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Happy Songkran

Enfilez votre chemise à fleurs, chargez votre fusil à eau, protégez vos effets personnels dans une pochette étanche et préparez-vous à affronter le déluge. 

Mi-Avril, pour le nouvel an bouddhiste, toute la Thaïlande vit au rythme de Songkran, la fête de l’eau pendant 4 jours. 

Au départ une simple façon de laver symboliquement les fautes du passé, la tradition d’arroser famille, amis et voisins de quelques gouttes d’eau s’est muée par endroit en une bataille sauvage et désorganisée, à coup de bassines, seaux et jets d’eau, et surtout d’armes en plastique coloré.

Bangkok, la capitale, est bien sûr le théâtre de batailles débridées, dans le quartier de Silom, par exemple. Ailleurs, la fête est plutôt bon enfant, les résidents installent des piscines gonflables sur les trottoirs de la ville et les enfants arrosent gaiment les passants. 

Alors, lancez-vous à l’eau et jetez-vous dans la mêlée ! « Sawadee Pee Mai », bonne année !

La fête en vidéo!

Quelques conseils pour fêter Songkran avec des enfants :

– Inutile de tenter d’éviter le déluge, il vaut mieux s’équiper en conséquence et profiter de la fête.

– A ne pas oublier: la crème solaire, et la gourde d’eau potable. Ce n’est pas parce que l’on est trempé et que l’on a même parfois froid que l’on n’est pas sensible au soleil et à la chaleur.

– Pratique : un sac étanche avec des vêtements de rechange, pour le trajet de retour. Les batailles d’eau sont interdites sur tout le réseau de métro.

– Les parcs urbains sont parfaits pour faire la fête avec de très jeunes enfants. Les batailles d’eau y sont moins violentes, mais tout aussi amusantes pour les enfants, Thaïs ou non.

Koh Kood, une île paradisiaque du golfe de Thaïlande

La Thaïlande est particulièrement réputée pour la beauté de ses îles, même si nombreuses sont celles malmenées par le tourisme de masse.

Koh Kood est un joyau aux confins du golfe de Thaïlande, une terre éloignée à la frontière du Cambodge. Isolée et sereine. Certes, l’île n’échappe entièrement au développement touristique. Lorsque nous l’avions visitée 4 ans auparavant, l’île n’offrait que peu de boutiques et de restaurants et le choix d’hébergement était limité à quelques établissements, souvent de catégorie supérieure. Nous avions alors particulièrement apprécié de dénicher un logement à un prix imbattable, un petit bungalow rustique isolé dans une cocoteraie, et jouissant de la proximité de plages idylliques.

4 ans plus tard, les bungalows tout confort se sont multipliés dans la cocoteraie. Le petit restaurant familial que nous aimions tant a disparu, mais l’offre de restauration s’est généreusement étoffée. Quelques boutiques se sont ouvertes, les distributeurs de billets ont fait leur apparition, tout comme quelques bars, pharmacies et autres salons de massage.

Heureusement, l’île conserve son charme et sa sérénité. Une eau turquoise lèche des plages de sable blanc bordées de cocotiers, la jungle envahit l’intérieur des terres. A Koh Kood, l’envers du décor est aussi magnifique que la façade.

Notre séjour en vidéo:

Notre hébergement : Far East Resort Koh Kood, bungalow basic pour 4 personnes à 700 THB par nuit.

Notre restaurant préféré : Chaiyo, à côté du resort. Service lent et assez indifférent, mais la nourriture est absolument délicieuse. La plupart des plats sont à 60 THB, ce qui est bon marché sur l’île.

Pour aller à Koh Kood, nous avons testé pour la première fois la formule «tout compris» : transport du centre de Bangkok au ferry en bus confortable, traversée en bateau rapide et transfert jusqu’à notre hôtel. Une formule très pratique et d’un bon rapport qualité/prix, sélectionnée sur bookaway.com avec l’agence Boonsiri.

Bangkok, home sweet home

Retour à Bangkok, quelques années plus tard, sans doute la ville d’Asie que nous avons le plus arpentée. Nous y avons nos petites habitudes, un hotel confortable au nord de la ville, à courte distance du fleuve Chao Praya, à l’écart d’une rue très animée où se trouve une foultitude de stands de nourriture.

Nous y passons une semaine tranquille, entre leçons et baignade, avant d’accueillir capucine qui nous accompagne pour la suite du voyage.

Nourriture de rue, balades à Chinatown ou dans les grands centres commerciaux, quelques images de ces journées…

Au revoir, Sri Lanka

Deux mois et 10 jours d’exploration nous ont permis de découvrir la grande variété des paysages, cultures et sites de l’île.

Nous quittons Jaffna par le train matinal de 6 heures. A notre grande joie, c’est un train “bleu”: une rame récente, rapide et confortable. On s’installe à nos places réservées, en seconde classe. On ne regrette pas un instant d’avoir préféré la seconde classe: la wagon de première classe est climatisé et glacial. On s’installe donc et on regarde défiler par la fenêtre ouverte les paysages que nous avons tant appréciés pendant ces 2 mois: les marais couverts de brume au soleil levant de la péninsule nordique, les champs de riz, les villages et les villes, les forêts. Ici, un paon sauvage fait la roue, là, les gros fruits noirs qui pendent à cet arbre sont en réalité d’immenses chauves-souris.

On profite du confort tout en dégustant de délicieux vadai, des beignets frits servis avec des piments séchés et des rondelles d’oignons et vendus par des marchands ambulants dans les allées du train. Ce trajet est un digne adieu à ce beau pays. Encore deux journées à Colombo puis nous nous envolons en direction de la Thaïlande.

Le baobab de Delft

Nous avons quitté le Sri Lanka depuis 2 semaines et je n’ai pas encore pris le temps de vous raconter nos dernières aventures dans ce pays que nous avons découvert 2 mois durant. Voici donc nos dernières excursions au Sri Lanka!

Partant de Jaffna, nous avons fait une excursion vers Delft. Non, nous ne nous sommes pas envolés vers les Pays-Bas et les bleus que nous avons admirés ne sont pas ceux d’une faïence mais ceux du ciel et de la mer. Finalement, le seul point commun entre l’île de Delft et la ville homonyme, ce sont les vélos, plutôt nombreux.

Delft a gardé pour les touristes son patronyme datant de l’époque de la colonisation hollandaise, même si elle possède aussi une dénomination Tamoule, plus difficilement prononçable. 

La petite île est facilement accessible depuis Jaffna : il suffit de grimper dans le bus à la gare routière de Jaffna et de rouler à travers les îles reliées par les digues jusqu’au terminus de Kurikattuwan. Là, nous embarquons dans un bateau à destination de l’île, le trajet complet depuis Jaffna ne dure guère plus de 2 heures.

Pour profiter de la sérénité de Delft, nous choisissons d’y passer une nuit. Il y a peu d’hébergements à Delft mais tout aussi peu de touristes qui y demeurent plus de quelques heures. Petit incident à notre arrivée : l’hôtel géré par le gouvernement que nous avons réservé est plutôt sale. François-Xavier se met en quête d’une meilleure option et négocie une chambre quadruple au même prix dans le confortable hôtel Delft Samudra. Nous en sommes quittes pour 4 kilomètres de marche sous le soleil pour parcourir la distance entre les 2 hôtels, mais ne regrettons pas notre décision de déménager. L’accueil et le service à l’hôtel Samudra sont charmants.

Une petite pause avant de repartir: la chaleur de midi est étouffante et il n’y a guère de brise marine pour nous rafraîchir. Nous avons rarement eu aussi chaud. Nous reprenons toutefois la route vers 15 heures. Nous souhaitons voir l’une des rares attractions de l’île, son baobab, planté par des marchands arabes au 16ème siècle. Encore 2 kilomètres de marche sous le soleil, mais le paysage est agréable : des maisons simples entourées de hauts murets de coraux empilés, des prairies, des forêts de grands palmiers. Nous parvenons enfin au baobab. Majestueux, il s’est délesté de son feuillage pour la saison sèche. Les enfants prennent plaisir à escalader l’épais tronc rugueux.

Les autres attractions de l’île sont ses chevaux sauvages, que nous n’auront pas la chance d’apercevoir, et ses plages, dont nous comptons bien profiter. Nous reprenons donc notre marche, quelques kilomètres cette fois-ci en direction de la plage, belle étendue de sable blanc, relativement propre. L’eau est claire, peu profonde, tiède. Les enfants s’en donne à cœur joie, tellement que nous ne résistons pas au plaisir d’une seconde baignade le lendemain matin avant de repartir en bateau.


Hotel Delft Samudra : 6000 rs la nuitée (prix négocié sur place), repas disponibles sur place, bon marché et délicieux.

Plusieurs départs de bateaux par jour (3 à 4) depuis le petit terminal de Kurikattuwan.  Gratuit ou 80rs par adulte selon les heures de départ. Possibilité de faire l’excursion à Delft sur la journée.

La péninsule de Jaffna

Nous louons à nouveau une voiture pour explorer cette fois-ci la campagne aux alentours de Jaffna. La ballade commence par un court arrêt en ville pour admirer quelques ruines de l’antique cité. En direction du nord, on se perd dans les champs pour explorer quelques sites sacrés. La végétation de la région de Jaffna est plus aride, la terre est d’un rouge flamboyant, la campagne est parsemée de marais, remplis d’oiseaux marins. La flore la plus emblématique de la région est le palmier Palmyrah, un long palmier hirsute, essentiel à l’agroéconomie locale. Quelques boutiques vendent d’ailleurs des produits issus du Palmyrah; nous avons acquis plusieurs chapeaux de feuilles tressées. 

En milieu de journée, nous atteignons le phare de Point Pedro, puis Point Pedro lui-même, le lieu le plus septentrional du Sri-Lanka. Nous continuons à longer la côte, hormis un détour pour éviter l’aéroport et sa base militaire. Nous faisons une pause-déjeuner dans l’hôtel Thelsavana Resort, au bord de l’eau, puis allons voir les sources sacrées de Keerimalai. Nous ne nous baignerons pas, préférant un bain de mer plus loin sur la côte, sur la belle plage de Casuerina.

L’accès à la plage est payant, ce qui garantit une relative propreté de l’endroit. La plage est agréable, orientée vers le nord-ouest, bordée d’arbres. L’eau est peu profonde et surtout… très chaude ! Ce n’est donc pas une baignade rafraîchissante, mais elle est tout de même plaisante. Au coucher du soleil, nous rebroussons chemin en direction de Jaffna.


Journée œcuménique autour de Jaffna

Pour une seconde journée d’exploration des alentours, nous profitons du fait que François-Xavier a fait transcrire son permis de conduire à l’administration responsable du trafic routier, à Colombo. Muni d’un permis valide, il peut louer et conduire une voiture. Nous embarquons tous à bord d’une petite Maruti Suzuki, direction les îles au large de la ville, accessibles en voiture par les digues. Le long des digues, l’eau peu profonde des lagunes abrite quantité d’oiseaux marins : aigrettes, cormorans, pélicans, hérons, et bien d’autres.

Nous nous arrêtons où bon nous semble, pour admirer un temple ou un site historique. Le premier arrêt notable est aux abords d’une mosquée soufie près de la plage de Charty. Le gardien des lieux nous accueille avec plaisir et prend le temps de nous expliquer la philosophie des musulmans soufis. Quelques kilomètres plus loin, c’est une église qui attire notre attention. Plusieurs femmes en sari s’y rendent justement pour prier. 

Nous continuons notre route, sur une digue, lorsque nous sommes arrêtés par une procession. Des hommes et des femmes défilent en chantant, selon un rituel hindou. Nous sortons du véhicule pour nous mêler à la procession, les enfants se retrouvent rapidement les bras chargés de bananes. La procession s’éloigne et nous reprenons notre exploration. Sur l’île suivante, aux abords d’un temple, nous sommes témoins d’une nouvelle procession, plus petite. Nous continuons à travers les villages et la campagne pour atteindre le terminal des bateaux à destinations de îles. Renseignement pris, il n’est pas possible de mettre la voiture sur un bateau (seul les deux-roues sont admis), nous reportons donc cette excursion à un autre jour.

De retour sur la première île que nous avions parcourue, nous apercevons au loin la procession que nous avions croisée sur la digue. Les enfants nous demande de s’arrêter encore une fois, nous garons donc la voiture à proximité du temple. Plusieurs hommes, torses nus, de longs hameçons fichés dans le dos, chantent et dansent de manière hypnotique. Autour d’eux, la foule rassemblée les encourage. Des statues multicolores du temple, aux saris chatoyants des femmes et costumes bariolés des danseurs, c’est un spectacle en technicolor que nous contemplons. 

Après quelques minutes, un homme attire notre attention et nous enjoint de le suivre. Il nous distribue tout d’abord quelques graines de pois chiche, puis quelques morceaux de sucre candi ainsi qu’un riz gluant à la noix de coco. Il nous guide ensuite vers une salle où de nombreuses personnes, hommes, femmes et enfants, sont assis par terre, en rangs ordonnés. Nous nous asseyons pour compléter un rang et rapidement un homme dépose devant nous une feuille de bananier. Le suivant remplit notre feuille de riz, un autre y dépose curries et légumes. Au final, c’est un repas complet que nous nous voyons offrir. Nous mangeons avec les doigts, au sol, et c’est plutôt bon. Fou rire lorsqu’un des serveurs écrase par mégarde l’assiette-feuille de bananier remplie d’Olivier avec son chariot. 

Après le repas, notre guide nous indique l’endroit où nous pouvons nous laver les mains et nous désaltérer.  La présence de quelques participants, originaires du village mais qui ont émigré en France ou au Royaume-Uni nous permet d’en apprendre plus sur ces festivités annuelles. Nous avons passé un excellent moment.

Repus, nous reprenons la route et nous dirigeons vers le village de Kayts. Ce village est un ancien port de transit de biens (et notamment des éléphants) vers l’inde, il garde quelques vestiges de bâtiments coloniaux remarquables. Nous espérons boucler notre route en prenant le ferry vers l’île suivante. Malheureusement, celui-ci est endommagé et ne peut pas embarquer de gros véhicules. Il nous faut donc retourner sur nos pas en direction de Jaffna. Nous faisons escale en ville pour déguster une rafraîchissante bière au fût, au bar d’un hôtel de luxe.

Pour clôturer cette journée œcuménique, nous nous rendons sur le site archéologique de Kandurodai. Le site abrite 57 petites dagobas arrondies, les sépultures d’autant de moines bouddhistes. Dans la lumière du soleil couchant, les petites demi sphères alignées sont magnifiques. Quatre des religions majeures de la planète abordées en une seule journée, voici une excursion bien remplie !

Escapades à Jaffna

Outre les performances douteuses de certains (la plupart d’ailleurs) conducteurs, l’un des inconvénients des voyages en bus à travers le Sri-Lanka est le niveau sonore à l’intérieur des véhicules. Un trajet ne se conçoit pas sans la musique locale, poussée à fond dans des haut-parleurs souffreteux. Le volume varie peu, de simplement dérangeant à carrément assourdissant.

Dans le bus qui nous mène de Mullaitivu à Jaffna, l’ambiance sonore culmine à la limite du supportable, de la douleur auditive. Les boules Quies atténuent à peine le vacarme. Le trajet dure moins de 3 heures, mais nous en sortons épuisés.

Nous sommes heureux de constater que l’hôtel que nous avons sélectionné, en bordure du vieux parc, est situé dans un lieu plutôt calme. Après quelques délibérations, nous décidons que Jaffna sera notre ultime étape à Sri Lanka. Tant pis pour les lieux que nous n’avons pas visités, nous posons nos bagages ici pour une semaine.

Ce n’est pas qu’il y a tant à voir à Jaffna, mais nous décidons de favoriser le repos, les leçons et l’exploration locale plutôt qu’un nouveau long et fastidieux voyage en bus.

Bien nous en à pris : nous avons adoré notre séjour à Jaffna. Voici quelques moments forts de ces journées.

Découverte de la ville

Notre première étape est l’Alliance Française de Jaffna, située à quelques centaines de mètres de notre hôtel. L’accueil est particulièrement chaleureux et nous restons un long moment à discuter avec le directeur de l’Alliance pendant que les enfants dévorent des bandes dessinées.

Nous prenons ensuite la direction du temple Nallur, le temple hindou le plus réputé de la ville. Entièrement peint de couleur dorée, il est magnifique au soleil. Pour y pénétrer, les hommes doivent ôter leur T-shirt ou leur chemise (plus exactement, toutes les personnes de sexe masculin, car Loïc n’y coupe pas). Nous y parvenons juste à temps pour le puja, la prière, de 16 heures et suivons la cérémonie quelque peu en retrait.

Au sortir du temple, nous prenons un tuk-tuk pour aller encore explorer le vieux fort hollandais. L’état de conservation des forts coloniaux varie d’une ville côtière à l’autre, celui de Jaffna est partiellement restauré et fort agréable à parcourir.

La suite de nos escapades à Jaffna dans un prochain article…


Notre hébergement: SkyParkView hotel, bon marché, simple mais sympathique et bien situé, en face du vieux parc et de sa plaine de jeux.

Une pause gourmande? Glacier Rio, à proximité du temple Nallur. Pas tant pour les glaces qui ne sont pas les meilleures qu’on a mangées (celle au café n’est pas mauvaise), mais pour l’ambiance, toutes les familles s’y retrouvent! Pour les jus de fuits: Juiceland, presque en face de l’entrée de temple, très bon jus pas trop sucrés.

Une pause gourmande? Glacier Rio, à proximité du temple Nallur. Pas tant pour les glaces qui ne sont pas les meilleures qu’on a mangées (celle au café n’est pas mauvaise), mais pour l’ambiance, toutes les familles s’y retrouvent! Pour les jus de fuits: Juiceland, presque en face de l’entrée de temple, très bon jus pas trop sucrés.

Guerre civile

Nous quittons Trincomalee presque à regrets. Notre objectif est d’atteindre le nord de l’île, la péninsule de Jaffna. Au vu des distances, qui sont longues à parcourir au Sri Lanka, nous choisissons de faire une étape dans la petite ville de Mullaitivu, sur la côte nord-est.

Nous sommes désormais 6 voyageurs, car nous avons retrouvé François-Xavier, qui avait quitté le Sri Lanka pendant 3 semaines pour raisons médicales, et son ami Olivier qui nous accompagne dans notre périple.

La zone de Mullaitivu est tristement connue pour avoir été le théâtre des derniers affrontements de la guerre civile qui a déchiré le nord-est du pays pendant des décennies. Le conflit ethnique, politique, et religieux entre Singhalais bouddhistes et Tamouls Hindous a fait de nombreuses victimes depuis les années 80. Il a pris fin en 2009.

Les régions touchées par la guerre se reconstruisent peu à peu. Pour rejoindre Mullaitivu, nous embarquons dans un bus qui roule tantôt sur une petite route qui serpente le long de la côte, tantôt sur une piste, et traverse parfois les rivières sur des ponts de fortune.

Peu de choses à faire à Mullaitivu, la petite ville n’a guère d’autres attraits touristiques que sa longue plage, belle et étonnamment libre de déchets, mais peu ombragée. Nous apprécions de déambuler dans les rues désertes.

Afin de découvrir la région, nous louons les services d’un chauffeur de tuk-tuk qui nous emmènent voir les sites marqués par la guerre : l’épave du navire de commerce Farah, pris en otage par l’armée de Tigres Tamouls en 2006 et coulé par ces derniers, le paysage de Mullivaikkal, où eurent lieu les derniers combats et qui est encore criblé d’impacts de bombes. Nous échouons à pénétrer dans ce qui fut la base de sous-marins expérimentaux de l’armée Tamoule. Le site, brièvement ouvert aux touristes après la guerre, est désormais gardé par l’armée Sri-Lankaise. Nous terminons la ballade par la visite du monument de la victoire, pompeux édifice à la gloire des forces armées. Aux abords des sites, des panneaux d’information diffusent une propagande pro-Singhalaise. Pire, alors que partout ailleurs les panneaux d’informations sont rédigés dans les 3 langues officielles du pays (Singhalais, Tamoul et Anglais), à proximité du monument de la victoire, le petit musée n’affiche que des informations en Singhalais : notre chauffeur de tuk-tuk, Vijy, est incapable de les déchiffrer. Vijy est tamoul, il a 29 ans et faisait parti de l’armée des Tigres jusqu’à l’armistice.

Malgré des souvenirs douloureux, les aménagements publics récents dans la petite ville témoignent d’une volonté d’investir dans un futur prospère. Quant à nous, après un court séjour, nous reprenons le bus en direction de Jaffna, dans l’extrême nord du pays.


Restaurants :

Pour le petit-déjeuner ou le midi : Ammachchi, un petit « food center » très bon marché et délicieux. On commande les spécialités locales directement au comptoir où elles sont confectionnées et on les déguste sur les tables dans la cour.

Pour le soir : Beach Café, un cadre assez agréable à proximité de la plage et un succulent Kottu à un prix très abordable.

Notre hébergement : Sun&Sand, confortable et bon marché. L’offre d’hébergement est encore très limitée à Mullaitivu.

Trinco, coté océan

Aux abords de Trinco, nous saisissons également l’opportunité d’observer la faune aquatique : des coquillages qui sont si nombreux sur la plage qu’il suffit de plonger la main dans le sable pour en récolter une poignée, aux coraux et poissons multicolores à proximité de l’Ile aux Pigeons, en passant par les requins, tortues de mer, baleines et dauphins.

Notre première excursion nous mène à l’Ile aux Pigeons. L’île est une réserve naturelle, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée pour y accoster. De la plage, on enfile palmes, masques et tubas pour aller contempler la faune sous-marine : quelques petits requins, des tortues de mer, quelques coraux (bien que ceux-ci ont souffert tant du tsunami de 2004 que du développement trop rapide du tourisme) et surtout une multitude de poissons tropicaux variés. 

La deuxième excursion que l’on entreprend le lendemain à l’aube est encore plus spectaculaire. Le bateau nous entraine loin des côtes pour observer baleines et dauphins. Après quelques minutes d’attente, nous apercevons un premier jet, puis un autre. Chaque baleine fait surface, souffle, disparaît, resurgit un peu plus loin puis s’enfonce dans un plongeon majestueux. 

Plus tard, alors que les baleines se font rares, ce sont les dauphins qui nous accompagnent, plongeant parfois à courte distance du bateau. Une superbe excursion que quelques images décrivent bien mieux que les mots !