Vers le nord

Après avoir atteint l’extrémité méridionale de la route nationale n°3, près d’Ushuaia, nous suivons maintenant cette même route en direction opposée. Traversée de la terre de feu, passage de la frontière Argentine-Chili, traversée du détroit de Magellan, passage de la frontière Chili-Argentine, nous continuons notre route, en longeant la côte, vers le nord. Une route incroyablement plane, rectiligne, le long de la steppe aride de la Patagonie argentine, des kilomètres avalés dans un paysage invariable… Pour rompre la monotonie, nous effectuons de petites excursions, à droite et à gauche de la route, quand l’occasion se présente.

Km 500, Chili: le parc national de Pali Aike

Pali Aike est un parc étonnant, assez peu fréquenté, à la frontière du Chili et de l’Argentine, une zone que les volcans millénaires, aujourd’hui éteints, ont transformée en un désert de pierre. On se balade de cratères en cratères, sur des sentiers de lave et de roches basaltiques, bousculés par le vent puissant qui souffle sur la plaine.

 

Km 620, Argentine: la ville de Rio Gallegos

La première ville d’importance en Patagonie Argentine nous offre l’occasion de faire le plein d’essence, de provisions (les produits frais ne peuvent traverser les frontières), d’accéder à internet. Nous passons la nuit dans un petit hôtel, afin d’avoir un peu de confort, mais ne pourrons effectuer la visite du musée des Iles Malouines, fermé pendant les vacances d’été. Dommage, car nous aurions aimé en savoir un peu plus sur ce territoire disputé, source d’un conflit déjà oublié en Europe mais si présent dans le coeur des Argentins.

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« Les Malouines sont argentines »: cette photo, prise en terre de feu, illustre bien la persistance de la revendication territoriale.

 

Km 830, Argentine: le parc national de Monte Leon

Le long de la côte de l’Atlantique, le parc national de Monte Leon a pour but de préserver la flore et la faune terrestre et aquatique de cet écosystème fragile . Une balade de 5 kilomètres permet d’accéder à une pinguinera, une colonie de pingouin de Magellan, qui passent les mois d’été sur le rivage pour se reproduire et élever leur petits. En effet, il y a de nombreux jeunes pingouins, au plumage soyeux, à quelques mètres de nous. Quelques kilomètres plus loin, une autre courte balade permet d’observer à la jumelle une colonie de lions de mer. Au camping du parc, un renard gris nous observe, les enfants ne peuvent s’éloigner car de nombreux pumas rodent dans la région. Vraiment, une belle halte pour observer la faune (même si nous n’avons pas rencontré de pumas).

Km 990, Argentine: le musée Nao Victoria de San Julian

Le petit musée de San Julian est en réalité une reproduction à l’échelle d’un des bateaux de la flotte de Magellan, qui passa ici cinq mois d’hivernage en mai 1520. Les enfants adorent explorer le vaisseau et les adultes en apprennent beaucoup sur cet épisode de l’histoire. De ce tour du monde qui dura trois ans, seul un des cinq navires de la flotte et 18 des 265 marins embarqués retrouvèrent les côtes de l’Espagne.

Km 1240, Argentine: le monument national de Bosques Petrificados

Adieu les pulls et les vestes, il fait plus de 30°C dans le semi-désert des bois pétrifiés. Il y a 150.000 ans, cet endroit était une jungle tropicale où poussaient de nombreux araucanias, arbres immenses au tronc gigantesque. Des vents violents ont déraciné les arbres, les cendres de multiples éruptions volcaniques se sont chargées de les pétrifier. Dans ce site isolé, on contemple aujourd’hui les immenses troncs pétrifiés, c’est magnifique.

Au Km 1540, nous quittons définitivement la route n°3 et la côte atlantique pour nous diriger vers l’ouest, retrouver la route n°40 puis passer au Chili.

 

 

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A la fin du monde

Depuis Punta Arenas, nous continuons notre route et traversons le détroit de Magellan en son endroit le plus étroit. De là, c’est un “petit” détour de 500 kilomètres pour atteindre la cité australe d’Ushuaia.

Les grands bourlingueurs connaissent déjà Ushuaia, qu’ils ont visité douze ans plus tôt. Ils en gardent le souvenir d’une grande ville mi-industrielle mi-touristique, dans un bel environnement naturel. Logement et nourriture y étaient très bon marché. Douze ans plus tard, le tourisme s’est fortement développé et les prix ont explosé. C’est la haute saison et nous avons beaucoup de mal à trouver un logement, à défaut d’un logement bon marché.
C’est l’été, il fait beau mais les températures sont assez basses, pas plus d’une dizaine de degrés la journée. Heureusement, le lendemain de notre arrivée, les températures grimpent et nous décidons d’aller nous balader et camper dans le parc naturel de la terre de feu. D’abord une belle balade facile, le long d’un lac, jusqu’à la borne-frontière qui délimite les territoires chiliens et argentins, puis nous enchainons le soir sur une promenade dans les tourbières, jusqu’à un barrage de castors. Les castors sont une espèce invasive introduite au milieu de XXème siècle pour des besoins d’élevage, qui crée de grands dommages à l’écosystème fragile de la terre de feu.
Le parc naturel est vraiment beau mais on regrette un peu que beaucoup d’activités en ville soient désormais hors de portée pour les voyageurs à petit budget. Le camping sauvage en terre de feu, au bord de l’océan Atlantique, reste un magnifique souvenir. Nous quittons cependant assez rapidement la province pour remonter vers le nord et rejoindre les grands-parents.

Aventures et mésaventures

Le voyage, ce sont des lieux et des paysages magnifiques mais aussi pleins de petites aventures au quotidien: découvrir que les distributeurs de billets sont vides au début d’un week-end alors que nous n’avons pas un sou de monnaie locale en poche, attendre longuement à l’unique station-service d’un village isolé d’Argentine lorsqu’une pénurie d’essence s’annonce…
C’est dans l’une de ces files d’attente que je patiente depuis 45 minutes lorsque la personne me précédant sort de son véhicule en oubliant de serrer son frein à main! Phare et pare-chocs abimés, c’est le premier accident pour notre voiture nouvellement acquise. Heureusement, nous sommes  assurés. Après avoir fait la déclaration au poste de police argentin, je passe plusieurs heures à essayer de contacter mon assurance et à expliquer, en espagnol cela va de soi, mon problème. Etape suivante, nous faisons une déclaration devant la police chilienne au poste-frontière de Cerro Castillo, à quelques dizaines de kilomètres du parc national de Torres del Paine.
Il est déjà plus de vingt heures lorsque nous avons accompli toutes les formalités. Plutôt que de continuer notre route, nous nous renseignons sur les possibilités de logements dans le village frontière. L’unique hôtel est trop coûteux et le vent est bien trop fort pour facilement planter une tente. Nous nous enquérons auprès des officiers de police d’un endroit abrité où nous pourrions camper. Ils nous propose alors de nous installer sur leur terrain, à proximité de l’écurie, puis reviennent une demi-heure plus tard pour nous ouvrir l’écurie afin que nous puissions dormir à l’intérieur. Dans un petite pièce à coté des boxes, trois grands matelas sont entreposés à l’abri de la poussière. Parfait pour passer une bonne nuit! Dans leur élan de générosité, les policiers nous inviterons aussi à prendre un café et une collation tardive, ainsi qu’un petit déjeuner le lendemain matin. On aime vraiment l’hospitalité chilienne! 

Déclaration d’accident oblige, après notre excursion au parc Torres del Paine, nous passerons deux jours dans la petite ville de Punta Arenas, principalement entre le bureau d’assurance et le garage. Mais la mésaventure n’a pas que des aspects négatifs!

Torres del Paine, ou le business de montagnisme

Depuis notre premier séjour au Chili, il y a douze ans de cela, nous avions en tête de parcourir un jour les sentiers du célèbre parc Torres del Paine. Nous nous étions déjà renseignés sur les possibilités d’effectuer des randonnées de plusieurs jours avec de jeunes enfants dans ce lieu mythique.

Notre précédente expédition dans la réserve nationale de Tamango nous a permit de confirmer qu’il est réalisable de randonner pendant plusieurs jours avec tentes et vivres sur le dos, mais également que c’est plutôt épuisant. De fait, nous sommes moins enthousiastes à l’idée de partir pour une expédition de 4 à 5 jours.
Sur place, notre enthousiasme s’amenuise encore. En ces mois d’été, le parc est très, très fréquenté et les services s’en ressentent. On vous déleste prestement de 18000 pesos chiliens par personne (soit une vingtaine d’euro) à l’entrée (heureusement, les enfants de moins de 16 ans ne paient pas, sinon nous aurions passé notre chemin) en vous tendant une médiocre carte des sentiers du parc, sans plus d’explications. Rien de comparable avec l’affabilité des rangers d’autres parcs nationaux. Les campings publics sont bondés, les campings privés sont exécrables, sales, surpeuplés, bruyants. Les paysages sont beaux, certes, mais après un mois de voyage en Patagonie, on ne peut s’empêcher d’avoir une impression de déjà-vu. Les sentiers sont creusés par les bottines des randonneurs, tels des rides sur le visage fatigué d’un parc surexploité.
Nous aurions pu, dû peut-être tourner les talons, pour ne pas accabler ce parc qui supporte déjà mal le fardeau du tourisme. Mais nous en gardons quand même quelques bons souvenirs, une randonnée de 20 kilomètres parcourue sur deux jours, dont 15 sur la même journée, un défi physique pour les petits bourlingueurs, que nous sommes fiers d’avoir relevé, avec pour récompense une vue magnifique sur les célèbres tours!

Les vents de la Patagonie argentine

Après le passage de frontière, nous quittons les verdoyants paysages de la patagonie chilienne et traversons la pampa aride de l’Argentine. Nous rejoignons la célèbre route 40, qui relie de nombreux sites touristiques du nord au sud de l’Argentine, sans guère d’autres attraits, une longue voie rectiligne à perte de vue, balayée par des vents violents, aucune ville ni aucun village sur plusieurs centaines de kilomètres.
Faute de mieux, nous passons une nuit dans le camping sommaire mais gratuit de l’ennuyeuse petite ville de Gobernador Gregores et arrivons le lendemain à El Chalten. Cette ville s’est développée uniquement autour du tourisme et regorge d’auberges confortables, de restaurants raffinés, de spas, de magasins de sport, de pubs branchés pour randonneurs fatigués. Après plus de 15 jours passés sur la carretera austral, très peu fréquentée, nous sommes peu accoutumés à cette ambiance touristico-commerciale, dans un lieu où un oeuf coûtait 50 pesos argentins (soit plus de 3 euros pièce) lors de notre passage.
Cependant, il faut bien l’avouer, le cadre et la météo sont exceptionnellement beaux ces jours-là. La première journée sera consacrée aux jeux et à l’école, la deuxième journée nous permettra quant à elle d’effectuer une magnifique randonnée de 9 kilomètres qui nous semble vraiment aisée après nos expéditions chiliennes.
El Chalten n’est certes pas un joyau caché (comme l’est la vallée Chacabuco), mais vaut le détour pour ses belles randonnées dans le parc national des glaciers.
De El Chalten, il faut encore parcourir plusieurs centaines de kilomètres sur l’ennuyeuse route 40 pour accéder à la partie sud du parc national, où se trouve le célèbre glacier Perito Moreno. De nouveau, il faut mettre la main au portefeuille pour pouvoir contempler le glacier, mais de nouveau, cela en vaut la peine. Le Perito Moreno est l’un des rares glaciers au monde à ne pas, ou peu, souffrir du réchauffement climatique. A quelques mètres seulement de la falaise de glace, nous l’entendons grogner et gronder, c’est magique!
Après cette courte incursion de quelques jours en Argentine, nous retournons au Chili pour visiter l’un de ses parc les plus célèbres, le fameux Torres del Paine.

Merveilleuse vallée Chacabuco

A Cochrane, il est temps pour nous de quitter le Chili et la carretera austral pour nous rendre en Argentine. La célèbre route continue certes encore sur une centaine de kilomètres en direction du sud, jusqu’au village de Villa O’Higgins, mais s’achève là-bas, sans possibilité de franchir la frontière. Nous privilégions donc le dernier passage de frontière accessible aux véhicules, le poste isolé de Paso Roballos, accessible par une piste au départ de Cochrane.

C’est un passage qui demande un peu de préparation logistique, car il n’y a, de part et d’autre de la frontière, aucune possibilité de se ravitailler sur plusieurs centaines de kilomètres. Pas de stations-service, pas de magasins d’alimentation (ceci alors qu’il est interdit d’importer des produits frais d’un pays à l’autre – à vous de vous débrouiller avec des aliments secs), pas de banques pour échanger monnaie chilienne et argentine, pas de restaurants ni d’hôtels… Passés un 2 janvier à midi, nous étions les premiers à franchir le poste-frontière en 2016!
Les difficultés logistiques mises à part, nous ne regrettons absolument pas d’avoir choisi de franchir ce poste-frontière, car les paysages le long de la piste sont à couper le souffle. Coté chilien, avant la frontière, les steppes herbeuses sont aujourd’hui un territoire protégé, en passe d’être aménagé en parc national. De nombreux troupeaux de ganacos paissent dans les prairies vertes, on aperçoit des flamands roses et des condors… Nous ne passons qu’une seule nuit dans le magnifique camping du futur parc et, encore fatigués de notre grande expédition, nous n’effectuons qu’une courte randonnée, mais nous avons déjà envie d’y revenir!

Grande randonnée en Patagonie chilienne

Nous continuons notre chemin sur la carretera austral, dernière étape jusqu’à Cochrane. 114 km avalés en 3 heures, les trous dans la route sont nombreux, pour peu on se croirait en Wallonie. FX doit garder toute sa concentration pour éviter de faire trop souffrir la voiture.

Arrivés à Cochrane, nous nous rendons au bureau d’information de la CONAF, qui nous fournit des informations sur la réserve nationale de Tamango, toute proche. Le ranger nous met l’eau à la bouche en décrivant une randonné de 3 jours. Elle n’a pas l’air trop difficile, le premier jour, nous dit-il, “ça monte un peu”. Emballés, nous décidons de louer une maisonnette, une “cabana », pour la nuit, et faisons quelques courses pour préparer des vivres pour 3 jours.

Le lendemain, nous débutons la randonnée à 10h30 du matin. Nous commençons près du lac Cochrane, immense, qui s’étend de part et d’autre de la frontière du Chili et de l’Argentine. La montée est rude, contrairement à ce qui nous avait été annoncé! Les adultes portent tentes, sac de couchages, matelas, vivres et vêtements tandis que Lise pour 2 sacs de couchage certes volumineux mais assez légers. Finalement, nous arrivons au campement à presque 18h, après 11km et 900m de dénivelé grimpés. Les enfants s’en sont bien sortis, les parents sont fatigués! En fait de campement, c’est une sorte de prairie marécageuse au bord d’une lagune, un banc et une table. Nous sommes seuls, nous ne croiserons d’ailleurs personne durant 3 jours. Un repas copieux avalé et au lit, la nuit est froide à 1000m d’altitude.
Le lendemain, après avoir déjeuné et remballé nos affaires, nous continuons la randonnée. Elle nous emmène à travers marécages, forêts, et superbe vue suer le lac Cochrane. La marche de fin de journée est rude, avec une descente de 900m de dénivelé pour rejoindre le lac. Nous nous rendons compte que la descente n’est pas vraiment plus facile que la montée! Après une marche de 10km, nous arrivons au bord du lac. Campement toujours aussi rustique, mais cadre superbe et toujours pas âme qui vive à part nous. On décide de se laver dans le lac; l’eau doit être aux alentours de 10 degrés. Un bon repas avalé et hop, au lit! La randonnée du lendemain s’annonce plus facile, nous devons rejoindre l’entrée du parc en longeant le lac, nous imaginons un sentier large et plat.
Le lendemain matin, nous nous mettons en route plus tôt. Finalement, la randonnée s’avère difficile. Les rives du lac sont vallonnées, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend, parfois de façon très abrupte! Après quelques kilomètres et trois heures de marche, nous sommes déjà bien fatigués mais n’avons parcouru que la moitié du trajet.  Nous apercevons alors un petit bateau qui quitte un ponton et part en direction de l’entrée du parc. Loïc saisit son sifflet pour interpeller le pilote, lequel revient au ponton. Après quelques explications, le pilote, ainsi que les deux touristes qui ont loué l’embarcation, acceptent de nous prendre en bateau-stop et de nous déposer à l’entrée du parc! Le sentier était certes magnifique mais nous ne sommes pas fâchés de troquer quelques heures de marche contre une agréable balade en bateau d’une quinzaine de minutes. – tout le monde était content d’arriver, après cette randonnée de 25km et ses 1200m de dénivelé!
Nous sommes le 31 décembre, il est 15 heures, nous faisons quelques courses pour nous préparer un bon souper et retournons passer la nuit dans une cabana (maisonnette de location) pour un peu de confort. Bonne année!

Impressions de la carretera austral

Difficile de maintenir ce site à jour alors que nous avons très peu d’accès à internet. Voici cependant un premier récit nos aventures de ces dernières semaines.

Après avoir quitté nos amis à Puerto Aysen, nous continuons notre route vers le sud, le long de la carretera austral. Nous passons la ville de Coyhaique et traversons les beaux paysages la réserve nationale de Cerro Castillo. Nous faisons halte dans le village de Villa Cerro Castillo, au pied du mont Castillo, pour une nuit et une petite balade dans la réserve.
Il fait plutôt beau ce jour-là, mais les sommets acérés du mont Castillo restent nappés de brume. C’est assez joli, les filaments de nuages qui s’accrochent et s’étirent autour des pics affilés.
Le lendemain matin, le pic est toujours dans la brume lorsque nous partons pour une petite promenade tranquille, puis déjeunons à proximité d’un point de vue sur la vallée.
Sur le chemin du retour, nous sommes témoins d’un spectacle assez pittoresque. Les fermiers ont rassemblé le jeune bétail aux abords d’un enclos circulaire. Armés de lasso, il font entrer les bêtes une à une dans l’enclos. Ils saisissent l’animal à l’aide du lasso, opération à la fois délicate et spectaculaire. La bête immobilisée, en quelques secondes, les fermiers l’émasculent et la marque au fer rouge. C’est impressionnant à observer, et Loïc est très content d’avoir pu observer d’authentiques cow-boys à l’oeuvre!
Lors de l’arrêt suivant, dans le petit village de Puerto Rio Tranquillo, nous retrouvons brièvement nos amis américains. A notre grand regret, nous ne pourrons effectuer l’excursion prévue pour visiter les “chapelles de marbres”, des grottes naturelles creusées dans les îlots du lac. En quelques heures, la météo s’est fortement dégradée, et nous abandonnons l’idée d’une sortie en bateau sous une pluie battante.
Nous continuons donc notre route. Fort heureusement, le temps s’améliore à mesure que nous avançons et nous pouvons pleinement apprécier la beauté des paysages. Quelques photos la décriront mieux que des mots.