Le patrimoine industriel de Fray Bentos

Nous voici de retour sur les routes! Première étape du voyage: la ville de Gualeguaychu, où nous avions déjà séjourné avec Marie-Noëlle. Le lendemain, nous traversons le pont international et passons la frontière de l’Uruguay. Nous nous arrêtons à quelques kilomètres de là, dans la petite ville de Fray Bentos.

Le beau temps est de retour, nous dénichons un hôtel bon marché dans la petite station balnéaire de Las Canas, désertée pour l’arrière-saison, et apprécions les promenades au bord du fleuve sous le soleil. Petite déception: le site que nous voulions visiter, l’immense usine de conditionnement de viande, patrimoine industriel protégé par l’UNESCO, est exceptionnellement fermé.

Deux jours de beau temps, et de nouveau la pluie, à verse! Le fleuve Uruguay se gonfle et se déverse sur les routes côtières, inonde les parcs et les terrains de sports. Ce jour est un lundi froid, gris et triste. Les (rares) restaurants de la ville sont fermés, les musées aussi. La déprime semble même atteindre notre véhicule qui soudainement vibre et crachote. Petit détour chez un garagiste et c’est en auto-stop que nous regagnons notre hôtel à 8 kilomètres de la  ville.

Le mardi, il fait froid mais le soleil brille. Court trajet en auto-stop pour rallier la ville puis, pour combler l’attente de la réparation, leçons, promenade le long du fleuve jusqu’au site industriel, délicieux déjeuner dans la fabrique de pâtes attenante à l’usine et, enfin et surtout, la visite guidée du site, tant attendue et vraiment intéressante!

Petit résumé d’histoire: l’usine est crée en 1865 par l’ingénieur chimiste allemand Julius Liebig pour y produire son invention, le bouillon-cube Liebig. L’usine prospère pendant la première guerre mondiale, alors que petits cubes de bouillon et boîtes de corned-beef produites en Uruguay alimentent les soldats du front. Après la guerre, l’économie allemande s’effondre et l’entreprise connait des difficultés. En 1920, un groupe anglais rachète l’usine et la dote d’une technologie de pointe. La salle des machines que nous visitons est impressionnante, tout comme l’immense frigo, un bâtiment de 7 étages avec 70 chambres froides! Au plus fort de son activité, l’usine abat 1500 boeufs par jour, et cela jusqu’à la cessation des activités dans les années 1970.

Après cette formidable visite, nous récupérons notre véhicule réparé et quittons la ville le lendemain matin.


Coté pratique pour les familles en voyage:

  • le site historique industriel se visite du mardi au dimanche à 10h et à 15h. La visite coûte 90 pesos uruguayens, sauf le mardi où elle est gratuite. On recommande vraiment la visite guidée, d’autant plus que le guide se débrouille bien en anglais.
  • le restaurant Wolves, à côté de l’usine désaffectée, propose de délicieuses pâtes « maison » à un prix raisonnable.
  • les hébergements à las Canas sont nombreux et bon marchés en basse saison.

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

You are commenting using your WordPress.com account. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

You are commenting using your Google+ account. Déconnexion /  Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

You are commenting using your Facebook account. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s