Archives de Catégorie: Découverte

L’oasis de San Pedro

L’oasis de San Pedro de Atacama était l’une des destinations incontournables de notre voyage. Nous gardions un excellent souvenir des éblouissants paysages du désert, admirés un dizaine d’années plus tôt. Reste à savoir quelle influence le développement touristique de cette décennie aura eu sur la petite ville et ses alentours, déjà fort prisés en 2002. Côte positif, la ville a conservé un charme tranquille, malgré la prolifération d’hôtels, de restaurants, de boutiques de souvenirs. Maisons basses d’adobe, ruelles piétonnes en terre battue, l’atmosphère est propice à la détente. Côté négatif, il faut désormais souvent s’acquitter d’un droit d’entrée, parfois élevé, pour accéder aux nombreux sites naturels d’exception des environs. Voilà qui limitera un peu notre champs d’action pendant ces quelques jours.

De toutes manières, suite à notre récent périple dans des conditions extrêmes, nous ne sommes pas fâchés de prendre un peu de repos. Dans notre petit camping, nous faisons la connaissance d’un couple de retraités français, Jeanne et Michel, qui nous mettent à leur tour en contact avec une famille de voyageurs. Comme toujours, les enfants sont ravis de trouver de nouveaux compagnons de jeu. Ensembles, nous explorons les environs à pied ou à vélo.

Mais notre voyage s’achève bientôt et nous devons partir à nouveau en direction du sud. Dernière excursion incontournable et très matinale, nous nous levons avant l’aube pour aller admirer le site des geysers d’El Tatio, à une centaine de kilomètres de San Pedro. Au lever du soleil, à plus de 4000 mètres d’altitude, les jets d’eau brûlante jaillissent par centaines. Arrivés tôt, nous sommes quasiment seuls à jouir du spectacle, avant l’arrivée des nombreux minibus emplis de touristes.

De retour à San Pedro, nous faisons encore une halte pour contempler les étonnants paysages de la Vallée de la Lune. La courte promenade qui se faufile dans des galeries naturellement creusées dans le sel enchante les enfants. Mais la fatigue d’un réveil trop matinal se fait rapidement sentir et seul Loïc continue la balade pour parvenir au sommet de l’immense dune de sable. La matinée touche à sa fin et nous devons nous remettre en route. En effet, nous avons rendez-vous pour une visite de l’observatoire européen le lendemain, il nous reste 400 kilomètres à parcourir.


Notre hébergement : Camping Casa Campestre à San Pedro de Atacama, 8000 pesos par adulte, moitié prix pour les enfants. Camping très confortable, petits emplacements ombragés, magnifique cuisine et beau salon pour jouer et se détendre.

Location de vélos : nombreuses offres dans la rue principale mais seule la boutique située dans la cour de l’agence Latchir propose des remorques pour les enfants. Prix de la location 3000 pesos par vélo/accessoire. L’équipement est loin d’être neuf et en parfait état, mais cela convient pour un petit tour. La balade nous a conduits à la Garganta del Diablo, un petit canyon au nord de San Pedro, facile d’accès depuis la ville.

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Des lagunes et des salars – II

Suite et fin de nos pérégrinations à travers l’altiplano Bolivien.

Quatrième jour

Après quelques hésitations, nous sélectionnons un itinéraire alternatif pour nous rendre dans le salar d’Uyuni: nous prenons la direction de l’ouest pour ensuite bifurquer et traverser le salar du nord au sud. Nous espérons ainsi éviter les convois de 4X4 emplis de touristes. L’itinéraire se révèle un bon choix: la route, asphaltée, d’excellente qualité, longe un impressionant cratère de météorite et s’achève dans un village où nous pouvons aisément faire le plein d’essence avant d’aborder les zones désertiques du salar et du Lipez. Quelques kilomètres de piste contournent le volcan Tunupa et déjà l’immense étendue d’une blancheur aveuglante se révèle à nos yeux.

A son nord, le salar est d’une pureté parfaite, immaculée, nous sommes seuls au monde. Les enfants prennent le volant pour piloter sur la piste invariablement lisse et rectiligne. Mis à part une halte sur la très touristique ile des pêcheurs, au centre du salar, nous ne croisons aucun véhicule pendant les 90 kilomètres de traversée du désert blanc.

Il est encore tôt lorsque nous quittons le salar d’Uyuni, nous choisissons donc de continuer notre route en direction de la région du sud-Lipez. La piste se dégrade rapidement au point de devenir dangereuse pour notre petit 4X4. Après quelques sueurs froides, nous abandonnons l’idée de suivre la route des lagunes dans sa totalité, au vu de la mauvaise qualité de la piste.

Cinquième jour

Après une nuit passée dans un village solitaire de l’Altiplano, nous nous engageons sur la piste qui rejoint, plus au sud, la route des lagunes. Paysages exceptionnels se succèdent, lacs, volcans, geysers, parfois à plus de 5000 mètres d’altitude.

La frontière du Chili est proche, notre dernier périple andin s’achève en fin d’après-midi dans la petite oasis chilienne de San Pedro de Atacama.

Quelques photos en attendant la publication de la video des enfants pilotant notre 4X4:

 

Des lagunes et des salars – I

Road-trip à travers les immensités désertiques de l’Altiplano: après 7 jours de pause à Arica, nous voici repartis. Il ne nous reste que quelques semaines avant le retour en Europe. Nous décidons donc de gravir d’une traite un dénivelé de 4600 mètres puis de parcourir en une semaine les pistes qui longent les frontières chilienne et bolivienne pour atteindre enfin le désert d’Atacama.

Premier jour

Nous quittons Arica et l’oasis d’Azapa pour emprunter la route qui s’élève doucement vers la cordillère, à travers les bosquets de cactus-candélabres. Arrivés aux portes du parc national Lauca, nous apercevons un camping-car portant les couleurs françaises. Il s’agit d’une famille franco-australienne en voyage de l’Alaska à la Patagonie. Nous ajustons notre itinéraire pour passer un peu de temps avec eux. Les enfants pataugent ensemble dans une petite source d’eau chaude, puis nous bravons tous l’altitude et le froid pour nous installer dans le rudimentaire camping du parc. Au bord de la laguna Chungara, le volcan Parinacota se mire dans l’eau, les flamands roses somnolent, le soleil couchant enflamme l’horizon. Dans ce cadre idyllique, nous passons tous une nuit épouvantable, insomniaques en raison du manque d’oxygène.

Deuxième jour

Après un dernier petit déjeuner en compagnie de nos amis franco-australiens, nous repartons et quittons désormais la route asphaltée pour nous engager sur la piste qui longe la frontière. Nous traversons la réserve des vignognes, non sans apercevoir de nombreux troupeaux de ces camellidés. Nous atteignons le salar de Surire que nous contournons par l’est. Etonnante palette de couleurs, l’azur de la lagune, la pureté blanche du sel, les tons dégradés du rivage, du jaune sable à l’orange vif et bleu éclatant du ciel, cet endroit isolé offre l’un des plus beaux spectacles du Chili. Nos photos, prises sous le soleil écrasant de la mi-journée ne lui rendent pas entièrement justice. Lamas, vigognes et flamands roses sont quasiment nos seuls compagnons.

Au sud du salar, nous nous accordons une pause dans les thermes de Polloquere: une source chaude dont l’eau soufrée et brûlante jaillit et s’écoule dans le cadre sublime de cet altiplano. Un merveilleux moment de plaisir et de détente.

Après la baignade, nous parcourons encore quelques dizaines de kilomètres avant de rejoindre en fin d’après-midi le poste-frontière de Colchane, notre point de passage vers la Bolivie. Les douaniers chiliens étant en grève, nous décidons de nous offrir une dernière nuit au Chili, dans l’unique hôtel du village.

Troisième jour

Journée difficile et ennuyeuse: Lucie se réveille mal en point, fatiguée, un peu fiévreuse et nauséeuse. Nous profitons du confort de l’hôtel afin qu’elle puisse se reposer mais rien n’y fait: elle est vraiment malade. Nous sommes un peu inquiets quant au risque de mal d’altitude. Pouvons-nous continuer notre voyage à travers la Bolivie ou devons-nous redescendre au niveau de la mer au Chili? Afin de trancher la question, nous nous rendons au petit centre de santé du village. Le médecin est rassurant: Lucie souffre bien d’un mal de l’altitude, mais seul un peu d’oxygène et quelques médicaments seront nécessaires. Nous pouvons continuer sereinement notre périple à travers l’altiplano.

Nous enchainons donc sur d’autres corvées, traversée de la frontière, plutôt rapide malgré la grève car notre petit véhicule se faufile entre les poids lourds à l’arrêt puis difficile quête pour obtenir de l’essence, souvent réservée exclusivement aux véhicules immatriculés en Bolivie. Il nous faudra de beaucoup de force de persuasion pour parvenir à remplir nos bidons. Ayant choisi d’effectuer un détour pour suivre la route asphaltée, nous passons ensuite la nuit dans un village à 150 kilomètres au nord de notre prochaine étape, le salar d’Uyuni.

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Vues sur la cordillère blanche: Chavin de Huantar

Après 4 jours passés, seuls dans notre petit camping de Caraz, à explorer la région, nous nous remettons en route vers le sud, non sans prévoir quelques escales supplémentaires dans la cordillère.

Pour une autre vue sur les sommets, nous prenons la route qui part à l’est de Carhuaz et grimpons dans la montagne jusqu’à atteindre le tunnel de Punta Olimpica, le plus long tunnel sous la cordillère des Andes, à 4700 mètres d’altitude. Nous redescendons par le même chemin pour une nuit dans la grande ville de Huaraz, étape sur notre trajet.

Le lendemain, nous continuons en direction de Chavin de Huantar, un petit village à l’est de la cordillère blanche, célèbre pour ses très anciennes ruines de la civilisation dite de Chavin. Nous arrivons sur place un lundi midi, oublieux du fait que le site est fermé ce jour-là. Qu’importe, on profite de la sérénité de ce village, qui n’accueille guère que des touristes journaliers. On déjeune, on se repose, on se rend chez le coiffeur et le cordonnier, une après-midi bien agréable.

Le lendemain matin, nous sommes parmi les premiers visiteurs sur le site archéologique. Un site étrange, bien moins spectaculaire que ceux que nous avons visités jusque là, mais fascinant: il s’agit d’un temple construit entre 900 et 700 ans avant J.-C. Il s’y déroulait d’immenses fêtes en l’honneur des dieux. Le plus étonnant est la manière dont les prêtres, élites de la société, semblaient affirmer leur toute-puissance. Au cours de cérémonies, des novices étaient drogués puis invités à parcourir des labyrinthes sous-terrains, ornés de sculptures de créatures mythiques, dans lesquels des jeux de lumière et des sons étranges produits par des conques créaient une atmosphère terrifiante.

Si les sculptures de pierre ont été pour la plupart déplacées, les labyrinthes sont toujours présents mais bien moins effrayants aujourd’hui. Les explorer est un vrai plaisir pour les enfants. Après cette intéressante visite, il est temps de quitter cette magnifique cordillère blanche que nous avons tant appréciée.


Quelques bonnes adresses:

  • A Carhuaz, les cornets de glace de la heladeria Porvenir, sur la place principale, sont vraiment délicieux.
  • A Huaraz, la ville offre peu d’intérêts mais beaucoup de distractions. Nous avons eu du mal à trouver un hébergement avec parking et avons finalement dormi à l’hostal Bond, impersonnel mais confortable et bon marché (100 Soles pour une triple, avec parking sécurisé).
  • A Chavin, nous avons dormi à l’hostal Chavin Turistico, confortable, 120 soles pour une triple avec petit-déjeuner et parking sécurisé. Sur la place du village, le café Renato a de très bonnes patisseries et la pizzeria voisine est un endroit original et sympa.

Vues sur la cordillère blanche: les puyas raimondii

Les puyas raimondii sont une espèce rare de la famille des broméliacées. Des arbres aux formes étonnantes; la plante ne dépasse pas les trois mètres de haut mais la fleur, elle, s’élance vers le ciel pour atteindre quelques 10 mètres. Les puyas raimondii ne poussent qu’à très haute altitude (à partir de 3800 mètres), croissent pendant une centaine d’année, n’offrent qu’une unique floraison, une spectaculaire profusion de fleurs blanches sur une longue hampe, et meurent ensuite.

A bord de notre véhicule, nous grimpons les sommets de la cordillère noire pour observer ces arbres étranges et découvrir l’un des rares bosquets de puyas des Andes. Nous sommes chanceux: de nombreux arbres sont en fleurs. Du haut de la cordillère noire, nous avons également une vue panoramique sur sa jumelle, la spectaculaire cordillère blanche, dont les nuages voilent déjà les sommets enneigés.


A Puya Winchu, à 30 kilomètres à l’ouest de Caraz, se trouve l’un des plus grands bosquets de puyas raimondii de la cordillère. La route qui y mène est spectaculaire, asphaltée mais étroite et tortueuse.

Vues sur la cordillère blanche: la Laguna Paron

Caraz est une petite ville lovée dans la longue vallée qui s’étend entre la cordillère blanche et la cordillère noire. Une ville peu touristique, un point de départ pour ceux qui veulent s’aventurer vers les sommets des cordillères.

Retardés par des travaux sur le trajet, nous y parvenons alors que le soir tombe. Il fait sombre et il pleut désormais. Dommage, nous avions prévu de camper. Après quelques hésitations, nous décidons de tenter notre chance et plantons notre tente sur un petit terrain à l’extérieur de la ville. Les prévisions météorologiques sont pourtant pessimistes pour les jours prochains.

Nous passons donc la nuit sous la tente et sous la pluie, pour nous réveiller le lendemain matin sous un ciel radieux. Le beau temps nous accompagnera pour le reste de notre séjour.

La cordillère blanche et ses sommets à plus de 6000 mètres d’altitude est aussi belle qu’inaccessible. Chaque tentative d’excursion débute par un long parcours en voiture pour pouvoir s’approcher au plus près des glaciers, lacs, prairies d’altitude. Ainsi en est-il pour admirer la Laguna Paron, située à seulement 30 kilomètres de Caraz, mais au bout d’un interminable chemin de terre et de cailloux et d’une ascension de quelques 2000 mètres.

Seulement, au bout de la piste, il y a la lagune, un miroir d’eau turquoise entouré de pics enneigés. Un sentier longe le rivage sur quatre kilomètres. On s’y engage, émerveillés à chaque instant par la beauté du paysage, les jeux de lumière dans le bleu des glaciers, les nuages cotonneux qui s’accrochent dans les pics, les nuances d’azur dans les eaux pures du lac. La randonnée est à la fois aisée et magnifique, à plus de 4200 mètres d’altitude.


En pratique: le camping Guadalupe se situe à 1,5 kilomètre au sud de Caraz. Agréable et bon marché (15 soles par personne, réduction pour les enfants).

La randonnée: La Laguna Paron est située dans le parc national Huascaran. L’entrée du parc national coûte 5 soles par personnes (moins pour les enfants). La lagune est accessible en voiture, on peut aussi y camper. La randonnée au bord du lac est relativement facile pour les personnes acclimatées à l’altitude et peut se prolonger (ou se raccourcir) en amont vers un autre lac d’altitude ou en aval vers l’entrée du parc.

Vues sur la cordillère blanche: Le cañon del Pato

Pour la suite du voyage, une série de courts articles pour découvrir la cordillère blanche.

De Trujillo, nous poursuivons la rectiligne panaméricaine puis bifurquons vers les Andes peu avant la ville de Chimbote. Nous avons choisi cette route car elle conduit aux portes de la cordillère blanche à travers le cañon del Pato, un défilé creusé dans la roche, des parois abruptes, percées de tunnels dans lesquels se faufile l’asphalte. Bien avant de pénétrer dans le cañon, le circuit est déjà spectaculaire, on progresse à flanc de roches , on profite de vues saisissantes.

Quelques impressions en images:


Découvrir Trujillo

Pressés par le temps, nous avons séjourné moins de 48 heures à Trujillo. Pourtant la ville et ses alentours nous ont séduits par bien des aspects, au-delà de la banalité de ses faubourgs.

Trujillo coloniale

La ville ne charme pas au premier coup d’œil. Il faut s’aventurer dans les rues encombrées, après les quartiers résidentiels et les grands boulevards jusqu’au centre historique, petit mais réellement exceptionnel. La place centrale, bordée de vieilles bâtisses coloniales bariolées est sans doute l’une des plus belles du Pérou. Trujillo coloniale est agréable pour flâner, admirer les étonnantes couleurs et, pourquoi pas, pénétrer plus avant dans les vieilles demeures, souvent transformées en musées.

Les cités pré-colombiennes

La ville moderne, de l’époque coloniale à aujourd’hui, est située dans une oasis fertile, à proximité de l’océan pacifique. Cette région favorisée, dans l’immense désert de la côte péruvienne, a toujours eu la préférence des peuples indigènes.

Les indiens Moche avaient créé une cité à une dizaine de kilomètres au sud de l’actuelle Trujillo. Florissante entre les IIIèmes et IXèmes siècles, la ville s’étendait entre deux immenses tertres, témoins du passé, autrefois temples du soleil et de la lune. Le plus important, le temple de la lune, est aujourd’hui consciencieusement étudié par les archéologues. Le culte de la lune était dominant dans la culture Moche; dans le temple avaient lieu tous les rites sacrés et sacrifices. Une histoire souvent cruelle pour un site exceptionnel.

En effet, en six siècles, les indigènes ont à plusieurs reprises “restauré” le temple en recouvrant simplement les murs d’une nouvelle couche de briques d’adobe. En “épluchant“ les parois, les archéologues mettent à jour les façades antérieures, parfaitement conservées, révélant de splendides fresques et frises moulées en adobe et peintes de pigments minéraux.

Quelques kilomètres et siècles plus loin, au nord de Trujillo, les indiens Chimù avaient établi leur capitale, Chan-Chan, au XIVème siècle. Chan-Chan demeure aujourd’hui la plus grande cité d’adobe jamais construite. Le site est immense ; dans l’étendue du désert sont visibles des centaines de murets fortement endommagés. Seule un infime partie de la cité est restaurée et pourtant, sans les petits panneaux de signalétique, on s’y perdrait. Un lieu réellement fascinant !

Trujillo gastronomique

Ah, la gastronomie péruvienne ! Parmi tous les pays d’Amérique du Sud visités, c’est celle qui nous laissera le meilleur souvenir. Ayant décidé de dîner dans un restaurant gastronomique de la ville, nous nous arrêtons le midi dans une simple « cevicheria » aux abords de Chan-Chan. Nous commandons quelques plats à partager. A notre grande surprise, les portions sont gargantuesques, la cuisine raffinée et délicieuse. Nous gardons cependant un peu d’appétit pour la cuisine fusion péruvienne, le soir même, dans un restaurant chic de la ville, une cuisine de haut niveau à des prix tout à fait raisonnables.

 


Les musées :

  • Huaca del Sol y de la Luna : les temples Moche et le musée associé valent vraiment le détour. Entrée : 10 Soles pour le site et 5 soles pour le musée (prix réduit pour les enfants de 6 à 12 ans).
  • Chan-Chan : le ticket combiné à 10 Soles (prix réduit pour les enfants de 6 à 12 ans) permet de profiter du site, du musée situé à un kilomètre de là et de deux sites Chimù que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de visiter.

Les restaurants :

  • Cevicheria Don Lucho dans le faubourg de Huanchaco à proximité du musée de Chan-Chan.
  • Restaurant Kaniwa à Trujillo

L’hébergement :

  • Hôtel El Centurion, chambre quadruple, petit-déjeuner, petit parking sécurisé, 33USD la nuit sur booking.com

 

S’envoler à Banos

Cernée par un volcan, creusée de gorges vertigineuses, dotée d’une abondante végétation semi-tropicale, de cascades qui dévalent en rugissant les flancs de la montagne, la région de Banos attire les touristes en quête de nature, d’aventures et de sports extrêmes: randonnées, VTT, balades à cheval, mais aussi rafting et tyroliennes.

La ville thermale de Banos est un centre touristique animé et sans grand charme, aussi préférons nous nous installer plus loin, à proximité du village de Rio Verde et de la cascade Pailon del Diablo. La visite du site de la cascade a déjà un parfum d’aventure pour les enfants; pour s’approcher au plus près de l’eau grondante qui dévale les parois, on rampe dans les cavités rocheuses… Mieux vaut être équipé d’un bon imperméable!

Le lendemain, nous nous rendons en bus à Banos, puis choisissons de gravir les pentes abruptes qui mènent au site de la Casa de Arbol – en bus également. La Casa de Arbol est une cabane perchée au sommet d’un arbre, lui même perché sur la montagne qui domine la ville. A la branche de l’arbre, une balançoire. A chaque mouvement de balancier, on s’envole, les pieds dans le vide, la tête dans les nuages. Des balançoires aux mini-tyroliennes et aux jeux d’équilibre, les enfants s’amusent comme des fous.

On prolonge encore un peu notre séjour à Banos afin de profiter de la convivialité de notre auberge, où les soirées commencent par un grand repas en commun et se terminent par des parties de cartes. Cette journée supplémentaire est aussi l’occasion de tester les tarabitas, petites nacelles qui permettent de rejoindre l’autre rive du canyon, et pourquoi pas les tyroliennes!

Mention spéciale à Loïc pour sa témérité et à Lise qui a surmonté sa peur pour s’élancer… et qui a adoré!


Nos astuces: le camping Pequeno Paraiso à proximité de Rio Verde offre diverses possibilités d’hébergement, du camping à la chambre privée tout comfort, à des prix raisonnables.

A Banos, le marché central est l’endroit idéal pour manger le midi, 2,5 USD pour un menu complet. Juste en face, le café Ponche Suizo offre de bons expressos et sa spécialité, le Ponche Suizo, un dessert délicieux mais ultra-calorique.

Mieux vaut prendre le bus ou le taxi pour grimper jusqu’au site de la Casa de Arbol, l’ascension est extrêment ardue aux dires d’autres voyageurs. Il y a plusieurs bus par jour au départ de Banos, le tarif est de 1USD par adulte et moitié-prix pour les enfants. L’accès au site Casa de Arbol est payant lui aussi (1USD par adulte et moitié-prix pour les enfants), le site est très agréable à visiter en famille, les enfants se sont beaucoup amusés.

 

La lagune de Quilotoa

Connue des randonneurs, la région de Quilotoa est montagneuse, creusée de canyons, parsemée de villages et de fermes isolées. Les marcheurs viennent y effectuer une randonnée de plusieurs jours, connue comme « la boucle de Quilotoa ».

De notre côté, nous choisissons de prendre pour base une auberge dans le petit village d’Isinlivi et d’effectuer nos randonnées à la journée au départ de celle-ci. Le lieu est réellement idyllique et les enfants passent leur première journée à jouer dans le jardin avec quelques enfants du village. Tant pis pour la première randonnée!

Nous planifions une excursion plus longue le lendemain: départ à 9h30 du matin avec le « lechero », le camion de lait, en direction du village de Sigchos, à 14 kilomètres de là, petites emplettes au marché du dimanche, puis retour à pied, à travers champs et montagnes.

Le lechero est un moyen de transport pour le moins original, certes ni rapide ni confortable, mais bon marché et très typique! Entassés à une vingtaine dans la benne du camion de lait, entre les immenses jarres, nous progressons lentement sur les pistes cahoteuses. Le camion s’arrête régulièrement, près d’une ferme ou d’une maison, pour collecter l’un ou l’autre seau de lait que le conducteur déverse dans les jarres de métal. L’odeur du lait frais et gras domine celle de la poussière des chemins.

Arrivés enfin à Sigchos, nous faisons quelques provisions pour notre randonnée puis nous mettons en chemin vers notre auberge. Le sentier commence par une longue descente au creux de la vallée, continue quelques kilomètres le long de la rivière puis remonte abruptement sur les derniers kilomètres. Rien d’insurmontable, mais nous sommes tout de même contents d’arriver!

Un peu pressés par le temps, nous quittons à regret notre hôtel le lendemain, pour reprendre la route en direction du sud. On ne néglige pas cependant de s’arrêter pour admirer la superbe lagune de Quilotoa, un splendide lac d’altitude niché au creux du cratère d’un volcan. La vue est magnifique depuis les crêtes, le ciel est dégagé. Nous flânons un peu pour profiter de la vue avant de continuer notre chemin. La randonnée de 6 heures qui longe les crêtes surplombant le cratère sera pour un autre voyage…


Nous avons planté notre tente dans le jardin de l’hostal « Llullu Llama ». Le prix, 12USD par adulte et 5USD par enfant de plus de 5 ans, comprend également le repas du soir et le petit-déjeuner, tous deux excellents.

L’hostal « Llullu Llama »  propose plusieurs activités ainsi que des cartes des randonnées et des circuits fléchés pour randonneurs de tous niveaux.

L’accès à la Laguna de Quilotoa est payant au point d’accès principal (2USD par personnes, négociez pour les enfants).