Flâneries à Batticaloa


En quittant Polonnaruwa, nous nous écartons des sentiers battus par les touristes. La petite ville de Batticaloa, sur la côte est du Sri Lanka, n’est pas une destination touristique populaire, tout au plus est-elle une escale pour les voyageurs qui se dirigent vers les célèbres spots de surf de la partie sud-ouest de l’île.

Voyage en train

Batticaloa est facilement accessible en train, et le train est notre moyen de transport favori au Sri Lanka. Celui de 10h20 n’offre que des troisièmes classes. La rame est petite et bondée. Aujourd’hui 4 mars est un jour férié pour les familles tamoules et musulmanes: nombreuses sont celles qui ont choisi de profiter de ce jour chômé pour se rendre à la plage. Le prix du billet est dérisoire, à peine plus d’un Euro pour nous tous. Le wagon remue et cahote, les gares se succèdent, les familles discutent et grignotent sans cesse, les enfants jouent. On nous propose toutes sortes de snacks. Après 1h30 de trajet, le train s’arrête en gare de Valachenai : ici descendent les familles qui passeront la journée sur la plage de Passikudah. Nous voici presque seuls dans le wagon.

La gare de Batticaloa est particulièrement calme. Nous sommes en milieu de journée, le soleil est brûlant. Nous trouvons rapidement un tuk-tuk pour nous emmener vers notre destination finale, la presqu’île de Navalady.

Le train en troisième classe.

Quelques considérations environnementales

Navalady : une longue bande de terre sableuse, qui sépare le lagon d’eau douce et l’océan indien. L’endroit serait idyllique sans la pollution, omniprésente au Sri Lanka. Les déchets jonchent le sol, les abords des routes, la plage. Des bouteilles d’eau vides, des emballages de paquets de chips, de biscuits, des pots de yaourt et des sachets plastiques par centaines. Du plastique, du plastique, encore du plastique… Si nous avions encore besoin d’arguments pour nous convaincre d’utiliser notre gourde filtrante, de refuser systématiquement les sacs à usage unique lorsque nous faisons nos courses ou d’avoir recours à des pailles métalliques, les voici. La gestion des déchets est catastrophique au Sri Lanka.

La péninsule et ses alentours

Si l’on fait abstraction des considérations environnementales (qui soulignent  seulement un problème récurrent dans le pays), l’endroit est fascinant. Un lieu hors du temps, avec ses routes de terre battue, ses maisons basses de pêcheurs, faites de feuilles de palmes et de tôle ondulée. Ici, la vie s’est interrompue, quelques heures, 15 ans auparavant. Le 29 décembre 2004, une première vague, puis une autre, ont tout emporté sur leurs passages. Des ruines éparses, des maisons, des échoppes, des hôtels en témoignent. La tour du temple hindou de Tiruchentur s’est affaissée, elle demeure penchée face à l’océan. Il y a eu les ravages de la guerre, aussi, et depuis 2009, la paix. La vie reprend lentement, avec nonchalance, comme si rien ne s’était produit.

Les jours passés près de Batticaloa seront des flâneries entrecoupées d’heures de jeux et d’études.

Le premier jour, nous visitons la vieille ville, peu étendue mais animée. Batticaloa est une ancienne cité coloniale, elle conserve un fort  et quelques églises de cette époque. Nous mettons à profit la visite pour effectuer quelques courses.

Le lendemain, nous partons explorer la région à bicyclette. Dès que l’on s’éloigne des grands axes, le trafic s’atténue et nous apprécions la balade, le long du lagon jusqu’au phare, puis, presque seuls au monde, jusqu’à la pointe de la péninsule.

Peu de touristes mais une petite infrastructure existante, une ambiance paisible, quelques hôtels et restaurants sans prétentions, la région de Batticaloa est l’endroit idéal pour ne rien faire.


Notre hébergement : Batti Relax Point, une petite maison individuelle, dans une partie isolée de la péninsule.

Le restaurant : Purple Crab, à Navalady. Les temps d’attentes sont incroyablement longs mais le curry de crabe est un délice.

Location de vélos, adultes et enfants : East and West On Board à Kallady, 500 rs par personne.

Possibilité de louer de kayaks à l’hôtel Riviera Resort, mais la présence potentielle de crocodiles dans le lagon nous a dissuadé de tenter l’aventure. Possibilité également de balades en bateau sur le lagon.

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