Samedi​: L’or des dunes de Wahiba

Après quelques hésitations, nous avons réservé une nuit dans un campement du désert. Ce type d’hébergement est très prisé des touristes de passage mais particulièrement onéreux. Finalement, nous ne regretterons pas notre choix : notre campement est rustique, mais d’un bon rapport qualité-prix. Avant de rejoindre le désert, il nous faut parcourir quelques 200 kilomètres. La route est en parfait état et peu fréquentée, le trajet est agréable. Nous traversons des paysages lunaires, des villages endormis et croisons même quelques dromadaires.

Après une courte pause piquenique, nous parvenons à l’orée du désert. Un guide local tente de nous convaincre de recourir à ses services pour parcourir la quinzaine de kilomètres de piste qui mène au campement. « C’est dangereux, » prétend-il, « vous risquez de vous ensabler ». Nous préférons nous en tenir aux instructions données par notre hôte et nous tentons l’aventure par nos propres moyens. Bien que certaines portions de pistes soient plus ensablées que d’autres, nous parvenons malgré tout facilement à notre destination, un campement simple mais doté du confort nécessaire, au pied des dunes.

Après une pause, nous partons pieds nus à l’assaut des monts de sable. L’ascension de la première dune est particulièrement éprouvante : les pieds s’enfoncent profondément dans le sable chaud, au sommet, celui-ci est si fin qu’il s’écoule comme de l’eau. Une fois la première dune franchie, il est plus facile d progresser en longeant les crêtes. Les enfants, cependant, se régalent de glissades et de culbutes. Nous marchons ensuite jusqu’au sommet de la plus haute dune pour nous y asseoir et contempler le coucher de soleil. La nuit tombée, retour vers le camp : notre hôte nous propose d’essayer des costumes traditionnels bédouins. Les enfants apprécient l’activité, particulièrement Loïc qui raffolent de sa tenue longue, ornée d’une ceinture et d’un kandjar, un poignard à la lame large et recourbée. Les robes et les voiles chatoyants des filles sont agréables à porter, ce qui n’est pas le cas des masques, qui donnent à la tenue un aspect effrayant.

Nous dégustons ensuite un dîner composé de légumes et de délicieuses viandes grillées, assis sur le tapis de la salle à manger. Il est ensuite temps d’aller dormir car nous voulons nous lever tôt pour assister au spectacle de l’aube sur les dunes.

Le réveil sonne à 5h30, nous nous habillons rapidement et prenons une nouvelle fois la direction des dunes. Il fait frais mais pas froid, si ce n’est la sable glacé sous nos pieds nus. Parvenu au sommet de la dune, nous patientons une dizaine de minutes que l’astre du jour fasse son apparition. Quelques photos et nous redescendons nous reposer un peu avant le petit déjeuner. Un fois celui-ci avalé, le personnel du camp propose aux enfants de les accompagner pour nourrir  les animaux. Lucie donne le biberon aux chevreaux pendant que Lise et Loïc nourrissent les dromadaires de granulés. 

Nous quittons le désert en fin de matinée.

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