Les Yungas et la route de la mort

Petite excursion hors de la frénésie de la Paz, nous allons passer une journée dans les verdoyantes Yungas. A mi-chemin entre l’Altiplano et les plaines de l’Amazonie, les Yungas forment une région de moyenne montagne boisée et luxuriante.

Deux routes mènent à Coroico, petite ville des Yungas, perchée à 1500 mètres d’altitude. La première porte le surnom de « route de la mort ». Simple piste étroite qui serpente à flanc de montagne, elle doit ce surnom aux effrayantes statistiques d’accidents mortels, datant de l’époque où cette route était la seule qui descendait vers les Yungas.

Pour descendre la montagne, nous empruntons donc la seconde route, large et récente, afin de dégringoler quelques 3000 mètres d’altitude. Arrivés dans le bourg de Coroico, nous nous installons au camping. La vue est splendide, la température agréable. A nos bonnes résolutions de partir en courte randonnée, nous préférons une après-midi calme.

La région est belle et plaisante; cependant nos visas boliviens expirent prochainement et nous sommes contraints de regagner La Paz rapidement. Nous reprenons donc la route le lendemain par la célèbre route de la mort.

Maintenant que la majorité du trafic circule par la route asphaltée, la piste n’est guère plus dangereuse. On profite pleinement des vues superbes sur les vallées. Au fur et à mesure que l’on grimpe, la végétation évolue, d’une luxuriante forêt semi-tropicale aux arides flancs de haute montagne. Trois heures plus tard, nous voilà de retour à La Paz.

 


Note sur le parcours:

La route de la mort n’est plus aussi dangereuse (ni impressionnante) que son surnom ne le laisse deviner. C’est aujourd’hui plutôt un prétexte pour aller visiter la belle région des Yungas. Ce n’est pas par crainte des accidents que nous avons failli faire demi-tour, mais pour une raison bien plus pragmatique: le coût du parcours.

Certains voyageurs se font « extorquer » jusqu’à une centaine de bolivianos pour avoir le droit de d’emprunter cette route. A ce jour, le droit d’entrée serait de 25 bolivianos (parfois plus) par personne, perçus afin d’entretenir la piste (sic!) et reversés aux communautés locales. Nous avons poliment mais fermement refusé de payer une telle somme au premier point de contrôle, accepté de payer la somme globale de 25 bolivianos pour le parcours (et l’ensemble des passagers du véhicule) et profité de la balade à un prix jugé acceptable pour nous et les communautés locales.

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