Feliz navidad!

Tous bourlingueurs que nous sommes, nous n’étions pas enchantés par la perpective de fêter Noël dans un camping isolé, sous une pluie battante, par des températures avoisinants les dix degrés celsius.

Voilà pourquoi nous nous sommes mis en quête d’une « cabana », une de ces maisonnettes toutes équipées que l’on aisément louer au Chili. Le plus amusant, c’est que nous ne sommes pas seuls: depuis une semaine déjà, nous voyageons en compagnie d’une famille américaine, Greg, Jeanne et leur fille Olya, rencontrée durant la traversée en bateau.

Décoration de noël faite maison, petits cadeaux échangés, excellent repas, un très bon moment passé en famille et entre amis! Joyeux noël à tous!

 

 

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Volcans et glaciers

Après un voyage de 5 heures en ferry, malheureusement sous un temps plutôt gris qui ne nous permet pas de pleinement apprécier la beauté des fjords, nous débarquons à Caleta Gonzalo, dans les limites du parc Pumalin.
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La beauté des fords
Le parc Pumalin est un immense parc privé qui englobe un belle partie de cette région du Chili. L’accès en est gratuit, les campings et les sentiers sont extraordinairement bien entretenus et les paysages sont magnifiques.
Premier campement sous la pluie, nous logeons deux nuits aux pieds du sentier des “cascadas escondidas”, les cascades cachées. Le temps est toujours à la pluie, et nous effectuerons la très belle randonnée des cascades sous une pluie fine mais continue.
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Le troisième jour, nous déménageons pour camper au pied du volcan Chaiten. Au réveil, le soleil est éclatant, le paysage grandiose. L’ascension du volcan est assez raide, mais Lucie, qui était plutôt réticente à l’idée de marcher au début du voyage, se révèle une randonneuse hors-pair. Nous profitons pleinement de la balade et de ses paysages lunaires. L’éruption du volcan Chaiten en 2008 a été d’une telle violence qu’elle a soufflé le sommet des arbres et instantanément carbonisé la végétation sans déclencher d’incendie. Dans le cratère, une énorme boule de magma s’est solidifiée, d’où s’échappent des fumées sulfureuses. Les enfants s’amusent beaucoup à ramasser des éclats d’obsidienne sur le chemin.
Nouveau déménagement pour s’approvisionner dans la petite ville de Chaiten et profiter d’un bon repas de fruits de mer, avant d’installer notre campement dans un site reculé, absolument fabuleux, entouré de pics et de glaciers. Le lendemain, nous tentons de nous rapprocher du glacier en entamant une longue marche le long de la rivière qui s’en écoule. C’est cette même rivière qui nous force à faire demi-tour: le pont a été détruit pendant l’hiver. Un passage à gué dans l’eau glacée est certes possible mais la randonnée promet d’être encore longue et nous préférons profiter de la vue et d’une halte au bord de l’eau avant de rebrousser chemin.
Après une soirée passée à profiter de la vue et d’un bon repas entre amis, en fêtant l’anniversaire de François-Xavier, nous nous remettons en route le lendemain.
Cette fois-ci, nous nous sommes promis de profiter du mauvais temps annoncé pour parcourir un trajet plus conséquent. Nous quittons presque à regret le magnifique parc Pumalin pour nous rendre dans le parc national Queulat à presque 200 kilomètres plus au sud. L’escale vaut le détour: entre deux averses et à travers les nuages, le glacier Colgante est vraiment majestueux. La randonnée du lendemain qui devait nous permettre de jouir d’un point de vue extraordinaire sur le glacier, en grimpant à flanc de montagne à travers la forêt pluvieuse, se solde par un échec pour certains d’entre nous. Décrite comme une courte marche par les gardiens du parc, la randonnée se révèle être une rude ascension de plus de deux heures, effectuée sous une pluie battante, sur des chemins tortueux et inondés. Les plus petits bourlingueurs, épuisés, déclarent forfait à seulement dix minutes de marche du but. C’est dommage, mais Lise a pu profiter de la vue!
En attendant le retour du beau temps d’ici quelques jours pour d’autres randonnées!
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La carretera austral

Premiers tours de roues sur la carretera austral

Après avoir réglé encore quelques détails administratifs et fait des achats dans la ville de Puerto Montt, nous partons à l’assaut de la carretera austral, une des plus belles routes du Chili, qui longe les côtes du sud, serpente entre les volcans et les glaciers.
La carretera austral a été construite dans les années 1980 et 1990 pour “unir le Chili” et désenclaver certaines régions très isolées. Certaines portions de routes sont pavées mais la plupart sont de simples pistes, parfois en mauvais état.
Les premiers kilomètres sur la carretera austral nous mènent au parc national Alerce Andino où nous étrennons dans un camping au bord de la rivière la tente nouvellement acquise. Le lendemain, nous effectuons une belle randonnée de huit kilomètres sur des sentiers aisés et bien marqués, jusqu’à une jolie cascade et un alerce millénaire, un arbre vieux de 3500 ans!
Avant de continuer sur la carretera, nous voici contraints de revenir sur nos pas pour régler de menus problèmes et faire encore quelques achats.  Nous passons la nuit dans le village de Hornopiren, prêts à prendre le ferry qui nous mènera plus loin sur la route.

Sur l’île de Chiloé

Avant de continuer notre route vers le sud, nous décidons d’aller passer une semaine sur l’île de Chiloé.

L’île est réputée autant pour ses paysages verdoyants et sa nature sauvage que pour ses jolis petits villages aux églises de bois. A Chiloé, nous avons pu:

Observer des pingouins

Au nord-ouest de l’île, une réserve naturelle abrite plusieurs colonies de pingouins, qui peuplent quelques îlots à proximité de la terre. Sur la plage, des bateliers proposent de courtes excursions en mer afin d’observer les oiseaux. Arrivés tôt et par temps gris, nous n’avons aucun mal à négocier notre sortie en mer. Lorsque nous embarquons une heure plus tard, le temps est dégagé, magnifique, et les touristes commencent à affluer. Nous profitons à la fois du temps splendide et des derniers instants de tranquillité en mer.

Sur les îlots, des dizaines de pingouins, manchots de Magellans et manchots de Humboldt, race menacée d’extinction, mais aussi des oiseaux, cormorans, pélicans, canards à col rouge… Une superbe excursion pour les petits bourlingueurs!

Randonner dans les marais et forêts sauvages

Plus loin dans l’île, nous nous sommes rendus au parc national de Chiloé. Camping et randonnée pendant deux jours, à travers des paysages de lacs, d’océan, de dunes, de marais, de forêts humides. Une extraordinaire diversité que nous aurions aimée découvrir plus avant, si le soleil avait été de la partie!

Visiter des églises uniques au monde

Le mauvais temps aidant, nous décidons visiter quelques-unes des multiples églises de l’île, églises entièrement en bois, construites pour la plupart au début du XXème siècle. Plusieurs de ces édifices, à l’architecture et aux décors uniques, bâties sans utiliser le moindre clou, sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Parfois très isolées, les églises sont souvent magnifiques et valent bien le détour!

 

Halte à Puerto Varas

Les dernières formalités administratives pour l’achat de notre voiture enfin accomplies, nous prenons la direction du sud du Chili. Il est déjà 17h, nous avons le projet de rouler jusqu’à la prochaine ville pour y passer la nuit, puis parcourir le millier de kilomètres qui nous sépare de la ville de Puerto Varas le jour suivant. Déception lors du premier arrêt, puis des suivants, nous ne trouvons aucune infrastructure hôtelière décente à un prix raisonnable. A 23h, on se rend à l’évidence; il nous faudra passer la nuit dans la voiture. On installe confortablement les enfants, puis on se relaie au volant, avec plusieurs arrêts-repos, pour atteindre Puerto Varas le lendemain matin.

La ville est jolie, une ancienne colonie allemande fondée à la fin du XIXème siècle, construite de maisons de bois dont certaines sont centenaires. Elle borde un lac, avec une vue splendide sur les volcans des Andes. C’est aujourd’hui une station balnéaire chic, bondée en ce début de week-end prolongé.

Affluence oblige, nous avons quelques difficultés à trouver un logement. Nous profiterons cependant de deux jours dans cette ville charmante, mais un peu trop huppée à notre goût.

 

Camping en solitaire

Propriétaires de notre nouveau véhicule, partis avec la ferme résolution de camper et avec tout l’équipement nécessaire, nous parcourons une quinzaine de kilomètres de routes sinueuses pour atteindre un lieu de camping isolé au sud de Valparaiso. L’endroit est magnifique, mais les installations vétustes, le prix excessif et les voisins chiliens bruyants. Notre deuxième expérience est bien plus heureuse: le site d’écotourisme de Cerro Viejo, perdu dans les montagnes de la Cordillera de la Costa, à mi-chemin entre Valparaiso et Santiago. Nous sommes les seuls occupants du site, au bord de la rivière. Feux de camp, baignade, kayak et courtes balades, tout le monde est ravi du séjour!

Plus d’informations pour les futurs bourlingueurs sur le site web de Cerro Viejo

Les ascenseurs de Valparaiso

En possession de notre nouvelle voiture, mais dans l’attente des documents officiels nécessaires pour voyager à travers le continent, nous avons entrepris une petite excursion dans la ville de Valparaiso.

L’attraction principale de Valparaiso, ce sont ses rues tortueuses, ses maisons colorées, ses pentes escarpées et ses nombreux ascenseurs, qui permettent de gravir sans efforts certains des 144 collines de la ville. En balade, de haut en bas, de bas en haut, entre les ruelles sales et les maisons délabrées, le long des fresques murales, dans les quartiers chics aux façades pimpantes, nous avons profité de la ville en grimpant dès que possible dans un des vieux ascenseurs.

Pour clôturer le séjour, nous avons pris le métro côtier pour nous rendre dans la ville voisine de Vina del Mar, station balnéaire réputée. Longue plage, bordée d’immeubles disgracieux, quelques parcs, un casino: le dépaysement est total, nous voici revenus à la côte Belge!

Les ascenseurs de Valparaiso:

Classés monuments historique, datant du siècle passé, ils sont un chouette moyen de découvrir la ville avec des enfants. C’est un moyen de transport démocratique au tarif de 100 pesos par passage (montée ou descente, enfant ou adulte). Malheureusement, nombre d’ascenseurs sont actuellement fermés, voici la liste des ascenseurs actuellement en fonction (saison 2015-2016):

  • Ascenseur Artilleria: très touristique, c’est aussi le plus cher (300 pesos par passage)
  • Ascenseur Conception: également touristique et plus cher (300 pesos)
  • Ascenseur Reina Victoria: le préféré des enfants, pour son petit café sympa au pied de l’ascenseur et surtout son toboggan au sommet!
  • Ascenseur Espiritu Santo
  • Ascenseur Polanco: le seul qui soit réellement un ascenseur, l’ascension est verticale
  • Ascenseur Baron