Il pleut, il pleut…

La suite de notre épopée en Argentine se complique, du fait des mauvaises conditions climatiques. En remontant le long du fleuve Uruguay, nous faisons une première étape au bord de la rivière, à proximité de la ville de Gualeguaychu. Le temps est toujours magnifique. Nous continuons notre route et arrivons en début d’après-midi au parc national El Palmar, une superbe palmeraie à proximité du fleuve. Il chaud, lourd, et des orages sont attendus. Nous ne savions pas alors qu’ils allaient durer presque toute la semaine… La pluie nous a contraints à improviser le reste du séjour, recherchant des endroits abrités à visiter.

Une nuit au parc national El Palmar

Sans doute la pire que nous avons passée en camping! Les orages ont débutés vers 23h et n’ont pas cessé jusqu’au matin. Tonnerre fracassant, éclairs éblouissants et vacarme de la pluie torrentielle, les adultes n’ont quasiment pas fermé l’oeil de la nuit (les petits ont très bien dormi, merci). Les activités prévues pour le lendemain sont littéralement tombées à l’eau. Dommage, car des mignons capybaras aux timides vizcachas, des magnifiques palmiers aux rives tranquilles du fleuve, nous aurions bien apprécié profiter de la faune, de la flore et du cadre enchanteur du parc.

Le barrage de Salto Grande et la ville de Salto, en Uruguay

Nous remontons plus au nord en direction de la ville de Concordia. Première éclaircie le lendemain, un temps gris mais sec. Nous en profitons pour visiter l’immense barrage de Salto Grande, co-géré par l’Argentine et l’Uruguay, à cheval sur la frontière. Le projet a été réalisé à la fin des années 1970 et le barrage produit aujourd’hui encore les trois quarts de l’énergie électrique nécessaire à l’Uruguay. Visite guidée, gratuite et très intéressante, nous irons jusque dans la salle des turbines.

Nous décidons ensuite de passer l’après-midi en Uruguay, dans la petite ville de Salto, afin d’avoir un aperçu de ce pays. En ce dimanche après-midi, la ville est très calme, presque déserte. Nous prenons un bon déjeuner dans un restaurant de cuisine locale et retournons en fin d’après-midi en Argentine.

Dernière escale à Colon

Il pleut, il pleut, toujours et encore. Nous abandonnons l’espoir de retourner dans le parc El Palmar et nous dirigeons à nouveau vers le sud, toujours le long du fleuve Uruguay. Notre dernière étape sera la ville de Colon, jolie bourgade au bord du fleuve, touristique en été mais désertée en cette arrière saison grincheuse. La pluie menace même nos excursions au musée. Alors que nous voulons visiter un moulin historique, bâti par les premiers colons suisses, le gardien nous informe que le site est fermé pour cause de mauvais temps. Compatissant, il accepte de nous ouvre les portes du site, puis du moulin, puis une visite guidée inopinée et très enthousiaste. Encore une belle surprise! Quelques ballades encore dans les rues de Colon, un délicieuse dégustation d’alfajores et une autre de vin dans une bodega locale et il est déjà temps pour Marie-Noëlle et Cyril de nous quitter à nouveau…

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Une petite ville argentine

La nature: voilà ce qui attire principalement les touristes en Argentine. Les grands espaces. Les montagnes, les glaciers. Les déserts, les steppes…

Les villes sont souvent d’un intérêt mineur, mis à part les monuments d’héritage colonial de quelques grandes cités. Notre guide de voyage décrit San Antonio de Areco, petite bourgade située à une centaine de kilomètres de Buenos Aires, comme « l’une des plus jolies villes d’Argentine ». Pas sûr que cela soit un gage de qualité, mais allons voir quand même…

Sur place, nous sommes agréablement surpris. La ville est réellement charmante, petite, à peine un gros village, et très accueillante. Autour d’une belle place carrée, des bâtiments d’inspiration coloniale, de maisons basses, blanches. Peu de traffic, pas d’immeubles. Un peu plus loin, le long de la rivière, un grand parc très soigné, une ombre rafraîchissante. Tout est propre, ordonné. Peu de tourisme tape-à-l’oeil, mais de multiples petites boutiques d’artisanat. Areco est réputée pour son artisanat; du cuir mais surtout de l’argenterie. C’est la « capitale des gauchos », la ville où les descendants des nomades argentins achètent leurs dagues, leurs éperons d’apparat, leur ceinture traditionnelle. Mélange de traditions et de romanesque, on peut y acheter toutes sortes d’objets ciselés en argent.

Certes, Areco est touristique, mais cela n’affecte en rien la bonne humeur des habitants! Du petit artisan qui prend le temps d’expliquer toutes les étapes du travail de l’argent aux enfants à l’orfèvre réputé qui répare – gratuitement, cela va sans dire – les petits pendants d’oreilles de Lise, nous avons toujours été admirablement accueillis.

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A voir à San Antonio de Areco: 

  • Les bâtiments de la vieille ville, l’église, les bords de rivière, le plus vieux pont à péage (désormais gratuit) d’Argentine
  • Le musée Gauchesco Ricardo Güiraldes, de l’autre coté du pont, dans un magnifique cadre verdoyant
  • Le musée-atelier Draghi, quoique nous ayons préféré la visite improvisée chez un petit artisan installé au coin de la rue Général Paz et de la rue Ruiz de Arellano
  • Et bien d’autres choses encore…

Bon à savoir: l’office du tourisme sur la place met des bicyclettes gratuitement à la disposition des touristes. Parfait pour explorer la ville!

Enfin, nos recommendations de gastronomes: le restaurant Ramos Générales pour une cuisine typique (merci Marie-Noëlle pour l’invitation!) et le glacier Calabrono de la rue Valentin Alsina. Miam!

 

Déambulations dans Buenos Aires

De Cordoba, nous entamons une route sans encombres, 700 kilomètres d’autoroute, en direction de Buenos Aires.
La maison que nous avons louée pour quelques jours est un bel havre de paix au coeur d’un quartier branché de la capitale. 24 heures après notre arrivée, nous y accueillons Marie-Noëlle et Cyril, fraîchement débarqués d’Europe pour passer les vacances avec nous.
Première balade dans Buenos Aires, dans les rues animées du quartier San Telmo, transformé en ce dimanche après-midi en un immense marché touristique.
Le lendemain, nous continuons la promenade dans le quartier de Puerto Madero, ancien quartier des docks magnifiquement restauré, qui abrite aujourd’hui des restaurants chics et des ambassades.
Comparée à la moderne Santiago, Buenos Aires est une ville plus bohème, désordonnée. Nous apprécions les visites, bien qu’en deux jours, nous n’avons qu’effleuré la surface de la vie citadine.

L’héritage Jésuite de Cordoba

Avant de rallier Buenos Aires, nous choisissons de faire un détour par Cordoba, la deuxième agglomération du pays, afin de découvrir la ville et ses environs.

A peine arrivés dans la région, nous faisons l’expérience de la générosité belgo-argentine: Gérald, un Belge installé en Argentine depuis 46 ans nous offre l’hospitalité dans sa petite maison de campagne. Mieux encore, il nous invite pour un repas traditionnel en famille, le dimanche, notre premier asado argentin. Délicieux et très convivial!

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Les jours suivants, nous alternons cours et visites de sites historiques environnants. La région de Cordoba s’est fortement développée au XVIIème siècle grâce aux communautés Jésuites, qui ont créé de larges estancias, des fermes qui ont rapidement prospéré. Les Jésuites ont également contribué au développement culturel et artistique de la région.

Nous flânons dans le centre historique de Cordoba, visitons quelques musées et monuments historiques, ou prenons la route pour découvrir des estancias plus lointaines.

Voici un aperçu en quelques images de nos visites. Merci encore à Gérald et à sa famille pour l’accueil!

Nos impressions des estancias et monuments Jésuites visités:

  • l’estancia Santa Catalina: éloignée de Cordoba, nous apprécions la visite guidée et le cadre bucolique qui nous donne le sentiment d’être revenus quelques siècles en arrière
  • l’estancia Jesus Maria: non loin de l’estancia précédente, un agréable détour pour une visite gratuite et non guidée lors de notre passage
  • la Manzana Jesuitica de Cordoba: dans le centre historique de la ville, incontournable lorsque l’on visite la ville
  • l’estancia de Alta Gracia: très jolie église et petit musée, la visite préférée des enfants car, dans chaque pièce du musée, on trouve une notice explicative en Français

Certaines visites sont guidées (en espagnol ou en anglais), d’autres pas, mais toutes sont gratuites pour les enfants. Pas d’excuses donc pour ne pas les découvrir en famille!

Entre deux visites, nous avons également escaladé le pain de sucre (à pied!), du sommet duquel nous avions une vue à 360° sur les environs, découvert une géocache dans un parc de la ville, et visité le musée de la mémoire où les argentins s’apprêtaient à commémorer l’anniversaire du coup d’état qui débuta la « guerre sale ».