THB par nuit.

Notre restaurant préféré : Chaiyo, à côté du resort. Service lent et assez indifférent, mais la nourriture est absolument délicieuse. La plupart des plats sont à 60 THB, ce qui est bon marché sur l’île.

Pour aller à Koh Kood, nous avons testé pour la première fois la formule «tout compris» : transport du centre de Bangkok au ferry en bus confortable, traversée en bateau rapide et transfert jusqu’à notre hôtel. Une formule très pratique et d’un bon rapport qualité/prix, sélectionnée sur bookaway.com avec l’agence Boonsiri.

Bangkok, home sweet home

Retour à Bangkok, quelques années plus tard, sans doute la ville d’Asie que nous avons le plus arpentée. Nous y avons nos petites habitudes, un hotel confortable au nord de la ville, à courte distance du fleuve Chao Praya, à l’écart d’une rue très animée où se trouve une foultitude de stands de nourriture.

Nous y passons une semaine tranquille, entre leçons et baignade, avant d’accueillir capucine qui nous accompagne pour la suite du voyage.

Nourriture de rue, balades à Chinatown ou dans les grands centres commerciaux, quelques images de ces journées…

Au revoir, Sri Lanka

Deux mois et 10 jours d’exploration nous ont permis de découvrir la grande variété des paysages, cultures et sites de l’île.

Nous quittons Jaffna par le train matinal de 6 heures. A notre grande joie, c’est un train “bleu”: une rame récente, rapide et confortable. On s’installe à nos places réservées, en seconde classe. On ne regrette pas un instant d’avoir préféré la seconde classe: la wagon de première classe est climatisé et glacial. On s’installe donc et on regarde défiler par la fenêtre ouverte les paysages que nous avons tant appréciés pendant ces 2 mois: les marais couverts de brume au soleil levant de la péninsule nordique, les champs de riz, les villages et les villes, les forêts. Ici, un paon sauvage fait la roue, là, les gros fruits noirs qui pendent à cet arbre sont en réalité d’immenses chauves-souris.

On profite du confort tout en dégustant de délicieux vadai, des beignets frits servis avec des piments séchés et des rondelles d’oignons et vendus par des marchands ambulants dans les allées du train. Ce trajet est un digne adieu à ce beau pays. Encore deux journées à Colombo puis nous nous envolons en direction de la Thaïlande.

Le baobab de Delft

Nous avons quitté le Sri Lanka depuis 2 semaines et je n’ai pas encore pris le temps de vous raconter nos dernières aventures dans ce pays que nous avons découvert 2 mois durant. Voici donc nos dernières excursions au Sri Lanka!

Partant de Jaffna, nous avons fait une excursion vers Delft. Non, nous ne nous sommes pas envolés vers les Pays-Bas et les bleus que nous avons admirés ne sont pas ceux d’une faïence mais ceux du ciel et de la mer. Finalement, le seul point commun entre l’île de Delft et la ville homonyme, ce sont les vélos, plutôt nombreux.

Delft a gardé pour les touristes son patronyme datant de l’époque de la colonisation hollandaise, même si elle possède aussi une dénomination Tamoule, plus difficilement prononçable. 

La petite île est facilement accessible depuis Jaffna : il suffit de grimper dans le bus à la gare routière de Jaffna et de rouler à travers les îles reliées par les digues jusqu’au terminus de Kurikattuwan. Là, nous embarquons dans un bateau à destination de l’île, le trajet complet depuis Jaffna ne dure guère plus de 2 heures.

Pour profiter de la sérénité de Delft, nous choisissons d’y passer une nuit. Il y a peu d’hébergements à Delft mais tout aussi peu de touristes qui y demeurent plus de quelques heures. Petit incident à notre arrivée : l’hôtel géré par le gouvernement que nous avons réservé est plutôt sale. François-Xavier se met en quête d’une meilleure option et négocie une chambre quadruple au même prix dans le confortable hôtel Delft Samudra. Nous en sommes quittes pour 4 kilomètres de marche sous le soleil pour parcourir la distance entre les 2 hôtels, mais ne regrettons pas notre décision de déménager. L’accueil et le service à l’hôtel Samudra sont charmants.

Une petite pause avant de repartir: la chaleur de midi est étouffante et il n’y a guère de brise marine pour nous rafraîchir. Nous avons rarement eu aussi chaud. Nous reprenons toutefois la route vers 15 heures. Nous souhaitons voir l’une des rares attractions de l’île, son baobab, planté par des marchands arabes au 16ème siècle. Encore 2 kilomètres de marche sous le soleil, mais le paysage est agréable : des maisons simples entourées de hauts murets de coraux empilés, des prairies, des forêts de grands palmiers. Nous parvenons enfin au baobab. Majestueux, il s’est délesté de son feuillage pour la saison sèche. Les enfants prennent plaisir à escalader l’épais tronc rugueux.

Les autres attractions de l’île sont ses chevaux sauvages, que nous n’auront pas la chance d’apercevoir, et ses plages, dont nous comptons bien profiter. Nous reprenons donc notre marche, quelques kilomètres cette fois-ci en direction de la plage, belle étendue de sable blanc, relativement propre. L’eau est claire, peu profonde, tiède. Les enfants s’en donne à cœur joie, tellement que nous ne résistons pas au plaisir d’une seconde baignade le lendemain matin avant de repartir en bateau.


Hotel Delft Samudra : 6000 rs la nuitée (prix négocié sur place), repas disponibles sur place, bon marché et délicieux.

Plusieurs départs de bateaux par jour (3 à 4) depuis le petit terminal de Kurikattuwan.  Gratuit ou 80rs par adulte selon les heures de départ. Possibilité de faire l’excursion à Delft sur la journée.

La péninsule de Jaffna

Nous louons à nouveau une voiture pour explorer cette fois-ci la campagne aux alentours de Jaffna. La ballade commence par un court arrêt en ville pour admirer quelques ruines de l’antique cité. En direction du nord, on se perd dans les champs pour explorer quelques sites sacrés. La végétation de la région de Jaffna est plus aride, la terre est d’un rouge flamboyant, la campagne est parsemée de marais, remplis d’oiseaux marins. La flore la plus emblématique de la région est le palmier Palmyrah, un long palmier hirsute, essentiel à l’agroéconomie locale. Quelques boutiques vendent d’ailleurs des produits issus du Palmyrah; nous avons acquis plusieurs chapeaux de feuilles tressées. 

En milieu de journée, nous atteignons le phare de Point Pedro, puis Point Pedro lui-même, le lieu le plus septentrional du Sri-Lanka. Nous continuons à longer la côte, hormis un détour pour éviter l’aéroport et sa base militaire. Nous faisons une pause-déjeuner dans l’hôtel Thelsavana Resort, au bord de l’eau, puis allons voir les sources sacrées de Keerimalai. Nous ne nous baignerons pas, préférant un bain de mer plus loin sur la côte, sur la belle plage de Casuerina.

L’accès à la plage est payant, ce qui garantit une relative propreté de l’endroit. La plage est agréable, orientée vers le nord-ouest, bordée d’arbres. L’eau est peu profonde et surtout… très chaude ! Ce n’est donc pas une baignade rafraîchissante, mais elle est tout de même plaisante. Au coucher du soleil, nous rebroussons chemin en direction de Jaffna.