Siem Reap et les temples d’Angkor

(Re-)découverte des temples d’Angkor en famille : au lendemain de notre road-trip dans le sud de la Thaïlande, nous embarquons dans un bus à destination du Cambodge. Nous avons choisi la formule la plus pratique: un bus tout confort qui nous transporte du centre de la ville de Bangkok à celui de Siem Reap au Cambodge. Pas de transferts ni de changement à la frontière.

On anticipe un passage de frontière sans histoire, puisque nous avons pris soin d’obtenir un visa pour le Cambodge au préalable (e-visa, formalités très simple en ligne pour les ressortissants belges ou français, 37 USD pour un mois).

Ce passage de frontière sera pourtant l’un des plus difficiles de notre vie de voyageurs. Le hall des contrôles de passeport pour la sortie du territoire thaïlandais subit une panne de courant, climatisation et ventilateurs sont à l’arrêt. A cause des problèmes techniques occurrents ou simplement par mauvaise humeur, les douaniers contrôlent les passeports au compte-goutte. Il fait une chaleur étouffante dans le hall et l’attente s’éternise. 15 minutes, 20 minutes, 30 minutes, 1 heure… On sue, on fond, on souffre. C’est enfin notre tour et on quitte le bâtiment avec soulagement. La suite du voyage se déroule sans encombre. On aborde Siem Reap en fin de journée.

Pour les petits bourlingueurs, c’est le deuxième voyage à Siem Reap, ville-étape pour la visite des temples d’Angkor. Mettant à profit sa proximité avec les ruines célèbres, la ville est une Mecque du tourisme, avec ses bars, ses restaurants, ses hôtels de luxe ou dortoirs. Les voyagistes et tours-operators rivalisent d’imagination pour proposer des activités variées aux visiteurs. Dans ce tourbillon d’offres, plus ou moins alléchantes, il est parfois difficile de se consacrer au choses simples : se régaler d’un repas dans un  restaurant de rue, visiter les ruines à son rythme et sans guide ni contraintes, se promener sans but… En bref, visiter Siem Reap ne vous donnera pas un aperçu du Cambodge, de la culture, de la vie quotidienne du pays. C’est toutefois une ville cosmopolite qui n’est pas forcément déplaisante.

Quelques points positifs ou améliorations notables :

  • En 2013, nous avions eu des difficultés à dénicher des vélos adaptés aux enfants, alors très jeunes. En 2019, nous n’avons aucun mal à trouver notre bonheur : VTC en bon état et bon marché, vélos enfants de toutes tailles, choix de sièges enfants ou de « take-along », unicycles à fixer à un vélo adulte. Nous avons aussi apprécié de pouvoir louer des e-bikes, petits scooters électriques, pour une balade dans les ruines en liberté et sans efforts.
  • Le service de taxi/tuk-tuk/remorque en ligne «Grab » est désormais disponible en ville. Plus besoin de négocier âprement les tarifs, ceux-ci sont fixés par l’application. Grâce à cela, nous avons pu louer un agréable logement chez l’habitant à l’écart de la foule tout en restant mobiles.
  • Même si les restaurants « pour touristes » abondent, des options plus rudimentaires subsistent, pour peu qu’on s’éloigne du centre-ville. Nous avons jeté notre dévolu sur le Chae Ngek, cuisine simple mais savoureuse et plutôt bon marché.
  • On trouve de tout ou presque dans les supermarchés : produits locaux mais aussi occidentaux si besoin est (pour le pique-nique près des ruines par exemple).
  • Même si les prix d’accès aux ruines sont excessifs et ont doublé en 5 ans, celui-ci reste gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Nous voici donc partis pour la visite d’Angkor. On achète le pass valable pour 3 jours, consécutifs ou non, sur une période de 10 jours. Cela nous permettra d’alterner journées de visites intensives des ruines et journées de détente ou de leçons.

Angkor à vélo

Pour notre première journée, nous avons choisi le vélo comme moyen de transport. Nous démarrons à 8 heures, l’agence de location a tout préparé, nous sommes rapidement en selle!

Pourquoi visiter Angkor à vélo ? Pour avoir le plaisir de se faufiler d’un temple à un autre à travers la jungle, par des sentiers moins fréquentés. On entreprend donc la balade dite « du petit circuit » à rebours, en empruntant parfois des chemins détournés. Le petit circuit, très fréquenté par les touristes motorisés, dessine une boucle conséquente, qui relie les temples les plus célèbres. A vélo, on découvre les sites à notre rythme en commençant par le célèbre Angkor Wat.

L’avantage de voyager en saison chaude est que le site est moins fréquenté qu’en haute saison. Nous ne sommes jamais vraiment dérangés par la foule. L’inconvénient, c’est évidemment la chaleur intense qui nous assaille ! Heureusement, l’immense site d’Angkor est plat et ombragé.

Nous découvrons donc les bas-reliefs du temple d’Angkor Wat, les ruines du Banteay Kdei, celles envahies par la jungle du Ta Prohm, le temple de forme pyramidale du Takeo, les ruines isolées et désertes du Ta Nei. Nous finissons la boucle par une traversée rapide des temples d’Angkor Thom : il est tard, nous sommes épuisés et nous devons écourter la fin de la visite pour regagner la ville avant la tombée de la nuit. Nous avons parcouru près de 50 kilomètres. On constate avec soulagement la présence d’une filiale de notre agence de location de vélo à côté de notre restaurant favori. Nous n’aurons donc pas à parcourir les 4 kilomètres supplémentaires qui nous séparent de l’hôtel!

Le plus de la visite en vélo: explorer les sentiers inaccessibles en voiture/tuk-tuk!

Angkor à vélo – en images:

Angkor à vélo – en vidéo:

Angkor en tuk-tuk remorque

Après une journée de repos qui nous a permis également d’avancer dans les leçons, nous voici repartis à la découverte d’Angkor. Cette fois-ci, nous avons choisi de louer un véhicule à la journée pour explorer les sites les plus éloignés. Nous profitons également d’être motorisés pour aller admirer le lever du soleil sur le temple d’Angkor Wat. C’est l’une des activités favorites des touristes et nous sommes nombreux sur le site à 6h du matin. On profite tout de même de la vue sans être trop dérangés.

On repart ensuite en direction du Kbal Spean où une petite randonnée dans la jungle mène à des sculptures gravées dans les rochers du lit d’une rivière. A cette saison, la rivière est à sec, le site perd un peu de sa beauté. 

Nous continuons notre tour pour atteindre le Bantey Srei, sans doute l’un des plus beaux temples d’Angkor, orné de sculptures délicates. Nous descendons enfin jusqu’à l’emplacement des temples de Roluos, les plus anciens, construits au tout début de l’ère Angkorienne. Journée bien remplie, partis à 6 heures du matin, nous sommes de retour à l’hôtel vers 17h.

Le plus de la visite en tuk-tuk: découvrir les sites les plus éloignés – certains sont peu fréquentés et le Bantey Srei est immanquable!

Angkor en tuk-tuk – en images:

Angkor en tuk-tuk – en vidéo:

Angkor en vélo électrique

Pour notre dernier jour de visite, nous choisissons la liberté sans effort grâce à des e-bikes, sorte de petits scooters électriques. Cette fois-ci, nous parcourons le grand circuit et prenons le temps de visiter les temples d’Angkor Thom, comme le célèbre Bayon, le temple aux multiples visages de pierre.

Nous faisons un aller-retour en ville pour aller manger et recharger les batteries de nos véhicules et évitons ainsi la toute première averse de la saison des pluies qui débute.

De retour sur le site, la terre encore chaude dégage une légère brume qui nimbe la jungle et les temples de mystère. L’orage a cassé des branches et la pluie a chassé la plupart des touristes, nous sommes presque seuls dans le temple Preah Khan. Nous continuons la visite mais l’heure tourne et les temples suivants sont assez éloignés. On visite encore le temple Pre Rup, l’un des rares à être accessible après 17h. Ici, de nombreux touristes se préparent à admirer le coucher du soleil du haut de la plateforme. Le temps est couvert et nous choisissons de ne pas attendre la tombée de la nuit.

Nous quittons donc pour la dernière fois Angkor.

Le plus de la visite en e-bike: les enfants ont adoré conduire les vélos!

Angkor en vélo électrique – en images:

Angkor en vélo électrique – en vidéo:

Et Siem Reap?

Comme mentionné précédemment, Siem Reap offre un foultitude d’activités pour les touristes, en particulier ceux disposés à mettre la main au portefeuille. Parmi les activités gratuites, nous avons aimé admirer le travail des Artisans d’Angkor, une école d’artisanat ouverte au public. L’organisme gère également une fabrique traditionnelle de soie, qu’il fait gracieusement visiter. Il suffit pour cela de réserver une place dans la navette gratuite qui dessert la fabrique deux fois par jour. Nous visitons les lieux un jour férié, il y a peu de travailleurs mais la visite demeure très intéressante pour les adultes et les enfants.

Les informations pratiques :

Notre hébergement : Sihariddh Angkor Villa, un logement chez l’habitant sympatique pour une dizaine d’euro la chambre double.

La visite d’Angkor : 62 USD le pass de 3 jours (valable sur une période de 10 jours), gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Nos restaurants :

  • Chae Ngek, simple, savoureux et bon marché
  • Marum, plus haut de gamme. Plats délicieux à un prix raisonnable, cadre agréable. Un restaurant de l’association caritative « Friends International ». Il y également une petite boutique d’artisanat, pleine d’objets fabriqués en matériaux recyclés.

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