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Mercredi: Les roches brunes des Gorges du Serpent et l’orangé d’un soleil couchant

Nous avons loué un véhicule tous terrains afin de pouvoir parcourir la route de ce jour. D’après la description qui nous en a été faite, ce trajet est particulièrement impressionnant et périlleux.

Nous roulons tout d’abord sur une piste en bon état qui serpente au creux des montagnes. A l’approche d’un petit village, nous faisons un arrêt pour nous faufiler à pied entre les massives parois formées par la roche, au débouché des Gorges du Serpent. 

Nous reprenons ensuite la route. Après le village, la piste grimpe de façon abrupte, puis redescend plus brutalement encore. Elle est large et bien entretenue. Heureusement, car les escarpements de la roche sont franchement impressionnants.  Nous progressons lentement mais sûrement pendant environ deux heures, la piste grimpe maintenant en direction des sommets.

Premier incident du voyage: lors d’un court arrêt à proximité d’un point de vue, nous constatons que le pneu arrière droit du véhicule est légèrement dégonflé. Nous déchargeons les bagages pour saisir la roue de secours et le cric. Hélas, la roue de secours est elle-même défectueuse! Pas d’alternative, il nous faut espérer que notre véhicule endommagé nous permette malgré tout de parcourir le dernier kilomètre de piste avant l’asphalte. Ce dernier kilomètre est une épreuve de force: la piste grimpe fortement en lacets serrés et nous craignons à tout instant l’accident. Plus que quelques mètres… et nous voici enfin sur l’asphalte salvateur! Quelques tours de roues encore pour atteindre un large parking, sur la crête, avec une vue magnifique sur les environs.

Il nous faut ensuite contacter l’agence de location, organiser la venue d’un véhicule de secours. Démarches longues, mais la qualité du service est irréprochable et nous mettons à profit cette halte forcée pour nous offrir un bon repas à l’hôtel-restaurant isolé sur la crête et pour nous promener dans les environs. Notre roue ne sera pas réparée avant 18 heures. Nous apprécions un coucher de soleil orangé sur les crêtes et choisissons de passer la nuit dans cet hôtel à 2000 mètres d’altitude, à l’endroit même où le hasard nous a stoppé.

Mardi: Les tons ocres d’un fort au soleil couchant

François-Xavier et Loïc vont récupérer notre véhicule de location à l’aéroport. Direction ensuite le centre commercial le plus proche (la capitale en regorge), afin de faire quelques achats avant de s’aventurer dans des régions moins peuplées. Le centre commercial est immense mais nous n’y trouvons pas tout ce que nous cherchons et nous perdons un peu dans le dédale d’allées et de boutiques. L’heure est déjà tardive lorsque nous nous mettons en quête d’un déjeuner, un large plateau-repas obtenu dans un des fast-foods indiens du centre commercial, bon marché et plutôt bon.

Nous quittons Muscat à 14h et prenons la route en direction de l’ouest. L’autoroute est en parfait état, la circulation est fluide. Nous rallions la ville de Rustaq en moins de 2h. Il est exactement 15h55 lorsque nous nous garons sur le parking de l’attraction principale de la ville, son magnifique fort. Le gardien nous accueille d’un air désolé: les visites se clôturent à 16h. Face à notre déception, il nous offre quand même de pénétrer dans l’enceinte de l’imposante forteresse pour une courte exploration. On s’élance alors à l’assaut de la forteresse déserte. On grimpe les hautes marches quatre à quatre, on s’engouffre sous des portes basses, dans des passages étroits. On débouche sur une spacieuse plateforme au pied des murailles, on parcourt le chemin de ronde. On se perd, on se retrouve, on s’arrête quelques instants le temps d’une photo, et on repart à droite, à gauche, en haut, en bas. Visite désordonnée mais tellement amusante de cet endroit magique à l’heure où le soleil décline. Après 25 minutes menées au pas de course, les enfants sont ravis. Nous remercions chaleureusement le gardien et quittons le fort.

Petite étape dans une pâtisserie dont les préparations prennent parfois de surprenantes couleurs, puis nous reprenons la route en direction de notre prochaine destination: le massif montagneux. La route asphaltée s’interrompt pour laisser place à la piste, la nuit tombe et nous bivouaquons au creux des montagnes.

Couleurs d’Oman

Le Sultanat d’Oman est un pays qui mélange avec bonheur tradition et modernité. Cela dit, la qualité des connections internet laissent à désirer, particulièrement hors de la capitale. Voilà pourquoi cet article aura mis tant de temps à vous parvenir.

Pour résumer, voici le compte rendu de cette escale inattendue de 8 jours dans un pays méconnu et riche en couleurs.

Note: cet article détaille nos aventures jour par jour. Afin d’en améliorer la lecture, je l’ai divisé en une série de 8 articles à suivre.

Astuces de voyageurs:

Hébergements: 

A proximité des grandes villes, il est relativement facile de trouver des logements. Pour les familles, la solution la plus pratique est de louer un appartement dans un des nombreux appart’hôtels. A noter que les appartements sont immenses. Par souci d’économie, nous avons parfois dormi à 5 dans une chambre double avec des lits jumeaux suffisamment larges pour accueillir 2 personnes chacun, et simplement installé un matelas supplémentaire au sol. Comptez 20 à 30 OMR (rials omanais) pour une large chambre double.

Le camping sauvage est bien sûr la solution la plus économique. Il est possible partout dans le pays, hors des propriétés privées. Très sûr, le pays se prête à ce type d’hébergement. Trouvez les meilleurs « spots » de camping sauvage sur l’application iOverlander.

Transports:

A Muscat, la solution la plus économique pour se déplacer est le bus. Les bus sont cependant peu fréquents (toutes les 15 à 30 minutes suivant les lignes). Prix d’un billet entre 200 et 500 baisa, gratuit pour les jeunes enfants.

Le taxi et le minibus permettent de se déplacer plus rapidement à un prix raisonnable.

Pour découvrir le pays en indépendants, nous avons loué un 4X4, environ 500 euros pour une semaine. Le 4X4 s’avère utile dans la montagne et le désert. Les pistes sont bien entretenues et ne présentent pas de difficultés particulièrement. Les routes omanaises sont en très bon état, la circulation est fluide, les limites de vitesse très strictes (120 km/h maximum) et contrôlées par de nombreux radars fixes ou mobiles, l’essence est bon marché.

Internet: Les connections internet dans les hôtels sont en général de mauvaise qualité. Nous avions acheté à l’aéroport une carte SIM Omantel valable 30 jours pour 3GB de données à 7 OMR.

Visites: La plupart des sites sont gratuits ou bon marché (la grande mosquée, les forts de Rustaq et Balha). Le fort de Nizwa et le musée national sont plus coûteux, les enfants bénéficient d’une réduction.

Notre première journée à Oman…

Texte écrit par Loïc et Lise

Notre premier jour de voyage s’est passé très bien. Nous sommes d’abord allés dans une mosquée magnifique où se trouvait un lustre énorme au milieu de la pièce. Sur les bords se trouvaient plein de petits lustres. Lucie n’a put y entrer dans la grande salle car elle était trop petite. Joëlle et Lise ont du porter un voile, un pantalon et des manches longues. À l’intérieur de la mosquée, les écritures arabes servent de décoration car on ne peut pas représenter tout ce qui touche à la religion.

Quand nous sommes sortis de la mosquée, nous sommes allés à l’arrêt de bus, mais finalement nous avons pris un minibus pour aller à Muttrah, un des quartiers de Muscat. Nous sommes allés au marché pour acheter…rien. Après, nous sommes allés manger du pain indien avec des sauces dans lequel on le trempe, de la soupe au lentilles et du riz végétarien…miam !!!

Et puis nous sommes allés dans un autre marché et, cette fois, nous avons acheté des dattes sèches et des dattes vertes.

Ensuite, nous sommes allés au musée national et nous avons vu des bateaux, des armes avec des formes spéciales, des monnaies anciennes et des maquettes de châteaux façon Arabes. À la cafétéria, nous sommes allés manger un muffin au myrtilles.

Ratant le bus de peu, on a alors visité de l’extérieur le palais du Sultan de Oman et on a fait un tour au bord de la mer. Puis, nous sommes revenus devant le musée et avons mangé quelques dattes en attendant le bus.

Nous sommes ensuite allés manger le repas du soir, un plat avec du pain indien, des sauces piquantes et du riz. Aussi bon que le repas du midi mais plus piquant, c’était vraiment délicieux ! Nous avons ensuite repris le bus pour rentrer à l’hôtel. Nous sommes passés devant la mosquée et elle était super lumineuse à cause des lumières pour l’éclairer. C’était impressionnant !

Partir

A nouveau sur les routes après deux années de vie sédentaire.

Notre première destination a été sélectionnée par le hasard: c’est une étape sur notre vol vers l’Asie.

Départ à 4 h 30 du matin, voyage sans mésaventures.

Arrivée à 19h, heure locale, il nous faut peu de temps pour passer les contrôles de frontière, retirer des devises locales au distributeur de billets, récupérer tous les bagages, acheter une carte de téléphone pour obtenir l’internet mobile, et monter dans un taxi.

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Nous voici donc en Oman pour quelques jours.

L’oasis de San Pedro

L’oasis de San Pedro de Atacama était l’une des destinations incontournables de notre voyage. Nous gardions un excellent souvenir des éblouissants paysages du désert, admirés un dizaine d’années plus tôt. Reste à savoir quelle influence le développement touristique de cette décennie aura eu sur la petite ville et ses alentours, déjà fort prisés en 2002. Côte positif, la ville a conservé un charme tranquille, malgré la prolifération d’hôtels, de restaurants, de boutiques de souvenirs. Maisons basses d’adobe, ruelles piétonnes en terre battue, l’atmosphère est propice à la détente. Côté négatif, il faut désormais souvent s’acquitter d’un droit d’entrée, parfois élevé, pour accéder aux nombreux sites naturels d’exception des environs. Voilà qui limitera un peu notre champs d’action pendant ces quelques jours.

De toutes manières, suite à notre récent périple dans des conditions extrêmes, nous ne sommes pas fâchés de prendre un peu de repos. Dans notre petit camping, nous faisons la connaissance d’un couple de retraités français, Jeanne et Michel, qui nous mettent à leur tour en contact avec une famille de voyageurs. Comme toujours, les enfants sont ravis de trouver de nouveaux compagnons de jeu. Ensembles, nous explorons les environs à pied ou à vélo.

Mais notre voyage s’achève bientôt et nous devons partir à nouveau en direction du sud. Dernière excursion incontournable et très matinale, nous nous levons avant l’aube pour aller admirer le site des geysers d’El Tatio, à une centaine de kilomètres de San Pedro. Au lever du soleil, à plus de 4000 mètres d’altitude, les jets d’eau brûlante jaillissent par centaines. Arrivés tôt, nous sommes quasiment seuls à jouir du spectacle, avant l’arrivée des nombreux minibus emplis de touristes.

De retour à San Pedro, nous faisons encore une halte pour contempler les étonnants paysages de la Vallée de la Lune. La courte promenade qui se faufile dans des galeries naturellement creusées dans le sel enchante les enfants. Mais la fatigue d’un réveil trop matinal se fait rapidement sentir et seul Loïc continue la balade pour parvenir au sommet de l’immense dune de sable. La matinée touche à sa fin et nous devons nous remettre en route. En effet, nous avons rendez-vous pour une visite de l’observatoire européen le lendemain, il nous reste 400 kilomètres à parcourir.


Notre hébergement : Camping Casa Campestre à San Pedro de Atacama, 8000 pesos par adulte, moitié prix pour les enfants. Camping très confortable, petits emplacements ombragés, magnifique cuisine et beau salon pour jouer et se détendre.

Location de vélos : nombreuses offres dans la rue principale mais seule la boutique située dans la cour de l’agence Latchir propose des remorques pour les enfants. Prix de la location 3000 pesos par vélo/accessoire. L’équipement est loin d’être neuf et en parfait état, mais cela convient pour un petit tour. La balade nous a conduits à la Garganta del Diablo, un petit canyon au nord de San Pedro, facile d’accès depuis la ville.

Des lagunes et des salars – II

Suite et fin de nos pérégrinations à travers l’altiplano Bolivien.

Quatrième jour

Après quelques hésitations, nous sélectionnons un itinéraire alternatif pour nous rendre dans le salar d’Uyuni: nous prenons la direction de l’ouest pour ensuite bifurquer et traverser le salar du nord au sud. Nous espérons ainsi éviter les convois de 4X4 emplis de touristes. L’itinéraire se révèle un bon choix: la route, asphaltée, d’excellente qualité, longe un impressionant cratère de météorite et s’achève dans un village où nous pouvons aisément faire le plein d’essence avant d’aborder les zones désertiques du salar et du Lipez. Quelques kilomètres de piste contournent le volcan Tunupa et déjà l’immense étendue d’une blancheur aveuglante se révèle à nos yeux.

A son nord, le salar est d’une pureté parfaite, immaculée, nous sommes seuls au monde. Les enfants prennent le volant pour piloter sur la piste invariablement lisse et rectiligne. Mis à part une halte sur la très touristique ile des pêcheurs, au centre du salar, nous ne croisons aucun véhicule pendant les 90 kilomètres de traversée du désert blanc.

Il est encore tôt lorsque nous quittons le salar d’Uyuni, nous choisissons donc de continuer notre route en direction de la région du sud-Lipez. La piste se dégrade rapidement au point de devenir dangereuse pour notre petit 4X4. Après quelques sueurs froides, nous abandonnons l’idée de suivre la route des lagunes dans sa totalité, au vu de la mauvaise qualité de la piste.

Cinquième jour

Après une nuit passée dans un village solitaire de l’Altiplano, nous nous engageons sur la piste qui rejoint, plus au sud, la route des lagunes. Paysages exceptionnels se succèdent, lacs, volcans, geysers, parfois à plus de 5000 mètres d’altitude.

La frontière du Chili est proche, notre dernier périple andin s’achève en fin d’après-midi dans la petite oasis chilienne de San Pedro de Atacama.

Quelques photos en attendant la publication de la video des enfants pilotant notre 4X4:

 

Des lagunes et des salars – I

Road-trip à travers les immensités désertiques de l’Altiplano: après 7 jours de pause à Arica, nous voici repartis. Il ne nous reste que quelques semaines avant le retour en Europe. Nous décidons donc de gravir d’une traite un dénivelé de 4600 mètres puis de parcourir en une semaine les pistes qui longent les frontières chilienne et bolivienne pour atteindre enfin le désert d’Atacama.

Premier jour

Nous quittons Arica et l’oasis d’Azapa pour emprunter la route qui s’élève doucement vers la cordillère, à travers les bosquets de cactus-candélabres. Arrivés aux portes du parc national Lauca, nous apercevons un camping-car portant les couleurs françaises. Il s’agit d’une famille franco-australienne en voyage de l’Alaska à la Patagonie. Nous ajustons notre itinéraire pour passer un peu de temps avec eux. Les enfants pataugent ensemble dans une petite source d’eau chaude, puis nous bravons tous l’altitude et le froid pour nous installer dans le rudimentaire camping du parc. Au bord de la laguna Chungara, le volcan Parinacota se mire dans l’eau, les flamands roses somnolent, le soleil couchant enflamme l’horizon. Dans ce cadre idyllique, nous passons tous une nuit épouvantable, insomniaques en raison du manque d’oxygène.

Deuxième jour

Après un dernier petit déjeuner en compagnie de nos amis franco-australiens, nous repartons et quittons désormais la route asphaltée pour nous engager sur la piste qui longe la frontière. Nous traversons la réserve des vignognes, non sans apercevoir de nombreux troupeaux de ces camellidés. Nous atteignons le salar de Surire que nous contournons par l’est. Etonnante palette de couleurs, l’azur de la lagune, la pureté blanche du sel, les tons dégradés du rivage, du jaune sable à l’orange vif et bleu éclatant du ciel, cet endroit isolé offre l’un des plus beaux spectacles du Chili. Nos photos, prises sous le soleil écrasant de la mi-journée ne lui rendent pas entièrement justice. Lamas, vigognes et flamands roses sont quasiment nos seuls compagnons.

Au sud du salar, nous nous accordons une pause dans les thermes de Polloquere: une source chaude dont l’eau soufrée et brûlante jaillit et s’écoule dans le cadre sublime de cet altiplano. Un merveilleux moment de plaisir et de détente.

Après la baignade, nous parcourons encore quelques dizaines de kilomètres avant de rejoindre en fin d’après-midi le poste-frontière de Colchane, notre point de passage vers la Bolivie. Les douaniers chiliens étant en grève, nous décidons de nous offrir une dernière nuit au Chili, dans l’unique hôtel du village.

Troisième jour

Journée difficile et ennuyeuse: Lucie se réveille mal en point, fatiguée, un peu fiévreuse et nauséeuse. Nous profitons du confort de l’hôtel afin qu’elle puisse se reposer mais rien n’y fait: elle est vraiment malade. Nous sommes un peu inquiets quant au risque de mal d’altitude. Pouvons-nous continuer notre voyage à travers la Bolivie ou devons-nous redescendre au niveau de la mer au Chili? Afin de trancher la question, nous nous rendons au petit centre de santé du village. Le médecin est rassurant: Lucie souffre bien d’un mal de l’altitude, mais seul un peu d’oxygène et quelques médicaments seront nécessaires. Nous pouvons continuer sereinement notre périple à travers l’altiplano.

Nous enchainons donc sur d’autres corvées, traversée de la frontière, plutôt rapide malgré la grève car notre petit véhicule se faufile entre les poids lourds à l’arrêt puis difficile quête pour obtenir de l’essence, souvent réservée exclusivement aux véhicules immatriculés en Bolivie. Il nous faudra de beaucoup de force de persuasion pour parvenir à remplir nos bidons. Ayant choisi d’effectuer un détour pour suivre la route asphaltée, nous passons ensuite la nuit dans un village à 150 kilomètres au nord de notre prochaine étape, le salar d’Uyuni.

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Encore Arica

Arica, ville-frontière, ville du désert, pas vraiment une étape sur les parcours touristiques. C’est peut-être ce qui fait son charme. Arica a des airs de ville du bout du monde, encore au Chili mais déjà presque au Pérou.

Même si cette pause est encore une escale technique, elle n’est pas pour nous déplaire. Nous avions déjà fait étape à Arica, il y a presque un an (souvenirs) et avions visité les quelques sites touristiques, petits mais vraiment intéressants sur le plan historique. Rien à découvrir donc, mais on profite de moments calmes dans le patio lumineux de notre auberge de jeunesse, du soleil, de la proximité de la mer.

Côté corvées, je fais passer la voiture au contrôle technique obligatoire. Une longue file, plus de 7 heures d’attente et des chiliens incroyablement décontractés qui plaisantent et patientent près de leur véhicule. J’enchaîne le lendemain avec une visite à l’administration, pour obtenir enfin mon certificat de propriété du véhicule rectifié (c’est à dire sans faute d’orthographe), une visite chez l’assureur pour obtenir l’assurance obligatoire pour un futur séjour en Bolivie, un passage dans un bureau de change…

Départ le surlendemain, ou plutôt faux départ: après quelques dizaines de kilomètres parcourus en direction de la frontière Bolivienne, notre véhicule semble se comporter anormalement. Rien d’inquiétant, une très légère surchauffe qui suffit cependant à nous faire retourner sur notre pas: difficile en effet d’envisager une longue traversée du quasi-désert de l’altiplano Bolivien sans être absolument certains de la santé technique de notre véhicule. On attend donc le lundi qu’un garagiste nous rassure…  On aime bien Arica, mais on se serait passé de cette prolongation!