Du vin et des avocats

Nous sommes à Santiago, la capitale du Chili, depuis presque deux semaines. Notre séjour n’a pas été riche en découvertes: venus à Santiago pour acquérir une voiture, en vue de continuer notre voyage sur quatre roues, nous avons passé la majeure partie du séjour dans les garages d’occasions, les administrations, les banques, les bureaux d’assurances… Voici quand même un petit aperçu de ce quinze jours:

Du vin et des avocats

Notre portefeuille a été bien mis à mal par ce séjour. La vie est assez chère à Santiago. Pour l’hébergement, nous avons réussi un petit appartement à un prix acceptable et surtout très bien situé. Pour la nourriture, on s’aperçoit rapidement qu’il n’est plus question d’aller manger au restaurant tous les jours. Même en faisant les courses au supermarché et en cuisinant des plats simples, nous dépassons encore notre budget alimentation. On profite quand même de quelques produits qui sont meilleur marché ici qu’en Europe. Les avocats, par exemple, qui sont omniprésents dans la cuisine chilienne, accompagnent les viandes,  garnissent les hot-dogs et hamburgers. On s’en régale, même au petit déjeuner! Le vin aussi est délicieux et moins onéreux qu’en France. Après un an d’abstinence en Asie, quel plaisir de déguster une bonne bouteille!

L’achat d’une voiture

L’achat de la voiture a été un véritable parcours du combattant. La première phase, l’acquisition d’un numéro de RUT (numéro de contribuable chilien) a été étonnamment aisée grâce à l’aide de Sabino, un ami chilien. Retrait des papiers au service des impôts, petit tour chez le notaire pour leur certification, retour aux impôts pour obtenir le précieux numéro, tout a été arrangé en moins de deux heures. S’en est suivi une longue période de recherche du véhicule adéquat, nous avons vu des dizaines de véhicules dans des dizaines de garages. Une fois le véhicule choisi, le paiement a été une épreuve: non seulement il a fallu presque une semaine pour que l’argent arrive au chili, mais en plus, la banque nous a facturé des frais aberrants. Discussions interminables avec la banque et le garage d’occasion qui nous a vendu la voiture, le tout dans un espagnol approximatif, pour savoir d’où proviennent ces frais. Nous avons finalement obtenu une réponse aujourd’hui: la banque s’est trompée dans ses calculs de frais. Nous sommes soulagés, mais que de temps perdu!

L’anniversaire de Lucie

Lucie a eu quatre ans ce vendredi 20 novembre. Nous avons fêté cela dignement avec un énorme gâteau (en fait le plus petit que nous avons pu trouver), des bougies, des ballons. Suite à son engouement récent pour les barbies et les légos, elle a reçu… une barbie et des légos. Feliz cumpleanos Lucie!

Les amis

Nous avons fait de belles rencontres à Santiago et profité d’agréables soirées entre amis. Grâce à nos amis belges Boris et Fanny, nous avons fait la connaissance d’Henriette, une cousine de Boris, de Sabino, son compagnon (qui nous a bien aidé dans nos démarches administratives), de Laure-Anne, une autre cousine de Boris, et d’Auriane, une amie d’Henriette. Merci à tous pour le bon moment passé ensemble! Nous avons également été invités à une soirée organisée par la chambre de commerce franco-chilienne. Ce fut l’occasion de déguster des bons fromages et des bons vins, mais aussi de rencontrer beaucoup de français expatriés au Chili.

Les parcs et les musées

Enfin, pour conclure sur une autre note positive, nous avons quand même pris un peu de temps pour découvrir les attractions de la métropole: les parcs tout d’abord, très nombreux dans le centre de Santiago, avec leurs plaines de jeux, leurs équipements de sport. Les enfants ont adoré le Cerro Santa Lucia, une petite colline ornée de jardins un peu kistch, surmontée d’un petit chateau. Le parc Quinta Normal, très animé le week-end, leur a également beaucoup plu pour la petite ballade en tricycle dans les allées. Le parc Quinta Normal est bordé de nombreux musées; nous avons visité le musée d’histoire naturelle, qui s’intéresse à la biodiversité régionale du Chili, le musée Artequin, qui explique l’art aux plus jeunes, le musée des sciences, qui a passionné les enfants avec ses multiples petites expériences et le musée de la mémoire et des droits de l’homme, plus sérieux et triste, qui commémore les crimes commis sous l’ère Pinochet. Nous avons également eu l’occasion de visiter le musée d’art contemporain et le magnifique musée chilien d’art pré-colombien. Cependant quelques autres attractions majeures attendrons notre retour prévu à Santiago pour la fin du mois de février.

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Sur la route de Santiago – suite et fin

Toujours sur la route de Santiago… après notre escale de 48h à Arica dans le nord du Chili, nous prenons un bus de nuit pour parcourir 700 kilomètres en direction du sud. Deuxième étape à Antofagasta, un grosse ville portuaire chilienne. Nous avons prévu d’y passer une nuit afin de nous reposer entre deux trajets nocturnes. De notre appartement au 29ème étage, nous avons une belle vue sur le port et l’océan pacifique. Ville industrielle, Antofasgata a peu d’attraits touristiques; nous passons cependant l’après-midi à nous balader, parmi les maisons coloniales transformées en musées, le long des quais du port historique…

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Le lendemain, nous embarquons à 18h pour un long trajet vers la capitale. Trajet en bus-couchette, tout confort, sans problème: nous voici maintenant depuis samedi dernier dans la capitale du Chili!

 

Sur la route de Santiago – première partie

Nous voici au Chili! Nous avons traversé le sud de Pérou, d’Arequipa à Tacna en bus, franchi la frontière et nous nous sommes arrêtés à Arica, quelques dizaines de kilomètres plus loin.

Première constatation: les hôtels sont hors de prix au Chili. Nous devrons acheter un véhicule au plus vite afin de pouvoir être plus flexibles et loger sous tente. Nous dénichons quand même une auberge simple, agréable et bien située à un prix acceptable. Nous allons passer deux nuits à Arica, afin de mieux planifier la suite de notre trajet.

Nous mettons à profit notre séjour pour visiter la ville. Arica est située en bord de mer, dominée par une colline, El Morro. Nous nous arrêtons d’abord au pied de la colline, au consulat péruvien, pour visiter une petite exposition d’art organisée par des enfants, puis continuons par la visite du musée « en sitio » Colon 10. Les travaux de rénovation de la maison coloniale sise au numéro 10 de la rue Colon ont mis à jour une multitude de squelettes momifiés en sous-sol. Il a été décidé de transformer la maison en musée « sur site ». Ainsi, les fragiles sépultures appartenant aux indiens Chinchorro et datant de plus 6000 ans n’ont pas été déplacées. Certains corps ont été momifiés naturellement, d’autres ont été embaumés par ce peuple de chasseurs et pécheurs.

Fin de notre balade par l’ascension d’El Morro, afin de profiter du panorama sur la ville et visite, au sommet, du petit musée qui commémore la victoire de l’armée chilienne sur l’armée péruvienne en 1880. Suite à cet épisode, la ville d’Arica est passée (et restée) aux mains des chiliens.


Notre hotel à Arica: l’Arica Surfhouse s’adresse principalement à un public de jeunes surfeurs. Cependant, grâce son patio agréable, son petit café et son personnel prévenant envers les enfants, c’est aussi un chouette endroit pour les familles.

Pour un repas bon marché qui plait à toute la famille, essayez les hot-dogs, énormes, garnis d’avocats et de tomates, de Buen Sabor n°2. Les enfants en ont redemandé!

Rencontre avec les Happy Six

Nous sommes toujours heureux de rencontrer d’autres familles en voyage et nous avons été ravis de passer deux jours à Arequipa en compagnie des Happy Six (et des grands-parents)! Ou comment retrouver presque par hasard des connaissances de notre enfance (en l’occurrence de l’enfance de Joëlle) à l’autre bout du monde. Pour rencontrer vous aussi les Happy Six, suivez leur blog.

Bonne route et à bientôt!

Les enfants au petit déjeuner
Les enfants au petit déjeuner

Le condor passe… (le canyon de Colca)

A 200 kilomètres au nord d’Arequipa se trouve le canyon de Colca, l’un des plus profonds du monde. Ce canyon est très prisé des touristes, réputé pour la beauté de ses paysages, pour ses randonnées et  les nombreux condors qui planent au-dessus du précipice.

Nous avons beaucoup hésité avant de nous rendre au (célèbre au Pérou) canyon. Le moyen le plus courant de le visiter est de réserver une excursion depuis Arequipa. C’est facile, plutôt rapide et cela permet de « tout » voir. C’est surtout très onéreux pour une famille. Le moyen le plus économique est de prendre un bus local pour le village de Cabanaconde, sans pouvoir cependant s’arrêter à sa guise le long du chemin. Nous optons pour la location d’un véhicule tout-terrain, meilleur marché que les excursions « tout compris », et surtout offrant la flexibilité que nous désirons.

C’est parti pour trois jours sur les routes du Pérou. Lucie a un peu de fièvre le matin du départ, mais rien d’inquiétant. Elle dormira dans la voiture. Nous quittons Arequipa, contournons le majestueux volcan Chachani, pénétrons dans la réserve naturelle de Salinas y Aguada Blanca. Dans la pampa à 4300 mètres d’altitude paissent de nombreux troupeaux de lamas et d’alpagas sauvages, ainsi que des vigognes, une espèce menacée de camélidés. Les vigognes sont craintives, et nous observons les troupeaux à l’aide de jumelles. Après cette escale dans la pampa, nous grimpons à 4910 mètres d’altitude pour une pause-déjeuner avec vue splendide sur les volcans. Retour dans la vallée à 3500 mètres d’altitude, au village de Yanque, pour une balade de 3 heures sur les traces des civilisations pré-incas. La rivière de Colca tient son nom des « colcas », sorte de garde-manger construits au fond du canyon afin de conserver les aliments à l’abri de la chaleur et du soleil. Nous visitons les ruines du site antique de Uyo-Uyo, puis terminons notre randonnée par un plongeon dans les sources d’eau chaude qui jaillissent au fond de la vallée. En fait, seuls Lise et Loïc sont assez courageux pour cela. Si les sources sont agréablement chaudes, à la nuit tombante un vent piquant glace ceux qui ne se sont pas jetés à l’eau. De retour à l’hôtel, nous profitons du ciel dégagé et de l’absence de pollution lumineuse pour une leçon d’astronomie dans l’observatoire de l’établissement. Une première pour les petits bourlingueurs, nous contemplons le ciel à l’aide d’un télescope.

Le lendemain, nous partons pour une nouvelle randonnée, hors des sentiers battus. Depuis la rive droite du canyon, ignorée des touristes, nous grimpons un sentier en lacet jusqu’à une forteresse construite sur la crête par les indiens Collaguas. A presque 4000 mètres d’altitude, la vue est extraordinaire: à notre gauche, la vallée de Colca, ses verdoyantes cultures en terrasse, à notre droite, les pentes escarpées d’un des canyons les plus profonds du monde. Après cette superbe balade, nous redescendons dans la vallée pour traverser la rivière sur l’un des rares ponts qui l’enjambe et passons la nuit dans le village de Cabanaconde.

Le lendemain, lever de bonne heure pour essayer d’admirer le vol du condor. Nous nous arrêtons d’abord boire un thé à la terrasse d’un café isolé, accroché à la falaise, dans l’espoir d’apercevoir les majestueux oiseaux. Peine perdue, seul un aigle nous fait l’honneur de sa visite. Nous nous rendons donc à la Croix du Condor, le mirador où s’amassent les touristes en quête du condor. Il est 9h15 du matin, les minibus emplis de touristes quittent peu à peu les lieux: les condors ont l’habitude de prendre leur envol entre 8h et 9h du matin, puis se réfugient dans la falaise pour se reposer. Pas de vol du condor donc, nous restons cependant encore quelques instants pour profiter de la vue. Alors que le lieu est pratiquement désert, plusieurs condors, oublieux de leurs habitudes, passent, tournoient, nous frôlent quasiment. C’est un spectacle magnifique!

Il est temps de retourner en direction d’Arequipa, avec quelques arrêts cependant, un premier dans le village de Yanque pour visiter son église et son petit musée. Pour le second, nous quittons la route asphaltée pour nous engager sur les pistes de la pampa de Toccra, à 4300 mètres d’altitude, direction: le village abandonné de Sumbay. Au fond d’une cueva sculptée par la rivière Sumbay, nous découvrons des peintures rupestres dessinées il y a plus de 8000 ans et un animal furtif et rare, le viscache.

Petits villages traditionnels accueillant, paysages époustouflants, randonnées agréables, découverte de la faune et la flore, notre séjour au Colca fut en tous points une réussite!


Les astuces des petits bourlingueurs:

Pour ceux d’entre vous que la découverte du Colca tente, voici quelques infos pratiques.

La location d’une voiture n’est pas la solution la plus économique pour atteindre le canyon, mais c’est la plus pratique avec des enfants. Il y plusieurs agences sérieuses de location à Arequipa (Hertz, DTG, Genesis) et, à moins de mentir sur votre destination, toutes les agences vous proposerons un véhicule  tout-terrain. Le tout-terrain s’avère utile si vous voulez sortir des sentiers battus (forteresse de Chimpa, art rupestre de Sumbay…). Prix moyen d’une location: 90 USD par jour (250km inclus, suffisant pour faire l’aller-retour sur 2 jours). Attention, le carburant est cher dans le Colca, faites le plein au départ d’Arequipa et au retour.

Le billet d’entrée au Colca est très cher (70 soles, soit une vingtaine d’euros par personne). Les familles ne sont heureusement pas pénalisées car les billets pour les enfants sont bon marché (5 soles, soit un peu plus d’un euro). Les jeunes enfants ne paient pas. il y a de nombreux contrôles des billets, difficile de resquiller (même si nous l’avons involontairement fait).

Hébergement: il existe un camping, à la Granja del Colca, malheureusement fermé en basse saison. Nous nous sommes rabattus sur des logements confortable et bien plus chers: l’hôtel Tradicion Colca à Yanque, pour sa chambre triple, son parking, mais surtout sa randonnée guidée vers Uyo Uyo et sa leçon d’astronomie et l’hôtel Kuntur Wasi à Cabanaconde, qui en basse saison, nous a fait une belle réduction sur sa chambre triple. Si vous logez ailleurs à Cabanaconde, pensez à garer votre véhicule au poste de police pour éviter les vols.

Idées randos:

  • la randonnée vers Uyo-Uyo est facile à pratiquer en individuel depuis le village de Yanque. Dirigez-vous vers le pont suspendu, traversez la rivière, prenez à gauche et suivez les indications « Uyo-Uyo ».
  • pour monter à la forteresse de Chimpa, longez la rive droite du Colca en voiture. Au village de Madrigal, suivez les indications « fortaleza de Chimpa ». Après 8 kilomètres de piste, vous y êtes!

Visites guidées des monuments d’Arequipa

Comme mentionné dans un article précédent, la ville d’Arequipa possède de nombreux sites historiques. Les visites sont payantes, parfois plutôt chères (40 soles pour la visite du monastère de Santa Catalina, soit plus de 10 euros par personne) mais très intéressantes car guidées et en français, s’il vous plaît! Soulagés de ne pas devoir jouer les guides et les interprètes, les parents peuvent aussi se concentrer sur la visite. On vous emmène donc faire un petit tour dans certains monuments et musées d’Arequipa.

Le monastère de Santa Teresa et son musée d’art

La seule visite qui ne fut pas guidée nous a amenés dans un monastère du XVIIème siècle. Entre ces murs vénérables sont exposés de nombreux objets d’art religieux. Plus prosaïquement, les enfants ont adoré le parloir, où un tourniquet permettait aux religieuses de passer messages et colis à l’extérieur, sans toucher ni voir leur visiteur.

Le musée sanctuaire des Andes (Museo Santuarios Andinos)

Une visite en français des plus passionnantes pour les enfants qui sont fascinés par le peuple Inca. En 1995, une momie, ou plus exactement le corps congelé d’une jeune fille, a été découverte au sommet du volcan Ampato, haut de 6300 mètres. Il s’agissait  d’une jeune noble Inca, sacrifiée pour apaiser la colère des dieux. Les archéologues ont découvert dix-huit corps de jeunes filles sacrifiées dans les Andes mais Juanita, telle qu’elle a été surnommée, est la mieux conservée.

Quelques faits passionnants autour de Juanita: les sacrifices humains n’étaient pas fréquents chez le peuple Inca, mais perpétrés lorsque des phénomènes météorologique (tels que El Nino) inquiétait la population. Ces sacrifices étaient soigneusement préparés, parfois pendant plusieurs années.  Le tombeau de glace de Juanita était garni d’objets tels que petites poteries et statuettes en or. Ces statuettes représentent des lamas ou des alpagas et elles sont souvent partiellement fondues sous l’effet de la foudre. En effet, ces statuettes permettaient d’attirer la foudre sur le lieu du sacrifice, signifiant ainsi que les dieux acceptaient le sacrifice. Juanita, encore adolescente, et les hommes qui l’accompagnaient, ont marché plusieurs jours, tels des alpinistes accomplis, pour atteindre le sommet du volcan à plus de 6000 mètres d’altitude. Juanita étaient probablement fière d’avoir été choisie pour honorer les dieux et espérait elle-même accéder au statut divin.

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Photo d’une copie de Juanita

Le monastère de Santa Catalina

Autre visite guidée en Français dans un lieu extraordinaire: un monastère du XVIème siècle, parfaitement conservé, immense, une petite ville dans la ville. Le monastère a été fondé en 1579 par Maria de Guzman, une riche veuve très pieuse. Elle en est d’ailleurs devenue la première mère supérieure. A partir du XVIIème siècle et ce jusqu’à ce que le pape y mette fin en 1871, les nonnes, issues des riches familles d’Arequipa, vivaient dans un luxe plutôt incompatible avec leurs (supposées) aspirations religieuses: petites maisons avec chambres particulières, servantes, argenterie, porcelaine de Limoge ou de Delft…

Le monastère, parfaitement restauré, est véritablement magnifique.

La cathédrale d’Arequipa

De l’extérieur, la cathédrale, qui occupe tout un pan de la place d’Armes, est vraiment remarquable. L’intérieur est plus sobre et nous avons apprécié d’avoir un guide pour faire découvrir les trésors de la cathédrale et de son musée. De l’orgue aux milliers de tuyaux, de fabrication belge, aux joyaux étincelants qui servaient à orner les statues, en passant par le magnifique panorama vu du toit du monument, ce fut de nouveau une belle visite.

Dulce o truco

« Dulce o truco » est la version espagnole de « trick or treat », « des bonbons ou un sort » en français. L’an dernier, nous avions fêté Halloween à Dalat, au Vietnam, dans une école d’anglais car les enfants vietnamiens ne célèbrent pas Halloween. Au Pérou, l’influence de la culture nord-américaine est plus forte, et nombres d’enfants sont déguisés en ce 31 octobre.

Les enfants se réjouissent de se déguiser et nous avons préparé des costumes pour l’occasion. Après une matinée de cours, direction le centre commercial: la tradition du porte-à-porte pour réclamer des bonbons n’est pas très répandue au Pérou, si ce n’est dans les centres commerciaux. Il est 16h, l’endroit est bondé, des groupes d’enfants déguisés vont de commerce en commerce pour récolter des douceurs. Nos petits bourlingueurs font une belle récolte.

Le soir, alors qu’elles sont sorties pour faire une petite course, Lise et Joëlle croisent un groupe d’enfants ( et leurs mamans) qui écument les maisons du quartier résidentiel où nous habitons.  Sorcières et fantômes acceptent que nous nous joignons à eux et nous voici parties pour crier en coeur « dulce o truco » dans les interphones! Une petite heure et une dizaine de bonbons plus tard, nous quittons nos amies sorcières pour un repos bien mérité.

Découverte d’Arequipa

Nous avons déjà passé dix jours dans la région d’Arequipa. La ville, située à 2337 mètres d’altitude, ne manque pas d’attraits pour les petits bourlingueurs.

Tout d’abord, c’est une cité coloniale magnifique, dont le centre est parfaitement conservé. Des églises, des monastères, des façades sculptées, des bâtiments parfois superbement restaurés, parfois maltraités par les âges… Pour les enfants avides de nouvelles découvertes, il y a une multitude de sites passionnants à visiter!

Ensuite, la ville présente tous les avantages d’une cité touristique, mais sans les excès: des petites boutiques, des bons restaurants (dans la version de luxe, nous avons testé le restaurant ZigZag et ses délicieuses viandes cuites sur pierre volcanique, dans la version locale, nous nous régalons à petits prix au restaurant Festejo sur l’avenue Ejercito), de véritables chocolats belges (Ocacao dans la rue Palacio Viejo), du bon café (Chaqchao, rue Santa Catalina)… Pour Lise, notre rat de bibliothèque, la plus belle découverte est celle de l’Alliance Française, dont la librairie a des allures de caverne d’Ali Baba. Il y a une centaine de livres pour enfants que le personnel accepte gentiment de nous prêter gratuitement!

Enfin, la ville est située dans un lieu magnifique, dominée par trois volcans aux sommets enneigés. Ce sera pour nous l’occasion d’une superbe excursion sur les hauts plateaux et dans le canyon de Colca.

Pour ne rien gâcher, nous pouvons profiter du confort d’une petite maison dans un quartier calme de la ville. Un très chaleureux merci à Karen et à ses parents qui nous hébergent à Arequipa!