Les orangs-outans de Bornéo

Notre séjour à Bornéo est l’occasion de voir les grands primates originaires de l’île, dans leur habitat naturel. Si l’on peut parfois avoir la chance d’apercevoir un de ces singes sauvage lors d’une randonnée dans les parcs nationaux, il est évidemment bien plus facile de visiter l’un des deux centres de conservation de la vie sauvage présents sur l’île.

Le centre de Semenggoh se situe à une vingtaine de kilomètres de Kuching. Il porte secours aux primates malades ou victimes du braconnage. Il abrite aujourd’hui 27 orangs-outans, tout revenus à l’état sauvage ou semi-sauvage. Si les orangs-outans sont capables de subvenir seuls à leurs besoins, la surface du parc est trop petite pour leur permettre survivre de manière autonome. Sans les rations de fruits apportées quotidiennement par le personnel du parc, certains seraient affamés. C’est lors de l’une des ces séances de nourrissage que le visiteur a le plus de chance d’apercevoir un singe. Bien sûr, en fonction de leur humeur et de leur appétit, seuls certains primates viennent jusqu’à la plateforme de nourrissage.

Nous sommes chanceux et apercevons immédiatement 3 orangs-outans. Un peu plus loin, sur une deuxième plateforme, nous verrons encore une maman et son petit, rejoint peu après par un jeune mâle. Pas facile de capturer ces animaux sur pellicule, mais voici quelques images et une courte vidéo:

Le saviez-vous?

Le mot « orang-outan » est un mot d’origine malaisienne. « Orang » signifie « peuple » et « outan » (orthographié « utan ») signifie « forêt »: les orangs-outans sont donc le peuple de la forêt.

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Quelques jours à Kuching

Nous séjournons à Kuching, dans l’état du Sarawak, sur l’île de Bornéo, depuis le jeudi 21 mai.

Formalités de douanes encore à l’aéroport, car l’état du Sarawak requiert un visa différent de celui nécessaire pour pénétrer sur le reste du territoire malaisien. Heureusement, le passage de la douane est rapide.

Kuching est une ville de  taille moyenne, située dans la partie nord-ouest de l’île. C’est une localité agréable, dotée d’une belle promenade en bord de rivière, de quelque bâtiments remarquables et  de nombreux musées. En ces quelques jours, nous avons visité le musée de l’histoire chinoise, qui relate le passé des immigrants chinois au Sarawak et le musée ethnographique, qui abrite de beaux specimens empaillés de la faune tropicale, ainsi que la reproduction d’une maison traditionnelle iban, décorée de crânes humains. Les Ibans font partie des peuples « chasseurs de tête » qui croient que s’emparer du crâne d’autrui procure force et pouvoir. Voilà qui fascine et effraie les enfants. Nous sommes également montés au fort Margherita, un petit fort du XIXème siècle, situé de autre coté de la rivière.

Nous avons également profité de la présence de nos amis allemands, Sandra et Aron, continué les leçons, mangé de délicieux fruits de mer, dégusté de bons cafés…

Nous resterons encore quelques jours dans les environs de Kuching avant de continuer notre route en direction de l’ouest de l’île.

A Malacca

Dernière étape de notre « road-trip » en Malaisie occidentale: la ville de Malacca, à 200 kilomètres au sud de Kuala Lumpur. La cité fut un important port de commerce au moyen-âge, accueillant des navires venus d’Inde, de Chine ou d’Arabie. Sa position stratégique et son commerce florissant attirèrent bien des convoitises et Malacca fut successivement colonisée par les Portugais, les Hollandais et les Anglais. Ajoutez à cela l’influence de migrants chinois et indiens; la ville est aujourd’hui un plaisant mélange de cultures, d’architectures, de religions…

Le centre-ville, de petite taille, est relativement calme et moins soumis au traffic incessant que d’autres villes de Malaisie. La ville abritent de nombreux musées, dont un intéressant musée de la marine qui plait particulièrement aux enfants: une partie de la visite se déroule à l’intérieur d’une réplique de voilier portugais!

Après avoir admiré la ville du haut de la tour de télévision, nous visitons sans contrainte, flânons dans les boutiques d’artisanat, goûtons à une variété de spécialités locales, dont des confiseries à la noix de coco et au durian, un fruit d’Asie au goût et à l’odeur très prononcés, découvrons l’un ou l’autre temple ancien.

Le dernier jour, après avoir consciencieusement préparé les bagages, nous prenons la route en direction de l’aéroport de Kuala Lumpur d’où nous décollerons respectivement, les uns pour la France, les autres pour Bornéo.

 

Le parc national de Taman Negara

Une jungle dense… des moustiques, des sangsues, des serpents et des scorpion… une chaleur moite et étouffante, quelques sentiers de randonnée parfois envahis par la végétation.

Le parc de Taman Negara est un vaste périmètre de jungle préservée, le plus grand de la Malaisie péninsulaire, une forêt tropicale millénaire, la plus ancienne de la planète. Une jungle étouffante et fascinante à la fois.

Après des kilomètres de routes, en direction du sud puis de l’ouest, bordées d’interminables palmeraies, ou parfois de collines dévastées, victimes de la déforestation massive, on se réjouit de découvrir cet espace vierge que seul un sentier de randonnée traverse de part en part.

Pour les petits aventuriers que nous sommes, le parc offre également plusieurs sentiers de randonnées courtes aux alentours du centre d’information. Pour se rendre à Taman Negara depuis le village où nous résidons, il faut traverser le fleuve en bateau-taxi, ce qui ravit les enfants. Nous commençons par une petite balade d’une heure trente en fin d’après-midi. Munis de notre GPS, nous nous écartons des chemins les plus fréquentés pour suivre un sentier à peine visible dans la forêt. Le lendemain, nous partons à la conquête du mont Teresek, un petit sommet à 344 mètres d’altitude. Nous faisons un détour pour admirer la canopée, en nous baladant au sommet des grands arbres, puis nous commençons notre ascension. Petit piquenique au sommet avant d’entamer la descente. Si l’ascension fut raide, la descente est à pic, sur un sentier assez difficile. On finit en longeant la rivière, tout en escaladant parfois les obstacles, troncs ou branches, qui entravent le chemin.

Le troisième jour, Lise et François-Xavier font encore une belle grande randonnée et nous nous retrouvons le soir pour une petite balade guidée. Première rencontre nocturne avec un tapir sauvage, qui vient régulièrement visiter les arrières-cuisines du restaurant du parc. Nous continuons à la lueur des lampes-torches, le guide détecte la présence des petits animaux et nous montre serpents, caméléons, phasmes, scorpions… Près de l’entrée du parc, pas de tigres ou d’éléphants, mais qu’importe, les enfants adorent s’aventurer dans la jungle la nuit.

Après avoir, nous semble-t’il, transpiré pendant ces trois jours tout ce que notre corps comporte d’eau, nous nous réjouissons quand même de retrouver la ville et la civilisation.

Détente à la mer

Quelques jours de détente sur la cote est de la péninsule. La plage est immense et déserte. On se baigne, on se promène le long de la plage, on mange du délicieux poisson et des fruits de mer, on ramasse des coquillages. Les photos parlent d’elles-même.

Loïc a même appris à traverser un bras de mer à la nage, en battant des pieds et des mains!

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Dans la jungle…

Après l’escale à Penang, l’organisation de la suite du voyage prend des allures de casse-tête. Nous avons décidé de continuer notre route en direction de la côte orientale de la péninsule. Mais nous souhaitons également faire une halte en chemin afin de ne pas parcourir d’une seule traite les quelques 400 kilomètres qui séparent les deux côtes.

Le centre de la péninsule est une région peu habitée, des montagnes, de la jungle, peu de villes ou de villages, d’hébergements ou de sites touristiques. Nous dénichons quand même un hébergement dans la petite ville de Dabong, à quelques kilomètres du parc national de Gunung Stong. Voici l’occasion de découvrir un autre aspect de la Malaisie, loin des circuits touristiques et de la modernité.

Après quelques heures de route, nous arrivons à Dabong, paisible bourgade perdue dans les monts et la jungle. Notre logement, que nous pensions être rustique, est en fait une confortable petite maison rose, avec air conditionné, cuisine équipée et salon. Quelle bonne surprise ! Tout comme la petite ville, quasiment un village, où les enfants nous abordent pour pratiquer leur anglais.

Le lendemain de notre arrivée, nous partons en expédition dans le parc de Gunung Stong. Le mont Stong culmine à 1400 mètres, mais nous projetons de grimper seulement 300 mètres pour atteindre le sommet d’une cascade. Selon le règlement du parc, la randonnée se pratique sous la supervision d’un guide. Ne prévoyant qu’une petite excursion, et munis de notre GPS, nous décidons cependant de nous passer des services onéreux d’un guide. A tord, peut-être…

Quelques minutes suffisent pour atteindre le pied des chutes d’eau. Nous traversons la rivière en empruntant un pont délabré, puis nous suivons un sentier qui grimpe fortement sur notre droite. Non seulement la pente est accentuée, mais le sentier est également jonché de roches et de racines imposantes. De plus, il fait extrêmement chaud et humide dans cette jungle dense. Après une heure d’efforts soutenus, nous atteignons une intersection. Nous hésitons, choisissons le sentier menant vers la droite, continuons notre ascension pendant une vingtaine de minutes encore. Le sentier semble désormais s’éloigner de la cascade. Nous décidons de revenir sur nos pas pour emprunter l’autre chemin. Celui-ci descend fortement en direction de la rivière. En quelques minutes, nous atteignons, non pas le sommet de la cascade comme nous l’espérions, mais un palier.

L’endroit est absolument magnifique. L’eau dégringole de la falaise à notre droite et s’échappe dans les rochers à notre gauche. La rivière s’écoule en formant de petites piscines dans lesquelles nous nous pataugeons avec bonheur. Nous piqueniquons sur les roches planes, baignées de soleil.

Au moment de repartir, nous tentons de poursuivre notre chemin le long de la cascade, ainsi que semblent l’indiquer quelques jalons aperçus. Après un quart d’heure d’une descente assez périlleuse sur les roches, il faut se rendre à l’évidence : le marquage est insuffisant, continuer serait dangereux. Commence alors une ascension pénible pour rebrousser chemin, d’abord dans les rochers puis dans la jungle. La chaleur nous accable. Pire, nous avons omis d’emporter une ration suffisante d’eau et nous sommes rapidement assoiffés. Pas à pas, nous parvenons à regagner l’intersection des sentiers. Dès lors, nous entamons la descente, assez ardue, mais bien plus supportable malgré la soif. Nous regagnons ainsi le pied de la cascade, puis l’entrée du parc. Nous dévalisons la petite boutique du parc, qui ne commercialise pas d’eau mais une limonade isotonique et réhydratante.

Malgré la difficulté du parcours, nous sommes tous ravis de la randonnée effectuée. Nous décidons cependant de reporter au lendemain l’excursion suivante, la visite de grottes aux alentours.

Le lendemain, les bagages faits, nous nous rendons aux grottes. Quelques personnes nous indiquent aimablement le chemin qui y mène. Seuls, nous ne l’aurions pas trouvé. Nous grimpons pour atteindre l’entrée de la cavité. Elle est assez grande, facile à explorer, et abrite quelques belles concrétions. Après cette visite, nous reprenons la route, direction la mer.

40 kilomètres plus loin commence une nouvelle mésaventure : au moment de payer un plein d’essence, François-Xavier s’aperçoit qu’il a égaré son portefeuille. Retour à Dabong, petit détour par le parking des grottes et le poste de police, et halte au restaurant de la gare pour déjeuner. Nous ne retrouvons pas le portefeuille, mais la perte est minime : l’équivalent de quelques dizaines d’euros et deux cartes de crédits auxquelles nous avons fait opposition et que nous pouvons aisément remplacer. Après ce contretemps, nous reprenons enfin le chemin de la mer pour nous reposer quelques jours sur une belle plage.

Une courte étape à Ipoh

Sur la route qui mène des Cameron Highlands à l’île de Penang, notre prochaine destination, nous faisons une pause de quelques heures dans la ville d’Ipoh. La ville est assez étendue, moderne, mais conserve quelques bâtiments de l’époque coloniale anglaise en son centre historique. Nous commencons par un déjeuner dans un établissement réputé pour son curry mee, une délicieuse soupe de nouilles au curry. Puis nous continuons par une balade, courte en raison de la chaleur, pour découvrir quelques monuments historiques. Un espresso corsé, pris dans un café installé dans une maison coloniale, et nous voilà prêts à reprendre la route.

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Dans la brume des Cameron Highlands

Les Cameron Highlands sont une zone de montagnes, située au nord-ouest de la péninsule malaisienne. Les highlands sont réputés pour leur climat frais et leurs plantations de thé.

Même si les guides touristiques la vantent, il est difficile de croire qu’à moins de 300 kilomètres de la chaleur de Kuala Lumpur, on trouve une zone de climat tempéré. Et pourtant, lorsque nous atteignons les highlands en début de soirée, la température est effectivement douce, agéable, une vingtaine de degrés à peine.

Grâce à son climat, la région est très prisée des agriculteurs et des touristes. Côté agriculture, les fraises sont cultivées sous serres, selon la méthode dite hydroponique. Ces fraises, fruits exotiques en Asie du Sud-Est, sont très vantées, et assez chères. Nous les avons goûtées, elles étaient peu savoureuses. Pas de regrets pour nos lecteurs, et profitez-bien des bonnes fraises locales de Belgique ou de France!

Le thé, par contre, est délicieux. Les plantations subliment les montagnes; les vagues verdoyantes des théiers ondulent sur les coteaux, dessinant un paysage féerique. Des maisons de thé sont installées au coeur des plantations, nous y dégustons un “afternoon tea”, tout en admirant la vue.

Côté tourisme, la région offre de nombreuses possibilités de randonnées. Dommage que certains chemins et certains paysages soient dégradés par des projets immobiliers peu scrupuleux du respect de la nature. Nous avons effectué deux superbes balades lors de notre séjour. Lors de la première, nous longeons un ruisseau puis traversons la jungle sur un sentier parfois escarpé. La deuxième randonnée nous mène par un sentier abrupt jusqu’au sommet d’une montagne voisine. La vue sur les highlands est magnifique. Nous rentrons à temps pour éviter l’orage, qui éclate fréquemment le soir dans les montagnes.

Nous visitons également une petite ferme aux papillons. Après la pluie, les multiples papillons sont peu enclins à voler et ils s’abritent dans les feuillages. Un guide nous invite à découvrir les différentes espèces d’ophidiens, de batraciens et d’insectes que la ferme héberge. Il ouvre les cages et nous présente les animaux. Loïc et Lucie sont à la fois effrayés et fascinés. Lise est enthousiaste et prends chaque animal, y compris un scorpion venimeux, dans ses mains.

Après cette escale de fraîcheur, nous reprenons la route en direction de la côte malaise.

Les multiples facettes de Kuala Lumpur

Nous avons passé plus d’une semaine dans la capitale Malaisienne. Arrivés de Thaïlande après un long trajet en bus, nous nous sommes offerts le luxe d’un petit appartement meublé, à quelques stations de métro du centre-ville. Nous avons exploré cette ville immense, surprenante, qui a été fondée il y moins de 150 ans.

Kuala Lumpur moderne

En parcourant la ville, on est d’abord frappé par sa modernité. Des lignes de métro ultra-rapides aux gratte-ciel impeccables, en passant par d’immenses centres commerciaux luxueux, Kuala Lumpur est certainement l’une des villes les plus modernes que nous avons visitées. Citons les tours Petronas, joliment illuminées la nuit (“mes tours préférées”, commente Lucie), la tour de la télévision KL Menara, l’une des plus hautes du monde ou le gigantesque centre commercial Pavillion. Certains centres commerciaux sont reliés entre eux par des passerelles aériennes, légèrement climatisées et bien agréables pour échapper au bruit et à la circulation de la ville.

Kuala Lumpur colonial

Le deuxième jour, nous partons à la découverte de l’architecture de l’époque coloniale anglaise. La plupart des bâtiments se situent autour du square Merdeka. Certains, tels le Royal Selangor Club et l’église Sainte-Marie, sont d’architecture classique. D’autres, tels que le ministère de l’information, le musée du textile ou l’ancienne gare, sont des monuments d’architecture moghule, qui mélange styles orientaux et occidentaux.

Kuala Lumpur chinois

Une colonie de mineurs chinois, à la recherche d’étain, est à l’origine de la fondation de la ville. L’influence chinoise est très perceptible au centre-ville, qui porte le surnom de “Chinatown”. Nous nous promenons dans la rue Petaling, une rue piétionne et animée, bordée de d’échoppe d’articles de contrefaçon et de restaurants.

Kuala Lumpur nature

Un des aspects les plus plaisants de la capitale est la présence de nombreux parcs au coeur de la ville. Le plus étonnant est le “Bukit Nanas forest reserve”, un petit coin de forêt vierge intacte et sauvage, au milieu des gratte-ciel. Les autres parcs sont eux soigneusement aménagés et très agréable à parcourir.

Découvrez un petit diaporama de notre séjour:

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