Visites guidées de Popayan

Surnommée "la ville blanche", Popayan est une petite ville de Colombie, à environ 300 kilomètres de la frontière avec l’équateur. Nous y parvenons en fin d’après-midi, après une étape nocturne à Pasto, plus au sud, et un long trajet sur des routes sinueuses.

Nous tombons immédiatement sous le charme de cette ville aux maisons blanches, aux églises ouvragées, aux ruelles animées de piétons, mobylettes et vendeurs de rue. A la fois paisible à l’ombre des immenses feuillus de la place centrale, pleine de vie et de saveurs dans les nombreux cafés et lieux gastronomiques, chargée d’histoire et de sciences dans les multiples églises et universités, la ville nous enchante au point d’y prolonger notre séjour.

Retour à nos amours pour la culture et l’histoire du pays, nous bénéficierons de plusieurs visites guidées de lieux emblématiques de la ville, certaines organisées, comme le tour à pied dans le centre historique, d’autres improvisées comme la visite des locaux de l’université avec Rodolfo, qui y a enseigné.

Quelques aperçus et enseignements de nos visites:

  • La ville a acquis son surnom de ville blanche suite à une invasion de rats. Pour combattre ce fléau, le maire a ordonné de chauler tous les murs des maisons, églises et autres bâtiments. Les rats sont partis et la ville a gagné son surnom.

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    La ville blanche
  • La tour de l’horloge, emblème de la ville, a été plusieurs fois "raccourcie", conséquence des tremblements de terre successifs (le dernier a d’ailleurs été fatal au mécanisme horloger).

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    La tour de l’horloge
  • Le dernier tremblement de terre majeur a eu lieu en 1983 et a fortement endommagé la cathédrale. Le pape Jean-Paul II s’est rendu dans la ville quelques jours après la catastrophe pour encourager la reconstruction du site, comme en témoigne ce vitrail:

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    Hommage au pape Jean-Paul II
  • Popoyan est aussi surnommée la Jérusalem de l’Amérique du sud en raison de ses multiples églises et de ses traditions catholiques. La procession de la semaine sainte y est spectaculaire et surpassée seulement par celle de Séville, en Espagne.IMG_0085

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    Eglises de Popayan
  • L’oeuvre relatant la légende de Popayan et exposée à huis-clos dans les locaux de l’université est la plus grande oeuvre peinte sur une unique pièce de lin au monde. L’artiste mit 30 ans à l’achever.

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    La ville blanche
  • Certaines maisons anciennes sont équipées de chasse-sorcières, gouttières acérées auxquelles les sorcières accrochaient leur longues robes. Toute femme aperçue vêtue d’une robe déchirée ou abimée était immédiatement suspectée de sorcellerie!

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    Un chasse-sorcière

Nous avons appris encore bien d’autres choses en visitant les musées d’art religieux (dont la conservatrice n’a eu de cesse d’admirer l’intérêt et l’enthousiasme des enfants) et d’histoire naturelle.

Enfin, l’un des attraits, et non des moindres, de Popayan est sa gastronomie: empenaditas de pipian, champus, helados de paila, aplanchados… Nous nous sommes régalés!

Encore quelques images:


Quelques bonnes adresses:

  • Hotel Popayan Inn, tranquille, agréable, bien situé – 90.000 COP pour une chambre quadruple, parking gardé (10.000 COP) en face
  • Café Santo Domingo, pour le café et le super accueil
  • La Fresa pour déguster les empenaditas de pipian
  • Dona Chepa pour les aplanchados
  • Helados de Paila la Novena pour les délicieuses glaces

N’oubliez pas de vous renseigner pour les visites de la ville, guidées, gratuites et en Français à l’office du tourisme, sur la place.

Du centre de la terre à la Colombie

Après 5 jours passés à Quito, nous reprenons la route, toujours plus au nord. Nous gardons les yeux fixés sur le GPS, qui nous indique latitude et longitude, car bientôt, dans une soixantaine de kilomètres et pour la première fois depuis 10 mois, nous traverserons la ligne symbolique de l’équateur et serons de retour dans l’hémisphère nord.

C’est à proximité de la ville de Cayambe que nous passons la fameuse ligne. Dommage que le site, au bord de la route principale, soit payant; cela pour un lieu purement symbolique. Nous nous contentons de photos prises depuis le bord de la route et d’essayer de capter sur notre GPS la position 0°0’0", tâche difficile car le GPS n’a une précision que de quelques mètres. C’est ainsi que l’on perçoit le défi que représentait l’expédition géodésique du Chevalier de La Condamine au XVIIIème siècle!

On profite de l’arrêt à Cayambe pour déguster la spécialité locale, les bizcochos, sorte de longs biscuits presque salés, et on continue notre route en direction de la Colombie. Halte pour la nuit près de la ville de Ibarra, nous franchissons la frontière le lendemain, après – record battu – une longue attente de 4 heures pour accomplir toute les formalités administratives. Ca y est, nous sommes en Colombie, dernier pays de notre périple vers le nord!

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Délices tropicaux!

Premiers pas dans les marchés et supermarchés d’Equateur et découverte d’odeurs, de saveurs et de couleurs que nous n’attendions pas: les étals regorgent de fruits exotiques qui nous sont tout à fait inconnus.

Après 22 mois à bourlinguer, nous n’avons encore et toujours pas tout vu, pas tout essayé, pas tout savouré. Nous achetons donc des quantités astronomiques de fruits aux noms étranges que l’on explore à la maison. Faut-il peler, éplucher, presser ce fruit? Se mange t-il cru ou cuit? Le taxo à la saveur corsée, un peu fumée, le babaco doux et sucré, la naranjilla, fortement acidulée; on se régale!

 

Escale à Quito

Nouveau pays, nouveaux tampons dans les passeports, les formalités frontalières sont facilement exécutées, mais c’est long, très long. Nous sommes dimanche et la file des voyageurs qui attendent pour présenter leur passeport à la douane est interminable. Presque deux heures d’attente dans un hall surchauffé pour mettre nos papiers en règle, nous avons la surprise de croiser brièvement les happy hoppers à la frontière alors que nous avions quitté Zorritos au Pérou quelques heures avant eux.

Première escale à Machala, le temps d’une nuit, grosse ville moderne, capitale de la banane, nous sommes bien en Equateur! Autour de la ville, des plantations de bananiers à perte de vue le long de la route… Nous retrouvons la sensation que procure la chaleur moite et lourde des tropiques, pour quelques heures seulement, car notre route grimpe pour traverser les Andes. Par temps frais et à plus de deux milles mètres d’altitude, on se croirait cependant dans les pré-alpes tant les paysages sont paisibles et verdoyants. Nous traversons le pays assez rapidement, avec pour objectif de mieux prendre le temps de  découvrir ses richesses lors de notre retour de Colombie.

On s’octroie pourtant une belle escale à Quito, une capitale vraiment plaisante, qui semble avoir concentré le meilleur des villes sud-américaines: de beaux espaces verts comme à Santiago, de beaux musées comme à Buenos Aires ou Lima, de beaux bâtiments coloniaux comme à Arequipa ou Sucre… Une ville animée sans être chaotique, propre et moderne sans être aseptisée, pleine d’attractions culturelles sans être envahie de touristes, Quito a décidément beaucoup de charme.

On flâne dans le Quito colonial, on agrémente la balade de quelques visites de musées (le musée de la ville), de sites religieux (le couvent des carmélites), de monuments historiques (la maison du Maréchal Sucre), d’un délicieux café équatorien ou d’une glace aux parfums exotiques envoûtants. On essaie aussi de profiter de l’escale pour se procurer ce qui nous fait défaut, des bonbonnes de gaz pour le camping et des chaussures de marche pour Loïc. On fait donc un détour par l’ultra-moderne centre commercial Quicentro, avant d’enchaîner sur une balade dans le grand parc Metropolitano, presque une forêt sauvage, puis de rejoindre la magnifique maison-musée-chapelle du peintre équatorien Oswaldo Guayasamin. Que de contrastes, de découvertes, de plaisirs! Après de nombreux mois de voyage, on s’émerveille encore!

Nous aurions aimé prolonger ce séjour, mais il faut nous résigner à ne pas prolonger indéfiniment chaque étape. Demain, nous quitterons l’hémisphère sud…


En pratique pour les voyageurs:

  • nous partageons une chambre triple (36 USD) à la Casona De Mario (conseillée par le Guide du Routard, le Lonely Planet, iOverlander – on ne risquait pas de la rater), dans une vieille maison dont les planchers craquent. Idéal pour les familles, il y une cuisine, un salon, un jardin, un place de parking pour notre voiture…
  • il est très facile de se déplacer en bus à Quito, c’est rapide et cela ne coûte que 0,25 USD pour les adultes (gratuit pour les enfants)
  • il a pas mal de musées et sites à visiter mais beaucoup sont payants pour les enfants aussi. Non que cela soit très cher (3-4 USD par adulte, 1 USD par enfant), mais à 5, cela modifie le budget. Notre coup de coeur est le musée Guayasamin (8 USD par adulte, gratuit pour les enfants).

Adieux péruviens

Ce n’est pas au Pérou que nous avons dit adieu ces derniers jours (nous retraverserons le pays du nord au sud d’ici deux mois) mais, temporairement, à nos amis les 5 happy hoppers. Ils finissent leur tour du monde au Galapagos puis rentrent en Belgique. Nous les reverrons là-bas en décembre.

C’est installés dans un camping à quelques mètres de la plage et de la mer que nous avons retrouvé notre progéniture et les happy hoppers. Jusqu’ici, nous ne nous sommes pas attardés sur la côte péruvienne, plutôt désertique, parsemée de déchets, dont la mer houleuse fait surtout le bonheur des surfeurs. En voyage, on voit de nombreux sites fabuleux et d’autres qui ont plus de mal à soutenir la comparaison.

Pourtant, nous ne boudons pas notre plaisir: le soleil est largement présent, il fait chaud, la plage, une longue bande de sable clair et épais, est plutôt calme et propre et les énormes rouleaux de la mer font hurler de rire les enfants. Pour nous, ce sont quelques jours assez relaxants, pour les happy hoppers qui doivent rapidement boucler formalités administratives et rangement du camping-car, cela l’est un peu moins.

Nous donnons un coup de main quand nous le pouvons, pendant que les enfants jouent sur la plage à l’ombre des huttes de paille. Tout se passe pour le mieux et, après une dernière séance photo sur la plage, les deux familles se séparent pour continuer leur routes respectives. Evidemment, la certitude de se retrouver en Belgique en décembre a grandement facilité les adieux!


Note aux voyageurs:

Nous avons campé sur la plage du 3 Grillos Eco-hostel. Le camping est un peu cher pour les prestations (15 soles p p/n, moitié-prix pour les enfants)  mais on peut y laisser un véhicule en stationnement pendant plusieurs mois si nécessaire, une fois les formalités douanières accomplies (la douane est à 60 kilomètres de là). C’est un peu compliqué mais les happy hoppers sont incollables sur le sujet!

Maido et Arabica

Après la visite du Machu Picchu, nos compagnons de route, les 5happyhoppers, doivent maintenant relever un nouveau défi: traverser le Pérou en un temps-record pour atteindre au plus vite le sud de l’Equateur et prendre leur vol pour les Galapagos, tout en ayant au préalable accompli les formalités administratives nécessaires au séjour prolongé de leur camping-car au Pérou.

Comme nous souhaitons également accélérer notre rythme de voyage, nous décidons de les accompagner, échange d’enfants en prime. Lise et Loïc sont ravis de continuer leur voyage avec leur compagnon de jeux Adrian, dans un camping-car rempli de jeux et de livres, tandis que Lucie profite de la présence de son nouveau grand-frère d’adoption, William, 16 ans, dans notre voiture. Notre véhicule, plus maniable, plus rapide, prend l’avantage et après 3 jours de route éreintants et une très courte pause près des lignes de Nazca, nous atteignons Lima, notre point de ralliement. Les 5happyhoppers nous rejoignent tard dans la soirée du lendemain.

Nous connaissons déjà Lima que nous avons largement arpentée lors de notre débarquement en Amérique du Sud, neuf mois plus tôt. Notre escale a donc essentiellement une raison pratique: effectuer l’entretien de notre véhicule au garage Nissan. Rendez-vous pris et véhicule déposé, nous passons une agréable journée dominicale avec les happy hoppers, à flâner dans les parcs, le long des falaises du quartier aisé de Lima. Ils nous quittent le soir même, toujours avec Loïc et Lise à bord, afin de gagner la frontière nord du Pérou. Nous attendons pour notre part que notre véhicule soit opérationnel et profitons des charmes de la capitale.

Charmes gustatifs cette fois car Lima est aussi une capitale gastronomique reconnue au niveau mondiale. 3 des "50 meilleurs restaurants du monde" (the world’s 50 best restaurants) y sont situés, nous avons obtenu une table pour déjeuner dans le restaurant classé n°13, Maido. Cuisine Nikkei, fusion des traditions péruviennes et japonaises, par un chef qui possède les deux nationalités, le repas est excellent.

Seul bémol à cette délicieuse parenthèse gastronomique, le coup de fil du garagiste qui nous annonce qu’il y a pour 2500 euros de frais sur notre voiture! Renseignement pris sur place quelques heures plus tard, nous ne devons engager ces frais que si désirons remettre entièrement à neuf notre véhicule d’occasion. Nous nous contenterons des réparations indispensables et réduirons tout de même la facture de 2 milliers d’euros. Outre la facture, l’autre inconvénient est que nous prenons un jour de retard sur notre calendrier, car nous ne repartirons que le surlendemain, une fois les réparations effectuées. Un peu paresseux, nous ne mettrons pas la journée à profit pour effectuer des visites de Lima mais retrouvons nos lieux favoris de la capitale, le petit restaurant végétarien Sabor y Vida et surtout le délicieux café Arabica. Cette escale est décidément gastronomique.

Départ de Lima un mercredi à 5h30 du matin, et arrivée moins de 48 heures plus tard, à Zorritos, sur la cote nord du Pérou, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière équatorienne.

La cité inca

Pour visiter la célèbre cité inca du Machu Picchu, il vous faut disposer soit d’une petite fortune, soit de beaucoup de temps (voire, de préférence, d’une belle somme des deux). Une petite fortune vous permet de voyager confortablement à bord du train de Cuzco à Aguas Calientes, d’embarquer ensuite dans un bus à destination de la forteresse. Les voyageurs désargentés, ou plus aventureux, choisissent la marche à pied pour gagner la ville d’Aguas Calientes, aussi surnommée "Machu Picchu Pueblo", puis grimper à l’assaut de la citadelle.

Depuis Cuzco, donc, il faut d’abord compter une belle journée de route, une route splendide qui serpente à l’infini à travers les montagnes jusqu’au village de Santa Maria. S’ensuit une vingtaine de kilomètres de piste vertigineuse à flanc de montagne, pour arriver à la tombée de la nuit au village de Santa Teresa. Nous faisons une halte d’une journée à Santa Teresa, journée consacrée à paresser dans un hamac et à profiter des sources d’eau chaude des thermes voisins.

Le lendemain, nous laissons notre véhicule au camping et nous entassons dans un taxi à destination de la station ferroviaire de Hidroelectrica, 10 kilomètres plus loin. Impossible de continuer, la piste prend fin ici.

C’est un secret partagé entre routards du monde entier qu’une marche de 10 kilomètres le long de la voie ferrée permet d’atteindre Aguas Calientes sans débourser les quelques dizaines, voire centaines de dollars américains nécessaires pour le court voyage en train. De ce fait, lors la tranquille randonnée le long des rails, nous croisons bien plus de marcheurs que de convois ferroviaires. Une agréable balade, facile, au terme de laquelle nous pénétrons dans une bourgade sans charme, entièrement dédiée au tourisme, au fond d’une vallée encaissée.

Après une courte nuit, lever à 3h30 du matin afin d’être parmi les premiers à se lancer à l’assaut de la montagne aux flancs de laquelle s’accroche la cité inca. Les plus petits bourlingueurs (accompagnés d’un grand bourlingueur) grimpent en bus tandis que trois happy hoppers et une bourlingueuse gravissent à la lueur d’une lampe torche les marches irrégulières. Grimper, grimper, sans s’arrêter, sans faiblir, alors que le jour se lève et révèle peu à peu un paysage époustouflant; à 6h05, quelques minutes à peine après l’ouverture du site, nous y sommes, nous pénétrons enfin dans le Machu Picchu. On s’octroie quelques minutes de pause et un petit-déjeuner avant de repartir pour l’ascension de la montagne qui surplombe le site. Nous nous étions imaginé cette randonnée, accessible seulement sur réservation, comme une petite balade menant à un beau point de vue. Il s’agit en réalité d’une rude grimpée d’une heure trente, encore plus de 600 mètres de dénivelé à gravir sur de hautes marches en pierre. C’est éreintant mais au sommet, la vue panoramique à 360° est fabuleuse. Il est 10h du matin, nous sommes à 3100 mètres, 1100 mètres plus haut que notre point de départ.

Redescendus au Machu Picchu, on s’octroie une longue pause à l’ombre des vieilles pierres alors que le site est envahit par les touristes. Nous reprenons notre visite en début d’après-midi, lorsque les groupes se font moins nombreux. Le site est suffisamment vaste pour que l’on puisse l’apprécier à sa juste valeur, sans être bousculés. La fin de journée est moins belle, les nuages s’amoncellent, tant pis pour les photos dans la lueur du soleil couchant, nous entamons notre descente. Arrivés au pied de la montagne, nous ne sommes pas fâchés d’avoir pris la peine de réserver une nuit supplémentaire au village et de ne continuer la balade le long de la voie ferrée que le lendemain.

Nous retournons vers Santa Teresa, ravis d’avoir pu profiter pleinement de la majesté du site et de son cadre extraordinaire!


Le Machu Picchu en vaut-il la peine? 

Voici une question que nous nous posions depuis nos premiers pas en Amérique du Sud: est-il vraiment nécessaire consacrer beaucoup de temps et d’argent à la visite du Machu Picchu? Le site en vaut-il réellement la peine?  Tous les voyageurs rencontrés nous avaient répondu par l’affirmative. Plus riches de l’expérience de 2 jours de trajets sur des routes sinueuses ou vertigineuses, et de plusieurs heures de marche, nous sommes également ravis de notre excursion. Paradoxalement, cette expédition nous a aidé à pleinement apprécier le site. Arrivés au terme d’un confortable trajet en train et en bus, nous n’aurions peut-être rien vu de plus que des vieilles pierres. Suer pour gravir les hautes marches, apercevoir l’esquisse d’une tour ou d’un mur, si haut, si loin, lors de la marche le long de la voie; le site nous a semblé inaccessible, majestueux et sa réalisation une prouesse technique!

A savoir:

  • les billets d’accès au site peuvent s’acheter en ligne – sauf les billets enfants ou étudiants à prix réduits. Les familles sont donc contraintes, comme nous, d’acheter leurs billets en personne à Cuzco et, en pleine saison, de patienter quelques jours pour obtenir une place. Heureusement, les enfants de moins de 8 ans ne paient pas.
  • cela vaut quand même la peine de débourser quelques dollars (8 par enfant, 12 par adulte) pour grimper au site en bus le matin, depuis le village. A 5 h du matin, l’ascension aurait été trop rude pour des petites jambes. Attention, il faut arriver très tôt, les files pour prendre le bus sont interminables! Pour cette raison (files interminables), il est plus avantageux de descendre à pied en fin de journée.
  • l’ascension de la "montana" (visite payante, à réserver lors de l’achat du billet pour le site) est accessible aux enfants mais assez difficile physiquement. Mieux vaut le savoir.
  • l’étape au village de Santa Teresa s’est révélée plus agréable que prévue. En tente ou camping-car, préférez le camping "La Hacienda" en contrebas du village, près de la rivière, plus calme, plus propre, plus accueillant que l’autre camping du village. Sinon, l’hostal "Yacumama" est excellent! A ne pas manquer non plus, les thermes de Cocalmayo, à 2 kilomètres du village, très fréquentés mais vraiment agréables (accès 10 sol par adultes, tarif variable – trois fois rien – pour les enfants).

Vers le Machu Picchu

Pour la suite de notre voyage, nous faisons le choix de remonter rapidement vers le nord du continent, pour redescendre ensuite plus tranquillement vers le sud et Santiago du Chili, notre destination finale sur le continent. Nous décidons cependant d’accompagner les 5 happy hoppers dans leur visite du célèbre Machu Picchu. Direction donc Santa Teresa, village du Pérou situé à 20 kilomètres de la cité inca, quelques 800 kilomètres au nord de notre position actuelle.

Pour la première fois depuis le début de notre périple, nous éprouvons des difficultés à franchir une frontière ; en cause une faute de frappe dans l’orthographe de mon nom de famille, sur les papiers officiels du véhicule. Après de longues argumentations, nous pouvons continuer notre route.

Il est déjà tard lorsque nous franchissons enfin la frontière et la route est encore longue. Nous atteignons de nuit notre lieu de bivouac, au creux du canyon de Tinajani, où l’on devine dans l’obscurité les silhouettes spectrales des rochers. Au réveil, les températures sont négatives et le paysage magnifique ! Cela sera l’occasion d’une belle balade matinale à travers les formations rocheuses.

Nous reprenons ensuite notre route vers Cusco, pour y acquérir nos billets d’entrée pour le site le plus touristique du Pérou, le Machu Picchu. Cusco est une belle surprise, une magnifique ville coloniale où nous nous plaisons à flâner.

Nous sommes mercredi, nos billets tant convoités sont valables pour le lundi suivant, il nous reste quelques jours et 200 kilomètres à parcourir pour relier le village de Santa Teresa, point de départ de notre excursion vers la cité inca.

 


Pour l’hébergement:

  • le canyon de Tinajani (à proximité de la ville d’Ayaviri) est un endroit fabuleux (et presque gratuit – contribution volontaire) pour camper. 
  • l’hotel Illariy (peut se réserver sur booking.com) à Cusco est pratique, très bon marché, simple et propre. A 12 USD la chambre double, le tarif est imbattable et le parking de l’auberge peut aussi accueillir un camping-car!

Copacabana et l’ile du soleil

Ayant obtenu de la douane chilienne la permission de continuer notre voyage hors du pays (sans autorisation spéciale, les véhicules chiliens ne peuvent pas demeurer plus de 6 mois hors du territoire national), nous mettons immédiatement le cap vers Copacabana, toute proche de la frontière péruvienne.

Copacabana, une petite ville sur les rives du lac Titicaca, est notre dernière étape en Bolivie. Nous y retrouvons nos amis les 5 happy hoppers. La petite station balnéaire est très prisée des touristes nationaux et internationaux, un peu trop à notre goût. C’est pourtant un endroit idéal pour fêter les 7 ans d’Adrian, le plus jeune des happy hoppers : jeux pour enfants sur la plage et sur l’eau, délicieuses pizzas et fabuleux gâteau. Les enfants ont adoré la journée.

Le lendemain, nous prenons le bateau en direction de l’île du soleil, sans doute une des plus belles destinations sur le lac. Au nord, une belle plage se dessine le long d’une crique, bordée de quelques auberges tranquilles. Nous y passons la soirée et la nuit avant d’entreprendre la randonnée qui traverse l’ile par le sentier des crêtes. La balade, qui offre une vue panoramique sur le lac, est magnifique. Nous avons tant apprécié cette excursion que nous regrettons un peu de ne pouvoir planifier un séjour prolongé sur l’ile afin de mieux découvrir ses sentiers et ses sites historiques.


En pratique:

  • A Copacabana, nous n’aurions peut-être pas sélectionné l’hôtel Suma Samawi, au confort très rudimentaire, si nous n’accompagnions pas les happy hoppers qui bivouaquaient sur la plage. Pourtant, c’était un bon choix pour nous: situation agréable en dehors de la ville, propriétaires sympathiques, parking sécurisé – également pendant notre escapade de 2 jours sur l’ile du soleil et prix imbattable: 60 bolivianos par nuit pour nous 5.
  • Les pizzas, les cookies et surtout les brownies à la crème de la pan-american bakery, sur la place, sont vraiment à tomber par terre…

 

 

5400 mètres

Situé à proximité de La Paz, le sommet de Chacaltaya culmine à 5400 mètres d’altitude. Une piste permet d’accéder en véhicule à un refuge situé à 5200 mètres. De là, un sentier permet de gravir les 200 mètres restants.

Voici enfin de l’andinisme accessible aux enfants! Le souffle court, nous grimpons la montagne jusqu’au sommet pour admirer le panorama magnifique sur la cordillère royale.

Notre premier sommet à 5400 mètres !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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