Dans la jungle…

Après l’escale à Penang, l’organisation de la suite du voyage prend des allures de casse-tête. Nous avons décidé de continuer notre route en direction de la côte orientale de la péninsule. Mais nous souhaitons également faire une halte en chemin afin de ne pas parcourir d’une seule traite les quelques 400 kilomètres qui séparent les deux côtes.

Le centre de la péninsule est une région peu habitée, des montagnes, de la jungle, peu de villes ou de villages, d’hébergements ou de sites touristiques. Nous dénichons quand même un hébergement dans la petite ville de Dabong, à quelques kilomètres du parc national de Gunung Stong. Voici l’occasion de découvrir un autre aspect de la Malaisie, loin des circuits touristiques et de la modernité.

Après quelques heures de route, nous arrivons à Dabong, paisible bourgade perdue dans les monts et la jungle. Notre logement, que nous pensions être rustique, est en fait une confortable petite maison rose, avec air conditionné, cuisine équipée et salon. Quelle bonne surprise ! Tout comme la petite ville, quasiment un village, où les enfants nous abordent pour pratiquer leur anglais.

Le lendemain de notre arrivée, nous partons en expédition dans le parc de Gunung Stong. Le mont Stong culmine à 1400 mètres, mais nous projetons de grimper seulement 300 mètres pour atteindre le sommet d’une cascade. Selon le règlement du parc, la randonnée se pratique sous la supervision d’un guide. Ne prévoyant qu’une petite excursion, et munis de notre GPS, nous décidons cependant de nous passer des services onéreux d’un guide. A tord, peut-être…

Quelques minutes suffisent pour atteindre le pied des chutes d’eau. Nous traversons la rivière en empruntant un pont délabré, puis nous suivons un sentier qui grimpe fortement sur notre droite. Non seulement la pente est accentuée, mais le sentier est également jonché de roches et de racines imposantes. De plus, il fait extrêmement chaud et humide dans cette jungle dense. Après une heure d’efforts soutenus, nous atteignons une intersection. Nous hésitons, choisissons le sentier menant vers la droite, continuons notre ascension pendant une vingtaine de minutes encore. Le sentier semble désormais s’éloigner de la cascade. Nous décidons de revenir sur nos pas pour emprunter l’autre chemin. Celui-ci descend fortement en direction de la rivière. En quelques minutes, nous atteignons, non pas le sommet de la cascade comme nous l’espérions, mais un palier.

L’endroit est absolument magnifique. L’eau dégringole de la falaise à notre droite et s’échappe dans les rochers à notre gauche. La rivière s’écoule en formant de petites piscines dans lesquelles nous nous pataugeons avec bonheur. Nous piqueniquons sur les roches planes, baignées de soleil.

Au moment de repartir, nous tentons de poursuivre notre chemin le long de la cascade, ainsi que semblent l’indiquer quelques jalons aperçus. Après un quart d’heure d’une descente assez périlleuse sur les roches, il faut se rendre à l’évidence : le marquage est insuffisant, continuer serait dangereux. Commence alors une ascension pénible pour rebrousser chemin, d’abord dans les rochers puis dans la jungle. La chaleur nous accable. Pire, nous avons omis d’emporter une ration suffisante d’eau et nous sommes rapidement assoiffés. Pas à pas, nous parvenons à regagner l’intersection des sentiers. Dès lors, nous entamons la descente, assez ardue, mais bien plus supportable malgré la soif. Nous regagnons ainsi le pied de la cascade, puis l’entrée du parc. Nous dévalisons la petite boutique du parc, qui ne commercialise pas d’eau mais une limonade isotonique et réhydratante.

Malgré la difficulté du parcours, nous sommes tous ravis de la randonnée effectuée. Nous décidons cependant de reporter au lendemain l’excursion suivante, la visite de grottes aux alentours.

Le lendemain, les bagages faits, nous nous rendons aux grottes. Quelques personnes nous indiquent aimablement le chemin qui y mène. Seuls, nous ne l’aurions pas trouvé. Nous grimpons pour atteindre l’entrée de la cavité. Elle est assez grande, facile à explorer, et abrite quelques belles concrétions. Après cette visite, nous reprenons la route, direction la mer.

40 kilomètres plus loin commence une nouvelle mésaventure : au moment de payer un plein d’essence, François-Xavier s’aperçoit qu’il a égaré son portefeuille. Retour à Dabong, petit détour par le parking des grottes et le poste de police, et halte au restaurant de la gare pour déjeuner. Nous ne retrouvons pas le portefeuille, mais la perte est minime : l’équivalent de quelques dizaines d’euros et deux cartes de crédits auxquelles nous avons fait opposition et que nous pouvons aisément remplacer. Après ce contretemps, nous reprenons enfin le chemin de la mer pour nous reposer quelques jours sur une belle plage.

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