Merci!

Comme certains le savent, je suis revenu, avec Lise, pendant 15 jours, en Belgique. La raison était que ma maman devait faire un séjour à l’hôpital. Nous avons passé du temps avec elle, et aussi du temps chez plein de gens qui ont eu la gentillesse de nous inviter. Je tenais ici, de manière exhaustive, à remercier chacun d’entre vous.

En premier lieu, le personnel de l’excellente assurance Mondiale assistance (assurance Cap aventure achetée chez Chapka direct), qui, en 2 heures, nous ont trouvé un billet Mandalay (Birmanie) – Bangkok, puis Bangkok – Bruxelles en direct et retour. Je tiens vraiment à les remercier car que ce soit tant au niveau des quelques frais de médecin sur place (à Bangkok et Hanoi) ainsi que du retour suite à l’hospitalisation de ma maman, ils ont vraiment été toujours très efficaces.

Maman, qui nous a accueillit chez elle. Oups, elle était surprise de nous voir devant sa porte un samedi matin!

Marie-Noëlle, qui est venu nous chercher et nous reconduire à l’aéroport.

Anne-Catherine et Manu, qui ont accueillit Lise chez eux.

Jean-Marc et Leila, qui ont aussi accueillit Lise.

Bernadette et Frank, Aude et Laurent, pareil!

Mimi, chez qui nous sommes passés à Waterloo.

Johan, Sylvie, Alice, William et Claire. J’ai vu pour la première fois ma filleule qui est née en janvier, quel plaisir! Merci aussi de m’avoir logé et nourrit à plusieurs reprises!

Régis et Stéphanie, qui m’ont invité à partager l’agneau pascal.

Fanny et Boris, qui m’ont logé et nourri dans leur château en pleine rénovation. A cette occasion j’ai aussi revu Nicolas et Val, c’était aussi un plaisir!

Yves et Nadia, qui m’ont nourri et logé – merci pour le très bon morceau de bidoche!

David et Aurélie, qui m’ont invité à manger et chez qui, aussi, j’ai mangé de la très bonne viande!

Capucine, avec qui j’ai passé quelques soirées et qui m’a prêté son divan.

Chantal, Michel et (St-)Nicolas, qui nous ont très gentiment offert le restaurant à moi et à maman.

Eric, qui m’a véhiculé a plusieurs reprises, et qui m’a logé dans d’excellentes conditions!

Sébastien et Régine, qui m’ont invité à manger.

Thibaut et Tania chez qui j’ai passé une bonne soirée.

Pascal du Bon.Comme à Walhain, qui m’a offert du pain et du pain à la grecque, que j’ai ramenés à Bangkok au plus grand plaisir de nous tous. Merci aussi à Gaëtan pour son pain au chocolat!

Les parents de Joëlle ainsi que Anne-Karine et Nicolas, qui ont accueilli Lise pendant un week-end.

Nicoles et Jacques que j’ai croisé par deux fois durant ces 15 jours.

Jèrome, le papa de Elisa, Kate, la maman de Leya, Capucine, la maman de Clara et Emeline, qui ont accueilli Lise

Groly et Valérie chez qui j’ai dégusté, entre autre chose, le meilleur chicon au gratin que j’ai jamais mangé de toute ma vie.

Plein d’amis que j’ai eu au téléphone mais que je n’ai malheureusement pas eu le temps de voir (Patrice, Solenn, Rebecca, Véronique U…)

Xavier, Charles, Thibaut, Jean-Jacques, Fabrice, Philippe, Pouss, Clarence,  que j’ai eu plaisir à revoir et à battre aux cartes!

Etienne, mon ami pâtissier, que j’ai revu à l’école, ainsi que son collègue Carl.

Dirk et Françoise (Le Délit gourmand, Jambes), chez qui je suis allé manger avec Johan (merci d’ailleurs). Les rognons étaient comme toujours excellents.

Laurence, la directrice de l’école primaire, qui a accueilli Lise au sein de l’école une semaine, et qui lui a donné un pull (il faisait froid en Belgique, on n’était pas vraiment équipés).

Les « Madames » de l’école maternelle et primaire que j’ai revu avec plaisir.

Isabelle, Rufus et Elisa, que j’ai eu plaisir à revoir en passant à l’improviste.

Géraldine, avec qui nous avons partagé un repas à Kokuban à Bruxelles, en compagnie de Lise, Marie-Noëlle, Cyril et Maman.

Les parents d’élèves que j’ai croisés.

Olga et Bruno qui étaient aussi surpris de me voir et que Loïc se réjouit de revoir dans quelques mois.

Si j’ai oublié quelqu’un, pardon! J’accepte les insultes par email uniquement!

Merci à tous, on se reverra en septembre.

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Immersion dans la Thaïlande ultra-touristique: aux environs de Krabi

En mettant tous nos séjours bout à bout, nous avons séjourné plus de trois mois en Thaïlande et nous commençons à bien connaitre le pays, à l’exception toutefois de la région qui est pourtant la plus touristique, celle des îles et les plages du sud.

En route pour la Malaisie, c’est l’occasion pour nous de découvrir cet autre visage de la Thaïlande. Le choix de l’itinéraire est difficile: où faire étape? Dans cette région, il existe des centaines d’îles, des milliers de plages et bien plus d’hébergements encore. C’est une compagnie aérienne low-cost qui choisira la destination pour nous: un billet d’avion à un prix imbattable, mois cher que le train ou le bus, pour rallier Bangkok à la ville de Krabi. Nous trouvons facilement un hébergement familial confortable, à proximité de la plage et à une vingtaine de kilomètres de la ville.

La région de Krabi est très belle, pics karstiques qui dominent la côte, longues plages, mer turquoise d’où émergent des îles boisées, et la civilisation très présente. La route qui mène à la plage est bordée d’établissements pour accueillir les nombreux touristes: hôtels luxueux, restaurants et bars branchés, agences de voyage, salons de massage… Cependant, la saison touristique s’achève déjà. Restaurants, bars et plage sont quasiment déserts.

A la plage
A la plage

Comme les prix des transports, excursions, restaurants sont assez élevés, nous nous contentons d’activités bon marché, baignade et jeux sur la plage, et de repas simples, pris dans un restaurant local. Rien d’exceptionnel à vous raconter donc, mais nous avons passé une semaine agréable et les enfants se sont bien amusés.

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Bangkok avec les enfants

Nous commençons à bien connaître Bangkok et nous avons visité de nombreux sites touristiques de la ville. Pas tous, loin s’en faut, Bangkok est une ville qui regorge de curiosités.

Pour nos derniers jours dans la capitale, on se laisse guider par Karen, une amie péruvienne, qui réside à Bangkok depuis quelque mois avec son mari et sa petite fille de deux ans et demi. Notre première expédition nous mène au parc Lumpini, le plus grand parc de la ville, très fréquenté par les familles en mal de verdure. Il y a un lac, des pelouses, une plaine de jeux. Pour le plus grand plaisir de Lise, on commence par une petite excursion en pédalo sur le lac avant de se rendre à la plaine de jeux.

Le lendemain, on découvre le Children’s Discovery Museum, un grand musée, gratuit, dédié aux enfants. Jeux de constructions, déguisements, expériences scientifiques, les petits bourlingueurs peuvent toucher à tout, et ils adorent. On reviendra, c’est sûr!

Songkran, la fête de l’eau

Avec nos petits malades, nous passons quelques jours à Bangkok, au calme dans notre résidence, alors que dans les rues de la ville, c’est la fête. Du 13 au 15 avril 2015, c’est Songkran, la fête de l’eau, le nouvel an bouddhiste en Thaïlande. La fête s’accompagne d’un rituel de purification, qui consiste à arroser délicatement d’eau fraîche les statues de Bouddha, mais aussi les voisins, les amis, les passants… Dans les faits, la fête se transforme en une gigantesque bataille d’eau dans les rues de la capitale.

Le deuxième jour de Songkran, les enfants sont presque rétablis et nous décidons de prendre part à la fête en nous rendant à Khao San Road, le quartier des touristes routards: une succession d’auberges miteuses et bon marchés, de salons de massage, de restaurants aux menus standardisés et de magasins de souvenirs « made in China ». D’ordinaire, nous évitons le quartier, mais nous savons que, pour Songkran, touristes et locaux se retrouvent dans la rue pour faire la fête.

Armés de pistolets à eau, nous voici partis pour explorer le quartier. Au début, on essaie d’éviter les jets d’eau. C’est peine perdue, nous sommes rapidement trempés. Lise s’amuse beaucoup et troque rapidement son petit pistolet contre une arme de plus gros calibre. Loïc et Lucie sont plus méfiants et se réfugient souvent derrière leur maman.

Après la bataille, on se dirige vers un petit parc où la fête continue, de manière plus calme cette fois. Il y a des attractions foraines, gratuites pour les enfants. Heureusement, nous avons pensé à prendre des vêtements de rechange. Bien au sec, les enfants profitent pleinement de la fête!

Retrouvailles à Bangkok

Après une séparation de deux semaines, nous avons retrouvé Lise et François-Xavier à Bangkok. Leur avion a atterri à 5h du matin et ils sont venus nous réveiller dans notre chambre avec du bon pain belge, du chocolat, de la pâte à tartiner… Miam!

L’après-midi, première sortie en famille… à l’hôpital BNH de Bangkok! Les hôpitaux de Bangkok sont très réputés pour la qualité de leurs prestations. Fauteuils moelleux, lustres, la salle d’attente de cet hôpital fait plutôt penser au lobby d’un hôtel de luxe. Direction le service pédiatrique pour Loïc et Lucie, qui ont de fortes fièvres depuis quelques heures. Après quelques analyses, le verdict tombe: grippe de type A. Eh oui, il est possible d’attraper la grippe par 35°c. Nous recevons le traitement adéquat. Diagnostique rapide et service impeccable, nous vous conseillons vraiment cet hôpital si, un jour, vous tombez malade à Bangkok. Cela si toutefois, comme nous, vous êtes bien assurés, car le prix des prestations est élevé.

Voilà pourquoi nous sommes restés quelques jours supplémentaires à Bangkok, en attendant que les petits bourlingueurs se rétablissent.

Les parcs et les pagodes de Yangon

La dernière étape de notre voyage en Birmanie est l’ancienne capitale du pays, Yangon. Avec ses quatre millions d’habitants, Yangon est la plus grande métropole du pays.

Notre auberge est idéalement située en plein coeur de Downtown, le centre historique de la ville coloniale. Comme les deux-roues sont interdits à Yangon (une des bizarreries de la dictature), la circulation au centre-ville est incroyablement dense, chaotique. Les rues, pourtant larges, sont encombrées de véhicules stationnés souvent perpendiculairement au trottoir. Les nombreux bus s’arrêtent en double, triple file. Le contrôleur surgit alors par la portière, et hurle en birman, énumérant probablement les prochains arrêts du bus. Lorsque plusieurs bus sont stationnés, le vacarme est assourdissant. Les trottoirs sont également animés, parsemés d’échoppes ambulantes, de stands offrant de la nourriture. Nous avons peu eu l’occasion d’apprécier la nourriture de rue en Birmanie, nous nous asseyons donc avec plaisir sur des tabourets en plastique, autour d’une table couverte de diverses brochettes. Le principle est simple: on se sert à volonté et, à la fin du repas, la vendeuse compte le nombre de brochettes consommées en recensant les petites piques en bois puis annonce le prix final. Pour une vingtaine de brochettes, nous payons 1800 kyats, soit environ 1 Euro 50. C’est bon et bon marché.

Nous nous baladons un peu dans downtown. C’est un quartier populaire, bruyant et vivant. Les immeubles sont délabrés, les nombreux bâtiments coloniaux sont soit superbement rénovés, s’ils abritent aujourd’hui une banque ou un hôtel de luxe, soit à l’abandon. En plein coeur de la ville, les immenses et magnifiques bâtiments ministériels ont été désertés du jour au lendemain lors du déménagement vers la nouvelle capitale et tombent désormais en ruine. L’animation de downtown est agréable le soir, mais dans la chaleur du jour, nous y échappons en nous réfugiant dans le calme des pagodes et des parcs de la ville.

Il y a l’immense pagode Shwedagon, bien sûr, magnifique au soleil. Comme il fait très chaud, on progresse d’espace ombragé en espace ombragé et on court, pieds nus sur les dalles brûlantes, d’un espace à l’autre. Il nous faudra presque deux heures pour visiter cette large esplanade. Ensuite, on se balade dans le people’s park, très bien entretenu, et doté d’un mini parc d’attraction.

Le lendemain, on choisit la fraîcheur du musée national. Le trône du roi Thibaw est très impressionnant, les enfants  apprécient également beaucoup la collection d’instruments traditionnels (dont un xylophone en forme de crocodile). Cependant le musée est peu entretenu, l’air conditionné fonctionne mal et il fait de plus en plus chaud à mesure que l’on gravit les étages. Après la visite, on dirige donc vers un nouveau parc, celui du lac Kandawgyi. Il y a une petite plaine de jeux, et un longue passerelle en bois contourne le lac. En suivant celle-ci, nous marchons plusieurs kilomètres.

Pour notre dernier jour, avant de prendre l’avion pour Bangkok, nous choisissons de nous rendre dans un parc à proximité de notre hôtel, le parc Maha Bandoola. De nouveau, celui-ci est magnifiquement entretenu, ce qui est surprenant au coeur du chaos de downtown. La petite plaine de jeux est en parfait état, mais il fait trop chaud pour y jouer longtemps. D’ailleurs, il est déjà temps de nous rendre à l’aéroport.

En train de nuit

L’une des difficultés du voyage en Birmanie, c’est la lenteur des transports. Les véhicules, trains, bus, voitures, peuvent rarement circuler à plus de 30 km/h, en raison du mauvais état des voies et des routes. En conséquence, pour parcourir les 600 kilomètres qui séparent Bagan de Yangon, nous choisissons d’expérimenter le train de nuit. 18 heures de trajet, sans compter les retards, mais avec l’espoir d’une bonne nuit de sommeil. Le billet est bon marché, environ 16 dollars pour une couchette, tout en faisant l’économie d’une nuit d’hôtel. Le train étant prévu à 17 heures, nous arrivons à la gare avec un peu d’avance. Notre chauffeur de taxi dépose nos bagages dans la salle d’attente pour touristes: c’est une pièce immense, à l’air conditionné, pourvue seulement de trois fauteuils en rotin. Etrange… Commence alors l’incertitude de l’attente. Combien de minutes de retard notre train aura-t-il? Ces préoccupations ne tracassent pas Lucie et Loïc qui jouent avec une petite voiture télécommandée empruntée au personnel de la gare. A 17h40, le train entre en gare. Nous montons dans l’unique wagon-couchette. Le train est vieillot mais le compartiment très large et les lits plutôt comfortables. De plus, coup de chance, nous serons les seuls occupants de ce compartiment.

Dans le compartiment
Dans le compartiment

Le train s’ébranle et part en cahotant. Les fenêtres ouvertes pallient à l’absence d’air conditionné. Nous traversons des petites villes, des villages. De nombreux enfants nous font signe au passage.  La nuit tombe, Lucie et Loïc s’endorment rapidement. Allongé sur la couchette, on peut voir les étoiles par la fenêtre ouverte. Réveil à 8h30, à l’arrêt dans une gare. Nous achetons le petit déjeuner aux vendeurs ambulants qui nous tendent leur marchandise à travers la fenêtre: oeufs de caille, beignets salés et une bouteille d’eau fraîche. Il reste plus de 200 kilomètres à parcourir. Les gares se succèdent. La matinée s’écoule, il fait de plus en plus chaud dans le compartiment. Finalement, nous atteignons Yangon, avec deux heures de retard, à 13 heures. Un trajet plutôt agréable, même si un peu trop long!

Les temples de Bagan

Bagan est probablement le site le plus touristique de Birmanie. Je redoutais un peu de me frotter aux innombrables touristes qui fréquentent les temples centenaires de cette plaine aride du centre du pays. Quel plaisir donc de constater que les visiteurs ne sont pas si nombreux que cela!

Tout d’abord parce que la période de l’année se prête peu au tourisme: nous sommes au coeur de la saison chaude, peu avant la saison des pluies, et il fait effectivement chaud, très chaud. Plus de 40 degrés centigrade, quotidiennement.. Ensuite, parce que le site est si grand qu’il est facile de s’éloigner des sentiers battus et de visiter des temples à l’écart de toute foule.

Après un trajet nocturne éprouvant dans un bus bondé, doté de sièges vaguement inclinables, nous atteignons notre hôtel, situé dans la petite ville de Nyaung U, toute proche de Bagan, à 5h30 du matin. Heureusement, notre chambre est déjà disponible et nous avons l’opportunité de nous reposer encore un peu avant d’entamer une première journée de visite.

Comme le site de Bagan est plat et étendu, il se visite de préférence à vélo, et, comme il fait très chaud, la majorité des loueurs de bicyclettes propose également des deux-roues électriques. C’est donc à trois sur un vélo électrique que nous partons visiter les temples, à l’aventure. Pas de carte, on se laisse guider par notre instinct et on s’arrête quand un temple nous séduit. Les temples les moins visités sont parfois les plus intéressants pour les enfants, car ce sont les seuls dont les terrasses sont accessibles. On grimpe tels des aventuriers par d’étroits escaliers dans les murs de brique. En haut, la vue est magnifique. Au hasard de notre exploration, on découvre quand même certains temples célèbres ou on s’enlise dans les chemins de sable.

Le troisième jour, pour éviter la routine de nos balades, je décide de louer les services d’un taxi pour nous rendre au Mont Popa, une montagne sacrée située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Bagan. Les enfants ne sont pas enchantés de prime abord, car ils aiment nos flâneries à vélo. Ils apprécient tout de même l’excursion et la nouvelle ascension. Le lendemain, ils sont cependant ravis de faire une dernière balade à vélo.

A 16h, il nous faut quitter la ville, direction la gare. Suite à l’expérience du bus de nuit, bondé et inconfortable, nous avons décidé de parcourir le trajet suivant en train-couchette. Départ de Bagan à 17h (sans compter les retards légendaires sur la ligne, notre train entrera en gare à 17h40), arrivée prévue à Yangon le lendemain à 11h du matin…

Rando et vélo à Hsipaw

Quelques articles pour vous relater les dernières semaines de nos aventures en Birmanie…

Après la frénésie de Mandalay, c’est un plaisir de découvrir la petite ville de Hsipaw, presque un village, dans l’état du Shan. Hsipaw est en altitude, il y fait un peu moins chaud. Les rues sont calmes, le marché animé.

Hsipaw est entourée de petites montagnes où vivent de nombreuses ethnies. A peine arrivés, nous organisons une randonnée guidée de deux jours pour découvrir les montagne environnantes. Départ à 7h30 le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner. La première heure de randonnée se fait sur un terrain relativement plat, facile. Après une courte pause dans un village Shan, l’ascension commence, la pente se fait plus raide. Par chance, il fait gris et la chaleur est supportable. Le guide est plein d’entrain, invente avec moi des jeux pour motiver les enfants. Quant l’ascension se fait trop ardue, nous nous relayons pour porter Lucie dans le sac à dos. Après 6 heures de marche, nous sommes arrivés au premier sommet, un peu de répit avant une nouvelle ascension. Il reste environ une heure de marche pour atteindre notre but, un village de l’ethnie Palaung où nous passerons la nuit. Lucie n’a déjà plus très envie de marcher lorsqu’une moto s’arrête à notre hauteur. Des villageoises rentrent chez elles après avoir fait des achats en ville. Lucie s’installe gaiement entre les dames et les paquets, et la voici partie, toute heureuse. Evidemment Loïc est jaloux, mais il faut peu de temps pour que l’on arrête un deuxième deux-roues qui accepte de le prendre en stop. Restés seuls, les adultes peuvent accélérer le pas pour atteindre le village de Pankam trois quarts d’heure plus tard.

Le village est assez grand, plus de 100 familles. Chaque foyer a sa propre installation solaire qui lui permet de produire l’électricité dont il a besoin. Il y a deux points d’eau, dont un a été installé récemment avec l’aide d’une organisation non-gouvernementale. L’école, un bâtiment assez large, est close aujourd’hui: ce sont les vacances scolaires. Les Palaung sont d’excellent cultivateurs de thé, qu’ils appellent “l’herbe de l’immortalité”. C’est la saison de la récolte: en nous promenant dans le village, nous croisons de nombreux groupes de cueilleurs qui rentrent au village chargés d’un panier rempli de feuilles vertes.

Une fois récoltées, les feuilles de thé sont déposées en vrac sur de larges nattes de bambous. Le soir venu, famille et voisins se réunissent pour l’opération de “roulage” du thé. Les feuilles sont d’abord étuvées pendant une dizaine de minutes puis déposées, fumantes, sur une table garnie d’un tapis de bambou. Chaque participant saisit alors un petit tas d’herbes brûlantes et entreprends de le rouler, un peu comme s’il abaissait une pâte avec un rouleau à pâtisserie imaginaire. L’opération de roulage ne dure que quelques minutes mais est essentielle pour minimiser l’amertume du thé. Certaines familles utilisent une petite machine pour rouler le thé; cela amuse beaucoup Loïc. Après le roulage, le thé est emballé pour être vendu en ville.

Nous dormons dans la maison du chef du village. Le confort est sommaire mais acceptable, les repas végétariens sont tout simplement délicieux. La salade de feuilles de thé vert est une merveille. Pas d’alcool, je vous laisse deviner quelle est la boisson que l’on nous offre chaque fois que nous sommes invités à franchir le pas d’une porte…

Le lendemain, nous repartons tôt en direction de la ville, nous avons plusieurs heures de marche devant nous. Nous prenons un sentier escarpé vers le sud. Après l’orage de la veille, il fait maintenant beau et chaud, un peu trop pour des randonneurs. Heureusement, nous ne faisons que dévaler la montagne. Nous sommes de retour à l’hôtel en début d’après-midi.

Après cette belle randonnée, le reste de notre séjour à Hsipaw sera consacré à l’exploration oisive des environs de la ville à vélo. Sous la chaleur, chargée des deux enfants sur le porte-bagage, difficile d’envisager une longue excursion. On commence par longer la rivière vers le sud, on traverse des villages, on retourne en ville juste à temps pour éviter l’averse. On s’installe sous un abri, à la terrasse d’un café, et on contemple le déluge sur la rivière en dégustant un délicieux café Shan et un bon gâteau au chocolat. Le lendemain, on s’aventure au nord, on visite un monastère, des temples en ruine et on s’arrête pour paresser et jouer dans le grand jardin ombragé d’un petit restaurant familial. Vers 16h, il est tant de rentrer pour se préparer à l’épreuve du bus de nuit en direction de Bagan, dans le centre de la Birmanie.

Encore Mandalay

Quelques lignes pour raconter la suite de nos aventures à Mandalay. Nous avons choisi de passer deux journées calmes, avec visites le matin seulement et jeux et études l’après-midi.

La première matinée, notre chauffeur de taxi nous propose de visiter le monastère aux serpents, à une vingtaine de kilomètres au sud de Mandalay. Le monastère abrite trois pythons;  nous arrivons juste à temps pour assister à la cérémonie du bain. Les pythons sont hors de leur sanctuaire. Nous pourrons les photographier, les toucher et même les nourrir.
A quelques centaines de mètres du monastère se trouve en site étrange, mi à l’abandon où se dresse des dizaines de stupas très anciens, certains restaurés, la plupart en ruine. C’est magnifique.
Ensuite, nous retournons en ville pour visiter l’un des temples les plus célèbres de Mandalay, la pagode Mahamuni. Les fidèles se pressent pour déposer des feuilles d’or sur la statue du Bouddha, qui est désormais recouvert d’une solide couche du métal précieux. On profite encore de notre véhicule pour aller visiter une fabrique de feuilles d’or. Les ouvriers tapent avec une masse sur des rubans d’or pendant plus de cinq heures pour créer ces délicates feuilles.
La seconde matinée, nous nous rendons à pied à un monastère qui abrite un petit rocher d’or. Un défilé de nonnes et des chants attirent notre attention. Nous nous dirigeons vers une salle qui s’avère être le réfectoire. Une dame s’avance vers nous. C’est elle qui offre le repas aux quelques 500 nonnes du monastère. Dans la religion bouddhique, il importe d’améliorer son esprit, son kharma, par de bonnes actions. Cette dame propose un repas aux nonnes 4 fois par mois et leur fait distribuer également des objets de première nécessité comme du savon ou de la lessive. Nous sommes invités à partager le repas. Certaines nonnes ne sont pas plus âgées que Lise ou Loïc. Ce sont des enfants issus de famille pauvres, ou des orphelins, qui reçoivent un toit, de la nourriture et une éducation au monastère. Nous découvrons ici un autre aspect de la société birmane.