Vues sur la cordillère blanche: Chavin de Huantar

Après 4 jours passés, seuls dans notre petit camping de Caraz, à explorer la région, nous nous remettons en route vers le sud, non sans prévoir quelques escales supplémentaires dans la cordillère.

Pour une autre vue sur les sommets, nous prenons la route qui part à l’est de Carhuaz et grimpons dans la montagne jusqu’à atteindre le tunnel de Punta Olimpica, le plus long tunnel sous la cordillère des Andes, à 4700 mètres d’altitude. Nous redescendons par le même chemin pour une nuit dans la grande ville de Huaraz, étape sur notre trajet.

Le lendemain, nous continuons en direction de Chavin de Huantar, un petit village à l’est de la cordillère blanche, célèbre pour ses très anciennes ruines de la civilisation dite de Chavin. Nous arrivons sur place un lundi midi, oublieux du fait que le site est fermé ce jour-là. Qu’importe, on profite de la sérénité de ce village, qui n’accueille guère que des touristes journaliers. On déjeune, on se repose, on se rend chez le coiffeur et le cordonnier, une après-midi bien agréable.

Le lendemain matin, nous sommes parmi les premiers visiteurs sur le site archéologique. Un site étrange, bien moins spectaculaire que ceux que nous avons visités jusque là, mais fascinant: il s’agit d’un temple construit entre 900 et 700 ans avant J.-C. Il s’y déroulait d’immenses fêtes en l’honneur des dieux. Le plus étonnant est la manière dont les prêtres, élites de la société, semblaient affirmer leur toute-puissance. Au cours de cérémonies, des novices étaient drogués puis invités à parcourir des labyrinthes sous-terrains, ornés de sculptures de créatures mythiques, dans lesquels des jeux de lumière et des sons étranges produits par des conques créaient une atmosphère terrifiante.

Si les sculptures de pierre ont été pour la plupart déplacées, les labyrinthes sont toujours présents mais bien moins effrayants aujourd’hui. Les explorer est un vrai plaisir pour les enfants. Après cette intéressante visite, il est temps de quitter cette magnifique cordillère blanche que nous avons tant appréciée.


Quelques bonnes adresses:

  • A Carhuaz, les cornets de glace de la heladeria Porvenir, sur la place principale, sont vraiment délicieux.
  • A Huaraz, la ville offre peu d’intérêts mais beaucoup de distractions. Nous avons eu du mal à trouver un hébergement avec parking et avons finalement dormi à l’hostal Bond, impersonnel mais confortable et bon marché (100 Soles pour une triple, avec parking sécurisé).
  • A Chavin, nous avons dormi à l’hostal Chavin Turistico, confortable, 120 soles pour une triple avec petit-déjeuner et parking sécurisé. Sur la place du village, le café Renato a de très bonnes patisseries et la pizzeria voisine est un endroit original et sympa.
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Vues sur la cordillère blanche: la randonnée de la Laguna 69

Se fier ou ne pas se fier aux conseils et aux avis d’autres voyageurs? Le soir de notre arrivée au camping de Caraz, je me renseigne auprès d’un jeune couple d’allemands sur les excursions à effectuer dans la région. Les jeunes voyageurs sont peu enthousiastes. Ils ont parcouru la randonnée de la lagune 69 qu’ils nous décrivent comme banale.

Ravis de notre balade autour de la laguna Paron, nous décidons cependant de nous forger notre propre avis. Nous partons tôt le matin, une heure de route est nécessaire pour rallier le point de départ de la randonnée, à 3800 mètres d’altitude. La randonnée de la lagune 69 est l’une des plus populaires de la région, plusieurs marcheurs sont également au départ.

La balade commence à un rythme tranquille, nous montons en pente très douce dans une large prairie, le long d’une rivière. Autour de nous, des pics enneigés, des glaciers, des torrents, des cascades. La promenade est agréable, le paysage enchanteur.

Après deux kilomètres, la pente s’accentue, nous grimpons désormais en lacets à flanc de montagne entre les chutes d’eau, longues, laiteuses, d’une blancheur étincelante. La pente diminue à nouveau, le chemin s’incurve à gauche. Une nouvelle grimpée en lacets pour parvenir au sommet de la roche d’où s’échappe le torrent et un autre paysage s’offre à nous: une prairie de haute altitude, moins douce, moins verte que la précédente, des herbes courtes, serrées, drues, un lac aux eaux foncées et des marécages.

Les glaciers semblent désormais à portée de main, mais la marche sur le haut plateau n’est qu’un répit, une pause bienvenue avant d’entamer la dernière ascension, la seule difficulté du parcours, un petit mur qu’il faut gravir en lacets serrés pour passer de 4300 à 4500 mètres d’altitude. Nous y sommes presque et pourtant la fatigue se fait sentir. Nous devons encourager les enfants pour qu’ils fournissent le dernier effort. Enfin, nous voilà au sommet, quelques dizaines de mètres encore et la lagune apparait, bleu pur, cernée de glaciers. Nous reprenons notre souffle et déjeunons au bord de l’eau.

La descente est aisée et permet d’apprécier pleinement les paysages grandioses qui nous entourent.

Banale, la randonnée de la lagune 69? On s’étonne de ces voyageurs au long cours qui semblent avoir usé leur capacité à s’émerveiller. Nous, on ne se lasse pas de ces décors fabuleux…


Le départ de la randonnée Laguna 69 se trouve au delà des lagunes de Llanganuco, à l’est du village de Yungay, au bout d’une piste de qualité moyenne. L’accès est payant (parc national Huascaran) 10 soles par adulte, 3 soles par enfant de plus de 6 ans. Beaucoup de voyageurs font l’excursion au départ de Huaraz mais pour éviter les temps de trajets (déjà longs), il parait plus logique de partir de Yungay ou Caraz. On peut aussi camper dans le parc national.

La randonnée est de difficulté moyenne, plutôt facile au début puis un peu plus corsée, à condition bien sûr de supporter l’altitude. Compter 3h pour monter et un peu plus de 2h pour descendre, 700 mètres de dénivelé positif pour environ 7 kilomètres aller simple.

 

Vues sur la cordillère blanche: Campo Santo

Le 31 mai 1970, la terre a tremblé dans la cordillère. La secousse a provoqué une avalanche qui a dévalé les pentes du mont Huascaran, arrachant les roches et les glaces, écrasant, broyant, anéantissant tout sur son passage. En quelques minutes, le village de Yungay a été enseveli. Quelques 25000 âmes englouties par la montagne, un drame d’une ampleur inouïe.

Progressivement, un village s’est reconstruit quelques mètres plus loin, mais la zone de débris est restée intacte. Les maisons, les voitures, les objets demeurent ensevelis, tout comme les corps des victimes de la montagne. Campo Santo est aujourd’hui un sanctuaire, un monument à la mémoire des disparus, un large parc religieusement fleuri et orné de petites croix blanches.

Nous visitons ce lieu étrange qui rend si tangible les forces de la nature. Un clocher d’église renversé, un autobus broyé et quelques palmiers, dont l’un fleurit encore, unique rescapé de la catastrophe.

Comme pour amplifier le tragique des lieux, lors de notre visite, le vent se lève, le ciel s’assombrit. Sous les premières gouttes d’une pluie battante, nous quittons précipitamment le sanctuaire. Quelques instants plus tard, les caprices de la montagne sont apaisés, le soleil brille à nouveau.


Le site de Campo Santo est situé au sud du village actuel de Yungay, l’accès est payant (5 soles par adulte, 3 soles par enfant).

Vues sur la cordillère blanche: les puyas raimondii

Les puyas raimondii sont une espèce rare de la famille des broméliacées. Des arbres aux formes étonnantes; la plante ne dépasse pas les trois mètres de haut mais la fleur, elle, s’élance vers le ciel pour atteindre quelques 10 mètres. Les puyas raimondii ne poussent qu’à très haute altitude (à partir de 3800 mètres), croissent pendant une centaine d’année, n’offrent qu’une unique floraison, une spectaculaire profusion de fleurs blanches sur une longue hampe, et meurent ensuite.

A bord de notre véhicule, nous grimpons les sommets de la cordillère noire pour observer ces arbres étranges et découvrir l’un des rares bosquets de puyas des Andes. Nous sommes chanceux: de nombreux arbres sont en fleurs. Du haut de la cordillère noire, nous avons également une vue panoramique sur sa jumelle, la spectaculaire cordillère blanche, dont les nuages voilent déjà les sommets enneigés.


A Puya Winchu, à 30 kilomètres à l’ouest de Caraz, se trouve l’un des plus grands bosquets de puyas raimondii de la cordillère. La route qui y mène est spectaculaire, asphaltée mais étroite et tortueuse.

Vues sur la cordillère blanche: la Laguna Paron

Caraz est une petite ville lovée dans la longue vallée qui s’étend entre la cordillère blanche et la cordillère noire. Une ville peu touristique, un point de départ pour ceux qui veulent s’aventurer vers les sommets des cordillères.

Retardés par des travaux sur le trajet, nous y parvenons alors que le soir tombe. Il fait sombre et il pleut désormais. Dommage, nous avions prévu de camper. Après quelques hésitations, nous décidons de tenter notre chance et plantons notre tente sur un petit terrain à l’extérieur de la ville. Les prévisions météorologiques sont pourtant pessimistes pour les jours prochains.

Nous passons donc la nuit sous la tente et sous la pluie, pour nous réveiller le lendemain matin sous un ciel radieux. Le beau temps nous accompagnera pour le reste de notre séjour.

La cordillère blanche et ses sommets à plus de 6000 mètres d’altitude est aussi belle qu’inaccessible. Chaque tentative d’excursion débute par un long parcours en voiture pour pouvoir s’approcher au plus près des glaciers, lacs, prairies d’altitude. Ainsi en est-il pour admirer la Laguna Paron, située à seulement 30 kilomètres de Caraz, mais au bout d’un interminable chemin de terre et de cailloux et d’une ascension de quelques 2000 mètres.

Seulement, au bout de la piste, il y a la lagune, un miroir d’eau turquoise entouré de pics enneigés. Un sentier longe le rivage sur quatre kilomètres. On s’y engage, émerveillés à chaque instant par la beauté du paysage, les jeux de lumière dans le bleu des glaciers, les nuages cotonneux qui s’accrochent dans les pics, les nuances d’azur dans les eaux pures du lac. La randonnée est à la fois aisée et magnifique, à plus de 4200 mètres d’altitude.


En pratique: le camping Guadalupe se situe à 1,5 kilomètre au sud de Caraz. Agréable et bon marché (15 soles par personne, réduction pour les enfants).

La randonnée: La Laguna Paron est située dans le parc national Huascaran. L’entrée du parc national coûte 5 soles par personnes (moins pour les enfants). La lagune est accessible en voiture, on peut aussi y camper. La randonnée au bord du lac est relativement facile pour les personnes acclimatées à l’altitude et peut se prolonger (ou se raccourcir) en amont vers un autre lac d’altitude ou en aval vers l’entrée du parc.

Vues sur la cordillère blanche: Le cañon del Pato

Pour la suite du voyage, une série de courts articles pour découvrir la cordillère blanche.

De Trujillo, nous poursuivons la rectiligne panaméricaine puis bifurquons vers les Andes peu avant la ville de Chimbote. Nous avons choisi cette route car elle conduit aux portes de la cordillère blanche à travers le cañon del Pato, un défilé creusé dans la roche, des parois abruptes, percées de tunnels dans lesquels se faufile l’asphalte. Bien avant de pénétrer dans le cañon, le circuit est déjà spectaculaire, on progresse à flanc de roches , on profite de vues saisissantes.

Quelques impressions en images:


Découvrir Trujillo

Pressés par le temps, nous avons séjourné moins de 48 heures à Trujillo. Pourtant la ville et ses alentours nous ont séduits par bien des aspects, au-delà de la banalité de ses faubourgs.

Trujillo coloniale

La ville ne charme pas au premier coup d’œil. Il faut s’aventurer dans les rues encombrées, après les quartiers résidentiels et les grands boulevards jusqu’au centre historique, petit mais réellement exceptionnel. La place centrale, bordée de vieilles bâtisses coloniales bariolées est sans doute l’une des plus belles du Pérou. Trujillo coloniale est agréable pour flâner, admirer les étonnantes couleurs et, pourquoi pas, pénétrer plus avant dans les vieilles demeures, souvent transformées en musées.

Les cités pré-colombiennes

La ville moderne, de l’époque coloniale à aujourd’hui, est située dans une oasis fertile, à proximité de l’océan pacifique. Cette région favorisée, dans l’immense désert de la côte péruvienne, a toujours eu la préférence des peuples indigènes.

Les indiens Moche avaient créé une cité à une dizaine de kilomètres au sud de l’actuelle Trujillo. Florissante entre les IIIèmes et IXèmes siècles, la ville s’étendait entre deux immenses tertres, témoins du passé, autrefois temples du soleil et de la lune. Le plus important, le temple de la lune, est aujourd’hui consciencieusement étudié par les archéologues. Le culte de la lune était dominant dans la culture Moche; dans le temple avaient lieu tous les rites sacrés et sacrifices. Une histoire souvent cruelle pour un site exceptionnel.

En effet, en six siècles, les indigènes ont à plusieurs reprises “restauré” le temple en recouvrant simplement les murs d’une nouvelle couche de briques d’adobe. En “épluchant“ les parois, les archéologues mettent à jour les façades antérieures, parfaitement conservées, révélant de splendides fresques et frises moulées en adobe et peintes de pigments minéraux.

Quelques kilomètres et siècles plus loin, au nord de Trujillo, les indiens Chimù avaient établi leur capitale, Chan-Chan, au XIVème siècle. Chan-Chan demeure aujourd’hui la plus grande cité d’adobe jamais construite. Le site est immense ; dans l’étendue du désert sont visibles des centaines de murets fortement endommagés. Seule un infime partie de la cité est restaurée et pourtant, sans les petits panneaux de signalétique, on s’y perdrait. Un lieu réellement fascinant !

Trujillo gastronomique

Ah, la gastronomie péruvienne ! Parmi tous les pays d’Amérique du Sud visités, c’est celle qui nous laissera le meilleur souvenir. Ayant décidé de dîner dans un restaurant gastronomique de la ville, nous nous arrêtons le midi dans une simple « cevicheria » aux abords de Chan-Chan. Nous commandons quelques plats à partager. A notre grande surprise, les portions sont gargantuesques, la cuisine raffinée et délicieuse. Nous gardons cependant un peu d’appétit pour la cuisine fusion péruvienne, le soir même, dans un restaurant chic de la ville, une cuisine de haut niveau à des prix tout à fait raisonnables.

 


Les musées :

  • Huaca del Sol y de la Luna : les temples Moche et le musée associé valent vraiment le détour. Entrée : 10 Soles pour le site et 5 soles pour le musée (prix réduit pour les enfants de 6 à 12 ans).
  • Chan-Chan : le ticket combiné à 10 Soles (prix réduit pour les enfants de 6 à 12 ans) permet de profiter du site, du musée situé à un kilomètre de là et de deux sites Chimù que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de visiter.

Les restaurants :

  • Cevicheria Don Lucho dans le faubourg de Huanchaco à proximité du musée de Chan-Chan.
  • Restaurant Kaniwa à Trujillo

L’hébergement :

  • Hôtel El Centurion, chambre quadruple, petit-déjeuner, petit parking sécurisé, 33USD la nuit sur booking.com

 

Les seigneurs de Sipan

La civilisation Moche (prononcez « motché ») a dominé la région nord du Pérou du IIème au VIIIème siècle de notre ère. Les seigneurs de Sipan étaient alors riches et puissants. La civilisation était florissante, un peuple prospère de pêcheurs et d’agriculteurs. Les artisans Mochicas étaient de fabuleux céramistes.

Le déclin de la civilisation débuta notamment par une succession de pluies diluviennes, inhabituelles dans cette région aride, qui détruisirent les récoltes et affamèrent le peuple. Les Mochicas disparurent progressivement et les larges mausolées d’adobe des seigneurs s’érodèrent pour se camoufler imperceptiblement en immenses monticules de terre.

Les riches tombeaux des seigneurs de Sipan demeurèrent oubliés durant les siècles. En 1987, un archéologue vivant dans la région de Chiclayo, large cité au nord du Pérou s’étonna de l’apparition soudaine de magnifiques antiquités sur le marché noir. Son enquête le mena sur la piste des pilleurs de tombes qui avaient fortuitement mis à jour les trésors des indiens Moche dans les tertres de Sipan.

Avec l’aide des autorités, l’homme put endiguer le pillage; ses excavations révélèrent les plus riches et les plus belles sépultures. La plupart des objets découverts sont aujourd’hui exposés à une quarantaine de kilomètres du site, dans le magnifique musée des tombes royales de Sipan (museo de tumbes reales de Sipan), à Lambayeque.

Notre journée commence donc par la visite de ce magnifique musée. Afin d’en savoir plus, nous filons ensuite à 45 kilomètres de là, sur le site même de Sipan. Si les parois des tombes n’étaient pas mises à nu, il serait imposssible d’y deviner les immenses mausolées, que l’on voit reconstitués sur des maquettes. Sur le site, un petit musée très intéressant lui aussi expose les objets encore découverts lors de fouilles récentes. Tout est admirablement mis en scène, ces musées et ce site nous passionnent. Certainement un des temps forts de notre séjour dans le nord du Pérou!


Notre hébergement: à la faveur d’une belle promotion sur Internet, et bien que cela dépasse largement notre budget, nous avons profité de deux nuits dans l’un des hôtels les plus chics de la ville, l’hôtel Casa Andina. C’est cher, mais les chambres sont immenses et les jeunes enfants logent gratuitement dans la chambre des parents.

Les musées:

  • Le museo de Tumbes Reales de Sipan est à voir absolument, les enfants ont adoré. L’entrée coûte 10 soles par adultes, 4 soles pour les enfants de plus de 5 ans. Dommage que pour un musée de cette qualité, les commentaires soient seulement disponibles en espagnol.
  • Le museo de sitio de Sipan est plus petit mais très bien agencé. L’entrée combinée du site et du musée coûte 8 soles par adultes et 1,5 soles par enfants de plus de 6 ans.

Podocarpus

C’est ce parc national au nom rigolo (le podocarpus est en fait l’unique conifère natif de l’Equateur) qui nous a attiré dans le sud de l’Equateur. Une biodiversité extraordinaire, une faune et une flore unique au monde… Nos plans de randonnée ont malheureusement été bouleversés par une attaque de chiens !

La première, magnifique, randonnée aux environs de Vilcabamba, qui nous a menés au sommet du Cerro Mandango puis le long de crêtes vertigineuses, s’est malheureusement soldée par une morsure. Quelques jours de repos et de leçons ont suivi pour les filles.

La randonnée du Cerro Mandango à Vilcabamba:

Enfin, le dernier jour avant le retour des garçons, nous oublions la paresse pour nous rendre malgré tout dans le fameux parc national. Quelle bonne décision ! La météo, qui dans cette région du monde et à cette altitude passe en quelques instants d’un soleil radieux au brouillard ou à la pluie battante, ne nous a pas permit de parcourir dans leur entièreté les 5 kilomètres du sentier des miradors. Mais l’ascension jusqu’au premier mirador en valait la peine : des vues splendides sur la région, une végétation exceptionnelle qui passe de la luxuriante forêt humide aux bosquets d’altitude.

Le sentier des miradors au parc national Podocarpus:


L’hébergement à Vilcabamba: nous avons bénéficié d’un tarif spécial dans l’hôtel le Rendez-Vous (38USD la chambre quadruple avec petit-déjeuner), un hôtel très confortable avec un jardin magnifique.

Les randonnées :

  • La randonnée du Cerro Mandango est aisément accessible depuis le village de Vilcabamba. La première partie (jusqu’à la croix) est assez facile, la suite se complique car les sentiers ne sont pas balisés et il devient possible de se perdre.
  • Il y a de nombreuses autres possibilités de randonnées autour du village.
  • Randonner dans le parc national Podocarpus est une merveilleuse expérience. Il y a peu de sentiers balisés, seules deux randonnées (les miradors, 3h et la laguna, 8h) sont proposées. L’accès au parc national est gratuit et on peut y camper.

La rage

Il ne s’agit pas ici d’un accès de fureur, mais bien de la maladie redoutée. Lors d’une randonnée dans le sud de l’Equateur, à Vilcabamba, Loïc et François-Xavier se font attaquer par une meute de chiens. La morsure sur la jambe de Loïc est légère mais suffisante pour nous inquiéter. Nous voici donc aux urgences de l’hôpital de Vilcabamba, afin de faire désinfecter la blessure. Les soins sont entièrement gratuits en Equateur!

Les choses se compliquent le lendemain, alors que nous nous rendons au centre de vaccinations pour obtenir le vaccin contre la rage. Ayant déjà été vaccinés avant de partir en voyage, seule une double dose est nécessaire pour renforcer le système immunitaire. Seulement, l’Equateur a une politique sanitaire très stricte : toute vaccination antirabique doit être précédée d’une enquête qui détermine l’état de santé de l’animal responsable de la morsure. Nos explications et nos requêtes auprès de différents hôpitaux, puis de la branche locale du ministère de la santé n’y font rien, le vaccin n’est pas disponible à court terme.

Nous faisons donc appel à notre assurance : notre interlocuteur comprend immédiatement l’urgence de la situation et réserve aussitôt un vol pour Quito afin que Loïc et François-Xavier puissent se faire vacciner dans un hôpital privé de la capitale. Les filles resteront donc quelques jours à Vilcabamba pendant que les garçons passeront 4 jours à Quito afin d’être soignés! Entre deux injections à l’hôpital, les garçons profitent bien de la capitale: séance de lecture à l’Alliance Française, goûter dans une bonne pâtisserie et balades.


Pour info : pour nos soins de santé, nous sommes assurés en France par un contrat « Cap Aventure » du courtier Chapka Direct. Nous avons à plusieurs reprises fait appel à l’assurance et nous avons à chaque fois été entièrement satisfaits par la qualité du service !