Archives de Catégorie: Découverte

La lagune de Quilotoa

Connue des randonneurs, la région de Quilotoa est montagneuse, creusée de canyons, parsemée de villages et de fermes isolées. Les marcheurs viennent y effectuer une randonnée de plusieurs jours, connue comme « la boucle de Quilotoa ».

De notre côté, nous choisissons de prendre pour base une auberge dans le petit village d’Isinlivi et d’effectuer nos randonnées à la journée au départ de celle-ci. Le lieu est réellement idyllique et les enfants passent leur première journée à jouer dans le jardin avec quelques enfants du village. Tant pis pour la première randonnée!

Nous planifions une excursion plus longue le lendemain: départ à 9h30 du matin avec le « lechero », le camion de lait, en direction du village de Sigchos, à 14 kilomètres de là, petites emplettes au marché du dimanche, puis retour à pied, à travers champs et montagnes.

Le lechero est un moyen de transport pour le moins original, certes ni rapide ni confortable, mais bon marché et très typique! Entassés à une vingtaine dans la benne du camion de lait, entre les immenses jarres, nous progressons lentement sur les pistes cahoteuses. Le camion s’arrête régulièrement, près d’une ferme ou d’une maison, pour collecter l’un ou l’autre seau de lait que le conducteur déverse dans les jarres de métal. L’odeur du lait frais et gras domine celle de la poussière des chemins.

Arrivés enfin à Sigchos, nous faisons quelques provisions pour notre randonnée puis nous mettons en chemin vers notre auberge. Le sentier commence par une longue descente au creux de la vallée, continue quelques kilomètres le long de la rivière puis remonte abruptement sur les derniers kilomètres. Rien d’insurmontable, mais nous sommes tout de même contents d’arriver!

Un peu pressés par le temps, nous quittons à regret notre hôtel le lendemain, pour reprendre la route en direction du sud. On ne néglige pas cependant de s’arrêter pour admirer la superbe lagune de Quilotoa, un splendide lac d’altitude niché au creux du cratère d’un volcan. La vue est magnifique depuis les crêtes, le ciel est dégagé. Nous flânons un peu pour profiter de la vue avant de continuer notre chemin. La randonnée de 6 heures qui longe les crêtes surplombant le cratère sera pour un autre voyage…


Nous avons planté notre tente dans le jardin de l’hostal « Llullu Llama ». Le prix, 12USD par adulte et 5USD par enfant de plus de 5 ans, comprend également le repas du soir et le petit-déjeuner, tous deux excellents.

L’hostal « Llullu Llama »  propose plusieurs activités ainsi que des cartes des randonnées et des circuits fléchés pour randonneurs de tous niveaux.

L’accès à la Laguna de Quilotoa est payant au point d’accès principal (2USD par personnes, négociez pour les enfants).

Advertisements

Au pied du Cotopaxi

De l’Amazonie colombienne aux glaciers d’Equateur il n’y a que quelques centaines de kilomètres. Le passage de la frontière, au sud de Mocoa , s’effectue sans aucune difficulté. La région traversée était pourtant jusque récemment une zone de conflit très active.

De retour en Equateur, nous décidons de ne pas nous attarder en Amazonie. Manque de temps, budget limité, nous allons favoriser les randonnées dans les parcs volcaniques équatoriens. Nous roulons d’une traite de Lago Agrio, ville industrielle au coeur de l’Amazonie équatorienne, à Quito, la capitale nichée dans les montagnes. Petite pause studieuse à Quito avant de prendre la direction des volcans.

Nous plantons enfin notre tente au pied du Cotopaxi, volcan majestueux , situé à 80 kilomètres au sud de Quito. Les infrastructures du parc national fonctionnent au ralenti depuis l’éruption du volcan en Septembre 2015. Cependant, plusieurs courtes randonnées sont accessibles aux visiteurs.

Nous profitons de la sérénité de cet endroit sauvage. Près de la lagune, une belle randonnée permet d’observer les oiseaux aquatiques, la faune et la flore des prairies d’altitude. Le soir, un vieux loup gris en quête de nourriture vient rôder autour de notre tente. Les volcans se font timides en Equateur, souvent dissimulés par un voile épais de nuages. Le temps est capricieux, passe du soleil à la pluie et à la grêle, en quelques instants. Nous aurons quand même le plaisir d’apercevoir furtivement le sommet enneigé du Cotopaxi, ses glaciers hérissés de pics et de crevasses. Impossible de grimper jusqu’au sommet en raison du risque volcanique actuel mais l’ascension jusqu’au refuge, difficile à cette altitude, offre des vues splendides.


L’accès au parc national du Cotopaxi et le camping du parc sont entièrement gratuits.

Aux portes de l’Amazonie

Dernière étape de notre périple en Colombie, nous voici aux portes de l’Amazonie. Notre itinéraire se modifie au fur et à mesure de notre progression dans le pays. Nous étions persuadés qu’il nous faudrait quitter la Colombie par l’unique poste-frontière vers l’Equateur, à Ipiales, le long de la panaméricaine.

Pourtant, il existe un autre poste-frontière entre les deux pays, plus à l’est, peu fréquenté… car il se situe en pleine zone de guérilla! Certes, mais la guérilla est officiellement finie et les accords de paix seront définitivement signés ce lundi 26 septembre 2016.

C’est donc sans craintes que nous bifurquons, quelques kilomètres après la ville de Mocoa, vers le sud  et le poste-frontière de San Miguel. Ultime escale pour la nuit à quelques pas de Mocoa et nouvelle hésitation: nous n’avons pas la certitude que le poste-frontière isolé offrira un service de douane un dimanche. Notre  dernier hôtel en Colombie est plaisant, très bon marché, ne vaut-il mieux pas prolonger notre séjour d’une nuit et franchir la frontière un lundi?

L’Amazonie est à notre porte, sans aucun doute, à en juger par la multitude d’insectes aux couleurs et formes étranges que l’on côtoie. Plutôt qu’un franchissement de frontière, nous partons donc pour une balade dominicale aux environs de Mocoa. La promenade promet d’être facile, 45 minutes de marche, selon les locaux. Nous avions oublié ce qu’est une excursion dans la jungle.

Dès les premiers pas, la chaleur moite, étouffante nous pèse. Nous progressons, trempés de sueur, du premier sentier de gravier au sentier de rondins vermoulus, détrempés, enfouis sous la boue; nous franchissons des gués et des ponts suspendus précaires. Après un heure d’ascension vient la descente, au milieu des lianes, des racines et des rochers, aidés d’une corde, pour parvenir au pied la cascade.

La balade n’a rien d’une petite promenade de santé mais la cascade est belle et la baignade délicieusement rafraîchissante. Après avoir profité d’une douche naturelle vivifiante et rempli nos gourdes dans la rivière, nous repartons à l’assaut de la roche. La douche sous la cascade était agréable mais superflue: il pleut désormais à torrents et c’est sous l’averse tropicale que nous regagnons notre domicile provisoire!


Notre hébergement:

Des 3 hôtels situés au sud de Mocoa, l’hostal El Portal del Fin del Mundo offre indéniablement le meilleur rapport qualité-prix: chambre double avec ventilateur (et bientôt douches chaudes) à 35000 COP, cuisine, jardin, Wi-Fi performant, propriétaires sympathiques…

Pour les randonneurs:

La balade de la cascade « El fin del mundo » dure 45 minutes et débute à quelques pas de l’hôtel. Seul inconvénient: il y a beaucoup de monde le week-end. Nous avons donc préféré aller à la cascade d’Hornocayo, très belle mais moins accessible en raison du mauvais état du sentier. En contrepartie, nous étions peu nombreux sur le site, même un dimanche. Il n’y a pas de balisage à proprement parler mais quelques indications qui sont suffisantes pour ne pas s’égarer.

Les démons de pierre de San Agustin

Visages grimaçants au sourire carnivore, yeux de poissons, dents de chauve-souris, griffes de puma, insolites mais point menaçantes, les divinités de San Agustin ont gardé tout leur mystère. Nul n’est capable aujourd’hui de dire quelques peuples les ont érigées ni d’expliquer leur rôle dans la société antique. Gardiens des tombeaux, messagers de l’au-delà, les statues de pierre sont tombées dans l’oubli avant que les archéologues ne se penchent sur leur destin.

Au début du XXème siècle, les monstres de pierre ornaient la place du petit village de San Agustin ou servaient de pierre d’angle à une maison. Certaines statues, dérobées, ont par la suite été retrouvées en France ou au Danemark. Dans un effort pour sauvegarder le patrimoine archéologique de la Colombie, les autorités se sont efforcées de restituer l’authenticité du lieu de culte. Certaines statues ont été replacées sur leur site d’origine, d’autres ont été regroupées dans un bois, à proximité des tombeaux, surnommé le « bois de statues ». Les dernières, enfin, ont été excavées et redressées à l’endroit même où elles furent découvertes.

La visite du site principal est une petite promenade à travers bois et collines, d’un site à l’autre, d’un dolmen à une source, d’une figure de singe à celle d’un oiseau. Certaines représentations sont admirablement conservées, fascinantes dans la richesse et parfois l’insolite des détails.

Le lendemain, nous sélectionnons un site moins fréquenté, sauvage et majestueux, à quelques trois kilomètres de notre hôtel. C’est donc à pied que nous nous y rendons. La déesse Chaquira, gravée dans la pierre, mains levées vers le ciel, veille sur le lieu, époustouflant: le canyon ruisselant de verdure de la rivière Esmeralda.

L’après-midi, c’est à bord de notre 4X4 que nous nous rendons par la piste au site de l' »Alto de los Idolos ». Ici, les statues de pierre, plus récemment découvertes, n’ont jamais été déplacées, simplement redressées ou consolidées. Le site est merveilleusement serein et agréable.

Il reste des sites à explorer, mais notre troisième jour, dans le cadre bucolique de notre hôtel, est studieux afin de se mettre à jour dans les leçons. Les enfants ont très bien travaillé, bravo!


Pour les voyageurs:

  • Notre hébergement: La Casa de François, hôtel très réputé, à juste titre. Les chambres sont charmantes et bon marché, le jardin est agréable, le restaurant est délicieux. Nous avons payé 110.000 COP pour une cabane de 5 personnes (prix négocié). Service de laverie (linge) bon marché sur place.
  • En ville, sur la place du village, le café Macizo ne sert pas d’expresso digne de ce nom, mais de délicieuses boissons glacées à base de café, ainsi qu’une très bonne infusion de fruit (aromatizada de frutas).
  • La boulangerie-pâtisserie française du village est définitivement fermée.

Tierradentro

Tierradentro, la terre intérieure… Le site archéologique est éloigné de toutes villes, assez difficilement accessible, au bout d’une piste abimée. Les trésors qu’il recèle sont sublimés par le cadre magnifique de montagnes verdoyantes.

Pour visiter le site de Tierradentro, il nous faut chausser nos bottines de randonnée et partir pour une balade de 14 kilomètres, qui grimpe à flanc de montagne, redescend légèrement vers un village, grimpe à nouveau vers une crête, puis une autre, pour dévaler à pic vers notre point de départ. Au cours de la balade, tels des explorateurs, on découvre des tombes, des cavités souterraines sombres dans lesquelles il faut s’aventurer pour apercevoir peintures et sculptures séculaires, tracées et gravées par des peuples dont on ignore tout aujourd’hui encore.

A la lueur d’un lampe torche, on gravit dans un sens puis dans l’autre de larges marches irrégulières, espérant chaque fois découvrir quelque nouveau détail. Certaines tombes sont très endommagées, vierges de tout motif mais d’autres sont encore magnifiques.

Trois sites et quelques dizaines de tombes plus tard, nous voici parvenus au village de San Andres, assez proche de notre point de départ. Afin de profiter de la piscine de notre hôtel et de progresser dans les leçons, on décide d’écourter la promenade et de parcourir les 7 kms restants le lendemain.

Seulement le lendemain… il pleut! Nous mettons le mauvais temps à profit pour visiter les deux petits musées du site, puis préparons vestes et pantalons pour se rendre malgré tout au site de San Andres, facilement accessible depuis le village. Petite pause-déjeuner au village, avant de se mettre en route, pause pendant laquelle la pluie cesse et le ciel s’éclaircit.

On explore donc les tombes du site de San Andres et puis on se sépare: Lucie et papa décide de profiter d’une après-midi calme, tandis que le reste de la famille part à l’assaut de deux petits sommets qu’il faut gravir pour accéder au dernier site, El Aguacate… le plus beau de tous si l’on se réfère à sa situation géographique! Les dizaines de tombes ont été aménagées le long d’une crête, la vue aux alentours est fabuleuse. Les petits aventuriers ne sont pas en reste, les efforts fournis pour grimper sont vite oubliés, car ici, contrairement aux autres sites, les tombeaux ne sont pas scellés mais simplement protégés des intempéries par une toiture. Les enfants en explorent chaque recoin comme s’il dissimulait un trésor. Après une heure de découverte archéologique, il est temps de descendre par un sentier qui suit la crête avant de dégringoler à flanc de montagne.

Seul déception: le site n’était pas gardé ce jour-là, les enfants n’ont pas pu obtenir  le dernier tampon qui leur manquait dans le passeport qui fait office de ticket d’entrée pour le site.

En résumé, toute la famille a adoré Tierradentro, un site magnifique à découvrir!


Pour les voyageurs:

  • Nous avons logé à l’hôtel El Refugio: d’apparence luxueuse, il est en fait plutôt bon marché (106 000 COP la chambre quadruple, avec une délicieuse douche chaude), le cadre et la piscine sont très agréables. Pour les petits budgets, on peut aussi y camper. Attention, la piscine fait en quelque sorte office de piscine municipale et est envahie par les familles colombiennes le week-end! C’est sympathique mais plutôt mouvementé.
  • Bon rapport qualité-prix pour les repas (et jus de fruits délicieux) à l’hôtel-restaurant La Portada, dans le village de San Andres.

Pour les randonneurs: la randonnée fait 14 km dans son entièreté, elle est magnifique. Pas de difficultés particulières, mais ça grimpe bien par moment!

Des étoiles dans le désert

Le désert de la Tatacoa n’est pas un authentique désert, mais une zone semi-aride à environ 300 kilomètres au sud de Bogota. En quelques heures, nous passons de la douceur humide des températures à Bogota à la chaleur tropicale de la plaine, torride dans le désert.

Nous pensons arriver dans le désert au terme d’une longue étape journalière, mais le trajet n’est pas si facile. Départ de Bogota retardé: avant de partir, nous devons renouveler l’assurance de notre véhicule. Une démarche qui nous avait pris 5 minutes à la frontière colombienne mais qui se complique contre toutes attentes à Bogota. On nous conseille d’acheter notre assurance au grand supermarché à la sortie de la ville. Acheter ses assurances au supermarché? Banal en Amérique du Sud!

Sauf que nous sommes un jeudi et que les assurances, comme les avocats (comestibles), sont en promotion aujourd’hui. Il me faut donc patienter une heure au guichet de l’assureur, pris d’assaut, pour constater ensuite que son ordinateur ne permet pas de souscrire un contrat pour un véhicule avec une plaque étrangère. Demi-tour donc et direction le centre de Bogota pour souscrire l’assurance directement au siège social de la compagnie: heureusement il n’y a pas trop de traffic et la démarche est plutôt rapidement effectuée. En quittant Bogota à 15h, une escale s’impose, nous nous arrêtons pour la nuit à Girardot, au pied des montagnes.

Il fait désormais très chaud et la piscine de l’hôtel confortable que nous avons sélectionné est appréciée, au point que nous ne repartirons le lendemain qu’en fin de matinée, après quelques heures de jeux dans l’eau.

Il ne reste qu’une centaine de kilomètres avant de parvenir à la Tatacoa. Nous quittons la route pour bifurquer sur la piste, passons quelques tunnels avant de rencontrer un nouvel obstacle: un camion est tombé en panne et entrave la piste. Il nous faut encore patienter une heure avant de pouvoir continuer notre route. C’est donc en fin d’après-midi que nous atteignons le désert.

Il fait une chaleur étouffante, nous nous installons et dînons bien vite, afin d’être à l’heure à pour l’observation des étoiles. Le désert abrite en effet un observatoire, en raison de sa situation géographique idéale, très proche de la ligne de l’équateur. Il est possible d’y contempler les constellations des deux hémisphères. Des séances d’observation y sont également organisées pour les touristes. C’est passionnant, et si les enfants s’ennuient un peu pendant la première partie, un exposé pourtant très didactique sur l’astronomie, il sont surexcités au moment de coller leur oeil sur le téléscope! Les cratères de la lune, les anneaux de Saturne, la couleur rouge de la planète Mars, les étoiles jumelles d’Alpha du Centaure n’ont plus de secrets pour les petits bourlingueurs.

Ecrasés par la chaleur, nous choisissons de quitter le désert le lendemain, non sans avoir effectué une courte randonnée au milieu des formations rocheuses. C’est magnifique, mais il ne faut guère s’éterniser si l’on ne veut pas bruler au soleil. Le labyrinthe de Cusco porte d’ailleurs bien son nom, nous avons eu quelques difficultés à en trouver la sortie!


Notre hébergement à Girardot: Hôtel 1910, un peu plus cher que nos hébergements habituels mais très bon rapport qualité-prix et très belle piscine.

Dans le désert, nous avons logé à la Casa de Campo: chambres confortables (ventilateurs, douches) et bon marché chez un couple charmant, 2-3km au-delà de l’observatoire.

Visite guidée des étoiles à partir de 7 heures du soir à l’observatoire, 10.000 COP par personne pour les plus de 7 ans.

Les musées de Bogota

Même si on ne se languit pas de passer quelques temps dans une grande ville, Bogota est une escale incontournable, ne serait-ce que pour y effectuer l’entretien de notre véhicule. La capitale de la Colombie est plutôt chaotique, mélange de sites attractifs et de bâtiments inintéressants: une place centrale austère, une longue rue commerçante bordée d’hideux immeubles, quelques vieilles bâtisses dans le centre historique et des montagnes alentours, que nous aurions aimé explorer. Avec la pluie qui domine, nous nous réfugions dans ces bâtiments qui sont peut-être ce que la capitale a de mieux à offrir: ses musées. Peu coûteux voire gratuits, inventifs, bien agencés, mettant en valeur des monuments historiques originaux et exposant des oeuvres inestimables, les musées de Bogota nous ont ravis.

Nous commençons par le complexe de musées englobant le musée Botero et la maison de la monnaie (Casa de la Moneda), parmi les rares musées ouverts un lundi. Les enfants sont contents de retrouver leur artiste colombien favori, Fernando Botero, ses oeuvres généreuses, et sa collection impressionnante d’oeuvres d’art allant de Renoir à Picasso en passant par Delvaux ou Chagall.

Un pas plus loin, la Casa de la Moneda est sise dans un joli bâtiment de l’époque coloniale et expose une belle collection numismatique.

Le lendemain, nous entreprenons la visite du musée le plus célèbre de Colombie, le musée de l’or. Agencées de façon thématique, les pièces sont superbement mises en valeur, fascinantes.

Nous continuons par une visite du musée de la police, guidés par un jeune volontaire qui effectue ici son service militaire. Il nous expose moult détails sur le passé tourmenté de la Colombie moderne.

Nous finissons notre séjour par une visite le mercredi du musée national, sis dans une ancienne prison, dont les oeuvres éclectiques, art, histoire, patrimoine, sont magnifiquement mises en valeur par l’aménagement intérieur du bâtiment atypique.

Notre séjour à Bogota a offert d’autres belles découvertes. Au détour d’une petite balade, nous sommes entrés dans un café qui a détrôné le café Arabica de Lima pour offrir, à notre goût (corsé, amer et parfumé), le « meilleur café du monde ».

Et surtout, nous y avons rencontré, ou retrouvé, des connaissances d’enfance, la famille et les enfants Noël, avec qui nous avons passé d’excellentes fins d’après-midi et soirées. Merci encore pour l’accueil!


Nos musées à Bogota: pas de coup de coeur, on les a tous adorés!

  • Le musée Botero et la Casa de la Moneda, ouverts tlj, gratuits pour tous, très bien agencés
  • Le musée de la police, ouvert du mardi au dimanche, gratuit, visite guidée très informative en espagnol ou en anglais par de jeunes volontaires de la police
  • Le musée de l’or, incontournable et splendide, pour seulement 3000 COP la visite (gratuit pour les enfants)
  • Le musée national, gratuit et très intéressant à visiter, pour la beauté des lieux (une ancienne prison) et les collections diversifiées

LE café: Arte y Passion Café Escuela de Barista, commandez l’expresso simple!

Notre hébergement: nous avons profité d’une promo pour louer un appartement tout confort (qui s’appelle d’ailleurs Luxury department, sur booking.com).

 

Des fourmis à Barichara

Nous repartons de Bucaramanga avec le projet de faire une halte à la Mesa de Los Santos, un endroit spectaculaire au bord du canyon de la Chicamocha. Arrivés au canyon, dans un cadre effectivement remarquable, nous nous mettons en quête d’un hébergement. En vain, car ici, à 80 kilomètres à peine d’une grande métropole, les auberges sont plutôt coûteuses. Comme le temps est également maussade, nous choisissons de passer notre chemin et de continuer la route vers notre prochaine étape.

L’étape suivante est le petit village de Barichara. Nous y trouvons rapidement un petit hôtel à notre goût et dans notre budget. Barichara est un lieu idyllique, un village dans lequel nous serions avec plaisir demeurés quelques jours, voire quelques semaines de plus, si nous n’étions désormais pressés par le temps: des maisons blanches rehaussées d’une joyeuse touche de couleur, des rues tranquilles pavées de larges dalles de pierre, une atmosphère paisible, hors du temps et des tumultes de la ville. Nous y retrouvons le plaisir de ne rien faire, allongés dans les hamacs du patio, au milieu des fleurs et des grenadiers.

Pas trop nonchalants tout de même, nous partons pour effectuer la randonnée du « camino real », très renommée, une promenade facile de 5,5 kilomètres, le long d’un sentier historique reliant le village de Barichara à celui de Guane, une agréable balade avec les enfants.

Et les fourmis? Les « hormigas culonas », des fourmis géantes, se dégustent grillées et sont la spécialité culinaire de la région. Elles sont une friandise plutôt coûteuse dont nous en achetons un petit pot dans une épicerie sur la place du village. Après les grillons, les vers à soie, les cafards et les tarentules déjà dégustés en Asie, voici donc l’occasion d’une nouvelle expérience gustative. Et quelle expérience! Les fourmis sont croquantes, légèrement salées, avec un parfum prononcé de noisette; on se régale! Barichara est décidément un lieu que nous quittons avec regrets.


Pour les voyageurs:

Notre hôtel était le « Color de hormiga », à quelques pas de la place principale. Pas de parking sur place (mais possibilité de se garer dans un parking privé à deux rues de là, dans la carrera 5). Bon marché, très propre, très bien tenu avec une belle cuisine et un superbe patio.

Pour les randonneurs:

La promenade du Camino réal (5,5km) est très facile et bien signalisée. Des vues splendides et un chemin aisé à parcourir. Pour le retour, il suffit de prendre le bus qui circule toutes les heures et 15 minutes entre Guane et Barichara . Il y beaucoup d’autres possibilités de randonnées dans la région, avec ou sans guide, que nous n’avons pas explorées.

 

En wake-board à Bucaramanga

Au cours de notre voyage, nous avons souvent fait des escales inattendues. Comme à Bucaramanga, grosse métropole colombienne que nous ne voulions que traverser. Après un long trajet en voiture, nous parvenons en fin d’après-midi aux abords de la ville et décidons de nous mettre en quête d’un hôtel pour y passer la nuit.

La quête s’avère difficile: les hôtels sont coûteux et, à cause des nombreux travaux, nous nous perdons à plusieurs reprises dans la banlieue de la ville. Ce n’est que 3 heures plus tard que nous nous arrêtons devant un logement potentiel, lequel semble fermé. Nous nous apprêtons à repartir quand le propriétaire nous rejoint in-extremis: oui, nous pouvons bien passer la nuit chez lui. Le hasard fait bien les choses: Quentin est Belge, installé à Bucaramanga avec sa femme colombienne, Luz et sa fille de 10 ans, Marie. Marie est ravie d’accueillir chez elle des compagnons de jeu! De plus, Quentin est installateur d’infrastructures de « wake-park » ou « câble-parc », un loisir dans lequel nous voulons justement (nous) investir.

Nous décidons donc de prolonger notre séjour d’une nuit, afin de nous initier au wake-board et de profiter un peu du parc aquatique, malgré le temps gris et pluvieux. Ce sera aussi pour les enfants l’occasion d’une longue après-midi de jeux avec Marie. Une belle escale!

img_0429
Lise dans l’eau!


Notre hébergement à Florida Blanca est disponible sur booking.com

Le barrage de Guatape

Fraîchement débarqués de notre avion, nous reprenons la route en direction du village de Guatape, à environ 80 kilomètres à l’est de Medellin.

Situé au bord d’un immense lac artificiel, Guatape est un lieu de villégiature pour citadins aisés, qui échappent à l’agitation de Medellin le temps d’un week-end. Nous y arrivons justement un samedi après-midi, l’animation est à son comble et la quête d’un logement bon marché, parmi les multiples établissements plutôt luxueux qui bordent le lac, commence. Quelques échecs avant de dénicher la perle rare, une maisonnette de trois chambres sur un terrain qui surplombe le lac, avec vue sur le rocher immense qui domine la région. Le lieu est agréable, loin de l’agitation du village, au point que nous prolongerons notre séjour de deux nuits.

Entre la reprise des cours et les jeux dans le jardin, nous entreprenons tout de même l’ascension du rocher voisin, nommé la pierre de Penol. C’est une pierre immense de 200 mètres de haut dont l’ascension, rendue possible grâce à quelques volées d’escaliers bâtis dans une faille, est une attraction touristique majeure de la région, plutôt kitsch et assez chère. Cependant, il faut bien avouer que la vue du sommet est magnifique.

Quite à s’immerger dans les attractions touristiques, nous allons vérifier si la tyrolienne qui s’étend d’une berge à l’autre du lac est accessible aux enfants. Déception pour Lise, elle n’a pas âge requis pour s’y lancer. Lucie et Loïc sont par contre ravis de pouvoir glisser sur un fil plus court, installé spécialement pour les enfants!


Informations pratiques:

  • Hébergement: Cabanas Castillo del Lago, 35000 COP par personne, réduction pour les enfants
  • Piedra de Penol: accès payant pour tous, 15000 COP par personne y compris les enfants de plus d’un mètre
  • Guatape est un joli village aux maisons bariolées, bien plus calme en semaine que le week-end