Le Mardi Himal: 6 jours de trek sans guide et sans porteur

Pour beaucoup de voyageurs, le Népal est synonyme de trekking. On adore la randonnée et on se dit qu’il serait dommage de ne pas faire cette expérience. A Kathmandu, nous prenons contact donc avec une agence de trekking qu’on nous a conseillée. Nous rencontrons ainsi Lauren, de l’agence Nepalayak, une française installée à Kathmandu depuis 10 ans.

Après une courte conversation, il devient clair que la formule qui nous convient le mieux est l’autonomie, sans guide et sans porteur! Très sympa, Lauren nous donne toutes les astuces pour effectuer un trek dans la chaine des Annapurnas par nous-mêmes. 

A la fin de notre séjour à Kathmandu, nous prenons donc le bus pour Pokhara, petite ville à l’ouest du Népal qui est le point de départ de nombreux treks. Nous avons choisi d’effectuer le trek du Mardi Himal, une randonnée de 6 à 8 jours qui mène au camp de base de la montagne du même nom. A Kathmandu, nous avons complété notre équipement: un pantalon de sport supplémentaire pour Lise, des gants, une carte de randonnée. A Pokhara, nous effectuons les démarches administratives dès notre sortie du bus, car le bureau qui délivre les permis de trekking est situé non loin de l’arrêt des bus de tourisme. Les démarches sont assez exhaustives, il vaut mieux être bien préparé. Sur les formulaires, outre nos coordonnées, notre numéro de passeport et numéro de visa, nous devons indiquer nos adresses de contact aux Népal et en Europe (pour l’adresse au Népal, on inscrit simplement le nom et le numéro de téléphone de notre hôtel), le nom, le numéro de police et de téléphone de notre assurance, nos dates de randonnées et le détail de notre itinéraire (les étapes prévues, même si l’on n’est pas obligé de les respecter ensuite!). S’y ajoutent 2 photos d’identités (que l’on peut obtenir gratuitement sur place) et la coquette somme de 3000 roupies par personne, nous voici détenteurs de nos permis TIMS et ACAP!

Le lendemain de notre arrivée à Pokhara, nous finalisons notre équipement avec la location de 5 sacs de couchage et de 2 paires de bâtons de randonnée pour les adultes. Nous sommes fins prêts à partir mais décalons notre départ d’une journée pour profiter de Diwali, la fête des lumières, à Pokhara. Les festivités durent 3 jours mais nous partirons dès le deuxième jour. Cela s’avère une bonne décision; les sentiers du trek, habituellement très fréquentés, étaient désertés lors de notre passage.

Lundi 28 octobre, nous sommes prêts à partir !

Premier jour : Kande (1720m) – Deurali (2130m)

Pour gagner du temps et quelques centaines de mètres de dénivelé, nous avons choisis de partir du village de Kande (prononcé karé) plutôt que du village de Phedi, lequel est un peu plus bas. Nous avons aussi réservé un taxi qui nous dépose à notre point de départ, à quelques 30 kms de Pokhara (cela pour éviter un trajet plus long en bus et, ainsi, ne pas partir aux aurores). Nous avons quitté Pokhara vers 8h 30 du matin et il est un peu plus de 10h30 lorsque nous entamons notre marche.

L’échauffement est rapide, le sentier grimpe fortement dès les premiers pas. Le temps est gris, heureusement peut-être, car nous ne souffrons pas de la chaleur. Ayant fait le choix de ne prendre ni guide ni porteur, nous avons des sacs plus conséquents que la plupart des randonneurs : 6-7kg pour les enfants (sauf Lucie qui en porte 3), environ 15 pour les adultes (parfois plus en fonction des réserves d’eau). C’est assez lourd mais cela reste acceptable. Mis à part à très haute altitude ou après une très longue journée, ni les enfants, ni les adultes ne souffrent de porter les sacs.

Nous montons pendant 1h30 et atteignons les maisons d’Australian Camp (2045m) à l’heure du déjeuner. C’est ici que nos permis de treks seront contrôlés. On profite de la pause pour déguster notre pique-nique, l’endroit est agréable, il y a pas mal de randonneurs dont certains ne font qu’une balade à la journée. 

Le déjeuner avalé, nous reprenons notre marche et traversons le village de Pothana une heure plus tard. Nous décidons de ne pas nous y attarder, il est encore tôt, nous avons largement le temps d’atteindre le village suivant avant la nuit. De plus, la marche est facile, le sentier désormais presque plat. Vers 15h, nous atteignons le hameau de Pittam Deurali. Il abrite 2 hôtels : nous choisissons le plus confortable des deux et nous nous installons pour la nuit. C’est à Pittam Deurali que nous faisons connaissance de nos futurs compagnons de randonnée, Lucile et Laurie, deux jeunes françaises en vacances, Shiba, leur guide népalais francophone, et Nathalie et Alban, français eux aussi mais voyageurs au long cours. On ne cessera de se recroiser au cours des jours suivants, et on finira par se donner rendez-vous à chaque étape, voire même par faire des bouts de chemin ensemble.

Au Trekker’s Lodge où nous dormons, nous jouissons d’une salle de bain privative avec une douche chaude, un luxe rare en trek !

Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner simple, nous nous remettons en route le lendemain matin vers 9h.

Deuxième jour : Pittam Deurali (2130m) – Low Camp (2970m)

L’étape suivante est une des plus longues. En effet, alors que les « teahouses » (sorte de refuges qui assurent à la fois l’hébergement et la restauration) jalonnent le parcours, il n’y en a aucune entre Deurali et Forest Camp, le prochain campement, à 3h de marche. On s’assure que l’on a assez d’eau pour le trajet et on part pour une longue marche à travers la forêt. Le sentier suit la crête boisée et grimpe pas mal. On est plutôt soulagé de pouvoir faire une pause à Forest Camp (2440m). Nouveau pique-nique, il nous reste assez de temps et d’énergie pour continuer notre marche jusqu’au prochain campement. Cette fois-ci, la marche est plus courte en kilomètres, mais avec un dénivelé supérieur. Autant dire que ça monte fort ! Les sacs à dos se font lourds, les derniers kilomètres semblent s’étirer en longueur, on est vraiment heureux d’arriver enfin à Low Camp (2970m). On retrouve nos compagnons de voyage et on s’installe ensemble à l’hôtel Machhapuchhre.

Comment passe-t-on le temps dans un campement de haute altitude ? On s’installe dans la grande salle commune, on lit, on joue, on discute avec les autres randonneurs autour du grand poêle central qui réchauffe l’atmosphère. Loïc a un succès fou avec son jeu « puissance 4 » de voyage, il trouve rapidement des partenaires pour des parties endiablées ; quelques randonneurs chinois et, surtout, des guides népalais qui se passionnent pour ce jeu tactique. Petit détail qui a son importance : si dans les « teahouses », les chambres sont parfois bradées à un prix dérisoire (nous paierons 600 roupies soit un peu moins de 5 euros pour une chambre quadruple), on attend de vous que vous consommiez vos repas (toujours chers car les denrées sont montées à dos de mules) au même endroit ! Les personnes avec lesquelles vous passerez l’après-midi et la soirée sont donc en général celles qui résident dans la même teahouse.

Troisième jour : Low Camp (2970m) – High Camp (3540m)

Ce matin, avant de se mettre en route, on convient avec Lucile et Laurie de se retrouver le soir même à la teahouse. Shiba promet qu’il nous réservera une chambre à l’hôtel « Pistel », le meilleur de High Camp. Etrange nom, mais on trouvera bien…

C’est parti, sur un sentier qui grimpe fortement dans la forêt. Après une grosse heure de marche, on quitte les bois. Le sentier continue sur une crête dégagée, nous avons atteint la zone où seule la végétation d’altitude subsiste. Depuis lundi, le temps est couvert. On se réveille chaque matin sous un ciel lumineux, avec des vues imprenables sur la chaine des Annapurnas. Dès 9h cependant, les nuages gris brumeux roulent sur les flancs de la montagne. Le coté positif, c’est que nous ne sommes pas accablés par le soleil et la chaleur. Mais sur cette crête dégagée, tout ce que nous voyons est un doux brouillard cotonneux. Et lorsque que le gérant de la Panoramic Guesthouse, où nous nous faisons une pause-café (un vrai café, préparé avec une machine italienne, à 3300m d’altitude !), nous affirme que son établissement dispose de la plus belle vue sur les Annapurnas, nous ne pouvons que le croire sur parole !

On continue un long moment sur la crête, la pente est désormais plus douce. L’étape est relativement courte et facile, nous atteignons High Camp (3540m) en début d’après-midi. On repère rapidement l’hôtel « Fishtail » (eh oui, nous avions mal décodé l’accent de Shiba) et on s’y installe pour le déjeuner. Après le repas, on se détend et on hésite à repartir dans le froid pour une petite randonnée d’acclimatation. Nous ne sommes pas fatigués, loin de là, mais l’engourdissement, la chaleur de la pièce commune… Finalement, on s’ébroue, on enfile les gants et les doudounes et on part accompagner Lucile, Laurie et Shiba pour une balade de 2h, qui, accessoirement, nous permettra de repérer le trajet du lendemain matin. Retour à la teahouse à la tombée de la nuit, repas assez animé avec les guides qui chantent et qui dansent, on se couche tôt car le réveil sonnera le lendemain à 3h30 !

Quatrième jour : High Camp (3540m) – Mardi Himal Base Camp (4500m) – High Camp (3540m) – Low Camp (2970m)

Départ à 4h du matin. Ce n’est pas tant que nous tenons à ce fameux lever de soleil sur les Annapurnas, mais l’expérience nous a montré qu’il faut atteindre le point de vue avant 9h du matin si l’on veut devancer les nuages ! C’est donc en pleine nuit, lampe-torche à la main, que nous partons à l’assaut de la montagne. Nous sommes heureux d’avoir effectué un repérage des sentiers la veille. L’un des chemins qui mène au sommet escalade une paroi en ligne droite. De jour, il est assez périlleux. De nuit, avec les enfants, il serait particulièrement risqué. Par chance, il existe une autre voie, un sentier plus long mais plus facile qui longe la montagne par la droite. On invite un couple de retraités, rencontrés deux jours plus tôt à la teahouse, à nous suivre : en petit groupe, c’est plus sûr.

Nous progressons sereinement, à la lueur de nos torches. Au-dessus de nos têtes, la voute étoilée du ciel. Au loin, à notre droite, les lumières de la ville de Pokhara. Devant nous sur la montagne, les quelques petits lumignons des randonneurs qui nous précèdent. Ayant suivi le chemin le plus long, nous fermons la marche. Nous marchons ainsi plus d’une heure, avant d’entamer la longue ascension des escaliers qui mènent au premier point de vue. Le ciel a blanchi, les premières lueurs du jour apparaissent à notre droite. Nous marchons sans sac à dos, sauf moi qui ai emporté nos provisions d’eau et de biscuits ainsi que quelques vêtements chauds pour le sommet. Mon sac ne doit pas peser plus de 6 kg, mais, à cette altitude, le porter est un effort supplémentaire. Je demande parfois à Lise de me relayer pour souffler un peu.

On monte, on monte, on monte… On distingue maintenant le chemin sans l’aide d’une torche, nous sommes presque arrivés. A 6h passé de quelques minutes, alors que les premiers rayons du soleil éclairent les crêtes des montagnes, nous atteignons le point de vue. La plupart des randonneurs, essoufflés, s’arrêtent ici pour contempler la vue incroyable sur cette chaine de sommets, dominée par l’aiguille du Machhapuchhre, montagne sacrée.

Nous ne faisons pas de halte car nous sommes décidés à gagner le second point de vue 2 km plus loin. Il fait jour désormais et le paysage sur la crête, cerné de sommets qui s’illuminent, est splendide. On marche d’un bon pas, la pente est plus douce. A 7h, nous sommes arrivés. On s’arrête un instant, on se sent tous en forme, on se dit qu’il serait dommage de ne pas continuer jusqu’au camp de base du Mardi Himal, même si la vue n’y est pas plus spectaculaire, juste pour se dire qu’on l’a fait, qu’on est allé au bout. On n’hésite pas longtemps, on se remet rapidement en marche. Une demi-heure plus tard, Lucie commence à montrer des signes de fatigue, on l’encourage, on y est presque, plus que 600m, 300m, 100m… Nous y voilà !

Un écriteau de bois « Mardi Himal Base Camp, 4500m », des drapeaux de prière, une hutte désertée…

Nous avons atteint le but ultime de ce trek, la fin du sentier ! Nous retrouvons Nathalie, Alban et Lucile, les seuls randonneurs qui ont poussé l’aventure jusqu’ici. Bien couverts, on profite du ciel dégagé, du soleil franc, on scrute les glaciers au loin. On discute, on prend des photos, on s’émerveille, on improvise un petit déjeuner de biscuits et d’eau, on fait signe aux touristes fortunés qui frôlent la crête à bord de l’hélico qui les déposera sans efforts au camp de base de l’Annapurna. 

Aux environs de 9h du matin, c’est reparti, il y a encore quelques milliers de mètres à dégringoler aujourd’hui. Les premiers lambeaux de nuage apparaissent dans le ciel jusque-là immaculé, tandis que nous progressons en direction du campement que nous avons quitté ce matin. Nous l’apercevons au loin, mais le chemin est encore long. Il est 11h30 lorsque nous parvenons à High Camp. Nous faisons une longue halte dans la salle commune pour manger et nous reposer un peu. Vers 14h, nous récupérons nos sacs à dos et repartons car nous voulons atteindre Low Camp avant la nuit.

Sur le chemin du retour, nous constatons que nous bien fait d’entamer notre trek pendant les fêtes de Diwali car, les festivités finies, les randonneurs sont bien plus nombreux sur les sentiers. On croise notamment des groupes de népalais visiblement peu entrainés à la marche et assez sous-équipés. Il faut aussi régulièrement laisser la place aux troupeaux de yaks qui circulent sur la montagne ou aux convois de mulets qui acheminent les provisions vers les camps d’altitude.

Nous descendons d’abord le long de la crête, désormais nimbée de nuages, puis à travers la forêt et atteignons Low Camp vers 16h. Nous avons bien fait de réserver notre hébergement la veille en quittant les lieux, car l’hôtel affiche complet ce soir ! Nous dinons encore une fois en compagnie de nos amis randonneurs, puis allons nous coucher relativement tôt. Lorsque je jette un œil dans la chambre à 20h, les trois enfants sont déjà endormis. Ce n’est guère étonnant : mis à part quelques haltes bienvenues, nous avons passé une dizaine d’heures sur les sentiers aujourd’hui !

Cinquième jour : Low Camp (2970m) – Sidding (1700m)

Nouvelle journée de marche, la plus difficile de toute pour les adultes : il s’agit de dévaler les pentes de la montagne jusqu’à la vallée et le village de Sidding. Soit plus de 1200 mètres de dénivelé à descendre, en suivant un sentier assez raide, à travers bois, tout en évitant soigneusement de trébucher sur les cailloux, rochers et racines… Nous ne profitons guère des paysages lors de cette étape, tous occupés à assurer nos pas.

Déception lorsque nous apercevons les premières maisons de Sidding : nous n’y sommes pas encore, il ne s’agit ici que de fermes isolées, le village est encore plus bas. Nous peinons un peu à trouver le sentier qui y mène, mais après avoir demandé à quelques passants, nous entamons la dernière demi-heure de descente. Nous avons rendez-vous avec nos amis à l’auberge « Luxury » et nous y parvenons en tout début d’après-midi. Grand repas en commun, puis quelques parties de cartes et de « puissance 4 », mais il est encore tôt, aussi allons nous ensemble explorer le village à pied.

Nous rentrons de cette agréable balade à la tombée de la nuit. Cette fois-ci, nous profitons un peu plus longtemps de la soirée, il fait bon et la randonnée qui nous attend le lendemain sera résolument plus facile.

Sixième jour : Sidding (1700m) – Lumre 

La marche de cette journée tient plus de la balade que de la randonnée. La difficulté majeure est de trouver le bon chemin car les cartes (même les digitales) sont parfois imprécises. Aucun risque de se perdre cependant, il suffit de suivre le cours de la rivière, dans la vallée. Nous quittons l’auberge assez tardivement : Lucile, Laurie et Shiba sont déjà partis mais Nathalie et Alban nous accompagnent pendant la balade. II faut nous déchausser pour traverser des gués, grimper sur l’échelle d’un ancien barrage, traverser quelques villages et finalement parcourir un magnifique pont suspendu pour atteindre le village de Lumre.

De là, nous négocions un trajet en jeep collective pour rejoindre la ville de Pokhara. Nous retrouvons notre petit homestay en début d’après-midi, prenons tous une longue douche chaude, rangeons nos équipements de randonnée. Nous avons rendez-vous à 17h avec notre groupe de randonneurs, au café « The juicery » sur la rive nord du lac de Pokhara, pour une dernière soirée ensemble. Après le repas, on se dirige vers le « Disneyland » de la ville, une fête foraine aux attractions très rustiques. Malheureusement, vers 22h, Loïc se blesse sur une attraction, la soirée est écourtée, direction l’hôpital. Rien de grave, heureusement, aucune fracture, juste un choc sur le bras… et les enfants ont quand même passé une chouette soirée !

Bilan de la randonnée : tout le monde a adoré. Nous n’avons croisé aucune famille sur le trajet (mis à part une famille française qui faisait une excursion à la journée autour d’Australian Camp), pourtant les enfants n’ont pas eu de difficultés pendant le trek. Non seulement, ils n’ont émis aucune plainte, mais ils nous demandent déjà de revenir au Népal pour un trek plus long !


En pratique : 

Nous avions choisi le trek du Mardi Himal, car il est assez « modulable ». Il y a de nombreuses « teahouses » sur le sentier, nous avions donc la possibilité de raccourcir les étapes si nécessaire. Dans les faits, nous avons suivi le parcours classique, dans les mêmes temps que la plupart des randonneurs. Il existe un sentier qui descend directement de High Camp à Sidding et évite ainsi de revenir sur ses pas vers Low Camp. Nous ne l’avons pas emprunté car nous avions laissé un sac à dos à Low Camp. Avec le recul, nous n’avons pas regretté de fractionner ainsi la très longue descente en 2 étapes.

L’équipement : Nous avions déjà pas mal d’équipement avec nous, chaussures de randonnée, chaussettes, gros pulls, doudounes… Nous avons complété par quelques petits achats à Kathmandu, notamment des gants ! (On trouve de tout à Kathmandu, essentiellement des copies – malheureusement – de grandes marques de sport.) Nous avons également acheté une carte de randonnée, qui s’est avérée inutile : le sentier est facile à suivre et les cartes digitales (maps.me) sont suffisamment détaillées. Enfin, nous avons loué à Pokhara les duvets et les bâtons de marche (environ 1,5 USD par duvet et par jour). Les duvets étaient en bon état et bien chauds, cependant nous ne les avons quasiment pas utilisés car chaque teahouse avait des couvertures chaudes en suffisance lors de notre passage. A moins d’une très forte affluence et d’une pénurie de couvertures, les duvets sont plutôt superflus. Mais comment le savoir à l’avance ?

Les permis : Il faut remplir 2 formulaires pour obtenir les permis TIMS et ACAP. Rien de compliqué, mais c’est un peu long et il est préférable de bien connaitre son itinéraire, ses adresses de contact, son numéro de police d’assurance, etc. Un argument pour randonner avec des enfants : les permis sont gratuits pour les moins de 10 ans.

La météo : Sans le savoir, nous étions au Népal en haute saison, fin octobre-début novembre, la saison idéale pour les treks. Pas de pluie, du soleil le matin et des nuages ensuite, un temps idéal pour randonner, même si nous aurions aimé profiter de la vue en journée !

Le budget : Sans guide et sans porteur, le budget s’allège considérablement. Une fois payés les frais de permis, il ne reste plus qu’à débourser nos roupies pour l’hébergement (très bon marché, surtout qu’il y a souvent une belle marge de négociation, sauf si tout est complet) et la nourriture (de plus en plus chère, au fur et à mesure qu’on monte). Finalement, le plus gros poste du trek, c’est le budget nourriture ! Une astuce : nous avions acheté un peu de pain, de beurre de cacahouète, quelques bananes à Pokhara avant de partir. Remplacer deux repas de midi par des pique-niques nous a permis quelques économies (et un gain de temps pendant les pauses).

La nourriture et l’eau : Comme mentionné plus haut, la nourriture est chère en altitude. Heureusement, elle est copieuse et plutôt bonne. Tout est préparé sur place avec des produits frais, par les quelques personnes qui gèrent le refuge. Les temps d’attente peuvent être très longs et il n’est pas rare de voir les guides donner un coup de main en cuisine ! Pour l’eau, nous avons utilisé notre gourde filtrante de 3L. Nous remplissons à chaque pause, c’était largement suffisamment pour toute la famille.

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