Aventures à mobylette

Nous vous avions promis une semaine plus calme, entre piscine et plage. Pourtant, après une journée passée à jouer dans l’eau et à lézarder, nous décidons de louer deux mobylettes pour une petite promenade dans l’île.

Drôle d’idée, penserez-vous, d’embarquer trois jeunes enfants pour une telle balade. Cependant, circuler à mobylette avec des jeunes enfants, voire des bébés, est une pratique courante au Vietnam. Nous voyons souvent des familles entières chevaucher le même véhicule; ces petites motos, pratiques et passe-partout, sont le moyen de transport préféré des vietnamiens.

Pour moi, qui n’a qu’une pratique quasi inexistante du deux-roues, conduire un scooter est déjà un défi. Manoeuvrer au coeur de la circulation locale (même si elle est, fort heureusement, bien moins dense qu’à Ho Chi Minh Ville) avec Loïc à bord relève presque de l’exploit. Cependant, je décide de tenter l’aventure: nous choisissons 5 casques, François-Xavier installe Lucie devant lui et Lise derrière, je mets LoÏc sur ma moto et nous partons.

Quelques kilomètres sur la grand-route, un peu stressée, pas trop de circulation, tout va bien. Nous arrivons en centre-ville, les rues sont étroites, la circulation se fait plus dense. Nous traversons un petit pont en métal, puis un autre, fait de planches de bois. Les rues principales sont barrées, en travaux; nous devons passer par de minuscules ruelles. Nous zigzaguons, revenons sur une route plus large, inondée cette fois. Les mobylettes traversent facilement l’étendue d’eau, et nous voici de nouveau sur un grand boulevard. Quelques kilomètres encore, puis nous tournons à gauche dans un sentier boueux et cahoteux. Nous atteignons rapidement notre destination, le but de notre escapade: la piste d’atterrissage de l’aéroport désaffecté. Devant nous, une large bande de tarmac en parfait état crée un décor presque surréaliste. Là où circulaient, il y a peu de temps, les avions, ce sont quelques mobylettes, un camion, un bus qui profitent de l’aubaine de cette nouvelle « route », large et sans défaut.

Le tourisme est en pleine expansion à Phu Quoc, et l’aéroport, trop petit, trop près du centre-ville a été tout simplement abandonné en décembre 2012, au profit d’un autre aéroport, plus moderne et plus grand.

Les petits bourlingueurs sont prêts à décoller, et nous nous élançons sur la piste. C’est amusant; nous voyons clairement le marquage au sol destiné aux avions, et la tour de contrôle désaffectée. Arrivés au bout de la piste, nous sommes toujours au sol: pas de super fusées, ni de méga-boost dans nos mobylettes pour nous envoler. Tant pis, nous continuons, cette fois sur une route « normale ».

Pour corser l’aventure, nous nous égarons dans un marché de rue: étals, piétons et mobylettes s’entremêlent, la circulation est extrêmement malaisée. Nous trouvons la sortie, ouf, et nous dirigeons de nouveau à travers les ruelles vers notre hôtel. Un petit stop pour nous ravitailler et nous somme prêts à repartir. Nous ne sommes plus qu’à quelques kilomètres de l’hôtel. Trop facile, me direz-vous, sauf que… ma mobylette refuse de démarrer à nouveau. Quelques passants généreux essaient de nous aider, rien n’y fait, je suis comme échouée au bord de la route, si près du but. François-Xavier part seul chercher de l’aide et revient une demi-heure plus tard, accompagné d’un mécanicien. Un fusible a sauté. Loïc et moi enfourchons une mobylette de remplacement. Je craignais de rouler le soir, entre-temps, la nuit est tombée. Heureusement, nous ne sommes plus très loin, heureusement, car la pluie qui menaçait depuis quelques instant se met subitement à tomber: une averse tropicale si violente que l’on y voit à peine. Plus qu’une centaine de mètres, nous sommes trempés, la rue qui descend vers notre hôtel est devenue un torrent de boue. Arrivés, notre loueur de mobylette nous accueille avec un parapluie, devenu bien inutile tant nous sommes mouillés.

Plus tard, une bonne douche chaude et un délicieux repas pris dans la chambre d’hôtel nous ont remis d’aplomb et nous sommes prêts à repartir demain pour de nouvelles aventures.

Les petits bourlingueurs, prêts à repartir en balade.
Les petits bourlingueurs, prêts à repartir en balade.
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