Détente à Bali

Même si Java possède d’immenses richesses culturelles et naturelles, notre séjour dans l’île ne fut pas des plus reposants. La pollution, la densité de population, le traffic incessant font de l’île une étape fatigante. Ajoutez à cela l’ascension de quelques volcans, et vous comprendrez pourquoi nous avons choisi de passer quelques jours plus relaxants sur l’île de Bali.

Nous avons déniché sur internet une villa, simple mais spacieuse, avec jardin et piscine privée. Parfait pour notre tribu. Nous la louerons douze jours. Les journées à Bali seront donc ponctuées par des jeux d’enfants, des parties de cartes entre amis le soir, des orgies de spaghettis sauce tomate, des gros « splash » dans la piscine, des petits-déjeuner à la française, confitures « Bonne-Maman » et baguettes fraîchement préparées, des séances de massage balinais, et des aller-retour pour rendre visite à notre ami Johan et à sa famille qui séjournent eux aussi sur à Bali.

Entre-deux, nous avons également pris le temps de découvrir quelques aspects de Bali, de l’ultra-touristique au plus discret…

La forêt des singes

La forêt des singes se situe à proximité d’Ubud, une petite ville touristique à l’intérieur des terres. C’est une jungle parsemée de temples centenaires, peuplée de nombreux macaques. Ces macaques sont devenus l’attraction principale de ce lieu sacré. Chapardeurs, ils peuvent devenir menaçants envers les touristes, mais sont aussi parfois amusants ou très mignons. L’endroit est agréable même si très fréquenté par les touristes, indonésiens comme européens.

Le temple de Tanah Lot

Une autre excursion nous mène au temple de Tanah Lot, un lieu de culte très populaire. C’est la situation des bâtiments qui est particulièrement exceptionnelle, accrochés aux falaises, perches sur des rochers battus par les vagues. Il y a de nombreux visiteurs lors de notre passage, mais la majesté du lieu reste bien perceptible.

Le traffic de Denpasar

Pour nous rendre chez nos amis, nous avons à plusieurs reprises traversé la ville de Denpasar en scooter. Les embouteillages sont impressionants. Slalomer entre les voitures n’a plus de secret pour nous!

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Galungan et Kunnigan

Les importantes fêtes hindues de Galungan et Kunnigan ont eu lieu les 15 et 25 juillet, alors que nous étions présents sur l’île. De nombreux commerces sont fermés, les Balinais se retrouvent en famille pour faire la fête, les temples sont bondés, les rues décorées de mâts en bambous…

Les temples de Tirta Empul et Gunung Kawi

Nous avons parcouru une longue distance à moto pour nous rendre aux temples de Tirta Empul et de Gurung Kawi, à l’intérieur des terres. Cela en valait la peine; d’abord parce que le route, une fois la circulation côtière dépassée, serpente parfois joliment entre les rizières. Ensuite, parce que les deux temples sont réellement remarquables. Le premier, Tirta Empul, abrite des sources sacrées. De nombreux fidèles se pressent pour se baigner dans les fontaines et se purifier ainsi l’âme. Le second temple, Gurung Kawi, est plus serein. Dans une vallée engorgée, au milieu de magnifiques rizières, le temple est creusé à même la roche. Une belle excursion!

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Ascension nocturne du volcan Kawah Ijen

Après avoir admiré le volcan Bromo, nous faisons en deux jours un trajet de 280km jusqu’à la ville de Banyuwangi, située à l’extrême est de l’île de Java. Les routes sont extrêmement encombrées sur l’île, la circulation y est très chaotique, les règles n’existent pas. Mais FX est rompu à tous les terrains et c’est sains et saufs que nous arrivons à bon port.

Nous choissisons un hotel très bon marché (5 euros/nuit) pour nous reposer quelques heures. A minuit trente, debout! Il est temps de partir à l’assaut du mont Kawah Ijen. Nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre, ni si les enfants vont tenir le coup…

Le volcan culmine à 2386 mètres. On nous promet une ascension d’environ une heure trente jusqu’au bord du cratère, pour ensuite y descendre et y observer un lac, le plus acide du monde (pH 0,2), ainsi que des flammes bleues. Ces flammes ne s’observent que la nuit. Elles résultent des gaz sulfuriques à haute température qui s’enflamment au contact de l’air, produisant des torchères d’un bleu électrique, atteignant parfois cinq mètres de hauteur.

Après une heure trente de voiture, nous arrivons au pied du volcan. Il est presque trois heures du matin, et nous devons absolument atteindre le sommet avant le lever du soleil, vers cinq heures. Nous commençons immédiatement l’ascension. Aron, Sandra, Lise, Loïc et Joëlle prennent les devants, tandis que FX, Capucine, Clara et Emeline montent plus doucement. Il faut dire que la montée est rude et que FX porte Lucie dans le sac à dos.

Après une heure trente d’ascension, les premiers arrivent au bord du cratère. Les fumées de souffre sont denses, les flammes bleues sont invisibles. Nous pensions rester à distance des fumées avec les enfants, mais il serait dommage de rater le spectacle. Malgré l’obscurité, pas d’hésitations, nous nous engageons rapidement sur le sentier rocailleux qui descend abruptement dans le cratère. Seules Capucine, Clara et Emeline préfèrent grimper encore quelques mètres pour mieux observer le volcan depuis le bord du cratère.

Au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, l’atmosphère devient réellement irrespirable. Nous enfilons tous les masques à gaz mis à notre disposition. Nous descendons lentement, sûrement, en nous arrêtant régulièrement pour céder la place aux mineurs qui remontent, chargés de dizaines de kilos de souffre. Lorsque le vent souffle les vapeurs toxiques dans notre direction, nous nous arrêtons, nous accroupissons et fermons les yeux. (FX se fait alors presque insulter par une touriste qui trouve que, non, ce n’est pas un endroit pour les enfants! Pas de soucis pourtant, nous sommes prudents et tous les enfants ont leur masque bien ajusté.)

Arrivés au fond du cratère, le spectacle est magique. De grandes flammes bleues illuminent la nuit. Nous restons plusieurs dizaines de minutes à les observer. Quand le jour se lève, nous découvrons, à quelques mètres seulement, le superbe lac, d’un vert intense. FX, Lucie et Loïc préfère ensuite quitter rapidement l’atmosphère hostile du cratère. Lise, Joëlle, Aron et Sandra s’attardent encore un peu au bord du lac, à proximité des mineurs…

Une dizaine de mineurs s’affairent pour récolter de large plaques de souffre. En effet, les vapeurs de souffre se cristallisent au contact de l’air, formant de grandes plaques jaunes. Les mineurs extraient ce souffre et le transportent, une soixantaine de kilos par trajet, sur leur dos, du fond du cratère au pied du volcan. Là, les acheteurs de souffre les rétribueront pour leur travail. Le prix d’achat de cette matière première est de 0,20 cent par kilos, soit 12 euros par charge, ceci pour effectuer un travail dangereux et exténuant. Le souffre servira à fabriquer des allumettes ou encore à blanchir le sucre.

Lors de notre descente, nous pouvons enfin apercevoir l’éruption du volcan Raung , éruption qui a causé la fermeture de plusieurs aéroports dans la région. Spectacle magique et rare!

L’excursion se termine par un plongeon dans un bassin au pied d’une cascade. Parfait pour se délasser après l’ascension et pour laver la pellicule de souffre qui s’est déposée sur notre peau.

Finalement, tout le monde a réussi l’ascension, malgré le peu d’heures de sommeil. Mention spéciale à Clara et Emeline, qui ne sont pas aussi rompues à la marche que nous, mais qui sont malgré tout arrivées au sommet et ont bien profité du spectacle!

Découverte du volcan Bromo

Après avoir retrouvé nos amis Aron et Sandra dans la ville de Malang, nous repartons, en voiture, pour découvrir le volcan Bromo. Nous avons loué une voiture pour une bonne semaine, ce qui nous permet de prendre quelques chemins de traverse pour explorer la région. On s’entasse tous les dix dans la voiture, après y avoir casé les bagages. Nous ne le savons pas encore mais nous allons rester ensemble jusqu’à Bali!
Bref, nous partons de bon matin vers le volcan Bromo. Il culmine à 2329 m, et son cratère fait 800m de large et 200m de profondeur. Avec ces chiffres prometteurs, nous étions assez excités de le découvrir! Après deux heures de trajet, nous empruntons des chemins de plus en plus escarpés. Tout le monde est parfois obligé de sortir de la voiture car la pente est tellement raide que la voiture ne peut la monter!
Au sommet le spectacle est grandiose : vue sur le volcan, sur la vallée qui l’entoure…
Nous sommes obligés de continuer la route en 4X4. Nous nous entassons de nouveau dans le véhicule, et empruntons un petit chemin encore plus escarpé. Nous passons ensuite dans une superbe vallée, surnommée la « savane » en raison de sa végétation, puis dans un fantastique paysage lunaire. Poussière noire de cendres volcaniques, vent violent, nous pouvons à peine sortir de la voiture et faire quelques photos. Nous continuons ensuite vers le volcan Bromo, que nous gravissons à pied. C’est une montée facile d’environ 20 minutes. Arrivés au sommet, nous avons une superbe vue sur le cratère, d’où s’échappent des vapeurs de souffre assez nauséabondes.

Mais quel spectacle!

 

Au milieu des plantations de thés

Ce que nous n’avions pas anticipé, en louant une voiture à Surabaya, c’est la densité du traffic sur l’ile de Java. Java est l’ile la plus peuplée au monde et la densité de population est réellement perceptible sur les routes. Motos, camions et voitures s’entremêlent sur la voie publique, créant de nombreux embouteillages. Même à l’extérieur des villes, le traffic demeure un flux continu de véhicules en tous genres.

Pour échapper un peu à la cohue, nous empruntons une petite route qui grimpe dans les collines. Notre destination: une plantation de thé dans les collines. Nous y arrivons à la tombée de la nuit. L’ambiance est surréaliste: Il fait frais, les bâtiments et arbustes sont nimbés de brume. Heureusement, nous y trouvons un hôtel, plutôt luxueux et malgré tout bon marché.

Réveil le lendemain matin dans un cadre magnifique, petit déjeuner sur une terrasse qui surplombe les plantations et la vallée. A 9 heures du matin, visite de l’usine où les feuilles de thé sont préparées et conditionnées. Votre thé Lipton, que vous dégustez en Europe, vient peut-être d’ici. La marque achète 70% de la production locale, qu’elle mélange ensuite avec des feuilles d’autre provenance.

Nous clôturons la matinée par une petite balade dans les plantations. Nous voici incollables sur la culture du thé!

Le musée de la banque de Surabaya

Après les excellents musées de la banque visités à Kuala Lumpur et Jakarta, nous avons profité d’une escale à Surabaya pour visiter le musée de la banque local. Les petits bourlingueurs vont devenir incollables dans le domaine de la finance! Pourquoi visiter encore un musée de la banque? Parce qu’il est gratuit, agréable et amusant pour les enfants.

Nous sommes venus à Surabaya pour y chercher notre voiture de location que nous garderons une semaine. Nous profitons donc de l’après-midi pour visiter les quelques monuments historiques de cette grande ville. Première étape à la maison de Sempoerna, une belle maison aménagée en musée et qui abrite également une célèbre fabrique artisanale… de cigarettes! Les rangées de machines sont impressionnantes; il est seulement dommage que nous y arrivions trop tard pour admirer les ouvrières à l’oeuvre. Nous partons ensuite à pied en quête d’un autre monument à visiter et, après avoir dégusté une spécialité locale, une délicieuse soupe de queue de boeuf, arrivons au musée de la banque.

Dans le bâtiment de l’ancienne Javasche Bank, une belle bâtisse datant du début du XXème siècle, une vieille imprimante à billet, d’antiques machines, des comptoirs et un amusant jeux de miroirs autour de la salle du trésor:

 

Yogya et ses environs

Après une semaine passée à Jakarta, nous nous réjouissons de partir à la découverte de l’Indonésie traditionnelle. Pourtant, notre première étape sera une autre ville, de taille moyenne, mais très réputée pour son artisanat et ses monuments historiques: Yogyakarta.

Il faut compter huit heures de train pour parcourir les 600 kilomètres qui séparent Jakarta de Yogyakarta: un record de rapidité sur le réseau ferroviaire d’Asie du sud-est! Le trajet est agréable, le train propre et confortable. Les paysages, rizières émeraudes en terrasses et volcans drapés dans la brume, sont magnifiques.

Le premier jour, nous arpentons la vieille ville de Yogyakarta, de la rue commerçante de Malioboro jusqu’aux plans d’eau du Waterkasteel, en passant par le Kraton, l’ancienne résidence des sultans et par une mosquée partiellement souterraine. La plupart de ces monuments datent du XVIIème siècle. Restaurés au fil des ans, ils sont très bien conservés et splendides.

Le second jour, nous partons explorer l’un des célèbres temples des environs de Yogyakarta, sur le site de Prambanan. Un court trajet dans un bus bondé, nous y voici déjà. Dans un grand parc ombragé se dressent plusieurs temples en ruines, certains entièrement restaurés. Chaque temple est dédié à une divinité hindoue. Comme toujours, nous sommes éblouis par la beauté de l’architecture et des fresques.

Le troisième jour, nous prenons la direction de Borobudur, probablement le site historique le plus célèbre de l’Indonésie : un temple bouddhiste datant du IXème siècle, immense, décoré de multiples stupas et de longues fresques relatant la vie du bouddha. Le site est réellement majestueux.

Yogyakarta est aussi une ville d’artisanat. Nous avons pris le temps de visiter un atelier de fabrication de marionnettes et de flâner dans les nombreuses boutiques de vêtements en batik. Comme nous aimons bien la fantaisie de ces tissus colorés, nous en avons profité pour nous équiper pour la suite du voyage : pour Loïc et François-Xavier respectivement deux chemises, une jupe pour Lise, une petite combinaison pour Lucie. Nous voici prêts à continuer notre voyage vers l’est de l’ile.

 

Dans la jungle urbaine de Jakarta

Jakarta est la troisième plus grande métropole du monde, un immense fouillis de grands immeubles et de petites maisons, de luxueux centres commerciaux et de marchés traditionnels, de voitures, mobylettes, bus, minibus et taxis. Avec ses 10 millions d’habitants (28 millions dans le grand Jakarta) et son réseau de transports en commun peu développé, la ville est surtout célèbre pour ses nombreux embouteillages.

Elle comprend relativement peu de sites touristiques: quelques bâtiments datant de l’époque coloniale hollandaise autour de la place Fatahillah, dans lesquels sont installés des musées souvent sombres et poussiéreux. Nous en avons visité quelques-uns parmi les plus intéressants: le musée de la banque, bien entretenu et très didactique, le musée Wayang, qui possède un belle collection de marionnettes traditionnelles et le musée maritime, sis sur le port, dans un magnifique entrepôt datant du XVIIIème siècle.

Les autres aspects de Jakarta que nous avons découverts, ce sont, d’une part, les nombreux et immenses centres commerciaux, très récents et luxueux, que nous avons arpenté à la recherche d’articles de randonnée et d’autre part, la circulation en Transjakarta, le seul réseau de transport en commun réellement fonctionnel de la ville. Le Transjakarta est un réseau de bus surélévés qui circulent sur leur voie propre, un concept à mi-chemin entre le bus traditionnel et le métro. Les voitures sont bondées aux heures de pointe mais elles permettent cependant d’échapper en partie aux gigantesques embouteillages.

Nous avons également échappé quelque peu à la frénésie de la ville le dernier jour, en nous promenant dans le parc de Taman Mini, un parc à thème qui met en avant la diversité culturelle en Indonésie. Les enfants ont particulièrement apprécié le musée du transport, où ils ont pu grimper sur de vieilles locomotives et rouler en mini-scooter, et le musée des reptiles où ils ont pu caresser un grand python.

Finalement, le coté le plus plaisant de notre halte à Jakarta a été le séjour dans notre maison d’hôtes, chez une famille indonésienne extrêmement accueillante et serviable, dans un quartier typique de l’est de la ville. Les délicieux petits déjeuners indonésiens fait maison vont nous manquer!