Un jour de Poya à Anuradhapura

Colombo-Anuradhapura: la distance n’est que de 200 kilomètres mais il nous faudra plus de 4 heures pour la parcourir en train. Nous avons acheté des places assises en seconde classe, nous sommes donc relativement confortablement installés. Cependant, le trajet nous semble particulièrement long. Arrivés en gare d’Anuradhapura, un tuk-tuk nous attend pour nous conduire à notre hotel. Celui-ci est excentré, situé à mi-chemin entre les villes d’Anuradhapura et de Mihintale. L’endroit est idyllique: un ravissant bungalow dans un jardin ombragé. Séduits, nous décidons immédiatement de prolonger notre séjour afin de profiter de moments de détentes à l’écart du chaos de la ville.

Nous prévoyons de visiter quelques temples de la cité millénaire d’Anuradhapura le mardi, jour de Poya, date de la pleine lune. Le Poya, fête bouddhiste, est célébré dans tous le pays : les écoles, les administrations et de nombreux commerces sont fermés. Beaucoup de Sri-Lankais se vêtissent de blanc et se rendent au temple les bras chargés d’offrandes. Nombre de sites de l’antique capitale du Sri-Lanka sont chargés d’histoire et de symbolisme religieux, les pèlerins y viennent en masse pour prier.

Nous débutons notre exploration des lieux sacrés en nous rendant au pied du bodhi tree, l’arbre vénéré, au cœur du temple Sri Maha Bodhi. Ce bodhi tree serait le premier importé d’Inde, peu après l’introduction du bouddhisme au Sri-Lanka. Malgré la foule, l’atmosphère reste sereine, propice au recueillement et à la prière. Les offrandes de fleurs fraîches s’amoncellent, rapidement remplacées. 

Nous suivons ensuite les pèlerins vers le nord à travers un large parc, jusqu’au dagoba de Ruwanwelisaya : un majestueux monument blanc orné de sculptures d’éléphants à sa base. Une fois encore, l’endroit est bondé mais les touristes sont quasiment absents. Seuls les pèlerins se pressent pour déposer leur offrandes et se recueillir.

Nous continuons désormais vers l’est et nous nous perdons dans les sentiers boisés à proximité du dagoba Mirisavatiya. A Anuradhapura, chaque parc, chaque parcelle de forêt recèle quelques vestiges de la civilisation antique qui dominait ici. Ce ne sont souvent que des rectangles de briques au sol, parfois des piliers de pierre qui ont survécu aux dommages du temps. Malgré tout, le nombre de ces ruines impressionne.

Il faut se déchausser avant de pénétrer dans l’enceinte d’un temple. A mesure que le jour avance, le dallage devient brûlant sous le soleil intense. Nous abandonnons désormais nos visites et choisissons de faire une pause sous les galeries ombragées d’une ancienne résidence coloniale aménagée en hôtel. Il est ensuite temps de reprendre le bus pour retourner dans notre hôtel isolé.

Les autres jours passés à Anuradhapura sont consacrés aux leçons et à des parties de jeux dans le jardin de l’hôtel, ainsi qu’à une visite des temples de Mihintale et une balade à vélo à travers Anuradhapura (ces deux dernières visites seront relatées dans d’autres articles).

Notre hôtel : Green Cottage, à 10 kilomètres de la ville d’Anuradhapura mais facilement accessible en bus, superbe endroit.

Les visites mentionnées dans l’article sont gratuites, sauf l’accès à Sri Maha Bodhi qui est parfois payant (200 rs, gratuit le jour de Poya).

Le café de l’hôtel colonial « The sanctuary » est très bon, mais relativement coûteux (400 rs).

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