Une journée à Nong kiaw

C’est notre dernier jour à Nong kiaw. Nous partons le 31/12 pour Luang Prabang, LA ville historique du Laos.

Deux sites intéressants sont accessibles facilement à pied depuis le village : les grottes de Tham Pha Thok, et le point de vue. Nous commençons par les grottes qui sont accessibles par la route. Comme il y a très peu de trafic au Laos, le balade est agréable, sous le soleil de midi. Nous arrivons à la grotte principale, qui servait, pendant la guerre du Vietnam, à abriter le gouvernement communiste de la province de Luang Prabang. C’est une grande grotte, composée de plusieurs salles. Les enfants découvrent, jouent avec la lampe de poche, bref, les grottes, c’est toujours un succès.

Nous dinons sur place, nous avions emportés un pique-nique avec nous : saucisses grillées et nems accompagnés d’une sauce aux cacahuètes – un délice!

Nous reprenons ensuite la route en sens inverse, 3 km vers le village. Peu avant le village, nous entamons l’ascension vers le point de vue. Un panneau  indique l’ascension est longue de 2 km et qu’il faut 1 heure 30 pour parvenir au sommet. Nous mettrons 1h45 pour grimper, le chemin est escarpé. Pour certains passages, nous devons nous aider d’une corde attachée aux rochers. Papa porte Lucie, qui, après les 6 kms parcourus le matin, dort paisiblement dans le sac à dos.

Au sommet, la vue à 360 degrés est extraordinaire. Notre GPS nous indique 1.5km de montée pour 450m de dénivelé! Nous profitons de cette vue pendant presque une heure. Les enfants sont émerveillés et restent assis plusieurs minutes à regarder le paysage.

Le temps passe, il est 17h. Le soleil se couche dans une demi-heure. Nous entamons la descente qui va durer 1h15, et que nous terminons à la lueur d’une lampe de poche. Après cette marche difficile, les enfants sont bien fatigués mais très contents de leur journée.

 

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Une randonnée aux 100 cascades

Nong Khiaw n’est qu’à une vingtaine de kilomètres de Muang Ngoy, le lieu de notre étape précédente. Nous avons cependant décidé d’y rester quelques jours. D’une certaine manière, c’est un retour à la civilisation: à Nong Khiaw, il y a une route, un pont, des distributeurs de billets (fort heureusement, car nous avons terminé le séjour à Muang Ngoy avec seulement 130000 kips en poche, c’est à dire moins de 15 euros). Nong Khiaw est moins languide que Muang Ngoy, mais son décor est tout aussi spectaculaire.

Nous réservons rapidement une randonnée guidée pour nous rendre aux 100 cascades le lendemain. Impossible d’effectuer la randonnée par nos propres moyens, celle-ci débute par un trajet d’une heure en bateau puis suis des sentiers non balisés au pied de la montagne. Il fait un temps splendide, le trajet en bateau est agréable. Arrivés au village, point de départ de la randonnée proprement dite, nous continuons notre chemin à pied à travers forêts et rizières. Il faut traverser plusieurs cours d’eau à gué, les sandales sont déjà mouillées. Après une heure de marche, nous voici déjà au pied des cascades. Nous entamons l’ascension, les pieds dans l’eau. Escalader les roches, se faire éclabousser par les chutes, les enfants adorent! Excepté Lucie qui s’est réfugiée dans le sac à dos: la montée est trop difficile pour elle car, là où nous avons de l’eau jusqu’aux mollets, elle serait immergée jusqu’à la taille.

Une heure d’ascension au coeur de la cascade, certaines portions de roches sont difficiles à grimper, mais les enfants s’en tirent à merveille. Arrivés au sommet, on admire la vue, on déjeune et on se sèche au soleil. Nous redescendons, au sec, par un sentier dans la montagne. Une magnifique randonnée très originale et rafraîchissante!

Une longue étape à Muang Ngoy

Muang Ngoy est un petit village de quelque milles âmes, au bord de la rivière Nam Ou. On ne peut y accéder que par bateau. Le village est un curieux mélange d’authenticité laotienne et de petites infrastructures touristiques. Des bungalows en bambou bordent le rivage, pour accueillir les voyageurs qui paressent sur les terrasses en sirotant des cocktails. Le long de l’unique rue du village, on trouve des restaurants, des bars et des petites échoppes.

C’est un lieu qui invite à la nonchalance; nous y avons d’ailleurs passé deux jours à jouer et à lézarder sans contraintes. C’est aussi un endroit magnifique qui mérite d’être exploré. La première balade, effectuée le lendemain de notre arrivée, nous a emmenés au sommet d’une colline, pour admirer un superbe point de vue sur la rivière et le village. Une heure de grimpette, raide, à flanc de montagne, en escaladant rochers, échelles de bois et de bambous, pour parvenir au sommet: la vue en valait la peine! Nous avons même exploré deux grottes sombres et très longues à mi-chemin de l’ascension.

La deuxième balade était plus conséquente: nous avons suivi l’unique piste qui sort du village, longé la rivière, traversé à gué, parcouru le sentier au milieu des rizières pour atteindre le hameau de Ban Na. 12 kilomètres aller-retour mais quel plaisir de déguster un café à la terrasse de l’unique restaurant du village en contemplant les montagnes et les rizières!

Après 5 jours passé à Muang Ngoy, nous reprenons demain le bateau en direction de Nong Khiaw, un village à peine plus grand mais un peu plus touristique.

En bateau sur la rivière Nam Ou

Quelques jours après notre grande randonnée, nous quittons le petit village de Muang Khua, à la frontière vietnamienne, pour nous rendre une centaine de kilomètre plus au sud, dans le village isolé de Muang Ngoy. Aucune route ne mène à Muang Ngoy, il faut s’y rendre en bateau en descendant la rivière Nam Ou. Notre bateau est une sorte de longue pirogue en bois. 3 heures de navigation pour nous rendre à notre destination, mais le trajet est plutôt agréable. Certes, il fait de nouveau froid en matinée. Prévoyants, nous nous sommes tous chaudement vêtus. Les vestes sont d’autant plus utiles lors du passage de petits rapides, où l’on est un peu éclaboussés! Lorsque les nuages se dissipent, les paysages spectaculaires se révèlent, et l’on aperçoit bientôt les huttes en bambou du village. Sous le soleil, le petit village de Muang Ngoy est bien accueillant!

Trois jours de trek dans les montagnes du Nord

Avec quelques jours de délai, voici le récit de notre excursion au Nord du Laos!

En effet, depuis le début du voyage, nous avons effectué de nombreuses randonnées. Arrivés à Muang Khua, un petit village dans le nord du Laos,à proximité de la frontière vietnamienne, nous nous renseignons immédiatement sur les possibilités de randonner dans les montagnes environnantes. Nous sommes particulièrement attirés par les propositions de treks de plusieurs jours. Nous hésitons quand même un peu, les prix sont un peu élevés, supérieurs à notre budget, l’expérience vaut-elle de dépenser autant?

Nous l’avons tenté et nous en sommes ravis. Des paysages magnifiques, des sentiers superbes, la découverte de villages isolés… Un confort très spartiate aussi: on se lave à l’eau froide à l’unique point d’eau du village, on s’éloigne un peu dans la forêt pour aller aux toilettes et on dort sur des nattes en bambous dans l’unique pièce de la maison. Les villageois sont étonnés de nous voir, peu de touristes passent dans ces villages. Particulièrement les enfants sont curieux, Lise a eu beaucoup de succès avec sa corde à sauter!

Plus de détails sur ces trois jours formidables en images:

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En route vers le Laos

Nous sommes le 17/12, dernier jour de notre séjour de 3 mois au Vietnam. Debout 4h30! Il fait froid, on s’habille vite fait et on saute dans un bus. 1h30 plus tard et 37 km de route, nous atteignons la frontière du Vietnam-Laos. Première étape : sortir du Vietnam. On est dans la montagne, il est 7h du matin. Le ciel est bleu azur mais il fait extrêmement froid! Quelques tampons plus tard on remonte dans le bus pour quelques minutes. On atteint le poste de frontière du Laos. Deuxième étape : remplir plein de documents en 5 exemplaires. On donne nos passeports, les documents remplis et les photos. Puis vient ensuite l’étape paiement : il y a toujours plein de suppléments de 1 ou 2 dollars. Bref, on pense en avoir terminé, puis avant de remonter dans le bus une dernière étape nous attend : la prise de température. Cela nous coûte 2 dollars pour toute la famille!
2 h plus tard nous arrivons dans le petit village de Muang Khua, au Laos. Nous descendons du bus et nous avons une idée de la guest house où nous voulons aller. Elle se trouve de l’autre côté du pont suspendu. Nous traversons ce pont très impressionnant, Lucie tient bien la main de Maman : ça balance pas mal! Il fait très beau, la vue depuis la chambre est splendide. Nous prenons deux chambres doubles toutes simples à 4 eur. Ça ne pouvait pas être mieux. La grande aventure du Laos peut commencer!

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Etape à Dien Bien Phu (suite)

Nous apprécions beaucoup cette étape à Dien Bien Phu. Tout d’abord, le soleil qui était absent depuis une quinzaine de jours est réapparu. Les températures sont toujours fraîches matin et soir, mais vraiment agréables en journée. Ensuite, la petite ville de Dien Bien Phu, au nom si célèbre, est calme et peu fréquentée par les touristes. Nos trois petits bourlingueurs font sensation dans la rue. Ainsi, lors d’une escapade au petit marché de la ville, où les femmes des ethnies montagnardes viennent vendre leur production, les enfants ont récolté, avec leur seul sourire, trois oranges, un légume blanc à la saveur sucrée, deux paquets de biscuits de riz et même une paire de sandales en plastique rouge.

Après une matinée studieuse, nous partons visiter les quelques sites touristiques de la ville. Le premier jour, visite du bunker du colonel de Castries. Le deuxième jour, nous découvrons le cimetière vietnamien, un large lieu de recueillement dédié aux soldats de l’armée Viet-Minh et le récent musée de « la victoire historique de Dien Bien Phu ». Le musée, entièrement neuf, renferme de nombreuses reliques de la guerre pour l’indépendance. Les explications, pourtant traduites en anglais et français, sont parfois mystérieuses, mais les mises en scène, notamment celle qui démontre comment les combattants Viet-Minh sont parvenus à convoyer des canons à travers la jungle pour s’assurer la victoire, intéressent beaucoup les enfants. Le troisième jour, nous grimpons sur la colline A1, un des postes de défense de l’armée française. L’endroit a été préservé en l’état. On y trouve des tanks, des fils barbelés, mais surtout un dédale de bunkers et de tranchées, les vestiges d’une histoire tragique qui font le bonheur des enfants aujourd’hui. Quatrième et dernier jour studieux, nous clôturons les leçons de la semaine avant d’affronter les 359 marches qui conduisent au sommet de la colline D1, coiffée d’un magistral monument.

Demain, debout à 4h30. Nous prenons un bus qui nous emmène dans le nord du Laos!

Etape à Dien Bien Phu

La ville de Dien Bien Phu sera notre dernière étape au Vietnam. Dans quelques jours, nous serons au Laos.

Le nom de Dien Bien Phu résonne dans notre mémoire collective, mais en Belgique, on ne sait pas toujours exactement ce qui s’y est passé. Et bien, c’est un peu comme à Waterloo, les Français y ont pris une raclée, ce qui a sonné la fin de l’Indochine. C’est un peu résumé, mais si vous voulez en savoir plus, lisez cet article, ici.

Les Français tenaient la ville de Dien Bien Phu, les Vietnamiens les bombardaient depuis les collines environnantes. Les Français pensaient que vu l’isolement de cette ville, les Vietnamiens ne pourraient pas venir avec des canons. Erreur, les armées Viet-Minh ont transportés des canons à travers la jungle et ont assiégé la ville pendant 54 jours. La bataille de Dien Bien Phu se termina par un assaut des troupes Viet Minh, le 7 mai 1954.

Aujourd’hui, Dien Bien Phu est principalement une ville étape pour les quelques voyageurs qui décident d’entrer au Laos. En effet, la frontière du Laos se situe à seulement 30 kilomètres. Les voyageurs ne restent en général qu’une nuit à Dien Bien Phu, entre le bus venant de Hanoi et celui partant au Laos. Comme il nous reste trois jours de visa vietnamien, et que nous avons besoin de calme après la trépidante Hanoi, et bien, nous allons y rester un peu. De plus, ça nous permet d’avancer dans les cours de Lise.

Ce samedi, première journée. Tout frais débarqué du bus et après un repos d’une heure, nous arpentons cette ville calme. Un bon café bien fort et un très bon repas nous remettent d’aplomb. La nourriture est très différente de celle proposée à Hanoi. Nous trouvons ce qu’on appelle le riz gluant, un riz mauve, très compact. On fait de petites boules avec les mains, on trempe ces petites boulettes dans de la sauce puis dans des cacahuètes pilées, un délice. Nous avons accompagné le riz  d’un haché de porc épicé (les enfants commencent à apprécier de manger épicé) et d’un autre plat de boeuf.

Nous avons consacré l’après-midi à nous promener autour de Dien Bien Phu. Première étape, visite du cimetière français. Il n’y a pas de tombes à proprement parler, juste une plaque commémorative et quelques arbres planté de-ci de-là. Ensuite, nous avons visité le bunker du commandant général de Castries, chef des diverses unités de l’armée française présente lors de la bataille de Dien bien Phu. Ce bunker a une forme tout a fait originale et est resté intact. Cela a permis aux enfants de bien s’amuser et de jouer à cache-cache.

Nous avons terminé l’après-midi en découvrant par hasard une fête foraine très locale: mini-voiture, auto-scooters, mini « montagne russe » – les enfants ont adorés!

Nous sommes rentrés donner les cours à Lise et Loïc, puis nous sommes ressortis pour manger un demi-canard accompagné de riz. S’en est suivi une longue nuit pour tout le monde, pour récupérer du long trajet de la veille en bus de nuit!

On a sauté (du bus) à Dien Bien Phu!

Ca y est, on quitte Hanoi! Les bobos sont en cours de guérison, l’ordinateur est réparé! Nous sommes immédiatement allés acheter un billet à la gare de bus, pour le soir même. Direction : Dien Bien Phu, notre dernière étape au Vietnam. Nous aurions bien voulu explorer le nord plus longtemps, tant pis, on reviendra dans quelques mois!

On ne sait pas trop à quoi s’attendre avec ce bus de nuit, même si on en a déjà pris en Chine, il y a quelques années. Lors de ce voyage-ci, on s’était promis de ne pas en prendre, vu l’état des routes, la manière de conduire des Vietnamiens, etc… Et bien, on n’a pas été déçu!

Nous sommes montés dans le bus de la compagnie Hai Van Express à 19h30. Hai Van étant la meilleure compagnie du nord, on pensait que le bus allait être nickel. En fait, pas vraiment. Nous avions réservé les 5 couchettes à l’arrière du bus. Bon, en fait il y en avait 4, plus un petit matelas entre les deux couchettes centrale. Joëlle y a passé la majeure partie de la nuit! Les couvertures étaient propres, les couchettes un peu moins. On s’est installés tant bien que mal. Notre grand sac à dos a aussi fait le voyage avec nous sur les couchettes, les coffres du car étant pleins. C’était chouette, on n’avait déjà pas trop de place dans nos couchettes!

Le bus a pris la route à 19h45. Il a mis mettre exactement 11h pour parcourir 445km. La route était mauvaise, voire parfois très mauvaise. De plus, c’était pratiquement uniquement des routes de montagne.  Montée, descente, tournant à gauche, tournant à droite, coup de frein… Bref, un des trajets les plus inconfortables que nous ayons jamais vécu! De plus, les pilotes (car c’en était, vu la manière dont ils conduisaient), ont tout fait pour arriver à l’heure…

Bilan :

Loïc a dormi 6h, s’est réveillé, à mangé un biscuit, puis s’est rendormit 5h.

Lucie s’est endormie 1h, puis s’est réveillée et s’est rendormie par épisode. Effrayée par les soubresauts du bus, elle demandait souvent à papa: « papa, tient-moi! »

Lise a mal dormi, avec son épaule douloureuse, il était difficile pour elle de trouver une bonne position.

Joëlle a très mal dormi sur sa mini-couchette. Dû à sa position très inconfortable, son genou douloureux s’est rappelé à son bon souvenir.

François-Xavier a rassuré Lucie et Lise, a passé sa mauvaise humeur (un peu) sur Joëlle, a essayé de regarder un peu son ipad, et n’a pas fermé l’oeil de la nuit. La bonne odeur des freins qui surchauffent le gardait éveillé.

Moralité : le refera-t-on? Oui, sans doute. Mais à priori, on évitera les trajets de nuit. Mais bon, on n’a pas toujours le choix. Et finalement, c’était une expérience de plus!

En sortant du bus à 6h45, un peu groggy par cette nuit, on était :

– content de sortir du bus, qui ne s’est arrêté que quelques instants, juste le temps de nous expulser!

– content d’arriver à l’hotel (très confortable) et de pouvoir s’allonger 1h avant d’entamer une des dernières journée au Vietnam.

Selfie familial en arrivant à l'hôtel.
Selfie familial en arrivant à l’hôtel.